lundi 18 juin 2018

Les Soirées de Médan (1880)

Le recueil Les Soirées de Médan réunit six textes sur la guerre franco-prusse de 1870. J'en ai beaucoup entendu parler au cours de mes lectures sur Zola et il a tenu une place très importante dans le parcours de Maupassant. Je remercie chaleureusement les amis qui m'ont donné cet exemplaire récupéré dans la bibliothèque familiale! 💓


L'attaque du moulin d'Émile Zola
J'avais déjà lu ce texte dans l'un ou l'autre de mes recueils de nouvelles de Zola. L'écrivain y décrit une bataille menée autour ou dans un moulin (oui, bon, vous l'aurez deviné grâce au titre), d'abord occupé par des soldats français qui essayent à tout prix de retarder l'avancée des Prussiens, puis par les Prussiens victorieux. Le véritable intérêt du texte réside dans la manière dont cette bataille bouleverse la vie des trois habitants du moulin, un vieux monsieur taciturne, sa fille et le futur époux de celle-ci. C'est loin d'être le meilleur texte de Zola, y compris dans le format court, et le personnage féminin est très irritant, mais ça reste intéressant.

Boule de suif de Guy de Maupassant
Ce n'est pas par hasard si ce recueil a lancé Maupassant: Boule de suif est vraiment un bon texte, et le meilleur des six textes proposés ici. Je l'avais déjà lu aussi, mais il garde toute sa puissance même quand on connait l'histoire. Maupassant montre l'horreur de l'hypocrisie et de la manipulation bourgeoises et mesquines avec ce groupe de civils fuyant Rouen occupée par les Prussiens. Parmi eux, une prostituée, Boule de suif. On finit le texte la gorge serrée, profondément dégouté par l'humanité.

Sac au dos de J. K. Huysmans
Un texte au style étonnamment moderne sur un jeune soldat qui ne verra jamais les combats à cause de la dysenterie et qui est balloté d'hôpital en hospice. L'intrigue n'est pas forcément passionnante mais il est étonnant de rencontrer un tel texte au XIXe. Le narrateur parle tantôt au passé, tantôt au présent, et emploie pas mal d'argot. Ça m'a vite rappelé Céline. "Nous étions bien une pelletée de cinquante hommes dans la boîte qui nous roulait." "Mon tour arrive enfin: on m'examine des pieds à la tête, on me pèse sur le ventre qui est tendu et gonflé comme un ballon, et, à l'unanimité des voix, le conseil m'accorde un congé de convalescence de soixante jours. [...] Je ne sens plus ce fer rouge qui me brûle les entrailles, je saute comme un cabri!"

La saignée d'Henry Céard
Retour à une rédaction très dix-neuvième pour cette nouvelle sur une courtisane liée au général défendant Paris assiégée par les Prussiens. Suite à une dispute, elle part à Versailles occupée, mais les choses ne se passeront pas comme elle le veut. La nouvelle se termine sur une note sanglante particulièrement déprimante. C'est un texte de qualité bien que pas hyper mémorable.

L'affaire du grand 7 de Léon Hennique
Je n'ai pas bien compris la fin de cette nouvelle qui décrit un mouvement de foule et de folie meurtrière parmi un groupe de soldats. C'est certainement le texte que j'ai le moins aimé du recueil.

Après la bataille de Paul Alexis
Un prêtre ayant rejoint l'armée et blessé au pied erre le long d'une route, où il rencontre une jeune femme qui ramène le cadavre de son mari au pays. J'ai bien aimé ce texte plus humain et positif que les autres. On parcourt rapidement les passés respectifs des deux personnages et on s'attache inévitablement à eux. La fin est assez prévisible (quoique je me préparais à une catastrophe généralisée au cas où Alexis serait du même genre que Maupassant) mais c'est un bon texte. À noter qu'il parle de désir sexuel, y compris du point de vue féminin.

Et vous, chers lecteurs, connaissiez-vous ce recueil? À part Zola et Maupassant, connaissez-vous les autres écrivains? Leurs noms me disaient quelque chose, ayant dû les croiser dans mes lectures sur Zola, mais je serais bien incapable de citer leurs œuvres...

jeudi 14 juin 2018

Lovecraft. A look behind the Cthulhu mythos (1972)

Je suis tombée sur cette biographie de Lovecraft au marché aux livres de la place Gorge Brassens, à Paris. Je ne connaissais pas Lin Carter, qui s'avère être un écrivain de fantasy/fantastique très prolifique et un éditeur de Ballantine Books (pour moi, la maison qui édite Anne Rice en poche aux États-Unis ^^). Je vous renvoie vers sa page Wikipédia pour en savoir plus.


J'ai laissé passer un temps fou entre la fin de ma lecture et la rédaction de ce billet et mes idées ne sont plus très claires, mais j'ai adoré ce livre et l'ai trouvé passionnant. Bon, il est clair que je suis partiale, étant donné que j'adore Lovecraft, un des écrivains les plus importants de ma vie, et que je ne peux donc qu'apprécier de me pencher sur sa vie. Lin Carter s'intéresse plus particulièrement au parcours de Lovecraft concernant le "mythe de Cthulhu", concept que lui-même n'appelait pas ainsi (le terme aurait été employé pour la première fois par August Derleth, mais son origine est très nébuleuse). Lin Carter limite la portée de la chose en s'intéressant aux nouvelles qui reprennent des informations déjà fournies par des textes précédents et apportent de nouvelles informations. Il ne suffit donc pas que Cthulu et ses copains, dont je n'écrirai pas ici les noms truffés de h, soient cités en passant pour qu'un texte relève du mythe. Cela permet à Carter de limiter les textes à une douzaine, de The Nameless City à Fungi from Yoggoth (par ordre chronologique de rédaction).

Si Lin Carter admire et respecte énormément Lovecraft, il ne cache pas non plus ses travers. On découvre un homme un peu névrosé, pas franchement à l'aise avec son prochain, qui se prend bien au sérieux, avec une vision de lui-même et de ses origines tenant du gentleman britannique distingué (dans un extrait de ses lettres, j'ai cru lire du Jane Austen tellement le ton est daté! 😂), et un écrivain assez peu professionnel, qui envoyait des manuscrits mal fagotés à ses éditeurs et ne faisait pas de deuxième tentative auprès d'un autre éditeur si son premier essai essuyait un refus. En parallèle, toutefois, on suit l'évolution de son œuvre riche et diversifiée, et on plonge surtout dans sa correspondance titanesque: entre cinquante et cent correspondants et des lettres faisant parfois des dizaines de pages!

Une remarque de Lin Carter sur The Dream-Quest of Unknown Kaddath (qui ne fait pas partie du mythe tel qu'il le définit) qui m'a fait mourir de rire: "Azathoth enters the tale in a superb burst of florid rhetoric that is Lovecraftian hyperbole at its adjective-studded best (or worst)". 😂

Bien entendu, on ne saurait parler de Lovecraft sans parler de Weird Tales, le magazine pulp dans lequel il publiait ses récits, et de tous les écrivains avec lesquels il a échangé ou qui étaient publiés dans la même revue: Clark Ashton Smith, mon préféré (c'est Lovecraft qui l'a recommandé à Edwin Baird de Weird Tales afin qu'il y soit publié 💓), Robert E. Howard (mon autre préféré 💓), Robert Bloch (monsieur Psychose, oui, était un correspondant de Lovecraft pendant ses jeunes années!), August Derleth (qui fait même son apparition dans la fiction de Lovecraft sous le nom de comte d'Erlette), E. Hoffman Price, C.L. Moore (dont j'ignorais l'existence avant de lire le billet de Lohrkan sur le Livre d'or qui lui est consacré)... Et il est formidable de voir la bonne entente qui existait entre ces écrivains, qui se sont refilés des idées les uns les autres; Howard apportait quelque chose au monde de Lovecraft dans un de ses textes et Lovecraft, dans un autre texte, reprenait cet élément howardien! Il a même autorisé Robert Bloch à le tuer dans un de ses textes grâce à une lettre officielle, signée par lui-même et quatre témoins, dont un certain Abdul Alhazred! 😂😂

Après la mort de Lovecraft, son œuvre a survécu et le mythe a perduré grâce au travail d'August Derleth et Donald Wandrei, fondateurs de la maison d'édition Arkham House. Lin Carter insiste d'ailleurs sur l'influence de Lovecraft sur des écrivains qui ne l'ont pas connu, comme Carter lui-même, et cela m'a permis de prendre un peu de recul par rapport aux lovecrafteries actuelles, qui m'insupportent depuis que j'ai réalisé à quel point on colle du HPL partout pour vendre (les bandeaux "Lovecraft à l'honneur" des éditeurs de l'imaginaire au Salon du livre 2017, l'édition de luxe de Mnémos, les recueils de Nestiveqnen, les réécritures avec des femmes ou des noirs...). Peut-être que Lovecraft fait partie de ces écrivains influenceurs qui façonnent les générations suivantes, un peu comme Tolkien en fantasy. Lui-même a été fortement influencé par Poe et Dunsany dans ses jeunes années, à tel point que Carter parle de ses nouvelles poesques et dunsaniennes...

Une dernière chose que je ne veux pas oublier et que vous devez savoir: j'ai découvert ici que Lovecraft a été marié! Qui l'aurait cru! Sa femme s'appelait Sonia Greene et était une Ukrainienne d'origine juive (je précise ça parce que j'entends tout le temps parler du racisme de Lovecraft). Le mariage n'a pas duré longtemps, le monsieur détestant New York où il vivait avec elle et refusant de la suivre quand elle a trouvé du travail ailleurs...

Le petit truc en plus que vous devez absolument savoir
Ce livre contenait une feuille de papier A4 pliée en quatre remplie de termes anglais avec leur traduction française et de noms d'écrivains. J'adore ce genre de trouvaille d'occasion et toutes les visions que ça soulève, la manière dont ça redonne vie à la personne qui a pris ces notes: a-t-elle lu le livre en entier? L'a-t-elle aimé? A-t-elle lu Lovecraft et tous les auteurs dont elle a noté le nom? Est-elle encore en vie et se souvient-elle seulement de ce livre auquel elle a accordé son attention un jour...?

dimanche 10 juin 2018

Les Quatre mousquetaires... et plus si affinités (2008)

Chronique express!


Ayant adoré les cinq premiers tomes de la série L'Agent des Ombres de Michel Robert et adorant Alexandre Dumas, je ne pouvais pas laisser passer ce livre parodique lorsque je l'ai rencontré en bouquinerie (plus précisément chez Emmaüs à Lyon en octobre 2016). Mais houlàlà. C'était franchement pas folichon. Certes, le fait que j'en aie lu une partie dans de mauvaises conditions, alors que je faisais la queue pour me réinscrire dans mon centre équestre et entendais de nombreuses inepties autour de moi, n'a pas joué en sa faveur. Certes, j'ai rigolé à de maintes reprises. Certes, j'ai adoré retrouver certains personnages de L'Agent des ombres. Mais purée qu'est-ce que c'était lourd. Les mousquetaires passent leur temps à fumer des joints... Athos (ou Porthos) est un mousquetaire-ninja... Ils jouent à World of Warcraft... Ils se tabassent entre eux... Le fil narratif est tellement truffé de rebondissements qu'il en devient chaotique... C'est mal écrit et rempli de fautes de frappe et d'orthographe... Et c'est LOURD... "Fuck the iguana"... "Pas touche"... "Comment laisser la vie sauve à cette pourriture extra-porcine?"... "C'est vrai qu'il peut être un peu taquin, not' d'Artagnan, quand on l'chatouille!"... Bref... Il n'y a pas eu d'affinités... 😂

mercredi 6 juin 2018

Shutter Island (2003)

En septembre 1954, Teddy Daniels et Chuck Aule, deux U.S. marshals, débarquent sur Shutter Island, une île au large de la côte est des États-Unis, afin d'enquêter sur la disparition de Rachel Solando, une patiente de l'asile psychiatrique pour criminels dangereux présent sur l'île. L'accueil n'est guère chaleureux et le personnel semble avoir de nombreuses choses à cacher, sans pour autant se soucier le moins du monde du fait que la patiente est en liberté dans l'île. On sait pourtant qu'elle a noyé ses trois enfants et présente des troubles psychiatriques de la plus haute gravité... Mais comment est-elle sortie de sa chambre et a-t-elle quitté le bâtiment malgré la surveillance et sans même porter de chaussures, ses souliers étant restés dans son placard? Alors qu'une tempête phénoménale approche de l'île, Teddy et Chuck plongent de plus en plus profondément dans le monde glauque et effrayant de Shutter Island et de ses pratiques troubles...



Si vous avez vu Shutter Island de Martin Scorsese, avec Leonardo DiCaprio dans le rôle de Teddy Daniels et Mark Ruffalo dans celui de Chuck Aule, vous connaissez déjà l'intrigue du roman de Denis Lehane (également auteur de Mystic River et Gone, Baby, Gone, eux aussi adaptés au cinéma). Le film est en effet extrêmement fidèle au livre, à quelques différences près (il me semble par exemple que le vécu de Teddy Daniels dans un camp de concentration est plus exploité dans le film) et je me suis souvenue des différentes scènes au fil de ma lecture. Je n'ai pas vu le film très récemment (je vous en ai parlé il y a trois ans) mais tout m'est revenu. Point de suspense pour moi, donc – si ce n'est que je ne pouvais pas savoir si la fin serait la même avant de finir le bouquin, bien sûr.

Et malgré cela, j'ai balisé grave pendant ma lecture (d'autant plus que j'ai regardé la bande-annonce du film, que je trouve terriblement flippante) et j'ai passé pas mal de temps, une fois la lumière éteinte, à regarder fixement la porte de ma chambre, persuadée que l'un ou l'autre des dangereux reclus de Shutter Island était chez moi, ou que j'allais découvrir que les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être. Car il y a toujours une strate supplémentaire à découvrir à Shutter Island... Jusqu'à la fin que je trouve magistrale et que je n'avais tellement pas vue venir la première fois que j'ai vu le film. Je l'ai trouvée, cette fois encore, pleine d'angoisse et d'émotion à la fois. Je ne suis pas tout à fait sure, par contre, que la toute fin – les tout derniers paragraphes – soit la même que dans le film: [divulgâcheur] Teddy est-il en train de rechuter ou, comme dans le film, de faire semblant de rechuter pour qu'on le lobotomise et qu'on lui enlève une souffrance intolérable? [fin du divulgâcheur]

Du point de vue rédactionnel, Shutter Island n'est pas mémorable; je dirais même que c'est un thriller estival et facile à lire. Mais diablement efficace, donc.

Le petit truc que je ne veux pas oublier / Pourquoi ce livre?
Parce que je l'ai trouvé à la braderie de la bibliothèque du Chesnay pour un prix défiant toute concurrence (2€ pour les grands formats je crois). Comme les chevaux de course, il est réformé. 😄

samedi 2 juin 2018

La gamelle de mai 2018

Le proverbe veut qu'on fasse "ce qu'il nous plaît" en mai. Moi, je me retrouve à faire un déguisement impliquant de nombreuses tâches manuelles, comme de la manipulation de fil de fer et de la couture! 😱😱 Avantage: je peux faire ça en regardant la télé et j'ai donc pu regarder quelques films!

Sur petit écran

Snowpiercer [Le Transperceneige] de Bong Joon-ho (2013)


J'ai revu avec grand plaisir ce film que j'avais vu au cinéma lors de sa sortie. J'apprécie beaucoup son esthétique un peu planante et les acteurs qu'il réunit, notamment une Tilda Swinton totalement improbable (même pour elle ^^), et je trouve qu'il présente de manière très réussie ce monde clos et tout en longueur. J'ai même trouvé la fin moins culcul que la première fois. 😛 

The mask of Zorro [Le Masque de Zorro] de Martin Campbell (1998)


J'ai revu avec plaisir le premier opus des aventures de Zorro sous les traits d'Antonio Banderas. Quelle classe, cet homme! Tout le monde ne peut pas porter le cheveu long et hirsute, ou au contraire la mini-moustache, comme il le fait... Et quelle voix... 😍 Il y a aussi Anthony Hopkins et Catherine Zeta-Jones, également en mode beaux gosses, et pas mal de cascades ou plans équestres sympas. C'est un bon film familial qu'un adulte peut voir aussi avec plaisir en faisant preuve d'un chouïa d'indulgence.

Puss in boots [Le Chat potté] de Chris Miller (2011)
Excellentissime. J'adore ce dessin animé sur le Chat potté de Shrek et la manière dont Antonio Banderas prête sa voix au personnage! 😻 Je vous en ai déjà parlé, tout aussi brièvement, il y a trois ans.

Sur grand écran

Avengers. Infinity Wars de Joe et Anthony Russo (2018)
Autant le rythme de ce film aux multiples personnages est très bon et les dynamiques de groupe fonctionnent, autant Thanos, dont j'avais entendu dire beaucoup de bien, ne m'a pas convaincue ou intéressée. Je n'ai ressenti aucune empathie ou admiration pour lui et j'ai vite eu envie que quelqu'un lui mette une raclée (et j'ai détesté son visage, tant du point de vue du graphisme que de l'animation). J'ai aussi trouvé certains traits d'humour forcés, notamment tout ce qui tourne autour d'Iron Man (personnage que je n'aime pas depuis le début de toute façon) et des gardiens de la galaxie. Précisons toutefois que le film fait son boulot, c'est du bon divertissement!
Concernant les divulgâcheurs (attention, lisez à vos risques et périls): Il est vrai que c'est osé de tuer la moitié des personnages, mais bon on sait qu'ils ont des 2, des 3 ou des 4 à assurer, alors il me semble évident que la pierre du Temps va être mise à profit dans le deuxième film pour annuler tout ça, ou bien que quelqu'un va s'approprier le gantelet pour tous les ressusciter... en claquant des doigts. En revanche, mon expert en comics me souffle que Tom Hiddleston en a fini avec Marvel, ce qui voudrait dire que Loki va rester mort, et je pense que c'est une grave erreur, mais peut-être qu'il est temps pour cet excellent acteur de passer à autre chose...

Rampage de Brad Peyton (2018)


MOUHAHAHAHAHAHAHAHA!! 😂😂😂
PS: Brad Peyton est aussi le réalisateur de Voyage au centre de la Terre 2 - L'île mystérieuse, de San Andreas (mon court avis ici) et de... San Andreas 2, prochainement sur vos écrans! MOUHAHAHAHAHA!!! 😂😂😂

Solo. A Star Wars Story de Ron Howard (2018)
Peut-être le Star Wars qui m'a le moins convaincue depuis la relance de la franchise au cinéma il y a trois ans. C'était sympa mais sans plus quoi. Je n'ai pas trop aimé l'acteur qui joue Solo, ni le personnage. Lando m'a semblé mieux croqué. J'ai bien aimé le personnage de Qi'Ra (joué par Emilia Clarke, seule actrice (tous sexes confondus) un peu fine du film) et j'ai assez envie de voir son évolution par la suite (car oui, ce film appelle à grands cris une suite). Il y avait aussi un problème d'image, probablement lié à ma salle (enfin, j'espère...): les scènes de nuit étaient tellement sombres que les images étaient difficiles à distinguer. Ça n'aide pas.

Du côté des séries

Stargate SG-1: Children of the Gods de Mario Azzopardi (1997)


Le film réunissant les deux premiers épisodes de la première saison de Stargate SG-1 est une manière très sympa de se rafraîchir la mémoire concernant le début de cette belle série. Il reprend les éléments du film de 1994 de Roland Emmerich mais sans qu'il ne soit absolument nécessaire de l'avoir vu (ou vu récemment) et met en place cette équipe inoubliable dont nous avons suivi les aventures avec tant d'intérêt: Jack O'Neill, Samantha Carter, Daniel Jackson et Teal'c. Et le film a à peine vieilli, c'est plus que correct pour un épisode de série télé d'il y a vingt ans. Si j'avais le temps, je me referais bien la série complète et les séries suivantes que je n'ai jamais vues, comme Universe! Mais je n'ai pas le temps justement...

Et le reste


J'ai lu Translittérature, la revue de l'Association des traducteurs littéraires de France, avec l'intérêt habituel. En outre, la rubrique "Côte à côte" comparait plusieurs traductions de Jane Eyre, un livre que je connais suffisamment bien pour évaluer (avec toute la modestie nécessaire, bien sûr) le travail des consœurs et confrères qui s'y sont frotté. 😉

J'ai également lu Un ange gardien, le deuxième roman d'une amie pour laquelle je suis très heureuse. (Je vous ai déjà montré son premier livre en coup de vent il y a quelques mois.) Si la romance n'est pas mon type de lecture en temps normal, j'ai beaucoup apprécié le mystérieux lycéen au centre de cette intrigue et je me suis retrouvée dans pas mal d'éléments. On regrettera juste cette couverture que je qualifierai de douteuse. 😂

Et en fin de mois, bien sûr, j'ai lu mon fidèle Cheval Magazine.🐴

Et voilà. Rendez-vous début juillet pour le bilan du mois de juin!

mardi 29 mai 2018

Saga d'Eiríkr le Rouge (2011)

Chronique express!


J'ai offert ce Folio à 2€ à mon Homme il y a des lustres, probablement en même temps que celui sur les déclarations d'amour dont je vous parlais il y a peu. Avantage de ce recueil de deux sagas islandaises, celle d'Eiríkr et celle des Groenlandais: ça se lit extrêmement vite, le livre faisant une centaine de pages. Inconvénient: ha bah c'est tellement à des années-lumière de ce qu'on a l'habitude de lire que c'est très difficile à suivre... D'ailleurs, pour tout vous dire, je n'ai pas du tout suivi: c'est l'histoire de tout un tas de gens plus ou moins liés à Eiríkr qui font des va-et-vient entre la Scandinavie, l'Irlande, le Groenland et le Canada, mais alors je suis bien incapable de vous dire qui a fait quoi, est allé où et a tué qui, tout le monde ayant des noms truffés de j, de k et de r extrêmement similaires. Des vrais noms vikings, quoi. C'est super intéressant, hein, (ne serait-ce que pour constater que tout plein de gens connaissaient les Amériques bien avant Colomb), et c'est plutôt plaisant comme expérience de lecture, dans le sens que c'est tellement déstabilisant que ça titille la curiosité, mais je vous renvoie vers le billet de Lorhkan pour en savoir plus, moi je ne sais pas trop quoi vous dire!

PS: La date indiquée dans le titre de ce billet est, bien sûr, celle de cette édition et pas celle de rédaction de ces textes, qui datent des XIIe-XIIIe siècles.

vendredi 25 mai 2018

Yakari et Grand Aigle (1973)

Chronique express!


Quel immense plaisir que de tomber sur ce volume de Yakari de Deris et Job dans la bibliothèque de mon copain! Je n'ai pas lu Yakari depuis au moins quinze ans mais j'adorais quand j'étais gamine et que je lisais ça à la bibliothèque de l'école, au CDI du collège ou chez une amie qui en avait plusieurs. Ce volume, le tout premier de la série, présente Yakari, un jeune Sioux qui rêve de son totem Grand Aigle et qui aimerait tellement lui ressembler dans la vraie vie. C'est la rencontre avec Petit Tonnerre, un mustang, qui lui permettra d'atteindre son but et de porter fièrement, devant toute sa tribu, la plume que Grand Aigle lui a donnée. Le ton est résolument optimiste et le dessins tellement mignon que j'ai fondu d'amour sur les cases. Je comprends que j'aie adoré ça quand j'étais gosse, il y a plein d'animaux et ils sont tous adorables! 💖 Petit Tonnerre, bien sûr, a soulevé toute mon affection avec sa fougue, sa beauté, son intelligence et sa sympathie; c'est vraiment le cheval-ami que tout gamin rêve d'avoir.




La bande-dessinée ne manque pas non plus de sous-texte puisqu'on parle ici de ce qui fait entrer un enfant dans l'âge adulte, à savoir le courage et la générosité, une bonne leçon à découvrir ou redécouvrir. J'ai tellement envie de lire les autres tomes... La série étant en cours depuis 45 ans, certains savent-ils si les tomes des années quatre-vingt-dix, deux mille et deux mille dix sont à la hauteur de ceux des décennies précédentes, que je lisais, disons, entre 1993 et 1997?

lundi 21 mai 2018

The Miracle at Speedy Motors (2008)

Chronique express!


Alexander McCall Smith ne change pas de recette avec le neuvième tome des enquêtes de Mma Ramotswe et, comme d'habitude, j'ai retrouvé ici tout ce qui faisait le charme des romans précédents. J'ai déjà détaillé à de maintes reprises les qualités de cette série et je vais donc seulement indiquer ici les principaux éléments de ce tome: une lettre de menace adressée à Mma Ramotswe; une cliente qui aimerait qu'on lui trouve une vraie famille; un lit avec une tête de lit en forme de cœur; l'espoir de J.L.B. Matekoni de guérir Motholeli, personnage que je n'ai jamais cité ici mais que j'aime beaucoup. J'ai enfilé mes pantoufles et retrouvé avec bonheur ces personnages adorables et si réconfortants, en finissant même sur la belle leçon qu'il existe bien des types de miracle – une vérité à garder précieusement à l'esprit pour quelqu'un d'aussi pessimiste que moi. Hâte de lire la suite. Il me reste neuf tomes mais l'auteur continue à en publier un par an, alors j'en ai pour encore un petit moment... 😍