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samedi 11 juillet 2026

Les BD du deuxième trimestre 2026

Après un premier trimestre famélique sur le plan graphique, le deuxième trimestre a débordé de BD dans tous les sens – et avec beaucoup, beaucoup de qualité et même une autrice coup de cœur!

La Cantine de minuit de Yarô Abe, traduit du japonais par Miyako Slocombe (2007)

Dans un restaurant ouvert de minuit à sept heures du matin, où l'on n'a qu'un seul plat au menu mais où l'on vous servira tout ce que vous demanderez s'il y a de quoi le préparer, les clients se relayent et se croisent sous l'œil amusé du patron. De petites histoires se mettent en place, et on découvre ainsi la vie des clients à l'extérieur. C'était sympathique, mais le dessin m'a tellement peu enthousiasmée que j'ai lu tout ça d'un œil distrait – et ce alors que ça parle de nourriture, une de mes plus grandes obsessions. Je ne lirai donc pas la suite. Mais si vous aimez, vous avez de quoi vous régaler: quatorze tomes en français. 😉
Éditeur: Le Lézard Noir

L'abîme de l'oubli de Paco Roca (scénario et dessin) et Rodrigo Terrasa (scénario), traduit de l'espagnol par Éloïse de la Maison (2023)

Une bande dessinée excellente sur l'inhumation d'une fosse commune du cimetière de Paterna, près de Valence, où étaient jetés les corps des hommes fusillés par les franquistes après la fin de la guerre civile. On suit essentiellement deux fils rouges: la vie de l'un des fusillés et celle du gardien du cimetière en 1940-1941. C'est documenté, révoltant, humain, poignant, et étonnamment "rassérénant" au regard du sujet. Déterrer les morts, leur rendre un nom et leur donner une sépulture, même bien longtemps après les faits, c'est une forme de dignité dont l'humanité a grand besoin. Merci pour la découverte, Baroona!
Éditeur: Delcourt

Les Vieux Fourneaux de Wilfrid Lupano (scénario) et Paul Cauuet (dessin et couleurs), tomes 1 à 6 (2014-2020)

 

Après avoir lu, pour la millième fois, un avis super positif sur cette série (celui du Dragon galactique de mars 2026), je suis enfin passée à l'action et j'ai emprunté le premier tome. Totalement convaincue, j'ai rapidement enchaîné, et j'en ai lu six pour l'instant. Je vous en reparlerai quand j'aurai fini. Je dois quand même dire que je n'aime pas trop que les seins d'un personnage soient un sujet dans le premier tome, hein!! Ça fait un peu monde de mecs. Mais c'est drôle et touchant. Et c'est de là que vient le Loup en slip!! Nan mais who knew!!! 😱😱😱
Éditeur: Dargaud

Les Chats en BD de Christophe Cazenove et Flora (scénario) et Stéphane Escapa (dessin), tome 3 (2026)

 

Une bande dessinée rigolote sur un trio de chats et leurs humains. Dans le vaste monde des bouquins sur les chats, ce n'est pas mémorable, donc je ne vais pas remonter en arrière pour lire les deux premiers tomes. Mais c'est rigolo et il y a une volonté pédagogique pour éduquer les gens au comportement des chats. Ce serait excellent pour un enfant qui va vivre avec un chat!!
Éditeur: Bamboo

Minuit passé de Gaëlle Geniller (2024)

 

Une histoire de maison hantée absolument géniale, lumineuse et délicieusement inquiétante par moments, avec des personnages trop beaux, une maison trop belle (CELLE QUE NOUS VOULONS TOUS, ÉVIDEMMENT), des relations humaines ultrachaleureuses (ce père et son fils!! Mais ça donne envie d'être parent!!), des corneilles magnifiques, une atmosphère de fous!!! Bon, je ne suis pas certaine d'avoir compris la fin, mais c'était génial!!! Merci Baroona pour la découverte!!!
Éditeur: Delcourt (collection Mirages)

Deux filles nues de Luz (2024)

De sa "naissance" en 1919 à son accrochage dans le musée Ludwig de Cologne en 2001, un tableau nous montre ce qui se passe juste en face de lui, dans un bureau, un musée, un train. Une manière de retracer la montée du nazisme en Allemagne et le destin d'une œuvre que ceux-ci considéraient comme dégénérée. Je pense qu'il y a un vrai tour de force dans cette mise en scène particulière, qui doit être très rigoureuse. Quand le tableau tombe, par exemple, Luz a été obligé de dépeindre la pièce vue d'en bas et potentiellement de travers... Et l'action a parfois lieu dehors, de l'autre côté d'une fenêtre, donc le lecteur doit bien prêter attention à tout. Toutefois, je n'ai pas du tout aimé le dessin et je dé-tes-te l'art moderne, donc je ne peux pas dire que j'aie vraiment adoré ma lecture.
Éditeur: Albin Michel

Les fleurs de grand frère de Gaëlle Geniller (2019)

Portée par mon enthousiasme pour Minuit passé, j'ai emprunté tout ce que ma médiathèque avait en stock de Gaëlle Geniller (bon, ça fait deux livres, lol), et j'ai commencé par cette BD, sa toute première. C'est l'histoire d'un garçon à qui il pousse des fleurs sur la tête. C'est incroyablement doux et réconfortant. J'ai passé un excellent moment malgré la brièveté de l'ouvrage et une fin que je n'aurais pas choisie ainsi. En 2023, Gaëlle Geniller a reçu le Prix UNICEF de littérature jeunesse (9-12 ans) pour cet ouvrage et je suis enchantée pour elle. 💞💞
Éditeur: Delcourt

Le Jardin, Paris de Gaëlle Geniller (2021)

Le deuxième ouvrage de Gaëlle Geniller est tout simplement une merveille, un cocon de douceur ultraréconfortante. L'autrice nous emmène dans un cabaret des années vingt où danse notamment Rose, le fils de la gérante. Tout est beau, des décors aux robes en passant par les fleurs. Personne n'est méchant, et on parle de fluidité de genre en toute discrétion, sans la ramener et sans moraliser – c'est juste l'histoire de Rose et des personnes qui gravitent autour de son parcours, toutes plus irrésistibles les unes que les autres. Sérieux, même les fumeurs sont incroyablement classes. J'ai adoré. Cette autrice est décidément ma découverte de l'année. Elle sort un nouvelle BD en fin d'année et je me réjouis de lire ça. 😍😍😍
Éditeur: Delcourt

samedi 11 avril 2026

Les BD du premier trimestre 2026

Du point de vue graphique, 2026 a mal commencé: pas la moindre bande dessinée en janvier, ni en février. En mars, heureusement, j'ai réussi à lire quelques mangas.

J'espère lire plus de choses au deuxième trimestre. (Mais n'est-ce pas ce que nous disons toutes et tous, tout le temps? 😉)

Tokyo, ces jours-ci de Taiyô Matsumoto, traduit du japonais par Thibaud Desbief (2024-2025)

Une série complète en trois tomes qui suit un éditeur de manga après qu'il a démissionné de sa maison d'édition, ainsi que plusieurs autres éditeurs et plusieurs auteurs avec lesquels il interagit. C'est un aperçu intéressant du monde du manga, mais j'ai trouvé le dessin très moche et je n'ai pas tout suivi aux problèmes et aux pensées des personnages. Baroona en dit du bien, quoique brièvement.
Éditeur: Kana

Cats and Dragon de Amara (scénario), Izumi Sazaki (dessin) et Mai Okuma (character design), tomes 1 et 2, traduits du japonais par Aurélie Lafosse-Marin (2018)

Merci, Baroona, de m'avoir informée de l'existence de cette série qui réunit deux de mes animaux préférés dans un univers de fantasy médiévalisante très à mon goût! C'est mégamignon et je me suis régalée. Et dire que mon libraire personnel ne m'avait rien dit... 😱😱 Il y a douze tomes au Japon et le troisième sortira en France en mai. Je suis joie!
Éditeur: Doki Doki

mercredi 21 janvier 2026

Les BD du quatrième trimestre 2025 🦖🐈

Comme d'habitude, retour sur les lectures graphiques du trimestre!

Le dernier jour de Howard Philips Lovecraft de Romuald Giulivo (texte) et Jakub Rebelka (dessin) (2023)

Cette bande dessinée absolument superbe nous mène à la rencontre de Lovecraft, qui se meurt sur son lit d'hôpital, et nous plonge dans un monde étrange, où nous rencontrons de nombreuses figures qui ont gravité autour de lui. Je ne sais pas comment l'éditeur a pu sorti un tel ouvrage, avec un papier si épais, une couverture aux lettres dorées, un dos toilé et une telle qualité d'impression pour la somme de 24,95€. Chapeau. C'est un vrai régal et les dessins sont à tomber. Seul bémol pour moi, la finalité et le message de tout ceci m'ont échappé, ce qui est quand même un peu un problème. 😅
D'autres avis: l'avis de Xapur, qui m'a fait découvrir l'existence de l'ouvrage.
Éditeur: 404 Comics

Dinosaur Therapy (2021), Dinosaur Philosophy (2022) et Dinosaur Friendship (2023) de James Stewart (textes) et K. Roméy (dessins)

Grand retour des dinosaures du compte Instagram Dinosaur Couch, dont je vous ai déjà parlé il y a quelques années!! 🤩🤩🥰🥰 Dans des strips de quatre cases, les auteurs réussissent à aborder énormément de sujets: santé mentale, sens de la vie, amitié, amour, rapport à l'argent. C'est une pure merveille ultraréconfortante à lire absolument. 💕💕 Évidemment, je bave sur le merchandising. Ils ont des autocollants!! Haaa!!
Éditeur: Harper Collins

Garfield. The third and the fourth Fat Cat Three Pack de Jim Davis (1983-1986)

J'ai ressorti mes deux recueils de Garfield, qui réunissent chacun trois albums: Garfield loses his feet, Garfield tips the scales et Garfield sits around the house pour l'un, puis Garfield makes it big, Garfield rolls on et Garfield out to lunch pour l'autre. Je pisse de rire, tout simplement. La bouffe, le poids, la détestation des chiens et des chatons mignons, lol, lol, lol. "I'm fat, I'm lazy, and I'm cynical!!" 😻😻😻
Éditeur: Ballantine Books

Garfield. Je suis beau! de Jim Davis, traduit de l'anglais par Anthéa Shackleton (1997)

Dans la foulée, j'ai aussi relu le seul et unique recueil de Garfield que j'avais quand j'étais jeune. Il s'avère qu'il ne correspond pas à un recueil anglophone précis, mais réunit des strips publiés sur différentes années. Certaines petites aventures ne sont donc pas complètes, même si chaque strip fonctionne très bien seul et que cela ne se ressent donc pas; et il manque les strips plus longs du dimanche. Mais j'ai bien ri.
Éditeur: Dargaud

Sugar de Serge Baeken (2014)

J'ai retrouvé cette bande dessinée en faisant du rangement dans la bibliothèque, et je l'ai relue afin de décider si je la garde ou non. Comme vous avez dû le deviner en voyant la couverture, c'est une histoire de chat: le quotidien de Sugar, un chat noir. Les planches sont découpées en 24 petites cases. Parfois, une même image occupe plusieurs cases, mais pas forcément d'affilée ou superposées. Par exemple, la première et la deuxième case de la première ligne forment la même image que la deuxième case de la deuxième ligne, tandis que les autres cases de ces deux lignes représentent autre chose. Bon, c'est très difficile à expliquer, mais ça doit demander un vrai travail de conception et ça rend parfois très bien. Bien sûr, il y a des passages amusants sur le chat. Mais, dans l'ensemble, je n'ai pas aimé le dessin. Et puis le ratio nombre de chats morts / nombre de pages est excessivement élevé pour mon pauvre petit cœur, et l'aspect sexuel m'a paru complètement inutile, sans compter que l'histoire est tirée de la vraie vie de l'auteur et qu'on peut donc supposer que celui-ci nous montre sa vraie femme de la vraie vie pendant qu'elle se tape un orgasme. 😅 Bref, j'ai décidé de ne pas garder cette BD. Je suis toutefois contente d'être retombée dessus, car j'avais totalement oublié son existence.
Éditeur: Dargaud

Alyte de Jérémie Moreau (2024)

Une très belle bande dessinée aux couleurs douces et éclatantes à la fois, dans laquelle on suit le parcours d'un crapaud. Les dessins sont plein de douceur, mais l'histoire l'est un peu moins. Même si le message est, en fin de compte, positif, le nombre de morts était un peu violent pour mon pauvre petit cœur. 💔
D'autres avis: l'avis de Baroona
qui m'a fait découvrir l'existence de l'ouvrage.
Éditeur: 2024 (qui est depuis devenu... 2042 👀)

Maliki de Souillon: Broie la vie en rose (2007), Une rose à l'amer (2008), Mots roses au clair de lune (2009) et Rose blanche (2010)

Ces BD aussi, je les ai retrouvées en faisant du rangement dans la bibliothèque. C'est fou ce qu'on oublie l'existence des objets qu'on possède, hein. Je les ai relues avec plaisir. C'est rose, c'est kawaï, et il y a des chats! Et puis pas mal d'humour et de sentiments gentils. Du coup, je trouve que j'ai été bien dure dans mon avis sur le tome 4 publié il y a six ans... Je n'ai pas trouvé la série assez folle pour m'y remettre sérieusement et acheter la suite (et de toute façon, je n'ai plus du tout de place pour les BD 😖), mais le quatrième tome est loin d'être "fade"! La seule chose que je reproche à la série, aujourd'hui, c'est le perpétuel côté sexy de Maliki. Elle pourrait être kawaï et rose sans qu'on regarde autant ses seins...
Mes avis de 2019 sur les tomes 1 et 2, le tome 3 et le tome 4.
Éditeur: Ankama

Bon, et maintenant que tous mes billets sur les ouvrages de 2025 sont sortis, on va passer aux traditionnels bilans de fin d'année!! 🤩🤩 

mercredi 8 octobre 2025

Les BD du troisième trimestre 2025

Comme d'habitude, retour sur les lectures graphiques du trimestre, qui était placé sous le signe de la lecture jeunesse et des héroïnes intrépides.

Complots à Versailles. 1. À la cour du roi de Carbone et Giulia Adragna, d'après le roman d'Annie Jay (2019)

Une BD jeunesse très plaisante, avec des héroïnes intrépides, de belles robes et une cour pleine d'intrigues. Ça m'a rappelé beaucoup de bons souvenirs de À la poursuite d'Olympe d'Annie Jay, autrice du roman adapté ici (que je n'ai pas lu, lui).
Éditeur: Jungle

Les Héricornes. Tomes 1 à 3: L'appel de la déesse, La digne héritière de Mu et Le silence de Ketys de Kid Toussaint (scénario) et Veronica Alvarez (dessin et couleur) (2024 et 2025)

 

J'vous jure! Mon mec vend une BD sur des filles qui ont des licornes et il faut que je voie les supports de com en boutique pour l'apprendre!! Il ne me dit jamais rien!!
Eh bien, c'était une franche réussite. Univers de fantasy féérico-médiévalisante, jeunes filles très différentes en route pour le temple de la déesse, licornes magiques qui viennent aider leur héritière quand celle-ci les appelle, humour, mignonnerie, méchante sorcière qui manigance dans l'ombre. Trop chouette. Purée, j'aurais TELLEMENT adoré lire ça quand j'étais gamine.
L'histoire n'est pas finie. Vivement le tome 4.
Éditeur: Le Lombard

jeudi 10 juillet 2025

Les BD du deuxième trimestre 2025

Comme d'habitude, retour sur les lectures graphiques du trimestre!

Batman City of Madness de Christian Ward, traduit de l'anglais par Mathieu Auverdin (2024)

Sous la Gotham que nous connaissons s'étend une autre Gotham, la Gotham d'en bas. Entre les deux, un portail que la Cour des Hiboux garde soigneusement. Et puis, un jour, quelque chose traverse...
Cette réinterprétation lovecraftienne de Batman est très réussie. La fin laisse peut-être un peu à désirer, mais toute la mise en place prend son temps pour poser une ambiance et suggérer l'étrangeté de ce qui se passe. Et les visuels! Les visuels! L'usage de ces couleurs très vives, mais très nuancées, sur un fond noir, est magnifique. Juste pour ça, c'est probablement la lovecrafterie la plus réussie que j'aie croisée. Ajoutez-y pas mal de poses ultra cool et des Hiboux mystérieux à souhait et ça marche du tonnerre!
(Même s'il m'est d'avis que ces "Hiboux" sont plutôt des Chouettes, et que la première traduction vers le français a été faite sans que le comics d'origine ne permette de trancher de quels types de "owls" on parlait, mettant ensuite les traducteurs dans une situation délicate... 👀)
Éditeur: Urban Comics

Sous les arbres de Dav (2019-2022)

Quatre albums merveilleux dont je ne me lasserai jamais 🌼💐🌸⚽🍂❄️
Éditeur: Les Éditions de la Gouttière

Bootblack de Mikaël (2019 et 2020)


Après m'avoir fait découvrir Giant l'année dernière, Baroona m'a cette fois informée de l'existence de Bootblack, nouvelle plongée dans la New York de la première moitié du siècle, entre immigration et pauvreté. C'était absolument super. J'ai juste été un peu gênée par quelques allers-retours dans le temps, car un récit plus linéaire me convient mieux. Mais les dessins sont oufissimes et le propos me parle, bien que l'histoire soit plutôt tragique. Et on en parle, de ces couvertures? 🤩
Éditeur: Dargaud

Libres d'obéir de Johann Chapoutot (scénario) et Philippe Girard (dessin) (2025)

J'ai lu en avant-première cette bande dessinée qui paraîtra en août prochain, car mon copain est rentré absolument enthousiaste d'une présentation aux libraires. Il m'a parlé nazisme et management et, pendant dix minutes, j'ai cru qu'il était prêt pour me rejoindre dans la lecture du Monde Diplomatique. 😂😂 Moi, je n'ai pas trop aimé: j'ai trouvé que l'écriture était parfois difficile à lire et que certaines notions – ou plutôt certains liens entre notions – n'étaient pas convaincants ou pas clairs. En gros, l'auteur fait le lien entre certaines caractéristiques du nazisme et celles du management moderne à travers la figure de Reinhard Höhn, ancien nazi et fondateur d'une école de management auquel il a consacré un essai, ici adapté en BD. Le refus nazi de l'État traditionnel et de l'administration, au profit de la force des travailleurs unis par la race, serait semblable au refus des règles au profit d'employés libres d'adopter n'importe quel moyen pour atteindre leur objectif au bureau. En parallèle, on voit le quotidien d'une cadre dans une grande entreprise qui passe son temps à lui parler du bonheur au travail tout en la broyant dans la machine.
Éditeur: Casterman

dimanche 6 avril 2025

Les BD du premier trimestre 2025 😺😺😺

Comme d'habitude, retour sur les lectures graphiques du trimestre écoulé!

Plus que jamais, ce trimestre a été dédié aux chats. J'ai d'abord lu un manga avec un chat que j'ai reçu à Noël. Puis j'ai réorganisé une partie de ma bibliothèque et redécouvert pas mal de BD ou d'albums sur les chats, que je me suis empressée de relire.

Le Chat mène l'enquête de Noho (scénario et dessin), traduit du japonais par Pascale Simon (2023)

Un joli manga sur un gros chat blanc qui se balade à Los Angeles et y rencontre des gens – et parfois des chats. Une fois de plus pour une œuvre japonaise, on est sur le segment "tranches de vie". C'est fou. À la fin, il aide aussi deux détectives à résoudre une affaire, ce qui justifie le titre français; mais le titre d'origine, The Walking Cat (un titre anglais, oui), est plus proche de la vérité. Le chat est très dodu, il a souvent un petit air dédaigneux trop drôle et l'ensemble est plein de douceur, donc j'ai, bien entendu, beaucoup aimé.
Éditeur: Doki Doki

Crapule 1 et 2 de Jean-Luc Deglin (2017 et 2018)


Une BD adorable sur un petit chaton noir et l'humaine qui partage sa vie, entre incompréhensions, coups de griffes, coups de folie et amour. J'adore, mais parfois, quand Crapule a l'air triste, ça me donne pas mal envie de pleurer. J'avais déjà lu ces deux tomes, mais j'en avais oublié jusqu'à l'existence. La série s'arrête ici, il n'y a pas eu de nouveautés depuis.
Éditeur: Dupuis

Madame 1 à 4 de Nancy Peña (2015 à 2022)

Ici aussi, j'avais oublié jusqu'à l'existence de cette série, dont j'avais lu les deux premiers tomes: L'année du chat et Un temps de chien. Enchantée par ma relecture, je me suis procurée les deux qui sont sortis depuis: Grand reporter et Bébé à bord. Grand reporter est essentiellement un recueil de planches parues dans Le Monde, ce qui m'a fait revivre l'actualité de 2017 et 2018 (qui était bien pourrie, à tel point que ça m'a fait relativiser l'actualité actuelle) (eh ouais, Donald Trump était déjà là). Bébé à bord m'a moins emballée, vu qu'il y a un bébé (humain) qui entre en scène (si seulement ç'avait été un bébé chat!!), mais je me marre bien avec les mimiques de Madame, cette petite chatte si mignonne et déterminée. À noter que, dans cette série, Madame communique sans difficulté avec son humaine par la parole, ce qui n'est pas le cas dans les autres ouvrages du mois.
Éditeur: La Boîte à Bulles

Chat-Bouboule de Nathalie Jomard (2015 à 2021) 

Cette série-là, je ne l'avais pas oubliée! De tous les chats que j'ai rencontrés en images, Bouboule est probablement celui qui me fait le plus pisser de rire avec Garfield. Son ventre proéminent et ses mimiques m'éclatent démesurément. Dans le tome 3, son emploi du temps, qui contient pratiquement chaque jour le combo "miauler pour sortir" et "miauler pour rentrer", me plie en deux; les planches "et si l'histoire avait eu un chat sur les genoux", genre Jeanne d'Arc qui ne peut pas se lever pour aller bouter les Anglais hors de France, sont excellentes. J'avais déjà lu les tomes 1 à 4 (Chroniques d'un prédateur de salon, La nuit tous les chats sont gros, Intermittent de la sieste et Fat and furious) (ces titres 🤣🤣🤣) et je me suis procurée le tome 5 (À gras raccourci) (putain j'en peux plus 🤣🤣🤣🤣). Le seul truc qui me laisse perplexe dans cette série, c'est le nombre de blagues sur la litière et les crottes puantes. Peut-être que mes chats ont une activité intestinale moins intense que Bouboule. 👀
Éditeur: Michel Lafon

Et ce qui est beau avec cette réorganisation de bibliothèques, c'est que j'ai pu faire un petit coin 100% chats. Il y a d'autres chats ailleurs, bien sûr, mais, ici, il n'y a qu'eux! 💪💪

lundi 13 janvier 2025

Les BD du quatrième trimestre 2024 🐢

Comme d'habitude, retour sur les lectures graphiques des trois derniers mois! Un grand merci à Nadège pour m'avoir fourni de la lecture! 😊😊😊

The Witcher. Tome 1: Un grain de vérité de Jacek Rembis et Travis Currit (scénario, d'après la nouvelle originale de Andrzej Sapkowski), Jonas Scharf (dessin), José Villarrubia (couleurs) et Kai Carpenter (dessin de couverture), traduit de l'anglais par Nadège Gayon-Debonnet (d'après la traduction du polonais de Laurence Dyèvre) (2022)

Le premier tome de l'adaptation en comics du Sorceleur m'a un peu fait retomber dans l'hystérie qui a accompagné pour moi la série – alors même que je n'ai pas vraiment compris la fin, lol. Il faut tellement que je lise ces bouquins un jour. J'aurais tellement aimé écrire ça, moi. Bouhouhouh.
Éditeur: Hi Comics

Teenage Mutant Ninja Turtles Reborn. Tome 1: Renaissance et tome 2: La Vie après la mort de Sophie Campbell (scénario et dessin), Nelson Daniel et Jodi Nishijima (dessin), et Kevin Eastman et Tom Waltz (récit), traduit de l'anglais par Nadège Gayon-Debonnet (2023)

Alors là, je me suis régalée avec cette nouvelle version des Tortues Ninja. J'ai eu un peu de mal à me situer au début du tome 1 car je n'ai jamais lu les comics, mais il y a un effort pour fournir au lecteur le minimum vital du contexte et je me suis vite habituée. Un quartier entier de New York, coupé du reste de la ville, abrite des centaines de mutants qui doivent réorganiser leur vie en parias. Splinter est mort et les quatre frères sont à la dérive. Ce contexte difficile, voire franchement crève-cœur pour les tortues, est allié à un dessin mignon qui m'a fait craquer. Il faut que je retienne le nom de Sophie Campbell pour ce scénario plein de sujets riches et ce dessin à tomber. Le deuxième tome m'a un peu moins plu, car Sophie Campbell n'est plus au dessin, mais Nelson Daniel et Jodi Nishijima lui sont restés assez fidèles, heureusement pour moi. Entraide et tolérance sont au cœur des ces histoires avec plein de nouveaux personnages féminins et des animaux très variés (il y a même un pigeon 🥰), ce que j'ai beaucoup apprécié. Un régal!
Éditeur: Hi Comics

Teenage Mutant Ninja Turtles - The Last Ronin - Lost Years de  Kevin Eastman et Tom Waltz (scénario et dessin), SL Gallant et Ben Bishop (dessin), traduit de l'anglais par Nadège Gayon-Debonnet (2024)

J'ai beaucoup moins apprécié ce comics. D'une part, il prend lui aussi les évènements en cours de route, étant donné qu'il suit directement The Last Ronin, que je n'ai pas lu; et malgré qu'il y ait des rappels pour situer le lecteur, j'ai eu moins de facilités à me placer dans l'univers que dans celui de Reborn. D'autre part, les histoires sont tout simplement moins intéressantes: la partie sur la fille d'April O'Neil et quatre jeunes tortues est sympathique, mais n'avance pas vraiment; la partie sur Michelangelo est assez frustrante car il cumule les revers et l'on a l'impression d'un scénario qui se traîne. Enfin, je n'ai pas aimé les dessins...
Éditeur: Hi Comics

jeudi 10 octobre 2024

Les BD du troisième trimestre 2024

Comme d'habitude, retour sur les lectures graphiques du trimestre écoulé!

La sage-femme du roi d'Adeline Lafitte (scénario) et Hervé Duphot (dessin) (2023)

L'histoire de Madame du Coudray, une sage-femme parisienne qui a réussi à professionnaliser son métier, et surtout l'enseignement de celui-ci, durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle. À cette époque, les chirurgiens – hommes – s'appropriaient de plus en plus ce métier majoritairement féminin et le taux de mortalité des femmes en couches et des bébés était très élevé en province. Un beau combat inspirant, en somme. J'ai beaucoup apprécié que l'autrice n'en fasse pas non plus un modèle de pratiques irréprochables; même si Madame du Coudray exerçait un métier moderne pour son temps, on la voit saigner une patiente parce qu'il ne faut pas que le bébé "se noie dans tout ce sang", ce qui laisse quand même songeur. 👀
Une BD découverte chez Baroona.
Éditeur: Delcourt / Mirages

Girlfriends de Sara Soler, traduit de l'espagnol par Jacques Fuentealba (2021)

Une BD adorable sur la très belle histoire de l'autrice et de sa compagne et la transition de celle-ci vers son identité de femme. Ça fait rêver, un couple qui partage tout et se soutient comme ça. Moi, je ne sais pas trop comment je réagirais si mon compagnon m'annonçait, après des années, qu'il est en fait une femme. On a un bel exemple d'amour véritable, l'amour qui porte sur l'identité de fond de la personne et non sur ses caractéristiques externes. En plus, j'ai appris des tas de trucs sur un sujet que je connais mal. Bon, visiblement, je ne suis pas 100% "déconstruite", comme on dit, mais j'ai adoré!
Éditeur: Sarbacane

Paul Jenkins présente Hellblazer. Volume 1 de Paul Jenkins (scénario) et Sean Philips (dessin), traduit de l'anglais par Philippe Touboul (1995-1996)

Bien bien bien. Deux ans après ma dernière lecture de Hellblazer, j'ai enfin attaqué les volumes réunissant les épisodes scénarisés par Paul Jenkins. Le premier volume, paru chez Urban Comics en novembre 2022, réunit les épisodes 89 à 107. Hélas, j'ai détesté les dessins de Sean Philips et je n'ai rien pigé à la moitié des histoires. J'aime toujours beaucoup le personnage désabusé qui fume clope sur clope, mais, vraiment, je suis arrivée à la fin de la moitié des épisodes en ne sachant pas le moins du monde pourquoi ça se terminait comme ça. Je vais quand même lire le deuxième volume, mais je suis assez frustrée.
Éditeur: Urban Comics

All You Need Is Kill de Hiroshi Sakurazaka (scénario), Ryosuke Takeuchi (storyboard), Yoshitoshi Abe (design des personnages) et Takeshi Obata (dessin), traduit du japonais par Thibaud Desbief (2014)

All You Need Is Kill est à l'origine un "light novel" de Hiroshi Sakurazaka sorti en 2004. Hélas, je n'en savais rien quand je me suis procurée son adaptation en manga, et, de toute façon, ma médiathèque ne l'a pas et il n'est plus édité en France, donc j'aurais commencé par le manga même si j'avais su, haha. Bref, cette version manga est pas mal du tout, même si je ne suis pas très fan du "dessin manga" en général et si j'ai eu du mal à déchiffrer certains dessins de combats. Le premier tome parle de Keiji Kiriya, un jeune soldat pris dans une boucle temporelle en pleine guerre contre les extraterrestres; le deuxième tome parle plutôt de Rita Vrataski, guerrière inégalée dans la lutte contre ces mêmes extraterrestres. La fin est nettement plus cruelle que dans l'adaptation cinématographique américaine avec Tom Cruise et Emily Blunt, Edge of Tomorrow, mais celle-ci est quand même fidèle, à tel point que le fait d'avoir vu le film m'a aidée à comprendre certains dessins, haha.
Éditeur: Kazé Manga

lundi 8 juillet 2024

Les BD du deuxième trimestre 2024

Comme d'habitude, retour sur les lectures graphiques des trois derniers mois.

Métal Hurlant hors-série spécial chats (avril 2024)

Métal Hurlant a sorti un hors-série spécial chats! Métal Hurlant a sorti un hors-série spécial chats! Métal Hurlant a sorti un hors-série spécial chats! Métal Hurlant a sorti un hors-série spécial chats! HAHAHAHAHAHAAHAHAHAHAHA!! Fallait-il encore une preuve que les chats dominent l'univers? Non, mais c'est quand même trop cool d'en avoir une aussi mythique!!! 😂😂😂 (Et oui, le numéro est très bien. Je n'ai pas tout compris à certaines BD, mais dans l'ensemble, c'est très bien.)

Giant de Mikaël (2017)

Un beau diptyque sur les ouvriers irlandais qui ont bâti les gratte-ciels de New York. Les dessins ne sont pas 100% à mon goût, mais ils sont extrêmement soignées et évocateurs. Une réussite découverte chez Baroona.
Éditeur: Dargaud

Transformers. Tome 1: Pleins gaz de Daniel Warren Johnson, traduit de l'anglais par Julien di Giacomo (2023)

Ce volume réunit les six premiers numéros de la série Transformers, publiée aux États-Unis par Image. Hélas, je n'ai pas compris grand-chose aux dessins; j'ai eu le plus grand mal à différencier les Transformers les uns des autres, à part Optimus, et vous conviendrez que c'est un problème quand l'histoire tourne autour de l'affrontement entre deux clans qui se bastonnent. 🙈 À noter toutefois: Image sort plusieurs séries Transformers et GI Joe dans un univers partagé, le "Energon Universe", ce qui rejoint la scène de fin du dernier film Transformers, Rise of the Beasts. Je ne poursuivrai pas en comics, mais je me réjouis de voir un jour cela au cinéma, et j'espère qu'Hasbro en tirera suffisamment d'argent pour que les Transformers nous accompagnent encore longtemps. 😊
Éditeur: Urban

dimanche 7 avril 2024

Les BD du premier trimestre 2024

Comme d'habitude, retour sur les lectures graphiques du trimestre.

Wonder Woman: Historia de Kelly Sue DeConnick (scénario), Phil Jimenez, Gene Ha et Nicola Scott (tous trois au dessin), traduit de l'anglais par Thomas Davier (2022)

J'ai lu ce comics parce que les GG Comics lui ont consacré un épisode très enthousiaste, et grand bien m'en a pris – ou plutôt, quelle claque je me suis prise! Sur un scénario de Kelly Sue DeConnick, trois dessinateurs décrivent, en trois livres, l'origine des Amazones. (Le titre original est d'ailleurs WonderWoman: The Amazons.) Dans le premier livre, dessiné par Phil Jimenez, l'histoire commence avec sept déesses exaspérées par le traitement réservé aux femmes: Hestia, Artémis, Démeter, Hécate, Aphrodite, Athéna et Héra. Défiant Zeux, les six premières façonnent les Amazones, qui se répartissent en six tribus; la septième ne participe pas au projet, mais le soutient de loin. Les dessins de cette partie sont tout simplement ahurissants. La richesse des costumes et des symboles des déesses est FOLLE. Dans le deuxième livre, qui est dessiné par Gene Ha, se forme une septième tribu, composée de femmes mortelles, dont une certaine Hippolyte, la mère de WonderWoman dans l'univers de DC. J'ai beaucoup moins aimé le dessin et j'ai même trouvé certains visages ratés, mais l'histoire se poursuit avec brio. Enfin, le troisième livre, dessiné par Nicola Scott, raconte la guerre entre les dieux (masculins!) et les Amazones une fois l'existence de celles-ci révélée au grand jour (et c'est le cas de le dire, le soleil jouant un rôle important dans cette révélation). Une fin brillante et logique, quoiqu'un peu tragique, et qui ouvre la voie à l'arrivée de la plus célèbre des super-héroïnes.

Même si j'ai parfois galéré à comprendre dans quel ordre lire les bulles (un problème que je rencontre souvent si je lis quelque chose de moins cadré que le franco-belge à la Tintin) et que j'ai moins aimé les dessins de la deuxième partie, je suis sortie de là tout ébourrifée par la maîtrise du scénario, le souffle épique, l'inspiration mythologique, le détail des costumes des déesses et des Amazones et la manière dont les déesses sont clairement non humaines. Un comics d'exception (et ultraféministe par-dessus le marché!), qui méritait effectivement que les GG lui consacrent un épisode dédié!

Éditeur: Urban

Amitié. Tout ce qui nous lie de Heike Faller (texte) et Valerio Vidali (dessin), traduit de l'allemand par Olivier Mannoni (2020)

Un album "dédié à toutes les amitiés", dans laquelle chaque page associe une phrase et un dessin illustrant un moment entre deux amis. C'est très joli, mais personnellement ça m'a totalement déprimée et c'est venu renforcer mon impression tenace que je n'ai jamais vécu une grande et belle amitié. Mais bon, ça prend dix minutes à lire, alors n'hésitez pas si ça vous tente. Notez qu'il est traduit de l'allemand par Olivier Mannoni, qui fait ainsi le grand écart par rapport à Mein Kampf et son travail habituel et illustre à la perfection l'extrême polyvalence du traducteur professionnel. 😅

Éditeur: Sous-sol / Seuil

Le premier chat dans l'espace a mangé de la pizza de Mac Barnett (texte) et Shawn Harris (dessin), traduit de l'anglais par Philippe Touboul (2022)

La lune est en danger! Des rats la grignotent! La seule solution: envoyer sur place un chat. 😼 Ce pitch délirant lance une BD fort sympathique, créative et amusante, dans laquelle ledit chat – qui s'exprime uniquement en disant "miaou" – s'allie à un robot coupe-ongles (😂) et à la reine de la Lune pour tuer le roi des rats, qui habite du côté obscur de la Lune. J'ai bien rigolé et c'était vraiment chouette.

Éditeur: Albin Michel

Poltron Minet. Le protocole Seth de Mayen (scénario) et Madd (dessins et couleurs) (2024)

Suite de La Voie romane, que j'ai lu l'année dernière, ce deuxième tome est tout aussi adorable et joliment dessiné, mais probablement plus dur. En tout cas, je n'ai pas le souvenir qu'il y ait eu des cadavres dans le premier. J'ai trouvé le thème du laboratoire d'expérimentation animale assez éculé, mais je suis ravie qu'on le propose à des enfants – et assez étonnée en même temps, car, bien que les dessins soient mignons, le contenu de certaines cases est AFFREUX. Il y a quelque chose de politique à montrer les humains comme des tortionnaires et je trouve ça bien, d'autant plus que les personnages non humains ne sont pas tous dignes de confiance, ce qui évite une opposition simpliste. J'ai du mal à reconnaître les renards les uns des autres, ce qui m'a empêché de bien suivre l'histoire, mais je trouve que cette série est vraiment pas mal.

Éditeur: Dupuis

Les Dinosaures du Paradis de Mazan (2024)

Une BD aussi épaisse que dense sur une expédition française au Laos, en 2012, destinée à chercher le squelette d'un spinosaure, Ichthyovenator laosensis. Tout débute, à la base, en Charente, département français connu pour ses gisements de dinosaures. En 2010, Mazan, dessinateur, a l'occasion de passer voir un chantier de fouilles, et le voilà embarqué par Ronan Allain (un des plus célèbres paléontologues français, dont j'ai chroniqué un bouquin il y a mille ans) (dans un des billets les plus courts de l'histoire du blog, lol!) à l'autre bout du monde. J'ai adoré, car les dessins sont superbes et qu'on suit toutes les étapes d'une expédition de terrain qui n'a rien d'évident! En revanche, j'ai trouvé l'auteur peu respectueux des Laotiens. Il n'y a rien d'insultant à proprement parler, mais il donne l'impression d'être un boomer qui trouve tout ce qui est différent ridicule...

De cet auteur, j'avais déjà lu, et avec grand plaisir, Mimo, qui parle d'un dinosaure retrouvé en Charente.

Éditeur: Futuropolis

Mimo. Sur la trace des dinos (2011) et Mimo II. Les dinos des antipodes (2016) de Mazan (dessin), Isabelle Dethan (textes narratifs), Ronan Allain et Jean-François Tournepiche (textes pédagogiques)

Évidemment, j'ai, dans la foulée, relu les deux BD sur Mimo, un ornithomimosaure retrouvé en Charente et mis en scène ici dans deux aventures avec Hector, le carchorodontosaure albinos. Les dessins sont mignons tout plein et les deux histoires sont très amusantes. Dans chaque album, la deuxième partie, beaucoup plus dense et sérieuse, présente des informations scientifiques sur les lieux des fouilles et les espèces qui y ont été retrouvées. D'ailleurs, je ne suis pas sûre que le jeune public visé par la partie en BD puisse vraiment s'y retrouver dans la deuxième, mais bon. Notons que Mazan a réutilisé quelques dessins de ces deux BD dans Les Dinosaures du Paradis, et que Les Dinos des Antipodes se passe justement au Laos (ou plutôt dans ce qui deviendrait, un jour, le Laos).

Éditeur: Eidola