samedi 21 mars 2020

Chinoises (2002)

Chronique express!


Chinoises a été écrit par Xue Xinran, journaliste chinoise travaillant au Royaume-Uni. Il m'a été prêté par mes beaux-parents lorsque je leur ai parlé de Mémoires d'une geisha d'Arthur Golden.

Pendant les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, Xinran a donné la parole aux femmes dans son émission de radio en Chine. Ce livre reprend une partie des témoignages qu'elle a reçus. Sans surprise, le contenu n'est pas gai. Le ton est donné d'emblée avec un cas d'enlèvement et de mariage forcé. Viennent ensuite des histoires d'inceste, de viol, de mariages malheureux et de répression politique. L'ouvrage est très intéressant parce qu'il présente nombre de destins brisés par le communisme et la Révolution culturelle. Force est de constater que les femmes, traditionnellement défavorisées dans la société chinoise, ont été encore plus vulnérables que les hommes face à l'absolutisme, qu'elles fussent issues des couches aisées ou pauvres de la société. Le dernier chapitre nous laisse sur une vision encore plus effrayante: la misère extrême des femmes de Colline Hurlante, une région reculée où les petites filles d'une même famille se partagent un vêtement unique pour sortir de la maison chacune leur tour...

Le chapitre qui m'a le plus bouleversée, toutefois, ne faisait pas état d'une souffrance provoquée par l'homme, mais par une catastrophe naturelle, le séisme de Tangshan de 1976. Xinran donne la parole à trois femmes qui ont perdu leur enfant et c'est terrible à lire...

Chinoises a été traduit de l'anglais par Marie-Odile Probst pour les éditions Picquier. La version anglaise est elle-même une traduction du chinois réalisée par Esther Tyldesley. (Nous sommes donc face à une traduction relais. 😃)

Allez donc voir ailleurs si ces femmes y sont!
L'avis de Grominou

12 commentaires:

  1. Woach en voilà une lecture joyeuse 😱

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    1. @Tigger Lilly: Oui, mais intéressante. Et faite dans une autre vie. Aujourd'hui, j'éviterais de plonger dans les inégalités de genre en plus de notre épidémie du moment.

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  2. Ca a l'air joyeux dis donc, une lecture idéale par les temps qui courent xD

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    1. @Vert: Oui! Mais comme je disais ci-dessus, je l'ai lu dans une autre vie! ^^

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  3. Brrr, même commentaire que mes camarades au-dessus. Mais ça reste une bonne nouvelle que toutes ces femmes aient pu s'exprimer, c'est déjà ça.

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    1. @Baroona: Oui tout à fait. C'est libérateur pour elles et pour le public. La journaliste a reçu des centaines de témoignages à l'époque de son émission. Je pense qu'elle a vraiment aidé beaucoup de personnes en libérant leur parole.

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  4. Ouuh la bonne lecture de confinement...
    Bon, cela étant dit, ça a l'air extrêmement intéressant et percutant... Mais pas maintenant, en ce qui me concerne.

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    1. @Lili: J'ai lu ça en février, le confinement était loin ^^ À découvrir en des jours plus heureux. :)

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  5. Intéressant mais ça semble bien déprimant en effet. Je me rappelle avoir lu un texte de Julie Otsuka qui parlait aussi des mariages arrangés à des asiatiques émigrés aux USA, et de la difficulté d'intégration pour ces femmes... pas des destins joyeux hélas.

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    1. @Shaya: C'était Certaines n'avaient jamais vu la mer, non? J'en avais entendu dire beaucoup de bien dans le comité de lecture de ma médiathèque, mais je ne l'ai pas emprunté au final.

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  6. Lu il y a longtemps, je me souviens particulièrement des femmes du village très reculé, on se croirait presque à l'âge de pierre tant leurs conditions sont rudimentaires!

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    1. @Grominou: Ohoh je ne savais pas que tu l'avais lu – je pense que j'ai dû connaître ton blog plus tard. Tu as raison, ce chapitre est un des plus marquants, peut-être parce qu'on ne s'y attend pas du tout.

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