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jeudi 6 juin 2024

La gamelle de mai 2024

Comme d'habitude, retour sur les activités culturelles du mois écoulé, hors lecture!

Sur petit écran

Pas de film. (Pourquoi je garde cette catégorie, déjà?)

Sur grand écran

Jusqu'au bout du monde [The Dead Don't Hurt] de Viggo Mortensen (2024)

Voilà un western assez classique, avec une petite ville dominée par le gros richard du coin, un projet minier, un petit connard à la gâchette facile et une vengeance. Mais dans le même temps, ce film est atypique, d'une part parce que la protagoniste est francophone et le protagoniste danophone, et d'autre part parce que ça parle essentiellement du destin d'une femme et non de celui d'un homme. Viggo Mortensen est merveilleux, évidemment (même si la moustache ne lui va pas, même à lui! Mais quel cauchemar, la moustache!), mais j'ai surtout été marquée par Vicky Krieps, qui a récemment joué la reine Anne d'Autriche dans Les Trois mousquetaires de Martin Bourboulon et qui joue extrêmement bien. Une actrice à suivre. Attention toutefois, le film parle de viol et n'est donc pas facile! Le titre anglais (qui signifie "Les morts ne souffrent pas") laisse d'ailleurs bien mieux deviner que le ton sera dramatique que l'adaptation française...

La Planète des singes: Le Nouveau Royaume de Wes Ball (2024)

Je ne pouvais, bien sûr, pas rater le retour au cinéma de cette série pour laquelle j'ai beaucoup d'affection. L'ensemble, malgré quelques bonnes idées, est fort paresseux. Je ne me suis pas ennuyée, mais bon, ce n'est pas marquant. J'ai surtout été intéressée par la présence de Freya Allan, qui joue Siri dans The Witcher, et de William H. Macy, que j'ai reconnu de Fargo (et qui, après vérification, joue aussi dans Jurassic Park 3, lol), et par le fait que l'intrigue part dans une direction résolument différente de celle du livre de Pierre Boulle et du premier film ([divulgâcheur] il est évident que les humains vont se réorganiser maintenant qu'ils ont récupéré les télécommunications, tandis que Noa va faire évoluer les singes [fin du divulgâcheur]).

Le Petit Dinosaure et la vallée des merveilles [The Land Before Time] de Don Bluth (1988)

Je savais très bien que j'allais pleurer en revoyant un des films les plus importants de mon enfance, mais j'ai tout de même été surprise: je me suis mise à pleurer AVANT le film. La séance étant destinée aux enfants, le cinéma a organisé un petit quiz avec des jouets à gagner. La première question portait sur le prénom du héros du film. La petite fille qui a levé la main la première a répondu "Petit Pied". Moi, je me suis mise à chialer. Voilà.

Bon. Malgré le crève-cœur absolu de ce retour en enfance, lié aussi bien à des raisons personnelles qu'au fait que certaines scènes vous démontent réellement le cœur (cf. l'image ci-dessus), j'ai trouvé que c'était absolument brillant. En à peine une heure et dix minutes, Don Bluth et ses scénaristes vous posent une très belle histoire d'entraide et d'amitié avec des personnages crédibles et nuancés, des enjeux importants, de l'aventure, un décor sublime et de l'humour. Je pense qu'il y a vraiment quelque chose à étudier si on s'intéresse à l'écriture d'histoires concises et riches à la fois. Et le tout sans aucun moralisme mièvre: le message sur l'entraide est porté par l'action plutôt que par les dialogues, ce qui est parfait. En même temps, ce dessin animé bénéficiait d'une équipe stupéfiante: Don Bluth (qui a aussi réalisé Le Secret de NIMH, autre dessin animé marquant de mon enfance) à la réalisation, Steven Spielberg, George Lucas, Kathleen Kennedy et Frank Marshall (mari de Kathleen Kennedy) à la production (excusez du peu!!!) et le stupéfiant, l'incroyable, le parfait James Horner (Titanic et Avatar, chef d'œuvres parmi les chefs d'œuvres!!) à la musique, musique qui tient d'ailleurs un rôle important pour porter l'histoire et qui se termine par la très belle chanson If We Hold On Together de Diana Ross.

Dernière chose que je tiens à noter pour avoir une chance de m'en souvenir: le plan de Céra qui essaye d'attraper un insecte ressemble à s'y méprendre à un plan du Roi Lion avec Simba, à tel point que je me suis demandé si celui le deuxième n'était pas un hommage au premier.

Du côté des séries

J'ai enfin terminé Dinosaures!! J'espère trouver l'énergie de lui consacrer un billet dédié.

Et le reste

J'ai lu en diagonale un ancien numéro de Livres Hebdo et j'ai lu mon Cheval Magazine habituel. Il y avait beaucoup de dressage dans ce numéro, ce qui est chouette, mais il y avait aussi une brève HONTEUSE invitant à "se méfier" de PETA (la plus grande association mondiale de défense des animaux, oui oui!!). Un nouveau sommet anti-animaliste qui m'a mise en rage et m'a même fait envisager (mais envisager seulement) de ne pas me réabonner. 🤬🤬🤬

Et sinon, j'ai aussi replongé dans Mad Movies, mais j'ai très peu avancé et ça m'occupera sans doute tout le mois de juin. ^^

samedi 2 septembre 2017

La gamelle d'août 2017

Le mois d'août est une pause bienvenue. Ces quelques semaines de calme, sans aucune activité, et même un week-end de quatre jours en tête à tête avec le chat, me font le plus grand bien; c'est un peu comme si j'étais en vacances, même si je travaille! Et j'ai eu un peu de temps pour lire et regarder des films...

Sur petit écran

Legend of the Guardians: The Owls of Ga'Hoole [Le royaume de Ga'Hoole. La Légende des Gardiens] de Zack Snyder (2010)


J'ai revu ce dessin animé que j'adore en vacances avec une amie. Je trouve que c'est une belle histoire de fantasy animalière (les personnages sont des chouettes et des hiboux) et épique. Il faudrait juste que je le voie enfin en VO pour bénéficier des voix de quelques acteurs que j'apprécie...

Miss Pettigrew lives for a day [Miss Pettigrew] de Bharat Nalluri (2008)


Miss Pettigrew est une adorable comédie romantique racontant une journée dans la vie de Miss Pettigrew, une gouvernante maladroite qui se fait renvoyer de tous ses postes et qui cherche désespérément du travail dans le Londres de 1939. Malgré l'opposition de la responsable de l'agence qui l'emploie, elle réussit à se présenter chez Delysia Lafosse, seulement pour y découvrir que celle-ci ne cherchait pas une gouvernante mais une "social secretary"... Sans se rendre compte du quiproquo, cette jeune chanteuse jolie et pimpante qui rêve de devenir une star va l'entraîner dans une journée à nulle autre pareille, peuplée de chiffons et de dilemmes amoureux. Quel homme choisir: celui qui vous maintient, celui qui fera de vous une star ou celui qui vous offre l'amour? Miss Pettigrew l'aide comme elle peut et tente tout au long de la journée de manger un morceau, elle qui en était réduite à la soupe populaire...
Miss Pettigrew est l'une des rares comédies romantiques que j'aime d'amour. C'est une parenthèse de fraîcheur et d'authenticité qui me tire toujours quelques larmes. Je trouve les acteurs très justes (Frances McDormand en fille de pasteur pudique et "vieux jeu", adorable et drôle; Amy Adams en starlette lumineuse et fofolle; Mark Strong en patron de bar sûr de lui; et surtout, surtout l'exceptionnel Ciaràn Hinds, une figure d'élégance et de justesse, posé et authentique), la musique géniale (pour une fois que j'apprécie quelque chose de "jazzy") et le propos touchant. Et puis l'héroïne a une cinquantaine d'années (un âge qui me semble absent des films du genre) et n'est pas présentée comme une vieille fille ratée, mais comme une femme seule qui n'est pas heureuse de cela mais n'est pas à prendre en pitié pour autant et qui se consacre surtout à trouver un moyen digne de gagner sa vie, sa situation professionnelle étant plus que précaire.
Le film ne dure que 1h30 et aurait mérité 15 minutes de plus pour développer un peu certaines relations ou prolonger des échanges qui sont un chouïa forcés, mais c'est bien son seul défaut.

Breakfast at Tiffany's [Diamants sur canapé] de Blake Edwards (1961)


Forcément, après Miss Pettigrew j'ai regardé Diamants sur canapé, mon autre comédie romantique adorée (après, il ne manque que Love Actually, revu l'année dernière). Je trouve ce film génial avec son mélange unique d'histoire d'amour, de personnages plus ou moins cassés, de situations fofolles (la soirée chez Holly! 😃) et de glamour inégalable, et bien sûr Audrey Hepburn est absolument irrésistible. J'ai à peine pleuré à la fin alors que je ne l'avais pas revu depuis la mort de mon chat, je ne sais pas si c'est bon signe...

Sur grand écran

Dunkirk [Dunkerque] de Christopher Nolan (2017)
Très bon film de guerre assez particulier, avec fort peu de dialogues et un ton très stressant. La tension monte tout du long et les moments de répit sont bien rares! J'ai beaucoup aimé et c'est un excellent film, malgré quelques réserves minimes qui ne ternissent pas l'ensemble (par exemple, je n'ai pas du tout perçu la présence de 300 ou 400 000 hommes sur la plage).

The Dark Tower [La Tour sombre] de Nikolaj Arcel (2017)
 

Après avoir passé sept mois et demi à l'ombre de la Tour sombre, est enfin arrivé le moment de voir l'adaptation cinématographique avec Idris Elba et Matthew McConaughey. L'histoire n'est pas du tout la même que dans les livres mais est tout à fait cohérente et possible; j'ai été vraiment étonnée par cette alliance d'infidélité et fidélité! Globalement, j'ai beaucoup aimé, malgré une fin très légère qui relève trop du happy end (mais qui met du baume au cœur quand on a souffert avec Roland pendant 5000 pages). Les fans relèveront de nombreux clins d’œil et s'expliqueront beaucoup de choses s'ils prêtent attention à un discret objet noir qui dépasse légèrement du sac de Roland. Du baume au cœur, je vous dis. 💖 Un jour, je lui consacrerai peut-être un billet dédié... En attendant, vous pouvez lire l'avis de Vert.

War for the Planet of the Apes [La Planète des singes: Suprématie] de Matt Reeves (2017)


La grande saga des singes au cinéma continue avec un opus au ton assez désespéré et "hanté", plutôt lent pour un film du genre. Les trois quarts du film mettent vraiment l'accent sur les quatre singes en mode "expédition punitive", César voulant se venger de l'homme qui a tué sa femme et son fils. Les effets spéciaux sont époustouflants et j'ai vraiment aimé. Cependant, tout fout le camp à la fin, avec des invraisemblances de plus en plus énormes et puis plein d'explosions, hein, parce que sans explosions le public s’ennuierait.... Notons aussi que la femme (ou la guenon!) est une espèce rarissime dans cet univers.
Un jour, je consacrerai peut-être un billet dédié à ce film et au précédent car ça m'attriste beaucoup de m'être interrompue après en avoir chroniqués sept.

Valérian et la cité des mille planètes de Luc Besson (2017)


Un film très sympathique et haut en couleurs, avec plein d'action et d'humour, dans un univers très riche qui n'est pas tellement "expliqué" mais qu'on accepte d'emblée (et qui m'a rappelé La Guerre des étoiles avec ses villes peuplées de milliers d'espèces différentes). Le seul vrai problème, mais gravissime: la relation entre Laureline et Valérian est un tel cliché sur pattes qu'elle en est insupportable (Valérian a "peur de s'engager" et fait des blagues sur la conduite de Laureline – je vous jure – ils ont osé!). Du coup j'ai eu l'impression de voir un film pour enfants ou ados. XD
Les avis de Lhisbei et de Vert.

Atomic Blonde de David Leitch (2017)


Un film d'action efficace. Charlize Theron se bastonne à tout va dans des combats qui m'ont semblé très réalistes: comme dans Jack Reacher, ici chaque coup porte et fait mal, les combattants sont épuisés et ont besoin de reprendre leur souffle, ils saignent et on a mal pour eux quand ils se prennent des bouteilles ou des plaques de cuisson sur la tête. Il y aussi une intrigue d'espionnage dans le Berlin des derniers jours du Mur, avec twist final bien sûr, et beaucoup de chansons de l'époque (que je ne supporte qu'à petites doses). Pas mémorable, mais il fait son boulot.

What Happened to Monday? [Seven Sisters] deTommy Wirkola (2017)


Un film d'action/thriller efficace dans un décor science-fictif bien posé: la surpopulation humaine est telle que chaque famille n'a droit qu'à un seul enfant, les autres étant cryogénisés en vue de les réveiller quand il y aura assez à manger pour tout le monde. Un homme a réussi à cacher pendant trente ans ses sept filles jumelles, qui ne sortent qu'un jour par semaine chacune et se font passer pour une seule et même personne. Et puis Lundi disparaît. Mardi part au travail le lendemain comme si de rien n'était pour enquêter et disparaît à son tour. Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi et Dimanche vont devoir découvrir la vérité tout en échappant à un commando qui chercher à les éliminer...
Le film était un peu trop "transparent" et présentait quelques énormités qui l'empêchent se d'élever au-dessus de la masse de films du genre (le coup du doigt dans la salle de bain, LOL!), mais c'était bien fichu et Noomi Rapace jouait plutôt bien ces sept femmes très différentes (et toutes débrouillardes et déterminées, c'est formidable).

Du côté des séries

Quelques épisodes de la saison 6 d'Arabesque, ma série doudou que je n'ai malheureusement pas du tout le temps de regarder en temps normal.

Du côté de Scrubs, mon homme et moi avons fini la saison 8 et avons entamé la 9. Un tout petit peu déçue par le final de cette saison 8, la dernière "vraie" saison de Scrubs (la neuvième suivant les aventures d'un nouveau groupe d'internes): jusqu'au bout, l'amitié et les relations humaines en général étaient au premier plan, et il a fallu qu'ils concluent sur une note "mariage et parentalité" complètement culcul (même si bien sûr les persos méritent leur bonheur)...

Et le reste

J'ai lu les Cheval Mag d'août et de septembre. 💖


Des bécots!

samedi 31 mai 2014

La Planète des singes: l'affrontement (2014) – La bande-annonce

Ça faisait longtemps qu'une bande-annonce ne m'avait pas saisie avec autant de force. Je suis totalement hypnotisée par ces deux minutes trente que je trouve juste sublimes. Elle en montre beaucoup, mais pas trop, et elle prend son temps intelligemment, ce qui est devenu une rareté dans le monde des bande-annonces inceptionnesques dont nous assomme Hollywood. Il s'en dégage beaucoup d'émotion et, malgré deux plans aux incrustations douteuses, elle promet une image de synthèse à la hauteur de ce que Weta Digital a fait de mieux. En plus, les célèbres chevaux noirs des singes font leur arrivée, et vous avouerez que ce détail a une importance primordiale dans la saga! ;)

Du coup, je fonde d'immenses espoirs sur ce film.... Et j'espère ne pas être cruellement déçue le 11 juillet prochain.


APE NOT KILL APE



Mise à jour du 31 mai, presque quinze jours après avoir préparé ce billet [et oui, je rédige mes billets environ deux semaines avant leur publication]: Entre-temps, une version abrégée de cette bande-annonce est sortie au cinéma. L'absence totale d'émotion réelle et la présence de répliques inoubliables du genre "Wait! I have an idea!" ont refroidi mon enthousiasme au maximum et maintenant, j'ai plutôt les boules.

mardi 11 mars 2014

La Planète des singes: les origines (2011)

Passons enfin au dernier volet (en date) de la grande saga de la Planète des singes, le film de Rupert Wyatt sorti il y a trois ans: Rise of the Planet of the Apes.


Attention spoiler! Je vais raconter l'intrigue en long, en large et en travers...

Un jeune scientifique de San Francisco, Will Rodman, a mis au point un rétrovirus améliorant les capacités cognitives des chimpanzés, le ALZ-112. Les résultats sont impressionnants et il espère en tirer un remède contre la maladie d'Alzheimer, dont est atteint son père. Malheureusement, le jour de la présentation officielle aux autorités de son laboratoire, la chimpanzé avec laquelle il travaille développe un comportement extrêmement agressif, à tel point qu'un agent de sécurité l'abat pour l'empêcher de ravager les locaux. Le laboratoire décide donc d'arrêter immédiatement les recherches sur le ALZ-112 et d'euthanasier tous les chimpanzés ayant servi à ces recherches.

En réalité, l'agressivité de la chimpanzé était dûe au fait qu'elle venait de mettre au monde un petit, caché dans sa cage. Le collègue chargé de piquer tous les singes du laboratoire refusant de tuer aussi le petit, Will Rodman rentre chez lui avec. Pendant trois ans, il va donc vivre avec son père et son chimpanzé, qu'il appelle César et qui fait preuve d'une intelligence vraiment hors du commun, le rétrovirus utilisé sur sa mère semblant s'être transmis à son organisme pendant la gestation. Face à la dégradation de l'état de son père, Will décide même d'utiliser le ALZ-112 sur lui et, miracle, le vieux monsieur retrouve toute sa tête. (En une nuit. Mais passons.)


Malheureusement, à terme, son organisme apprend à lutter contre ce rétrovirus, qui n'a plus d'effet. Le père de Will sombre à nouveau, et, un jour fatidique, il s'attire les foudres du voisin dont il a ruiné la voiture. César intervient pour le défendre et blesse le voisin. Il est immédiatement "interné" par les autorités dans un refuge pour primates. Désespéré par le fait qu'on lui ait retiré son singe et que son père soit de nouveau malade, Will développe un nouveau rétrovirus, le ALZ-113, mais son père meurt après avoir accepté son sort et refusé ce nouveau traitement.

De son côté, César, d'abord traumatisé par son nouvel environnement, prend peu à peu le contrôle des singes du refuge et, après avoir trouvé le moyen d'en sortir et avoir volé du ALZ-113 dans la maison de Will, il asperge ses camarades de ce nouveau produit. Il se retrouve ainsi à la tête d'un assez grand nombre de singes ultra-intelligents.


D'une manière générale, les deux premiers tiers du film sont bien menés et proposent un bon équilibre entre l'aspect sentimental de la relation de Will avec son père et l'apprentissage de César, qui comprend peu à peu qu'il n'est pas vraiment l'égal des humains. Même lorsque les choses accélèrent et que César est prisonnier dans son refuge, le film reste bon (c'est même là que se trouvent les plans les plus spectaculaires). 

Malheureusement, dans le dernier tiers, les choses se dégradent. Car, à partir du moment où César et les autres prisonniers s'évadent du refuge pour primates, on tombe dans le film d'action de mauvaise qualité. Les incohérences se multiplient à un rythme vraiment déroutant: la circulation incompréhensible sur le pont de San Francisco, les singes intelligents qui se multiplient à la sortie du zoo (alors que les singes du zoo devraient être des singes tout à fait normaux), les orang-outans qui sont brusquement des dizaines sortis on ne sait d'où, des gorilles qui se baladent alors qu'il n'y a officiellement qu'un seul gorille dans la bande, des personnages dont la caméra tait la présence alors qu'ils étaient là deux secondes plus tôt... Bref. Une dégringolade navrante.

Ceci étant dit, passons à ce qui m'a vraiment marquée!

1. Les origines est le premier film dans lequel les singes sont réalisés en images de synthèse, ce qui le rend assez époustouflant. Weta Digital, la société qui a réalisé Avatar, et Andy Serkis, qui joue César, ont réussi un travail extrêmement détaillé et réaliste sur César. Les fourrures des singes sont à tomber, mais c'est surtout la variété et la profondeur des expressions du visage qui sont bluffantes. Comme quoi l'ère post-Avatar peut encore réserver de bonnes surprises. :) L'orang-outan du refuge a juste l'air VRAI!


2. Les humains sont présentés de manière plutôt négative car ils représentent nos grands travers: Will est un scientifique prêt à tout pour sauver son père (au mépris des règles de sécurité les plus basiques), le gardien du refuge est un petit merdeux qui s'amuse à faire peur aux singes pour se prouver qu'il est un homme, le patron de Will est complètement aveuglé par l'appât du gain... Seule la petite amie de Will, jouée par Freida Pinto, a vraiment la tête sur les épaules et le sens des réalités. Si on peut critiquer ces personnages comme simplistes, il me semble plutôt qu'ils jouent un rôle symbolique.


3. Les origines propose une explication très différente de celle de la saga d'origine à la prise de pouvoir des singes. Pour rappel, dans les films des années soixante et soixante-dix, nous avons affaire à une boucle temporelle: Zira et Cornélius s'échappent de la planète Terre dans un lointain avenir où celle-ci est dominée par les singes, débarquent au XXème siècle, se font abattre et laissent derrière eux leur petit César, qui, étant génétiquement un singe du futur, est plus intelligent que les singes esclaves du XXème et les aide à se libérer de leurs chaînes (acquises lorsqu'ils ont remplacé les chats et les chiens disparus comme animaux domestiques). On voit bien que c'est un serpent qui se mange la queue (ou un œuf à côté d'une poule): le futur influe le présent et s'auto-crée.

Ici, pas de voyage temporel. Il y a certes un petit clin d’œil à un vaisseau perdu dans l'espace, mais c'est tout. L'explication proposée au soulèvement des singes est purement scientifique (enfin, purement scientifique au sens où l'entend Hollywood, car je suis bien consciente que toute cette histoire de rétrovirus soignant Alzheimer en une nuit est totalement invraisemblable.....): ces singes ultra-intelligents sont le résultat d'expériences scientifiques, d'abord suite aux effets du ALZ-112 sur César dans le ventre de sa mère, ensuite grâce aux effets du ALZ-113 sur tous les singes du refuge.

4. [Un point évident mais qu'il me semble juste de rappeler.] Les temps changent et les peurs collectives aussi. Cette histoire de rétrovirus développé en laboratoire sans trop de règles de sécurité et provoquant finalement la destruction de l'espèce qu'il était censé soigner (puisque le ALZ-113, j'ai oublié de le préciser, rend les singes hyper malins mais tue les êtres humains) est au spectateur des années 2010 ce que le nucléaire était à celui des années soixante. Outre le fait qu'il exclue le voyage dans le temps comme cause du soulèvement des singes, il joue sur ce dont nous soupçonnons l'existence sans bien comprendre de quoi il s'agit. Même si, à mon avis, les gens étaient bien plus flippés par le nucléaire il y a quarante ans que nous ne le sommes maintenant par les scientifiques fous.

5. Le film comporte plusieurs références sympathiques à ses prédécesseurs. J'en ai relevé certaines et Wikipédia m'en a révélées d'autres. La plus émouvante est bien sûr le fait que la mère de César est abattue par balle, comme Zira dans Les Évadés de la planète des singes.

6. La traduction française de ce titre est à mon avis une erreur. Étant donné que le titre anglais (Rise of the Planet of the Apes) respecte la structure de tous les films précédents (Beneath the Planet of the Apes, Battle for the Planet of the Apes etc.) et que cette structure a été respectée dans les titres français correspondants (Le Secret de la planète des singes, La Bataille de la planète des singes etc.), il fallait trouver une solution sur le même modèle, ne serait-ce qu'un banalissime "Les Origines de la planète des singes". Mais PAS "La Planète des singes" + "deux points" + "les origines", DAMNATION.

Conclusion
J'ai plus apprécié ce film en DVD qu'au cinéma, peut-être parce que j'en attendais trop à l'époque et que j'avais donc été déçue par sa relative absence de réflexion. Car il faut dire que ce n'est pas un film incitant tellement le spectateur à penser... Les éléments sont bien là, mais ils ne sont pas suffisamment exploités pour qu'on revienne à la réalité avec les cheveux dressés sur la tête. Il s'agit moins d'un film de divertissement pur comme celui de Tim Burton, mais on n'atteint pas non plus le niveau des vieux films d'un point de vue "intellectuel". En fait je crois que c'est un bon film des années 2010. Pas un chef d'oeuvre, mais néanmoins un film à voir parce qu'il a du bon, et même beaucoup de bon.

Conclusion générale et temporaire sur la saga
J'ai vraiment adoré cette plongée chez les singes, et c'est donc avec plaisir et presque soulagement que j'attends Dawn of the Planet of the Apes (en français La Planète des singes: l'affrontement, ppppfffffffff) (c'est la mode Twilight qui fait encore des dégâts ça?) cet été (et sa suite prévue pour 2016). D'autant plus que la bande-annonce est juste... à tomber.


I need to speak to Ceasar.

PUTAIN.

dimanche 8 décembre 2013

La Planète des singes (2001)

Voilà enfin la célèbre Planète des singes de Tim Burton, celle qui a fait couler tant d'encre et qui m'avait moi-même laissée quelque peu perplexe au cinéma... Il y a en effet beaucoup à dire!

Maintenant que je connais les films précédents, celui-ci est beaucoup mieux passé. Il fait preuve d'une certaine continuité avec ses prédécesseurs et propose des clins d’œil que j'ai appréciés. Charlton Helston qui répète sa phrase culte, mais sous les traits d'un singe, c'est assez délicieux. Les ruines du vaisseau spatial, avec les cages en fer toutes déformées, rappellent la New York souterraine ravagée par les bombes nucléaires de Le Secret de la planète des singes. Le secret des origines est dissimulé dans la Zone interdite... Et on retrouve les trois grandes espèces de singe et la présence d'un dogme incontestable (bien que les orang-outans soient très discrets et que les catégories sociales – religieux, militaires et savants – ne soient pas réparties par espèces comme avant).

Le seul élément des vieux films que j'aurais aimé voir disparaître, c'est la présence d'une jeune femme fort peu vêtue... Mais au moins, cette fois-ci, elle sait parler... J'imagine qu'il y a eu du progrès entre 1970 et l'an 2000...

Ce film présente aussi des plus. Franchement. L'aspect visuel est beaucoup plus exploité, et ce dès le générique que l'Homme et moi avons trouvé assez canon.


Par exemple, les singes portent des armures tellement travaillées qu'elles pourraient pratiquement être utilisées pour Le Seigneur des Anneaux. Leurs visages sont beaucoup plus intéressants et expressifs qu'auparavant. Et, surtout, ils tiennent nettement plus du singe: ce ne sont pas juste des acteurs affublés d'un costume et imitant vaguement une démarche simiesque. Ils marchent à quatre pattes et grimpent aux arbres. Ils se reniflent lorsqu'ils se rencontrent. Ils ne se tiennent pas bien droits. Et cette forme de réalisme est vraiment appréciable.


En fait, le seul vrai défaut que j'ai trouvé à ce film est la faiblesse des dialogues. Ira, le personnage d'Helena Bonham-Carter, est la seule à émettre des phrases complexes et sensées. Pour les autres, et notamment les deux personnages humains principaux, on ne vole vraiment pas très haut: ils nous sortent des répliques de film d'action toutes bêtes.


D'un point de vue plus personnel, j'ai été déçue par la prestation de Michael Clarke Duncan, qui joue le général gorille Attar, et j'ai trouvé dommage que le film ne trouve pas un grand sujet d'actualité à exploiter en fond, comme les vieux exploitaient la peur du nucléaire. Tout au début, les modifications génétiques apportées aux singes du vaisseau Oberon sont bien citées, mais elles ne servent qu'à justifier ce qu'il arrivera plus tard à ces singes et ne sont pas du tout là pour faire réfléchir le spectateur. En fait, on a vraiment affaire à un film d'action plutôt qu'à un véritable film de science-fiction.

Mais ces petits bémols n'ont pas fait de ce film un mauvais moment, d'autant plus que, outre les aspects positifs que j'ai déjà abordés plus haut, j'ai eu de vraies bonnes surprises grâce aux acteurs jouant les singes. Notamment grâce à Helena Bonham Carter, qui joue vraiment très bien et donne vie à une singe remarquable.


Une fois compris qui était Paul Giamatti, j'ai aussi beaucoup aimé son personnage de marchand avide et dégonflé... et finalement très drôle. En outre, le méchant de la situation, Thade, est un très bon méchant. Il m'a assez fait flipper. Son visage à mi-chemin entre la bestialité et l'humanité véhicule toute sa haine et son mépris. Il m'a fait penser à Scar... Et enfin, la courte apparition de Charlton Helston est vraiment très bonne, d'autant plus que son visage est très travaillé et un des meilleurs du film.



Un mot sur la fin. Cette fois-ci, vu que je me souvenais que je n'avais rien compris aux cinq dernières minutes du film au cinéma, j'ai guetté les indices permettant de comprendre où et quand se passe l'action. Et j'ai compris. Du coup, la fin m'est de nouveau tombée dessus comme... je ne sais pas... un gros coup de massue sur la tête. J'y ai d'abord reconnu un clin d'oeil au livre et j'ai exulté; puis, quand le personnage de Mark Whalberg se rapproche de la statue, je n'ai plus rien compris. Heureusement, l'Homme a proposé une solution qui est très certainement celle que Burton avait en tête, et soudain tout avait un sens et permettait même de faire une suite. On voit qui de nous deux réfléchit à des scénarios. ;)


[Spoiler] Du coup, toute l'intrigue du film se passant sur une autre planète qui n'est pas du tout la Terre (et qui a deux lunes, au cas où on se poserait la question), je ne m'explique pas comment il peut y avoir des chevaux sur cette planète. Passe encore que son atmosphère soit respirable et qu'il y ait de l'eau et de la végétation (de toute façon, le film aurait été impossible sans ça). Mais qu'il y ait des chevaux, c'est vraiment peu probable. Et il me semble tout aussi peu probable qu'il y en ait eu à bord de l'Oberon et qu'ils se soient donc crashés avec les hommes et les singes qui allaient coloniser la planète...

Voili voilou. Au final, outre le fait que voir Mark Walhberg m'a donné encore plus envie de me ruer au cinéma voir Transformers 4 l'année prochaine, je suis très contente d'avoir revu ce film, qui apporte vraiment un plus à l'aspect visuel de la saga et qui dispose de très bons éléments. J'ai trouvé cependant dommage qu'il ne fasse pas plus réfléchir et relève plutôt du film d'action exploitant le voyage dans le temps, un peu comme le Star Trek d'il y a quatre ans, en laissant de côté ce qui est censé faire de la SF un genre intelligent. Mais au fond, Tim Burton a bien le droit de raconter des histoires à ses spectateurs sans les obliger à se creuser les méninges, et c'est du divertissement parfaitement valable!

mardi 26 novembre 2013

La Bataille de la planète des singes (1973)

Et voilà le cinquième et dernier film des années soixante/soixante-dix sur la Planète des singes et une belle boucle de bouclée pour moi et les personnages de la saga.

Après la rébellion des singes dans La Conquête de la planète des singes, les villes du monde entier ont été détruites dans une terrible guerre nucléaire (comme nous le savons depuis la fin du premier film) et les seuls survivants (accompagnés de quelques beaux chevaux!! ^^) ont trouvé refuge dans la forêt. César, premier singe parlant de notre époque et meneur de la rébellion, règne en roi bienveillant sur cette société de singes et d'humains vivant à peu près en harmonie. Mais les tensions montent et il a parfois bien du mal à garder le contrôle des gorilles et notamment du général Aldo, qui ne rêve que d'une chose: emprisonner les humains rescapés et les réduire en esclavage comme eux-mêmes, bien avant, avaient réduit en esclavage les singes.


Puis, sur le conseil d'un homme qui lui parle des archives contenant des vidéos de ses parents Zira et Cornélius, César décide de se rendre en ville pour en apprendre plus sur eux. Mais les humains mutants qui survivent tant bien que mal dans les souterrains, menés par un individu particulièrement assoiffé de sang – le pendant humain du général Aldo –, ne voient pas sa présence et celle de ses deux compagnons d'un bon œil; et soudain, singes et humains s'affrontent de nouveau.


Comme les précédents volets de la saga, ce film aborde la notion du voyage dans le temps et du rapport entre présent et futur: comment ce que je sais du futur influence mes actions du présent et donc le futur en question, comment puis-je changer un futur dont je ne veux pas, comment ne pas répéter les erreurs du passé. C'est bien mené et j'ai cru un bon moment que le film se terminerait sur une note noire et [spoiler] mettrait en place la société du premier film, où les gorilles font la loi et les humains ont régressé au point de ne même pas savoir parler.

César a un rôle très intéressant. En digne fils de sa mère, il incarne la raison et la compassion. Toujours à la recherche de la solution la plus juste, il hésite entre sa peur des penchants violents de l'être humain et sa confiance en certains individus de cette espèce. Il m'a un peu rappelé Gandalf et son grand sens des responsabilités. Il m'a aussi fait beaucoup de peine, car son côté idéaliste le rend parfois plus vulnérable qu'un autre aux aléas du sort et à la méchanceté de certains.


Chez les humains comme chez les singes, on oscille entre pulsions violentes et bon sens, avec une palette archétypale mais intéressante de personnages. J'ai beaucoup aimé les orang-outans pleins de sagesse (et le premier d'entre eux, en plus, est joué par John Huston!!!) et le fils de César (le petit Cornélius), qui [spoiler] aura malheureusement le rôle d'un Abel: tué par Aldo, il est la première victime de meurtre de la population des singes, aucun singe n'en ayant jamais tué un autre jusque là. Comme le dit MacDonald, les singes sont désormais devenus humains...

De la manière dont j'interprète la fin de ce film ([spoiler] César a réussi à changer le futur et l'horrible société dont venaient ses parents ne verra finalement pas le jour), je trouve qu'il s'agit d'une belle fin optimiste pour cette série et surtout d'un beau retour en grâce après un quatrième opus très décevant. Clairement ancrée dans son époque et dans la peur du nucléaire, la saga aborde néanmoins des sujets d'actualité avec justesse et j'y ai tout à fait trouvé mon compte. Il ne me reste qu'à regarder le remake de Tim Burton et à voir comment elle avait été remise au goût du jour dix ans après la chute de l'URSS...

jeudi 24 octobre 2013

La Conquête de la planète des singes (1972)

Tristesse!!! La Conquête de la planète des singes, quatrième opus de la saga de la Planète des singes, n'est pas du tout à la hauteur des trois précédents volets. :( Film lent et un peu décousu dans lequel manquent de gros passages qui auraient été nécessaires à la mise en place de l'intrigue, il relève pratiquement de la série B... C'est vraiment dommage car c'est un peu le plus important de la saga: c'est en effet ici que César, fils de Zira et Cornélius, prend la tête des singes esclaves de la société des années quatre-vingt dix et mène la révolution contre l'oppresseur humain... J'aurais adoré que le sujet soit mieux traité et donne un film du niveau de Les Évadés de la planète des singes...

Notons cependant que cette révolution commence par une simple poubelle renversée... Un tout petit plan que j'ai trouvé très symbolique.

jeudi 3 octobre 2013

Les Évadés de la planète des singes (1971)

Les Évadés de la planète des singes est le troisième volet de la série de la Planète des singes et, à mes yeux, le plus abouti et le plus réussi. Situé juste après la fin de Le Secret de la planète des singes, et pourtant 2000 ans plus tôt, il raconte l'arrivée à notre époque de Zira et Cornélius, deux chimpanzés déjà présents dans les deux premiers films. Accueillis comme des célébrités, ils verront bientôt leur liberté en danger lorsqu’un glacial conseiller du président des États-Unis commence à les considérer comme un danger pour l’humanité.


Le film est beaucoup plus dynamique que ses deux prédécesseurs et dispose d’une bande-son assez légère et amusante. On ne retrouve pas du tout l’atmosphère oppressante caractéristique des deux premiers films. Il y a même de l’humour, c’est dire! Évidemment, Zira n’a toujours pas sa langue dans sa poche et découvre notre société avec intérêt. Elle finira par déchanter, mais elle représente bien la "supériorité" de la civilisation simiesque sur la nôtre, surtout "humainement".

Cette fois-ci, la situation des singes est précisément inversée: c’est à eux de prouver aux scientifiques qui les observent qu’ils sont intelligents, comme Taylor avait dû le faire dans le premier film. Et c’est grâce à l’aide d’un couple de scientifiques particulièrement ouverts qu’ils pourront se faire accepter – au moins pour un temps.

Le thème du voyage dans le temps est bien traité et présenté avec une certaine honnêteté qui a su, pour une fois, me séduire. Il s’agit du cas classique d’un futur qui influence le présent et qui se crée lui-même: vous vous doutez bien que l’arrivée de ces singes du futur à une époque où l’homme domine encore la Terre n’est pas étrangère à l’avènement futur des singes et, donc, à la possibilité que lesdits singes du futur remontent un jour dans le temps… Mais cet aspect-là sera plus abordé dans le quatrième film et je vous en reparlerai plus en détails si je suis inspirée.

L’autre thème intimement lié au voyage dans le temps qui se mord la queue, c’est la tentative d’échapper au futur qui entraîne précisément le futur redouté: le conseiller dont je vous parlais plus haut va entraîner ce qu’il souhaite justement éviter. Un peu comme ce pauvre Œdipe qui a fini par tuer son père et épouser sa mère…. uniquement parce qu’il s’est donné toutes les chances de ne pas le faire!

Enfin, ce film est également très émouvant parce qu'il met plus en avant la relation amoureuse entre Zira et Cornélius, un couple vraiment très uni. La fin m’a beaucoup touchée. Hâte de voir la suite!

mercredi 21 août 2013

Le Secret de la planète des singes (1970)

Mieux vaut tard que jamais! Je reprends mon petit challenge perso, lancé et aussitôt abandonné il y a maintenant deux ans. (J'ai honte.) J'ai enfin exploité le joli coffret reçu pour la Saint Valentin et regardé le deuxième volet de la série, Le Secret de la planète des singes (Beneath the Planet of the Apes), réalisé en 1970, soit deux ans après le premier, par un certain Ted Post.

L'histoire reprend en 3955, précisément à la fin du premier film, en nous repassant carrément les dernières scènes. Pratique pour se rafraîchir la mémoire et replonger dans le contexte. La musique stridente refait son apparition. Puis notre attention se tourne vers un autre astronaute américain blond, Brent, un véritable clone de Charlton Helston, qui vient de s'écraser sur cette planète alors qu'il venait justement au secours du perso de Charlton Helston. Comment lui et son coéquipier étaient-ils au courant que les autres membres d'équipage du premier navire étaient morts et que seul Taylor pouvait être sauvé...? Bonne question...


Par bonheur, Nova, la jeune femme fort peu couverte qui partageait les aventures de Taylor dans le premier film, passe par là sur son cheval noir. Elle fera désormais équipe avec Brent pour échapper aux singes et retrouver Taylor, qui a mystérieusement disparu dans la Zone interdite...


Quand j'ai lu le résumé sur la jaquette du DVD, j'ai un peu blêmi. Mais le film est plutôt bien passé. Il faut bien entendu faire abstraction d'un certain nombre de choses: le héros qui n'est qu'un clone du premier, le personnage féminin qui bat des records d'inutilité vu qu'elle ne sait rien faire et ne peut même pas parler (vu que les humains natifs de la Planète des singes ne parlent pas) et les effets spéciaux dépassés. Et moi, en plus, je ne peux décidément pas m'habituer à la tête de Charlton Helston... Mais il y a du bon, et, si on le replace dans son contexte d'origine, c'est même un film plutôt intelligent sur les risques de la guerre, mais plus encore sur ceux de la prétendue recherche de la paix à travers le développement d'armes de plus en plus balèzes.

La société des singes reste divisée en trois grands groupes. Les orang-outans se font discrets, tandis que les chimpanzés manifestent en faveur de la paix et que les gorilles s'en vont en guerre. (Tim Burton s'est-il inspiré de ce film pour son remake? Mes souvenirs sont fortement nébuleux, mais je suis à peu près certaine que les gorilles sont en formation de combat à un moment donné.)



J'ai retrouvé avec grand plaisir Zira et son époux Cornélius, les deux scientifiques chimpanzés très en avance sur leur temps. La scène où ils rentrent chez eux est d'ailleurs la seule un peu drôle du film. J'ai hâte de les retrouver dans Les Évadés de la planète des singes.


Quant à la fin... Disons que j'ai été prise par surprise. Attention, spoiler: Il faut dire qu'une société clandestine d'humains irradiés dont le dieu est une tête nucléaire, puis un Charlton Helston mourant qui fait détonner ladite tête nucléaire et détruit ainsi la planète, c'est un peu déroutant. ^^

Conclusion: un deuxième volet inévitablement moins innovant, mais suffisamment intéressant pour bien me relancer dans mon challenge. Normalement, je regarde le troisième volet le mois prochain.

lundi 18 février 2013

Challenge La Planète des singes - Le retour !

Vous souvenez-vous de l'excellente idée que j'avais eue en août 2011, après la sortie de La Planète des singes: Les origines au cinéma? J'avais décidé de lire le livre de Pierre Boule et de regarder l'ensemble des sept films qui en ont été tirés. Malheureusement, après des débuts prometteurs, ce programme cinématographique est totalement tombé à l'eau du fait que je ne possédais aucun des DVD et que ma médiathèque ne possédait pas ceux des années soixante et soixante-dix.

Mais... Surprise! Il vient de ressusciter grâce... à la Saint Valentin. Héhé. J'ai en effet reçu ceci en cadeau.


Youpi youpi ya. Dans le détail, cette jolie édition contient les sept DVD dans des boîtiers individuels.


Évidemment, cette intégrale n'est une intégrale que jusqu'à la sortie du prochain film sur le sujet, dans environ un an, mais bon passons. :)

J'envisage d'en regarder un par mois à partir du mois de mars, de manière à finir en fin d'année et à aborder le prochain film au cinéma en mai 2014 avec tous les tenants et les aboutissants de la franchise. Bien entendu, s'il y a des amateurs parmi vous, faites signe! :)


Pour nous rafraîchir la mémoire
Le "lancement" du projet avec la liste des sept films

jeudi 29 septembre 2011

La Planète des singes (1968)

Après avoir lu le livre de Pierre Boulle, j'ai pu passer à l'étape cinématographique de mon challenge Planète des singes en regardant le film de 1968 réalisé par Franklin J. Schaffner.

 Bon.

1/ Ça a mal vieilli.

2/ Je n'aime pas du tout Charlton Heston. (Avec du recul, je me demande si ce n'est pas aussi à cause de lui que je n'ai pas aimé Ben-Hur, même si le côté mystique de ce film m'avait profondément ennuyée...)

Bon. Disons que c'est un film à voir pour sa culture gé et qu'il y a de l'idée dedans. C'est en outre une adaptation assez fidèle du livre. Et il y a, comme dans le livre, une critique de l'establishment religieux et conservateur qui est un reflet effrayant de l'inquisition et du créationnisme de notre histoire à nous.


En fait, je dois dire que j'ai bien aimé. C'est juste que le "décalage" culturel par rapport au moment du tournage est trop marqué et qu'on a du mal à prendre le film totalement au sérieux... (Pourtant, j'aime beaucoup quelques films plus vieux que celui-ci, notamment 20000 lieues sous les mers de Disney [1952], Les chevaliers de la table ronde [même année] et Diamants sur canapé [1961 si je ne m'abuse]).


Point positif: la musique est assez flippante et réussit à faire monter la pression même quand il ne se passe rien à l'écran. Même le chat du voisin, avec qui j'ai regardé le film (le chat, pas le voisin), et qui l'a totalement snobbé, était perturbé. ^^

Prochaine étape: me procurer et regarder Les évadés de la planète des singes (1971).