jeudi 26 novembre 2015

L'Océan au bout du chemin (2013)

Après Fumées et Miroirs (que je n'ai pas fini), Anansi Boys (que je n'ai pas beaucoup apprécié) et American Gods (que je n'ai pas beaucoup apprécié non plus), j'ai encore essayé de lire Neil Gaiman avec L'Océan au bout du chemin parce que j'en ai lu beaucoup de bien chez les copains blogueurs.


Mais je crois que c'est sans espoir. Je ne comprends tout simplement pas Neil Gaiman.

En fait, il y a beaucoup de choses qui m'ont plu ou auraient pu me plaire dans ce bouquin. Déjà, on parle d'enfance et de la manière dont l'enfance garde une importance capitale une fois qu'on est passés à l'âge adulte, avec cette manière un peu schyzo qu'on a de se souvenir de son ressenti et de le ressentir à nouveau tout en le "jugeant" avec un regard différent. Un peu comme si la frayeur d'hier, si elle n'effraie plus aujourd'hui, restait effrayante juste parce qu'elle l'a été à un moment donné.

En plus, cette enfance est très bien décrite, par exemple dans l'attachement aux petites choses qui sont des trésors aux yeux d'un petit ou le souvenir incomparable de ce qu'on a mangé étant petit (miam!).

Ensuite, les personnages sont tous très bien campés, notamment les trois Hempstock à qui appartient l'océan dont parle le titre (qui est en fait une mare aux canards) (qui est en fait un océan). Ces trois femmes sont vraiment charmantes, avec leur force tranquille et les remarques de vieille dame de la campagne que sort la plus âgée.

Ensuite, il y a des chats, et sur ce coup-là je dois dire que Gaiman les décrit plutôt bien, c'est assez jubilatoire même s'ils n'ont pas de rôles importants.

Pour finir, précisions qu'il semble y avoir des dimensions parallèles, ou en tout cas des mondes inconnus desquels peuvent sortir des créatures monstrueuses et cruelles. Donc, un truc qui est censé plaire, ou tout du moins parler, à une inconditionnelle de Lovecraft.

Mais au final j'ai eu beau trouver ce livre charmant à cause des chats et des délicieux repas servis dans la cuisine des Hempstock, il me laisse surtout l'impression que je n'ai pas tout compris. J'aime bien l'idée farfelue de l'océan qui tient dans la mare et des trois femmes qui représentent... quoi exactement, en fait, je ne sais pas, mais genre l'Univers, la Vie et Tout Le Reste... Mais bon voilà... Je n'ai pas compris ce qu'était Ursula, ce qu'étaient les varmints, ni ce qu'est l'océan.... Et j'ai l'impression que le lecteur devrait tout de même comprendre la métaphore, non?

En plus, je n'ai pas du tout eu peur pendant ma lecture, alors que les critiques parlaient de la cruauté de certains passages et qu'un copain m'avait même parlé d'épouvante... Je peux concevoir que ce n'est pas un roman pour enfants, et peut-être même pas pour ados (et encore, à mon avis j'aurais pu le lire au lycée, même si là il m'aurait peut-être foutu les boules), mais mon "moi" adulte n'a pas réussi à croire au danger que court le narrateur. Du coup, pas d'empathie et pas de suspense...

Par contre, je le répète, j'ai bien aimé comment Gaiman souligne la manière dont les souvenirs d'enfance se mélangent au présent, et la toute fin, où le narrateur reperd la mémoire au fur et à mesure qu'il parle, m'a pas mal émue.

Une lecture en demi-teinte donc, avec pas mal d'éléments plaisants mais une expérience globale râtée. Je conclus avec le passage qui m'a le plus touchée, parce qu'il résume un des gros problèmes de mon existence actuelle.

"That's the trouble with living things. Don't last very long. Kittens one day, old cats the next. And then just memories. And the memories fade and blend and smudge together..."

Allez donc voir ailleurs si cet océan y est!

mardi 24 novembre 2015

Harry Potter et la Coupe de feu (2000)

Note générale: En rédigeant cette chronique, je pars du principe que tout le monde a lu ou vu Harry Potter et connaît l'intrigue des romans, ou a tout du moins été largement spoilé il y a des années.


Il y a tellement de choses à dire sur le quatrième tome de la saga Harry Potter que je ne sais pas par où commencer!

Je suis dans un état d'hystérie totale.

Un mot sur l'intrigue: J'aime bien l'histoire de la Coupe de feu. Je trouve que c'est prenant et intéressant et très bien ficelé. Déjà, inaugurer le roman par l'apparition de Voldemort et un meurtre est très symbolique, le lecteur sait d'emblée qu'on ne rigole plus. Le mystère entourant l'apparition du nom de Harry dans la Coupe de feu est vraiment génial. Je pense qu'il est impossible de soupçonner la vérité si on lit ce livre sans connaître la fin! Encore une fois, on ne peut se fier à personne et rien n'est ce qu'il semble être...

Avec un livre deux fois plus épais que les précédents (796 pages dans mon édition), J. K. Rowling a du temps pour faire ce qu'elle a envie de faire: distiller des indices, donner la parole à différents personnages, faire de l'humour, développer le monde des sorciers. Du coup, le "jeu de piste" fait un peu moins jeu de piste; on a moins l'impression que chaque élément est mis là exprès parce qu'il sera utile plus tard. (Même si, bien sûr, c'est toujours le cas.)

Les personnages qui prennent la parole, ce sont bien sûr les parents Weasley, qui ne sont plus juste drôles mais apportent vraiment des informations, Sirius Black qui est de passage, Dumbledore qui partage pas mal d'informations en cours de route, et pour finir Voldemort lui-même et son fidèle Death-Eater. Si la tirade de Voldemort fait un chouïa "confession du méchant", c'est un passage blindé d'informations précieuses pour la suite. J'ai frénétiquement noté des passages comme celui-ci:  

"And then I ask myself, but how could they have believed I would not rise again? They, who knew the steps I took, long ago, to guard myself against mortal death?"

Ou encore:


"And here we have six missing Death Eaters... three dead in my service. One, too cowardly to return... he will pay. One, who I believe has left me forever... he will be killed, of course... and one, who remains my most faithful servant, and who has already reentered my service."
 

Putain vous vous rendez compte que le fin mot de toute la saga est juste là!!

Je pense désormais que J. K. Rowling, lorsqu'elle a publié ce tome, savait très bien où elle allait.

L'univers de Harry Potter, déjà parfaitement jubilatoire dans les tomes précédents et bien étoffé, devient encore plus vaste dans ce tome-ci: Coupe du monde de Quidditch et Triwizard Tournament obligent, on passe à l'international!

"[England] Went down to Transylvania, three hundred and ninety to ten," said Charlie gloomily. "Shocking performance. And Wales lost to Uganda, and Scotland were slaughtered by Luxembourg."

Cette citation concernant le Quidditch m'amène à l'humour, plus présent et plus excellent que jamais dans ce tome, qui m'a fait éclater de rire plus d'une fois.

"Just then Neville caused a slight diversion by turning into a large canary."

HAHAHA.

Nouvelle transition: on parle enfin de Neville dans ce tome, et pas seulement pour en rire! Un prof s'intéresse à lui (certes pour de mauvaises raisons, mais tout de même) et on apprend qu'il a, lui aussi, une histoire familiale terrible. Neville lui-même ne prend pas la parole (ou à peine), ce qui le rend encore plus tragique à mes yeux. C'est le héros de l'ombre dont personne ne s'occupe et qui n'en veut à personne...

...Ce qui m'amène à une nouvelle transition: la tristesse de ce tome. Il y a plusieurs éléments émotionnellement forts, ne serait-ce que le procès du jeune Crouch, mais c'est le face à face avec Voldemort et la mort de Diggory, puis la réapparition des dernières victimes de Voldemort, qui m'ont encore une fois tiré des larmes.

Ce tome contient aussi le passage que je trouve le plus important de toute la saga.

"Remember Cedric. Remember, if the time should come, when you have to make a choice between what is right, and what is easy, remember what happened to a boy who was good, and kind, and brave, because he strayed across the path of Lord Voldemort. Remember Cedric Diggory."

C'est l'opposition entre ce qui est juste et ce qui est facile, et le fait que l'on exerce chacun la capacité de réaliser un choix entre les deux, qui me semble résumer toute cette saga (et tous les succès de geeks de l'après-guerre, en fait, mais un jour je vous ferai peut-être un billet là-dessus – ou pas – au fond, parler de l'opposition entre le bien et le mal revient un peu à enfoncer des portes ouvertes...).

L'avenir n'est guère prometteur pour nos héros, mais j'ai héroïquement contrôlé mon envie de passer immédiatement à L'Ordre du Phénix. Il faut un peu de temps pour digérer tout ça.


Je vais lire au moins un livre entre les deux.

Allez donc voir ailleurs si ce sorcier y est!

Livres de la série déjà chroniqués sur le blog

vendredi 20 novembre 2015

Minority Report (recueil de 2002)

Après avoir revu l'adaptation de Steven Spielberg, j'ai eu envie de relire Minority Report, la célèbre nouvelle de Philip K. Dick. J'ai donc remis le nez dans ce recueil acheté et lu il y a quelques années, qui contient neuf nouvelles.


Minority Report
Anderton, directeur du service Précrime, voit son nom apparaître dans une prédiction de meurtre réalisée par les précogs. Il n'a aucune intention de tuer qui que ce soit et il ne connaît même pas la victime... C'est forcément une conspiration pour le mettre au placard! Pour une rare fois, le film vaut peut-être plus le détour que la nouvelle, qui m'a moins marquée. Ça reste du haut niveau toutefois, et le thème du futur qui s'auto-engendre est super intéressant (même s'il ne s'auto-engendre pas de la même façon que dans le film).

Imposter
Un autre texte intéressant qui parle de l'identité et du futur qu'on engendre sans le vouloir, ainsi que de la différence (ou pas!) entre homme et machine... Comment prouver qui on est et qu'on ne va pas faire quelque chose? Si la chute est prévisible, le texte n'en reste pas moins très efficace.

Second Variety
Un autre texte qui parle de l'identité et du futur qu'on engendre sans... Vous avez compris. Je suppose que cette thématique parlait beaucoup à Dick, qui reprend aussi le couple homme-machine en y ajoutant une notion de rivalité. À nouveau, on peut deviner la fin, mais la nouvelle est très efficace en ce qu'elle présente un monde ravagé par la guerre plutôt glaçant.

War Game
Une nouvelle vraiment jouissive! J'ai beaucoup aimé. C'est l'histoire d'un groupe d'employés qui testent pendant des jours un jouet importé d'une autre planète pour vérifier qu'il ne s'agit pas d'une sorte d'arme introduite discrètement dans les foyers terriens.

What the Dead Men Say
Un riche homme d'affaires décédé, dont le corps refuse de revenir à la vie comme cela était prévu, s'exprime depuis l'autre bout de l'univers. Sa petite-fille, qui reprend en main la société familiale, entend bien suivre ses conseils, quoiqu'en disent les autres personnes concernées. Un texte plutôt réussi mais qui ne m'a pas beaucoup marquée.

Oh, to Be a Blobell!
Mon texte préféré dans ce recueil. Cette nouvelle est vraiment trop drôle. C'est l'histoire d'un vétéran d'une guerre contre les Blobels, des espèces de méduses. Pour s'infiltrer comme espion dans les lignes ennemies, il a subi une intervention qui lui permettait de changer d'apparence. Sauf qu'il continue de se transformer en Blobel maintenant que la guerre est finie. Jubilatoire.

The Electric Ant
Une autre nouvelle qui parle de l'identité et de la réalité, avec un homme qui découvre qu'il est en réalité une "fourmi électrique". Pas inoubliable mais la chute est cyniquement charmante.

Faith of our Fathers
Une autre nouvelle qui parle de l'identité et de la réalité: est-ce qu'on voit vraiment ce qu'on devrait? On y parle aussi surveillance de la population et manipulation des médias. Plutôt d'actualité!

We Can remember it for You Wholesale
Ma nouvelle préférée après Oh, to Be a Blobel!, ce texte qui a donné naissance à Total Recall est absolument brillant et très drôle. Et le comique est glissé tellement finement dans l'intrigue que c'en est encore plus savoureux. J'adore!

En somme, un très bon recueuil qui mérite vraiment d'être découvert si vous en avez l'occasion. Il y a de quoi réfléchir et de quoi rire... En bref de quoi nourrir l'esprit... Et c'est bien!

mardi 17 novembre 2015

Le Fantôme venu des profondeurs (1990)

Un livre de SF qui parle du Titanic? Écrit par Arthur C. Clarke en plus? Imaginez ma tête quand je suis tombée sur ce bouquin! Joie bonheur!


Bon, en réalité, on ne parle pas du Titanic "de son vivant", mais de deux tentatives parallèles de le ramener à la surface.

Nous sommes à la fin des années 2000 et le centenaire du naufrage du célèbre paquebot approche. Les médias commencent à s'y intéresser. Deux grandes sociétés, l'une britannique et l'autre japonaise, se penchent sur la possibilité de ramener l'épave à la surface. Avec les progrès de la technologie, un tel rêve est-il réalisable, et à quel coût?

Un plongeur devenu célèbre à cause d'un poulpe géant, un ingénieur qui a révolutionné l'industrie du verre, un couple de mathématiciens passionnés par les ensembles de Mandelbrot: voici les principales figures entraînées dans ces projets... titanesques.

Arthur C. Clarke est vraiment un Très Grand Écrivain. C'est difficile d'expliquer ce qui rend ses livres aussi prenants. Il y a d'une part le fait que sa plume est très claire. Qu'il parle des émotions de ses personnages ou de leurs expériences scientifiques, il s'exprime toujours avec concision et justesse, sans en faire trop et en faisant confiance à l'intelligence de son lecteur. En même temps, quand il ne dit pas tout, on sent que c'est délibéré et que l'information nous sera fournie en temps voulu, ce qui donne envie d'avancer.

D'autre part, il a le sens de l'émerveillement. Ce n'est pas ce qui a joué le plus ici, mais il s'en dégage tout de même quelque chose d'excitant et de stimulant. Peut-être que ma sympathie personnelle pour le Titanic a joué, mais vous ne trouvez pas que c'est un pitch drôlement excitant, remonter une épave gigantesque qui repose par 4 000 mètres de fond? 

En plus, l'humour ne gâche rien. Pas que ce livre soit drôle, mais il y a de petites remarques qui donnent le sourire, et j'ai même relevé quelques blagounettes.

"1 Jannuary 2001 would be an anticlimax, except to a few movie buffs." 

Le fait qu'on touche à plein de domaines scientifiques fait aussi partie du plaisir. On se penche ici sur les propriétés du verre, la plongée sous-marine et surtout les ensembles de Mandelbrot, un truc que je ne saurai vous expliquer mais qui est traité de manière très intéressante. (J'ai ressorti un vieux numéro de Science & Vie qui en parlait et je vous assure que Clarke explique beaucoup mieux que le journaliste de quoi il s'agit.) Le fait que ces données soient couplées à de l'anticipation que je trouve très plausible a renforcé mon enthousiasme.

Deux élément ont cependant tempéré mon plaisir de lecture.

- Le résumé de la quatrième de couverture de mon édition (Orion Books), qui laisse penser que l'intrigue tourne principalement autour d'un élément qui n'est en fait que secondaire. Pour tout vous dire, je m'étais trompée de fantôme!

- Le fait que je me sois spoilé la fin en lisant le résumé du roman sur Wiki. Lol.

The Ghost from the Grand Banks n'est peut-être pas le livre de Clarke à lire en priorité (je suppose que c'est 2001 qui est incontournable), mais n'hésitez pas s'il vous donne envie. Vous avez l'assurance de passer un bon moment de science-fiction sérieuse et intelligente.

Et un auteur qui remercie ses contacts de la CIA et du KGB qui ont souhaité gardé l'anonymat, c'est la classe, non? 

Livres de l'auteur déjà chroniqués sur le blog
Les Fontaines du Paradis

samedi 14 novembre 2015

Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban (1999)

Note générale: En rédigeant cette chronique, je pars du principe que tout le monde a lu ou vu Harry Potter et connaît l'intrigue des romans, ou a tout du moins été largement spoilé il y a des années.


Le Prisonnier d'Azkaban me semble marquer une transition dans l'univers d'Harry Potter: après deux tomes qui relèvent vraiment de la littérature jeunesse (mais n'en demeurent pas moins excellents à lire à n'importe quel âge), on a un "roman" à proprement parler. Le livre est toujours accessible à un jeune lectorat mais il est plus complexe, plus nuancé et surtout moins formaté.


La structure habituelle de l'intrigue est présente avec les mêmes dates que d'habitude: l'anniversaire de Harry, le jour de la rentrée, Halloween etc. Mais cela m'a semblé moins "structuré". Le fait que Harry claque la porte au nez des Dursleys dès le deuxième chapitre y est peut-être pour quelque chose! :) Et puis, cette fois-ci, nos héros ne mènent pas vraiment d'enquête en récoltant des indices, ils sont plus dans leur vie quotidienne à Poudlard. L'ombre de Sirus Black plane sur leurs journées, bien sûr, mais ils ne peuvent pas en faire grand-chose.

Pour la première fois, J. K. Rowling met en scène un personnage que je considère comme normal: le professeur Lupin. Il n'est pas maniéré ou un brin original, il n'est pas horriblement méchant ou complètement gentil, il n'est pas comique, il n'est pas injuste. C'est juste un prof compétent et bienveillant qui ne la ramène pas. Bon, évidemment, c'est aussi un loup-garou. Mais d'un point de vue caractériel, c'est le seul prof qui me semble normal face à ses élèves.

(Je précise que j'adore McConnagal et que je donnerais n'importe quoi pour avoir cours avec elle... Mais il n'empêche que c'est un perso un peu caricatural.)

Deux éléments me plaisent beaucoup dans ce tome.

Commençons par le plus triste: le fait que Harry ait une légère tentation morbide d'entendre les cris de ses parents lorsqu'il est près d'un Dementor (Détraqueur). Je trouve ça atrocement triste et ce d'autant plus que je le comprends très bien. C'est la solitude provoquée par la mort. Tellement infinie et sans espoir qu'on se raccroche à n'importe quoi.

Le deuxième est en fait double: c'est le fait que les Boggarts (Épouvantards) prennent la forme de la plus profonde peur de la personne en face d'eux et qu'il faille créer un Patronus pour repousser les Dementors. Évidemment, les deux choses vont ensemble, ce sont les deux côtés de la médaille, et je pense qu'on ne peut pas lire ce livre sans se demander à quoi ressembleraient un Boggart et un Patronus dans notre cas. Je pense aujourd'hui, comme la première fois que je l'ai lu, que mon Patronus serait une licorne, probablement celle de La Dernière Licorne. J'ai trouvé particulièrement flippant, en revanche, que mon Boggart soit lui aussi le même qu'il y a quatorze ans.

En parallèle, c'est génial de voir l'univers s'étoffer avec la carte du maraudeur, des infos sur le passé du père de Harry (même si je trouve que sa mère passe carrément à la trappe), le village de Hogsmeade et plein de nouvelles créatures... Et j'aime aussi que le mal se répande un peu partout: après le retour du jeune Tom Riddle à cause de Lucius Malfoy dans le deuxième tome, on rencontre ici un nouvel ennemi minable mais dangereux et des Détraqueurs terrifiants; et le ministère de la Magie, déjà pas très glorieux dans le deuxième tome, devient encore moins digne de confiance.

Harry m'a un peu saoulée par moments. Je le trouve bien impulsif et sûr de lui. Mais j'ai surtout été déçue par Hermione par moments. J'adore Hermione, mais là c'est un peu fatiguant de la voir toujours énervée à cause de ses cours, et puis elle couine de terreur et d'inquiétude dès qu'il se passe quelque chose. Vu que c'est le seul personnage féminin qui a un vrai rôle dans ce tome (heuh dès le début de la saga en fait....), j'aurais aimé qu'elle soit plus active et stable émotionnellement... Heureusement qu'elle reste, et de loin, la plus intelligente.

Cette fois-ci, en revanche, je suis une grande adepte des jumeaux Weasley, alors que j'en gardais le souvenir d'insupportables sales gosses que j'avais grande envie d'étrangler!

Deux derniers points que je ne veux pas oublier: quand Harry monte dans le Knight Bus, il dit s'appeller Neville Longbottom; au cours d'un cauchemar sur le Quidditch, Wood lui dit "Where were you? We had to use Neville instead!"

Je lis autre chose et je passe avec enthousiasme à La Coupe de feu!

Allez donc voir ailleurs si ce sorcier y est!

mercredi 11 novembre 2015

La Firme (1991)

Chronique express!


Vous voyez le genre de bouquin qui vous plaît au premier paragraphe, vous convainc au second et vous a conquis(e) au troisième? Voilà. La Firme en fait partie. Ce n'est que mon deuxième roman de John Ghrisham, mais il m'a confirmé que cet auteur sait très bien ce qu'il fait et est très efficace – peut-être même un peu trop, au final, la dernière partie du roman étant un peu trop formatée pour tenir le lecteur en haleine... Il n'empêche que j'ai beaucoup, beaucoup aimé rencontrer Mitch McDeere, jeune élève avocat talentueux et fauché, troisième de sa promo à Harvard. Courtisé par les plus grands cabinets d'avocats des États-Unis, Mitch décide d'accepter l'offre d'un discret mais réputé cabinet de Memphis, qui lui offre un salaire juteux, une belle voiture de fonction et même la possibilité de prendre un prêt immobilier à faible taux pour s'acheter une maison. Il faudra travailler quatre-vingt heures par semaine pendant dix ans avant de devenir partner, mais il prendra sa retraite à cinquante ans les poches pleines de billets. Pour le jeune homme et son épouse, c'est le rêve... Jusqu'à ce que le FBI entre en scène et attire l'attention de Mitch sur les mystérieux décès de certains collègues du cabinet.

Le petit truc que je ne veux pas oublier: J'ai acheté ce livre d'occasion dans un charity shop de Dun Laoghaire, un jour où la baie de Dublin était absolument superbe sous le soleil et où j'étais tout simplement heureuse.

La cerise sur le gâteau: Ce bon polar teinté de fiscalité et de juridique a été adapté au cinéma avec Tom Cruise dans le rôle de Mitch McDeere. Elle est pas belle la vie?


dimanche 8 novembre 2015

Achats

Une photo pour immortaliser les achats réalisés pendant mon week-end à Dublin. Déjà deux semaines de passées depuis, c'est fou.

Tout est d'occasion à l'exception de Strumpet City: j'ai découvert avec grand plaisir une bouquinerie et un petit marché aux livres et visité quelques charity shops.

J'attire votre attention sur le fait que le bouquin de Clarke The Ghost from the Grand Banks parle du Titanic!!! :)


Le Garfield est un cadeau de gens que j'aime beaucoup...

jeudi 5 novembre 2015

La gamelle d'octobre 2015

Un tout petit mois pour la gamelle du blog, mais quels beaux souvenirs dans la vraie vie! Une expérience professionnelle très enrichissante, un week-end à Dublin et un autre à Lyon pour Equita, le salon du cheval... Du bonheur!

Sur petit écran

Minority Report de Steven Spielberg (2002)
Une agréable surprise que le revisionnage d'un film qui m'avait profondément ennuyée lorsque je l'avais vu au cinéma et que je n'ai accepté de revoir, foncièrement, que parce qu'il me faisait avancer dans la filmographie de Tom Cruise, que j'espère vaguement voir en entier au cours de ma vie. Grand bien m'en a pris. Le film reste très intéressant visuellement, malgré quelques scènes à grand spectacle qui sont datées, genre quand Tom Cruise sort d'une voiture en marche en pleine autoroute, et il mélange très bien l'aspect science-fiction et l'enquête policière. Je l'ai trouvé glauque et flippant pour un film de Spielberg, que je considère généralement comme un réalisateur très "familial"; certaines scènes m'ont mis franchement mal à l'aise et la plupart des personnages semblent moralement douteux (la palme revient à la créatrice du programme Précrime et à ses plantes génétiquement modifiées). Il y a, en outre, un tableau particulièrement flippant de ce qu'on appelle communément la dérive sécuritaire et de la société de consommation. Ha, et j'ai trouvé Collin Farrel très bon en fouine et j'ai adoré voir Peter Stormare dans le rôle du "médecin" qui met ses nouveaux yeux à Tom Cruise, j'adore cet acteur et je trouve qu'il est juste génial dans les rôles de tarés. Une réussite donc.


Le train de 16h50 de George Pollock (1961)
Ce policier adapté d'un livre d'Agatha Christie, Le train de 16h50 (4.50 from Paddington), met en scène la célèbre miss Marple. Vraiment excellent! J'ai adoré. C'est très drôle et miss Marple est irrésistible quoiqu'un peu vache par moments (c'est Margaret Rutherford qui la personnifie). J'ai aussi beaucoup aimé son timide acolyte, le bibliothécaire.
L'histoire est la même que dans le tout aussi excellent Le Crime est notre affaire avec Catherine Frot et André Dussolier: le film français a confié aux Beresford une enquête de miss Marple... sous le titre d'une autre enquête de celle-ci! Amusant.
Ce film est tout à fait primordial pour la grande adepte d'Arabesque que je suis, car le titre anglais est Murder, she said et que c'est en référence à ce titre qu'Arabesque s'appelle à l'origine Murder, she wrote. Taratata!


Sur grand écran

Marguerite de Xavier Giannoli (2015)
Un film un peu particulier sur une riche comtesse qui se prend pour une chanteuse d'opéra alors qu'elle chante vraiment, vraiment très mal. Si certains passages sont bien drôles, globalement ce film est la chose la plus triste que j'aie vue cette année. Il présente une solitude vraiment désespérante et les comportements mesquins et abjects de certains membres de l'entourage de Marguerite. C'était vraiment TRISTE malgré l'évolution positive de certains persos. Catherine Frot est excellente dans son rôle et j'aimerais bien en savoir plus sur sa manière de travailler cette voix atroce. Je ne peux pas vraiment dire que j'ai aimé le film car il est un peu bizarre (pourquoi montrer des animaux morts par exemple?), mais il vaut le détour.

Du côté des séries

Un épisode de la saison 6 d'Arabesque. Voilà. :D

Et le reste

Bein j'ai lu mon Cheval Magazine. Techniquement, je l'ai fini le 1er novembre, donc ça devrait compter dans la gamelle de novembre, mais on ne va pas chipoter... ^^

Rideau!