vendredi 29 mai 2015

Les chansons des troubadours

Après Dino 101 et The Horse Course, penchons-nous maintenant sur le MOOC de l'Université Bordeaux-Montaigne sur les chansons des troubadours au siècle d'Aliénor d'Aquitaine, un sujet historique très attractif que nous avons étudié pendant six semaines.


Bon, en fait, les choses étant fortement chaotiques dans ma vie depuis la mi-mars, j'ai complètement laissé traîner ce MOOC au profit de celui sur les chevaux. Trois semaines entre la première et la deuxième leçon, trois autres entre la deuxième et la troisième, puis les quatre autres en "seulement" un mois à cheval sur la clôture du cours: pas la meilleure façon de profiter des vidéos de Katy Bernard, la maître de conférences en occitan qui tenait les cours. J'ai vraiment eu du mal à suivre le fil et à me concentrer sur les vidéos.

Mais j'en ai néanmoins tiré quelques enseignements et surtout une fascination redoublée pour le XIIe siècle et la figure d'Aliénor d'Aquitaine, qui apparaissait en filigrane dans les vies des troubadours étudiés. Les vidéos étaient enregistrées dans des lieux différents chaque semaine, un petit plus vraiment sympa qui renforçait la "proximité" des évènements historiques cités, et on nous a proposé des adaptations musicales des chansons traitées (je n'ai pas du tout aimé ces adaptations mais c'était super intéressant). J'ai moins apprécié le fait que la présentatrice lise ses notes, ce qui manquait un peu de dynamisme...

Pas beaucoup de notes de ma part et pas d'attestation de complétion étant donné que je n'ai fait que la moitié des QCM dans les temps et que je n'ai pas du tout fait le devoir évalué par les pairs; c'est un peu dommage mais pas très grave dans la mesure où il s'agissait d'un intérêt personnel sans espoir de retombées professionnelles. (En même temps, j'ai travaillé toute la semaine dernière sur le XIIe siècle, donc on ne sait jamais en réalité...)

Maintenant, on passe à deux MOOC sur la fantasty, l'un en français et l'autre en anglais. J'espère que cette semaine marque le retour à une activité professionnelle normale et que je pourrai les suivre plus régulièrement!

lundi 25 mai 2015

Le Tour du monde en quatre-vingt jours (1872)

Chronique express!


Le plaisir de lecture à son maximum! Avec Le Tour du monde en quatre-vingt jours, Jules Verne a encore une fois composé une pépite d'humour et d'aventure qui n'a pas pris une ride. Bizarrement, ce roman, le seul de l'auteur que j'avais lu étant enfant et qui ne m'avait pas beaucoup branchée, me semble bien placé pour être mon préféré avec Vingt mille lieues sous les mers. (Il faut dire qu'on me l'avait offert en italien et que le fait de ne pas lire l'original m'avait un peu contrariée – je crois que c'est une de mes toutes premières prises de conscience de l'existence de la traduction, avec le fait que les personnages de La Belle et la Bête disaient "Bonjour!" alors qu'ils parlaient et chantaient en italien et que les Aristochats parlaient italien alors qu'ils vivaient à Paris – quelque chose clochait quelque part!) On suit donc les aventures de Phileas Fogg, flegmatique gentleman britannique qui accepter de relever le pari qu'on peut faire le tour du monde en quatre-vingt jours et qui quitte Londres sur le champ accompagné de son domestique français Passepartout. Direction la France, et de là, le monde!, avec le lecteur embarqué dans la valise... Un lecteur qui en redemande et qui exulte, même si la fin est un chouïa expéditive, que notre héros n'ait "rien gagné à faire ce tour du monde, si ce n'est le bonheur".


Livres de l'auteur déjà chroniqués sur ce blog

mercredi 20 mai 2015

Roche-Nuée (1988)

Chronique express!

Deuxième livre des éditions Scylla, Roche-Nuée est la réédition d'un livre des années quatre-vingt de l'écrivain britannique Garry Kilworth.


Physiquement, cette œuvre est aussi agréable que Il faudrait pour grandir oublier la frontière; psychiquement, j'ai été beaucoup plus emballée par ce récit de SF intemporelle où l'on découvre Roche-Nuée, un monde complètement refermé sur lui-même au milieu des Terres-Mortes. Deux peuples aux cultures similaires mais aux rythmes de vie opposés, la famille de la Nuit et celle du Jour, se partagent cet espace en vivant dans des yourtes ou des cavernes.

Le narrateur appartient à la deuxième famille, mais il y mène une existence en marge à cause de sa difformité physique. Il ne doit d'ailleurs sa propre survie qu'à un caprice de son frère car, comme tous les indésirés, il aurait dû être jeté du faut de la falaise juste après sa naissance. Et c'est justement son frère qui va faire basculer les choses en enfreignant un tabou ancestral...

J'ai beaucoup aimé cet univers très éloigné du nôtre et très mystérieux, avec des coutumes un peu sauvages à nos yeux d'Occidentaux du XXe siècle. L'auteur attend du lecteur de s'adapter et d'accepter la situation sans explications superflues et le charme opère. J'ai été moins enthousiasmée par l'intrigue à proprement parler, mais le contexte vaut vraiment le détour. Je regretterais cependant quelques incohérences dans l'enchaînement de certaines phrases, ou des retournements peu explicités qui donnent l'impression que le narrateur soutient tout de suite l'inverse de ce qu'il vient de dire, qui m'ont donné un peu de mal à reprendre le livre en main après une interruption. Mais mis à part ça, une belle lecture!

dimanche 17 mai 2015

À quoi bon et autres questions dans le vent

Dans quelle mesure faut-il s'investir? Dans quelle mesure essayer? Quand est-ce qu'on passe de l'investissement à l'exploitation et de la persévérance à l'obstination? Quand faudrait-il mieux s'arrêter pour ne pas finir dans un mur – parce qu'on s'applique à ne pas répéter les erreurs déjà commises mais qu'on arrive seulement à en commettre de nouvelles? Comment savoir et comment doser?

On ne peut pas construire un avenir si on ne veut pas faire d'efforts. C'est certain. Mais comment continuer les efforts sans aucune certitude qu'ils engendrent un avenir?

La question "Où vais-je?" ne se pose plus depuis longtemps. Je sais que je ne sais pas où je vais. Mais depuis quelques mois je me pose une question plus fondamentale: vais-je quelque part tout court? Malgré les avancées et les améliorations certaines de ces trois dernières années, malgré les pas de géant, je garde l'impression que tout est vain.

La veille de mes trente ans, veux-je que les trente prochaines années ressemblent aux trente écoulées?

Et pourtant, sous tout ceci, une certitude: les chevaux sont au cœur de ma vie. Certainement pas pour en faire mon métier, et à mon avis pas pour en avoir un à moi – il me semble peu probable que je gagne assez bien ma vie pour cela un jour –, mais pour donner du sens et justifier tout le reste. Je veux avancer et apprendre. Cela signifie-t-il accepter n'importe quoi pourvu de voir des chevaux?

Comment faut-il se positionner: suis-je une pauvre fille qui a raté sa vie et qui doit déjà être reconnaissante d'avoir un présent (car il faut dire que tous ces questionnements sur mon avenir découlent de mon présent – avant, je ne voyais même pas de présent dans lequel vivre), ou puis-je, en ayant conscience de mes défauts et faiblesses, faire néanmoins preuve d'une certaine exigence?

Pourquoi me semble-t-il systématiquement qu'une quelconque exigence sera immédiatement considérée comme un caprice et montrée du doigt?

Autant de questions dans le vent auxquelles les lecteurs de ce blog ne pourront répondre, mais qu'il est parfois utile de mettre par écrit...

samedi 16 mai 2015

Il faudrait pour grandir oublier la frontière (2015)

Le premier livre des éditions Scylla est aussi, pour moi, le résultat de mon tout premier financement participatif. J'ai en effet participé à la levée de fonds organisée cet hiver, qui a réussi avec succès et qui m'a permis de trouver ce joli livre, ainsi qu'un autre plus épais, dans ma boîte aux lettres le 2 mai dernier.


Si Il faudrait pour grandir oublier la frontière est tombé à pic pour me remettre à la lecture dans une période de surmenage et de fonte des neurones, il ne m'a pas énormément marquée. Le fait que je ne sois pas du tout au courant de l'actualité internationale des six dernières années y est sûrement pour quelque chose. Sébastien Juillard nous emmène en effet dans la bande de Gaza dans un futur relativement proche (2040 ou 2050 je suppose), où Tsahal, Hamas et ONU essayent de maintenir la paix mais sans y arriver ou en ayant, quand même, quelques objectifs plus douteux qu'on pressent au détour des pages.

Dans ce contexte explosif (littéralement), on suit les brides de vie de quelques personnes, notamment une soldatesse israélienne qui enseigne dans une école de Gaza. J'ai bien aimé que ce qui ressemble le plus à un personnage principal dans une zone en guerre soit une femme. Mais d'autres personnages masculins sont là aussi pour mettre encore plus de gris dans un enchevêtrement de rapports de force et de haine très confus. Au final, il ne semble y avoir ni bons ni méchants dans cette histoire, juste une sensation de gâchis vraiment terrible.

Au final, un bon livre que je suis très contente d'avoir découvert, mais qui me marquera plus en tant que première expérience de financement participatif qu'en tant que lecture. Je précise au passage que l'édition est très qualitative, avec un papier épais merveilleux, une relire à rabat géniale et un marque-page spécifique. Que du bonheur!

Ce livre m'a donné envie de reprendre une série que l'Homme et moi avions commencée l'année dernière, The Honorable Woman. Et rendons hommage à son titre, qui est vraiment superbe.

Allez donc voir ailleurs si cette frontière y est!

dimanche 10 mai 2015

The Horse Course

Après Dino 101, il est temps de tirer le bilan de mon deuxième MOOC, The Horse Course, organisé par l'Université de Floride sur Coursera.

L'enthousiasme est un peu moindre. Bon, évidemment, l'effet de surprise du premier est passé, et malgré tout mon amour pour les chevaux il faut reconnaître qu'ils ne forcent pas autant l'admiration que les dinosaures! Mais surtout le présentateur était moins passionnant, avec un ton plus "ami-ami" qui ne me convenait pas tout à fait, et j'ai eu un mal fou à trouver le temps de suivre les cours. En ce moment, je bosse six jours sur sept, alors ce n'est pas facile de se concentrer sur quoi que ce soit le reste du temps.

Enfin, malgré tout ça, c'était un cours super intéressant: six semaines de vidéos sur les chevaux (et les équidés en général, on a aussi parlé des ânes, des mules et des zèbres ^^) et leur entretien, c'est quand même plutôt cool. Après les généralités d'usage, on a parlé de l'anatomie, des robes, du sabot, de l'alimentation, des maladies, des parasites externes et internes (charmantes bêtes qui ne seraient pas ridicules chez Lovecraft!) et enfin de la reproduction. Au total, entre une heure et demie et deux heures de vidéos par semaine, puis un QCM de dix questions pour recevoir une attestation de participation.

(Il était aussi possible de rédiger de petites rédactions et de corriger celles d'autres participants pour recevoir une attestation "with distinction" mais je n'ai pas essayé par manque de temps.)

Le cours étant en anglais, il avait pour moi une double utilité puisque j'ai noté pas mal de vocabulaire (imaginez que la fourchette s'appelle frog en anglais!!!) et qu'il pourrait me servir comme argument si je devais un jour convaincre un client de me confier des traductions sur le sujet. C'est une formation très modeste (comme pour Dino 101, il ne s'agit pas du tout d'une formation universitaire) mais ça reste quelque chose d'officiel et ça ne peut pas faire de mal dans un parcours professionnel...

Intérêt personnel et pertinence professionnelle, plus la petite victoire d'avoir fini pendant une période très chargée: au fond, le bilan est vachement positif même si on n'était pas au niveau de Dino 101. Je continue maintenant avec les troubadours de l'Université de Bordeaux Montaigne (le cours est fini mais les vidéos restent disponibles pour les retardataires) et je vais essayer de commencer à préparer les deux prochains MOOC prévus dans mon calendrier.

vendredi 1 mai 2015

La gamelle d'avril 2015

Un petit mois en demi-teinte: aucune envie de lire les rares fois où j'en ai le temps, beaucoup de stress de tous les côtés, beaucoup de travail et une grosse fleimme de me traîner au cinéma. Le temps est au renfermement sur soi et au cocooning. Heureusement, trois cours d'équitation très positifs d'affilée et une nette amélioration d'un problème de santé (non grave, mais pénible) en fin de mois me rassérènent pour la suite.

Sur petit écran

Mission: impossible 3 de J. J. Abrams (2006)
Petit film d'action pas mal foutu, bien que peut-être (déjà) un chouïa daté. Je me demande si les figures féminines hollywoodiennes n'ont pas connu une atroce dégringolade très récemment, car ici les deux femmes, si elles ont des rôles secondaires, ne servent tout de même pas de faire-valoir aux Mââââles (une réflexion que je me suis déjà faite dans Le Monde perdu: Jurassic Park). Ce n'est pas le meilleur rôle de Tom Cruise mais il remplit le cahier des charges et on y croit.

Sur grand écran

Diversion de Glenn Ficarra et John Requa (2015)
Un film sans grand intérêt si ce n'est mater les acteurs principaux (Will Smith, très élégant et séduisant, ou Margot Robbie pour les jeunes hommes en rut). Je suis très peu friande de ce genre de film (arnaque/vol) en général, mais là on attend vraiment que ça se mettre en place et on n'y croit pas beaucoup.

Furyo de Nagisa Oshima (1983)
Une séance UGC Culte chroniquée ici.

Indian Palace 2: Suite Royale de John Madden (2015)
Une suite dans la droite lignée du premier Best Exotic Marygold Hotel, même si, comme me l'a fait remarquer l'Homme, on a perdu le charme de la découverte de l'Inde et on s'intéresse surtout aux aventures amoureuses de nos héros. J'ai adoré. Tout est cousu de fil blanc et je suis consciente que la psychologie des personnages est assez basique, mais ce film me parle énormément et je me retrouve complètement dans les doutes et les peurs des persos; et l'évolution positive des intrigues me donne temporairement foi en la vie. C'est vraiment mon feel good movie.

Dark Places de Gilles Paquet Brenner (2015)
Un thriller plutôt prenant adapté d'un livre de Gillian Flynn, déjà auteure de Gone Girl. Charlize Theron campe une jeune femme qui accepte de se replonger dans son passé pour faire la lumière sur la nuit où sa mère et ses sœurs ont été massacrées. Un film posé et lucide, plutôt sombre, mais qui m'a laissée sur une note d'espoir. Je songe à lire les livres de cette Gillian Flynn car elle campe des personnages féminins vraiment pertinents: si ses héroïnes ont certains problèmes (et même peut-être une certaine sensibilité) caractéristiquement féminins (je pense ici à la figure de la mère célibataire), elles n'en sont pas moins intelligentes, décidées et braves, et surtout elles sont traitées exactement comme les personnages masculins.

En équilibre de Denis Dercourt (2015)
Un film français un peu gentillet sur un cascadeur équestre ayant perdu l'usage de ses jambes suite à un accident sur un tournage. Albert Dupontel est assez impressionnant, aussi bien en handicapé qu'en cascadeur, et Cécile de France, qui joue son assureuse, est tout à fait convaincante. Le cheval Othello est quant à lui superbe. Comme pratiquement toutes les histoires de chevaux, il s'agit d'une histoire de retour à la vie, au sens premier et métaphorique, mais il est un peu léger et ne m'a pas marquée comme Danse avec lui par exemple. Même pas une petite larme.


Good Kill d'Andrew Niccol (2015)
Un film intéressant, bien qu'un peu lent, sur un ancien pilote de chasse américain qui pilote désormais, depuis Las Vegas, des drones déployés en Afghanistan. Ethan Hawke est très crédible en mec taciturne et le film est assez lucide. Je l'ai cependant vu trop peu de temps après American Sniper et j'ai donc beaucoup fait le parallèle entre les deux films, qui parlent du même type de personnage, posent les mêmes questions et peuvent s'interpréter des même manières radicalement opposées. Notons qu'ici l'intervention de la CIA donne des envies de meurtre.

Du côté des séries

Plein d'épisodes de la saison 4 d'Arabesque, ma "feel good série" vraiment indispensable en ce moment pour gérer le stress. Trois épisodes de la saison 10 d'Inspecteur Barnaby, un vrai plaisir: les enquêtes du detective chief inspector m'avaient bien manqué. Le premier épisode de la deuxième saison de Penny Dreadful, enfin....

Le reste

Je vous le donne en mille: j'ai lu mon Cheval Mag! Et j'ajouterai qu'un des articles m'a bien fait rigoler.