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lundi 6 juillet 2026

La gamelle de juin 2026

Ouhlàlà! Un bilan mensuel plus pauvre que jamais, dans cette gamelle!

Et ce n'est pas par manque de temps. De la semaine du 25 mai et jusqu'à la fin du mois de juin, j'ai eu très peu de travail. Je n'ai pas compté mes heures, mais ça m'étonnerait que j'aie eu plus d'une semaine d'équivalent temps plein effectivement rémunérée. Si le bilan est si maigre, c'est que j'ai orienté ce temps libre sur la lecture, ce qui m'a permis de lire huit livres en juin. HUIT!!! C'est merveilleux. Ça n'arrive jamais.

Lundi 29 juin, j'ai rebasculé d'un coup en mode surchauffe, et je regarde donc ce mois de lenteur avec beaucoup de nostalgie (même si j'en paierai les conséquences fin août-début septembre, quand la chute de revenus correspondante se fera sentir...).

Sur petit écran

Rien.

Sur grand écran

Ghost in the Shell de Mamoru Oshii (1995)

Je n'ai guère accroché à ce manga culte: je n'ai pas bien suivi qui était qui et quels étaient les enjeux politiques, et je me suis plutôt ennuyée. Mais c'était bon pour ma culture, et je me suis dit plusieurs fois que les Wachowski l'avaient vu et que Matrix n'aurait pas été le Matrix que nous connaissons sans ce film. 🤭

Du côté des séries

Toujours rien.

Et le reste

 

J'ai lu le premier numéro de la revue poétique Text(ure), paru en septembre 2024 et portant sur le thème de la peau. Sans grandes surprises, je n'ai rien compris à l'écrasante majorité des poèmes proposés. Lol. La poésie moderne en vers libres ne me parle pas DU TOUT.

En fin de mois, j'ai lu mon Cheval Magazine habituel, qui proposait notamment un supplément sur les Championnats de France Poney et Club à Lamotte-Beuvron (💖💖💖), quelques exercices pour rester en forme si on ne monte pas l'été et même des jeux, type mots croisés et sudoku. 🌞⛱️

lundi 1 juin 2026

La gamelle de mai 2026

Comme d'habitude, on fait le bilan du mois écoulé!

Enfin une bonne nouvelle pour le cinéma: j'ai fait non pas une séance, mais deux! 

Sur petit écran

Toujours rien.

Sur grand écran

Burning Ambition de Malcolm Venville (2026)

Malgré une affiche qui m'a tout l'air d'être générée par IA et quelques exagérations typiques des hagiographies (on dirait presque qu'ils ont pulvérisé le Rideau de fer à eux tout seuls 😂😂), ce documentaire sur Iron Maiden est très intéressant et très stimulant. Il retrace l'histoire du groupe et la place de sa musique dans l'histoire du rock/métal, et il donne la parole non seulement aux membres, mais aussi à des fans. Certains sont eux aussi des stars de la musique, d'autres sont juste des gens normaux. Le tout en musique, et avec Eddie bien sûr! Et en évoquant le fait que leurs chansons racontent toujours une histoire! 😍😍 En bref, Iron Maiden, ce sont vraiment les meilleurs! Si les places de concert étaient accessibles, j'aurais pris une place pour leur passage à Paris en juin dans la foulée. Je me demande juste pourquoi on n'entend pas Fear of the Dark, qui est quand même LE tube de leur carrière. Comme il n'y a aucune chanson de l'album homonyme, je me suis demandé si c'était une question de droits. 🤷‍♂️

Michael de Antoine Fuqua (2026)

Un biopic musical assez sympathique, parce que, bon, on ne pas pas se mentir: Michael Jackson était très très bon. Entre les Jackson 5 et ses chansons en solo, on a envie de chanter et de danser la moitié du temps, et, bien sûr, on est partis pour fredonner plusieurs jours. Et puis, il y a un alpaga, donc voilà. 🦙 D'un autre côté, le film est assez balisé, et, à part une critique frontale du personnage du père, il s'attarde assez peu sur quoi que ce soit.
Mon blog (merci à lui!) m'informe que j'ai déjà vu trois films de ce réalisateur: La Rage au ventre en 2015, Les Sept Mercenaires en 2016 et Equalizer 2 en 2018. Nan mais WHO KNEW!!!!! 🤯🤯🤯

Du côté des séries

Toujours rien. C'est tragique. 😭

Et le reste

 

En début de mois, j'ai lu le Cheval Magazine de mai, qui était arrivé trop tard pour que je le lise fin avril.

Ensuite, j'ai lu avec grand plaisir le Bifrost numéro 121, sorti en janvier dernier. Bon, on ne peut pas dire que les nouvelles m'aient emballée. Mais, de toute façon, elles ne m'emballent jamais; j'ai toujours l'impression qu'il y a un gros implicite qui m'échappe. En revanche, j'ai lu les avis sur les parutions du moment avec avidité, et l'interview fleuve de Jo Walton était passionnante. Cette autrice fait partie des gens qui réussissent à être sur tous les fronts. J'aimerais savoir comment ils font...

En parallèle, j'ai aussi (re)lu un vieux numéro de La Croix L'Hebdo consacré aux animaux, celui des 9-10 juillet 2022. À l'époque, j'avais lu sensiblement tous les articles grâce à mon amie abonnée, qui me les avait envoyés par email. Pour moi, bien sûr, ce dossier ne va pas assez loin: aucun animaliste n'est interviewé et l'exploitation des animaux n'est pas remise en question. Mais il n'en est pas moins passionnant, car il met bien en lumière la manière dont les animaux (non humains) enrichissent notre vie sur un plan très, eh bien, humain, justement, ainsi que la manière dont nos relations avec eux évoluent. Je l'ai dévoré avec autant d'enthousiasme qu'une portion de tofu Taifun (les meilleurs tofus, si jamais vous n'avez pas encore goûté!).

En fin de mois, j'ai lu le Cheval Magazine de juin et j'ai feuilleté le hors-série de juin-juillet – qui est en réalité un recueil de tests produits, de pages d'inspiration shopping et de vieux articles sur une catégorie de produits ou sur une entreprise, c'est-à-dire, en bref, un catalogue. Et c'est vendu 8,40€. Je suis assez indignée.

samedi 2 mai 2026

La gamelle d'avril 2026

Houlàlà, houlàlà! Les bilans mensuels se ressemblent un peu trop, cette année, avec leur maigre contenu: une seule et unique croquette au cinéma! 😱😱

Prenons néanmoins le temps de noter deux choses très, très positives sur ce mois d'avril.

1/ Mon stage d'équitation annuel a été particulièrement exceptionnel. Je n'ai pas pu monter la jument que j'adore dans cette structure, ce qui est fort dommage. Mais nous avons fait cours à quatre maximum, et souvent à deux; l'enseignant a été au top du top; et nous avons pu faire trois leçons à cru, ce qui est très bon pour l'assiette.

2/ Je suis retournée à DisneyLand pour la première fois depuis dix ans. 🥹🥹🥹 Et avec une personne que j'aime sincèrement, et qui valait la peine, à elle seule, que je paye le prix faramineux du billet et que j'endure les douleurs que me procure la posture debout prolongée (une heure quinze d'attente pour la nouvelle attraction La Reine des neiges – mais quelle extase en voyant Olaf et Elsa!). En outre, je rencontrais sa fille, ce qui justifiait la sortie aussi – et c'est dire combien j'aime cette personne, de penser que j'ai automatiquement de la sympathie pour sa fille. Encore plus que mon stage, retrouver ce parc que j'aime tant, et qui a tant compté pour moi, m'a donné l'impression que je peux encore vivre des trucs sympas dans ma vie et retrouver des bribes du passé. 🙏

Sur petit écran

Toujours rien.

Sur grand écran

Projet Dernière chance de Phil Lord et Christopher Miller (2025)

Oh! Une excellente surprise! Je m'attendais à quelque chose de patriotique et sentimental, et je pensais que l'accent serait mis sur la coolitude de Ryan Gosling par manque d'autres éléments. Eh bien, ce n'est ni très patriotique ni très sentimental, et Ryan Gosling est certes cool, mais ce n'est pas le seul élément sur lequel le film peut s'appuyer. :D Il y a plein d'éléments très chouettes, dont UN CERTAIN PERSONNAGE 🪨🪨🪨, et de l'émotion réellement touchante, pas larmoyante de manière convenue. J'ai beaucoup aimé!

Du côté des séries

Toujours rien.

Et le reste

Entre l'interview d'une libraire, l'interview de Jean-Marc Jancovici – dont j'apprécie décidément le franc-parler et les idées, à défaut de toutes les partager – et le fantastique  dossier nous menant à la rencontre des gens qui prennent le RER à des heures indues pour aller bosser, La Croix L'Hebdo des 19 et 20 février 2022 (le dernier du monde d'avant l'invasion russe de l'Ukraine...) m'a rendu totalement hystérique. La banlieue parisienne et le RER, ce sont des trucs dont on ne parle jamais (sauf chez Annie Ernaux, cette femme formidable); mais moi, c'est la moitié de ma vie. Et ces gens de l'ombre, ces "petits métiers" qui attendent à la gare dans le noir et qui triment dur pour gagner trop peu, ils n'ont jamais la parole. Début 2022, la journaliste, Marie Boëton, pouvait encore évoquer avec une relative vraisemblance une sorte de prise de conscience collective de leur importance en raison de l'épidémie de COVID; ils étaient la deuxième ligne, ceux qui faisaient tourner la société, en arrière de la première ligne des soignants. Quatre ans plus tard, il ne reste RIEN de cet espoir. Mais le dossier était quand même profondément humain et m'a fait chaud au cœur.

Le Manière de Voir de décembre 2025 - janvier 2026 sur l'Espagne m'a moins emballée que d'autres numéros: deux ou trois articles étaient très creux (dont celui de Luis Sepulveda: quelle déception!) et, qui sait pourquoi, j'étais, au moment de ma lecture, moins indulgente qu'à l'accoutumée envers le prisme du Monde Diplomatique, qui fonde essentiellement son analyse de l'univers sur la critique de la méchante droite (et pourtant, le passé franquiste de l'Espagne mérite toutes les critiques!). Mais c'était très intéressant, évidemment, et ça m'a donné envie de reprendre l'espagnol et d'aller en Espagne!

Cheval Magazine est arrivé seulement le 28 avril et j'étais tellement sous l'eau avec le boulot que je l'ai à peine feuilleté au cours des jours suivants. Vous devriez donc avoir double dose le mois prochain!

lundi 6 avril 2026

La gamelle de mars 2026

Le mois de février m'a semblé passer à une vitesse particulièrement vertigineuse, et, dans mon bilan mensuel, je me suis longuement plainte, en gros, de "n'avoir eu le temps de rien".

En mars, les choses m'ont semblé plus normales. En fait, je "n'ai eu le temps de rien" non plus, mais ça m'a semblé la vie d'adulte habituelle. Et pourtant, j'ai fait encore moins de choses: de nouveau, je ne suis allée au cinéma qu'une fois (et pour un film que je n'ai que peu apprécié, en plus!), et, outre Cheval Magazine, j'ai lu une seule et unique revue, alors que j'en avais lu trois en février.

Qui sait pourquoi, les deux mois ne me dépriment pas de la même façon. 🤷‍♀️

Sur petit écran

Toujours rien.

Sur grand écran

Is This Thing On? de Bradley Cooper (2025)

L'histoire d'un homme qui se met à faire du stand up alors qu'il navigue en pleine séparation n'a, en soi, rien pour m'attirer particulièrement. Mais ce film compte Laura Dern au casting, et j'adore Laura Dern. (Pour Jurassic Park, évidemment. Je suis un gros cliché, je sais.) Donc, j'ai fait l'effort.

Je n'ai pas du tout aimé la manière dont l'histoire est filmée, et je me suis sentie très éloignée des problèmes des personnages, qui sont parents et vivent avec une aisance financière immensément supérieure à la mienne. Mais pour en tirer tout de même du positif, je trouve qu'il saisit assez bien une forme de spontanéité imparfaite du monde. Pour qu'un couple rompe, il n'y a pas forcément besoin de grands discours; quelques phrases prononcées dans la salle de bain, en se regardant dans le miroir au lieu qu'en face à face, peuvent suffire. Et les bons moments entre amis ou amants, parfois, c'est juste mettre la table du petit déjeuner en fredonnant la même chanson. À noter également: le film met en scène l'extraordinaire Ciaran Hinds, que je n'avais pas vu depuis des lustres. 💞💞

Et le reste

J'ai récupéré pas mal de vieux numéros de La Croix Hebdo auprès d'une amie et j'ai lu celui des 11-12 decembre 2021, qui consacrait son dossier au lancement du télescope James Webb. Comme toujours, c'était très intéressant, très bien rédigé et très réconfortant tant ils mettent l'accent sur la culture, le savoir et le lien humain. 🥹

Tout à la fin du mois, j'ai lu mon Cheval Magazine habituel, qui était augmenté du programme officiel du Printemps des sports équestres. Les interviews se répètent un peu, à dire que c'est un rendez-vous incontournable de la quête d'excellence, mais ça donne envie. Diable, si j'avais du temps libre et/ou un pognon de fou (car le pognon, ça donne du temps libre...), j'irais passer une semaine tranquille à regarder du dressage à Fontainebleau!

mardi 17 mars 2026

La gamelle de février 2026

Février est passé à une vitesse particulièrement vertigineuse.

Déja, j'étais tombée dans un trou noir personnel en janvier, car la Reloue a été malade, et ça a débordé sur février. 😾 Ensuite, je suis tombée dans un trou noir professionnel. Après sept mois de disette, j'ai enfin un roman à traduire. Le problème, c'est que, quand j'ai un roman, j'ai tout de suite trop de boulot, car je n'ose pas arrêter entièrement mes activités hors édition. Ensuite, je suis tombée dans un nouveau trou noir personnel, une délocalisation temporaire en Bretagne pour que mon copain profite d'une semaine de congés au calme.

J'ai raté deux semaines d'équitation à cause de problèmes de santé de mon enseignant et de ce séjour en Bretagne. J'ai lu seulement trois livres, dont deux faciles à lire et un microscopique. Je n'ai pas lu de BD, ce qui était déjà le cas en janvier et signifie donc que je n'en ai lu aucune depuis le début de l'année. Je suis allée au cinéma une seule fois (mais, au moins, pour une séance mémorable!). Mon fil YouTube est passé de un à deux mois de retard. En fin de mois, j'ai peu à peu réalisé qu'il était temps de mettre Instagram de côté.

En bref: malgré les éléments de réponse listés dans le premier paragraphe, je ne m'explique pas bien comment le mois a pu passer sans que je puisse rien afficher au compteur à part les revues. 🤷‍♀️🤷‍♀️

Sur petit écran

Rien.

Sur grand écran

Moulin Rouge! de Baz Luhrmann (2001) ✨✨💖💖💫💫🌟🌟🪶🪶💘💘💞💞💕💕❤️🖤❤️❤️🎶🎶🎶🎶🎶

Holàlà!! Mais holàlà!! Mais holàlà!! Par un concours de circonstances (j'ai reçu une invitation et mon cours d'équitation de ce jour-là a été annulé), j'ai pu aller à une soirée Moulin Rouge! spéciale, organisée le 13 février, veille de la Saint-Valentin. Le hall du cinéma était décoré en rouge et noir, un écran géant diffusait des images du film et le clip de Lady Marmelade, il y avait des ballons partout et des pétales de rose dans l'escalier menant à la salle, un véritable moulin rouge servait de roue de la fortune pour que des spectateurs gagnent des cadeaux, le personnel du cinéma portait des plumes pour les femmes et des paillettes pour les hommes, on nous a donné des goodies, et il y a eu une séance karaoké avant et après le film!!! C'était complètement dingo!!! J'ai eu l'immense plaisir de chanter "Myyyyyyyyyyy gift is my sooong" avec des tas d'autres gens!!! Puis le film, que je voyais pourtant au cinéma pour la quatrième fois en moins de cinq ans, m'a encore fait monter dans la stratosphère la plus totale. 🥹🥹 En temps normal, je suis plutôt du genre cynique, comme le personnage de Nicole Kidman; mais le temps du film, putain, je passe du côté du personnage d'Ewan McGregor et J'Y CROIS, je crois en la vérité, je crois en la beauté, je crois en la liberté, JE CROIS EN L'AMOUR, et je serais bien prête à me casser pour vivre la vie de bohème, moi aussi!!! Et puis la stupéfaction face au fait que ce film ait pu voir le jour ne diminue pas, tellement il est unique en son genre, excessif en tout, coloré, frénétique, décalé, fou!!!
Mon avis de 2021, mon avis de 2022, mon avis de 2025.

Du côté des séries

Toujours rien.

Et le reste

 

J'ai relu un vieux numéro de Translittérature, la merveilleuse revue de l'Association des traducteurs littéraires de France: le 60, daté de l'automne 2021 et consacré au manga. Une pépite, comme toujours. ❤️ J'ai également lu La Croix L'Hebdo du 30 janvier, qui consacrait son dossier à Madame de Sévigné, dont on fêtait, début février, le bicentanaire de la naissance. J'avais totalement oublié que j'avais détesté ses Lettres, mais le dossier était intéressant, et la revue dans son ensemble est un vrai oreiller de douceur et de nuance – à tel point que, comme je crois l'avoir déjà dit par ici, j'en viens presque à me dire que les journalistes de La Croix sont trop gentils. 🤭🤭

En fin de mois, par un véritable miracle, j'ai profité de deux allers-retours à Paris deux jours consécutifs pour lire mon Cheval Magazine habituel, qui proposait notamment une super interview de Daniel Laprous, directeur d'une société britannique de chevaux de cinéma qui nous informe que Tom Hiddleston monte très bien à cheval (CET HOMME EST DÉCIDÉMENT PARFAIT), et un dossier fort intéressant sur les défis de la filière cheval face au changement climatique.

mercredi 25 février 2026

La gamelle de janvier 2026

Après les embouteillages de début d'année, avec les derniers billets de 2025 qui se sont étalés jusqu'au 5 février, et après les chroniques des livres lus en janvier 2026, on retrouve enfin notre chère gamelle mensuelle! Place aux croquettes culturelles! 😼

Sur petit écran

Toujours rien.

Sur grand écran

Avatar 3. De feu et de cendres de James Cameron (2025)

Enfin, une séance dans de bonnes conditions!! L'écran était grand, même si ce n'était pas LE plus grand de mon cinéma; nous étions cinq ou six dans la salle; et c'était la 2D. En gros, c'est ce que j'aurais aimé avoir pour découvrir le film à sa sortie. Bon, j'ai oublié mes bouchons d'oreille lors d'un changement de sac, mais ça va, le son ne m'a pas vrillé les tympans. Et donc j'ai adoré adoré adoré, j'ai pleuré cinq fois, j'ai fait des scènes entières dans la stratosphère... 🤩🤩🤩🤩
Les critiques ne manquent pas, toutefois. Je suis notamment très perplexe face aux choix de Cameron de donner du temps à des redites alors qu'il a des actrices et des personnages géniaux à développer (Ronal/Kate Winslet, pas plus exploitée que dans le 2; Tsireya, encore moins développée que dans le 2 alors qu'elle est super intéressante; Tuk, à peine présente, ce qui fait qu'on ne ressent pas vraiment d'empathie lorsqu'elle se fait DE NOUVEAU enlever; le frère de Tsireya, qui est encore moins présent que sa sœur et dont la mort nous laisse donc complètement indifférents, etc. etc.). D'un autre côté, j'admire sa capacité à donner du caractère à des personnages complètement secondaires dont on ne sait à peu près rien, comme Ian Garvin, le biologiste marin, qui n'a que quelques minutes d'écran mais a une super évolution, ou la générale, que j'adore dans son mélange d'acier et d'exaspération. Mais d'un autre côté encore, je ne trouve donc que plus frustrant qu'il ne fasse pas QUELQUE CHOSE des personnages que je citais plus haut. 🤨
J'ai d'autres critiques, mais ce serait long à taper, et puis le film subit déjà assez de critiques comme ça sans que je m'y mette, lol.

Better Man de Michael Gracey (2024)

Le film a été rediffusé dans le cadre des Incontournables UGC et cette deuxième séance a été encore plus riche en émotions que la première. 🥹🥹🥹 Je n'en reviens pas. On dirait qu'il a été écrit pour moi. "I will grow through this pain": je n'y crois pas vraiment, pour moi, mais qu'est-ce que je suis reconnaissante qu'on me donne à voir le parcours de quelqu'un qui y est parvenu. 🙏🙏

Du côté des séries

Toujours rien. Lalalala!

Et le reste

J'ai lu Le Monde Diplomatique de janvier et mon Cheval Magazine habituel. Sur une échelle qui va de 1 à 10, quel est, selon vous, mon niveau d'énervement et d'envie de tout cramer et de bouffer les riches quand je vois un article intitulé "L'emballement autour de l'IA relance le nucléaire"?? 💥💥💣💣 Heureusement que Cheval Magazine me donne à voir de jolies choses et des gens qui travaillent dans le bon sens! 🙏

lundi 26 janvier 2026

Bilan 2025 - Cinéma

Et maintenant que tous les billets de 2025 sont sortis, il est temps de passer aux bilans de l'année!

Comme tous les ans, je commence par le cinéma.

Bon, on ne peut pas dire que les choses aient été très enthousiasmantes. 😅 Je n'ai pas fait énormément de séances, et la proposition n'a pas été d'une extrême qualité...

2017: 44 séances
2018: 41 séances
2019: 27 séances
2020: 21 séances
2021: 16 séances
2022: 40 séances
2023: 41 séances
2024: 35 séances
2025: 30 séances

Comme toujours, les vieux films, diffusés notamment à l'occasion des séances UGC Culte, ont représenté une part importante de mes séances: huit films sur trente, c'est-à-dire plus de 25%. Pour le coup, ils étaient tous excellents, donc je vous les liste: Moulin Rouge (propulsion dans la stratosphère garantie 💗💗), Magic Mike (nan mais Channing!!), Gladiator (redécouverte totale!!), La Communauté de l'Anneau (la perfection 💗💗), Skyfall (l'Écosse!), Le Dernier des Mohicans (mon rêve, de le voir un jour sur grand écran 💗💗), Sleepy Hollow (toute ma jeunesse 💗💗) et Avatar 2. La Voie de l'eau (la famille 💗💗). J'ai la fleimme d'insérer les liens un par un, mais vous pouvez retrouver mes avis facilement en utilisant la barre de recherche dans la colonne de droite du blog. :)

Et concernant les sorties de l'année?

Il y a eu des déceptions (coucou Jurassic World – je n'attendais pas grand-chose de toi, mais tout de même... 👀), des choses inutiles (coucou Fantastic Four) et des films sympathiques mais qui ne m'ont pas non plus marquée à vie (Mickey 17, Comment devenir riche grâce à sa grand-mère). Ceux que je retiens, ce sont ceux qui m'ont fait VIVRE, qui m'ont donné de l'espoir et de l'entrain au moins le temps de ma séance.

❗ Attention, le grand gagnant est à la fin!!! 


Downton Abbey: The Grand Finale de Simon Curtis (2025)

Les adieux à notre famille préférée. Comme je les aime. 💗💗💗
Mon avis à chaud.

Chien 51 de Cédric Jimenez (2025)

 

Qu'est-ce que j'ai été prise dedans! J'y ai cru! Et les deux chansons m'ont propulsée dans la stratosphère!
Mon avis à chaud.

Better Man de Michael Gracey (2024)

 

Ahlàlà!! Mais ahlàlà!! Je ne l'oublierai jamais, cette séance!! J'ai chanté, j'ai dansé sur mon fauteuil!! Putain c'était la stratosphère émotionnelle!!! J'y ai CRU, que c'était possible d'avancer!!! C'était une catharsis en bonne et due forme!!!
Mon avis à chaud.

Creation of the Gods 2 – Demon Force de Wuershan (2025)

AAAAAAAH!!! AAAAAAAAAAAAH!!! Mais je vous jure!!! J'ai même hésité à le mettre en tête de classement!!! J'ai tellement VÉCU dans ce film les jours suivants mes deux séances!!! Je n'en reviens toujours pas!!!! Je veux tellement être la générale!!!! Et LA CHANSON!!! LA CHANSON, s'il vous plaît!!! Mais AAAAAAAAAAAAAH!!!!! Mais vivement le troisième!!! AAAAAAAAAAAAAAAAAH!!!!
Mon avis à chaud: première séance, deuxième séance.

Et, bien sûr...

Avatar 3. De feu et de cendres de James Cameron (2025)

 

J'ai sincèrement hésité avec Creation of the Gods 2, qui a quelque chose de plus frais et qui est probablement plus "sincère" dans sa proposition (même si l'on peut légitimement se demander si je ne l'interprète pas ainsi par le pur dépaysement qu'il me procure, du fait que je n'ai presque jamais vu de film chinois). Car cet Avatar 3 contient tellement de redites que, même moi, ça m'a attristée. Néanmoins, j'ai vibré, vibré, vibré, parce que j'adore les personnages, j'adore le message, j'adore le monde, j'adore les poses guerrières, et que c'est la famille (Spider 💗💗🥹🥹). Et je le classe en première place, en fin de compte, parce que, malgré toute l'ambition de Creation of the Gods, que je vous recommande plus que chaudement, Avatar est tout de même encore plus ambitieux.
Mon avis à chaud.

vendredi 16 janvier 2026

La gamelle de décembre 2025

Comme d'habitude, retour sur les activités culturelles du mois écoulé, hors lectures. C'est la dernière gamelle de 2025... Le temps vole!

Sur petit écran

Harry Potter à l'école des sorciers de Chris Columbus (2001)
Une des meilleures manières possibles de finir l'année: le Harry Potter le plus doudou qui soit, de la pizza, et une amie! 😊 Et une bonne surprise pour la VF, que j'ai trouvée très soignée.

Sur grand écran

Zootopie 2 de Jared Bush et Byron Howard (2025)
Une suite très sympathique. Les scènes sont très chargées et j'ai parfois du mal à suivre tout ce qui apparaît à l'écran, comme dans la majorité des dessins animés post-2010, mais j'ai bien ri, et j'ai apprécié le message ultra-inclusif en pleine ère Trump.

Avatar 3. De feu et de cendres de James Cameron (2025)

Enfin, enfin, enfin, le retour sur Pandora!!! 💚💙💚💙🖤
J'ai tellement de choses à dire que je n'essaye même pas de m'atteler à un avis exhaustif.
En très bref: j'ai adoré, évidemment.
En moins bref:
Je n'ai pas retrouvé certains défauts du 2, que j'avais pourtant vus venir assez nettement dans la scène présentée en avant-première en octobre dernier, et cela m'a fait très plaisir. L'émotion m'a submergée tout de suite et j'ai pleuré deux fois dans les cinq premières minutes. J'ai trouvé certaines choses résolument plus sombres que dans les précédents; j'ai eu mal pour des animaux qui manifestent leur souffrance, des personnages gagnent en profondeur par des émotions négatives qu'on met peu en avant, et deux d'entre eux penchent vers un acte terrible. La méchante est AHURISSANTE de charisme. Elle est presque EFFRAYANTE tellement elle dégage un truc. Il y a un vrai propos dans certaines scènes, et le message écolo et altruiste habituel. J'ai adoré être avec Spider, évidemment, et un certain CHOIX, à la fin, me désole autant qu'il m'emplit de respect.
D'un autre côté, il y a beaucoup de personnages, qui sont régulièrement séparés, et l'intrigue est directement liée à celle du 2; j'ai donc peur que le film se casse la gueule parce que le public ne va pas comprendre, tout simplement. Et il y a des redites qui susciteront des critiques, ainsi qu'une surenchère dans la destruction qui m'a un peu contrariée à la fin.
Mais quelle chance que j'ai de vivre à l'époque de ces films. Quelle chance, quelle chance.

Le lendemain, j'ai eu du mal à travailler tellement j'étais là-bas.
Cette première séance était en 3D. J'aurais préféré commencer par la 2D, mais je n'ai pas eu le choix si je voulais avoir la VO. Par ailleurs, nous étions dans une des petites salles de mon cinéma, et, même si cet adjectif "petit" est très relatif au regard de ce qui se fait ailleurs, l'image me semblait trop grande pour l'écran!! 🥹🥹

Avatar 3. De feu et de cendre de James Cameron (2025)

Une séance complètement ratée: à force de m'osbtiner sur la machine pour avoir un billet papier même si j'avais réservé en ligne et que j'avais donc un QR code dans ma boîte mail, ma réservation a sauté et je me suis retrouvée à me rabattre sur une place au deuxième rang, à l'extrémité gauche (et encore, ceci est une version résumée de ma galère!). 😵‍💫😵‍💫 Là, l'écran n'avait plus l'air trop petit, même si c'était la même salle que lors de ma première séance. J'avais la tête levée et tournée en diagonale pour le voir en entier. En plus, mon mec a trouvé le film naze. Je m'y attendais, et c'était même couru d'avance; mais, bon, ça ne m'enchante pas. Moi, j'ai vibré pour le film, évidemment. Varang est complètement le genre de personnage que je voulais écrire quand j'étais jeune: elle veut tout cramer et elle est complètement cramée. Mais même Avatar ne m'a pas totalement sortie de la déprime totale qui m'écrase régulièrement, en mode "ma vie est pourrie et je suis incapable de faire des trucs pourtant simples". Vivement la troisième séance pour effacer tout ça.

Du côté des séries


Toujours rien.

Et le reste

 

J'ai acheté La Croix L'Hebdo du 12 décembre pour le dossier sur Jane Austen, car je vais bientôt traduire une austenerie, et le hors-série du 1 pour le dossier sur Avatar, évidemment. Je ne comprends pas le format alambiqué de ce journal, c'est vraiment étrange. Mais bon, il y avait des gens qui disaient du bien de James Cameron, donc j'étais contente. 😊 En fin de mois, j'ai lu mon Cheval Magazine habituel, avec de l'équitation de travail et un dossier sur le temps que vous prend votre cheval. AHAHAHAHAHAHAHAH!!!!

mardi 2 décembre 2025

La gamelle de novembre 2025

Comme d'habitude, retour sur les activités culturelles du mois, hors lecture.

Sur petit écran

Rien! On revient à la normale. 🤣🤣

Sur grand écran

Chien 51 de Cédric Jimenez (2025)

J'ai été totalement prise dans ce film!! C'était un tantinet anxiogène dans sa vraisemblance – tant en ce qui concerne l'usage de l'IA qu'en ce qui concerne la favellisation de Paris – et j'ai bien quelques critiques sur la fin, mais j'ai adoré. Laurent Gaudé doit être content, même si c'est assez différent de son roman. Et la scène du karaoké! Et la chanson de la fin! Aaaaah!!!

Insaisissables 3 de Ruben Fleischer (2025)

Étant donné que je déteste la prestidigation, je n'avais pas prévu de voir ce film. Mais pour une fois que mon copain allait au cinéma, je me suis jointe à lui. Et j'ai plutôt bien fait, car j'ai trouvé le film très sympathique. J'ai quelques critiques, certes, mais ça se regarde avec plaisir et les tours sont sympas. Et toute la partie dans le château... Je veux vivre dans un château comme ça... 🥹🥹

Du côté des séries

Toujours rien. Autour de Halloween, je misais vaguement sur ma famille spirituelle – les Addams 🕸️ – pour me motiver à dégager du temps pour les séries. Mais non. La triste vérité est que je préfère regarder des vidéos lifestyle ou cheval qui ne demandent ni effort intellectuel, ni le moindre suivi d'une vidéo à l'autre.

Et le reste

J'ai lu le Canard enchaîné du 12 novembre, que j'ai trouvé moins drôle que d'autres fois. L'article sur l'extrême-droite en Bretagne m'a carrément fait flipper. D'autres articles, comme celui sur la prétendue rivalité entre Zucman et d'autres économistes, m'ont semblé tordre la réalité.

En fin de mois, j'ai lu mon Cheval Magazine, comme d'habitude. J'en retiens l'interview de Laura Collett, qui fait du concours complet (une discipline encore très majoritairement masculine) à très haut niveau, et les rubriques tourisme qui font rêver. 🥹

vendredi 7 novembre 2025

La gamelle d'octobre 2025

Comme d'habitude, retour sur les activités culturelles du mois, hors lecture.

Sur petit écran

Les Sept Samouraïs de Akira Kurosawa (1954)

Dernière étape dans mon parcours "arts martiaux" de l'été, ce grand classique du cinéma japonais, que j'ai regardé parce que je ne sais plus quel bouquin sur les arts martiaux en vantait les combats au sabre, a inévitablement vieilli. Les personnages des paysans sont insupportables et le traitement de la femme est affreux. Cependant, l'ensemble passe plutôt bien. Les sept samouraïs sont hyper charismatiques et classes. L'un d'eux est même assez rigolo et original. En outre, ces personnages racontent, en filigrane, une histoire assez tragique sur leur destin de guerriers. J'y ai vu pas mal de parallèles avec Légende de Gemmell, et je comprends très bien que le film ait été adapté en western: l'histoire s'y prête à merveille. En outre, il y a un propos sur la condition des paysans pauvres (je me suis sentie super mal de me gaver de Dragibus pendant la scène des grains de riz 😭😭😭), et un vrai talent pour mettre en scène l'action sur deux plans (avant-plan, arrière-plan) dans une même scène. J'ai tardé autant que je le pouvais à le regarder, car il dure 3 h 18 et que j'ai un mal fou à regarder des films chez moi, et j'ai fini par le regarder l'avant-veille du jour où je devais le rendre à la médiathèque; mais il mérite le détour.
Les Sept Samouraïs est sorti en 1954, soit la même année que Godzilla; quelle grande année pour la société de production, la Tōhō, et pour le cinéma japonais en général!

Leila et ses frères de Saeed Roustaee (2022)

Recommandé par Tigger Lilly sous mon billet sur Iran Awakening de Shirin Ebadi, ce film iranien met en scène une famille en galère: quatre frères qui n'ont pas un rond, une sœur qui se démène, un père qui ne pense qu'à obtenir le respect de son cousin, une mère qui geint tout le temps. À l'occasion d'un projet d'achat pour monter un commerce où travailleraient les quatre frères, la situation va progressivement imploser. C'était super, très humain, avec des personnages pleins de failles, et une vision poignante de la pauvreté. Merci pour la découverte! Par contre, je n'ai pas bien compris la fin. Lol.
L'avis de Tigger Lilly.

Sur grand écran

Avatar 2: La Voie de l'Eau de James Cameron (2022)

 🕷️🥹💕

Ma liste de critiques à l'encontre de ce film est longue comme le bras. Et pourtant... J'ADORE AVATAR 2. Je l'adore autant que le premier, de manière intégrale et inconditionnelle, défauts compris. Je le VIS de la première à la dernière image et je me reprends à chaque fois un choc esthétique d'ampleur. Avatar, c'est le dernier choc esthétique majeur de ma vie, le seul film qui a tout bouleversé alors que j'étais déjà une adulte, et le 2 a réussi à encore plus tout bouleverser. 
Je l'ai vu deux fois, à six jours d'intervalle, étant donné qu'il n'était diffusé qu'une semaine, et je ne me suis pas ennuyée une seconde la deuxième fois. Au contraire, je l'ai encore plus aimé. J'adore tous ces personnages que je me réjouis de retrouver et de voir grandir; je trouve plusieurs scènes extrêmement puissantes; j'ai pleuré d'émotion devant la beauté pure du récif; Payakan est le meilleur ami que je me sois fait au cinéma depuis qui sait quand; Spider est plus que jamais mon personnage préféré; je me réjouis de voir toutes ces pistes suivre leur cours dans le 3 qui arrive bientôt. Et à en croire le bref extrait diffusé à la fin du 2, le 3 va encore nous en mettre plein la vue. J'ai déjà une liste de critiques envers cet extrait à lui tout seul, mais je sens que je vais adorer de manière intégrale et inconditionnelle. 🥹🥹

Et le reste

Suite à l'achat d'un parfum, j'ai reçu le numéro automne-hiver de la revue du parfumeur Fragonard, que j'ai lu avec grand plaisir. Bien que le style vestimentaire et l'esthétique de Fragonard ne soient pas les miens, je trouve leur univers très élégant et alléchant, et la revue est exactement comme je les aime, sobre et qualiteuse à la fois. J'adorerais avoir l'opportunité de travailler sur ce genre de support dont on peut être fier. Dans la foulée, j'ai commencé à écouter leur podcast, À fleur de nez. Une merveille, là aussi.

J'ai également lu le hors-série de Mad Movies sur les adaptations télé et ciné de Lovecraft. Passionnant, comme toujours. J'aimerais tellement avoir le temps, l'énergie et l'organisation de regarder tout ce que ces journalistes regardent. Même si, bon, tout n'est visiblement pas quali dans les lovecrafteries, lol. (Ça vous étonne? 🤣) Et j'aimerais, bien sûr, avoir le temps, l'énergie et l'organisation de replonger dans Lovecraft.

En fin de mois, j'ai lu mon Cheval Magazine habituel (au sommaire de ce numéro: beaucoup de shopping pour préparer Equita Lyon, du tourisme dans le Dauphiné, les directionnels en cross, et des interviews), puis j'ai filé, justement, à Equita Lyon, le rendez-vous annuel qui donne quand même très envie de flinguer son épargne pour profiter de la vie en montant beaucoup durant deux ou trois ans, quitte à mettre fin à son existence de souffrance après, parce qu'on n'aura plus un rond pour affronter l'avenir. ❤️❤️

mardi 28 octobre 2025

Tech Noir. The Art of James Cameron (2021)

L'an dernier, la Cinémathèque a organisé une exposition sur l'art de James Cameron. Pas juste son travail de réalisateur, mais tout ce qu'il a créé en dehors du cinéma et en soutien du cinéma: dessins, peintures, affiches, bandes dessinées, storyboards. J'en suis sortie enchantée, émerveillée, émue et hystérique, et j'ai demandé le livre qui l'accompagne en cadeau de Noël.

Sans surprise, j'ai lu le livre en étant enchantée, émerveillée, émue et hystérique. 😊

Début octobre, Avatar 2 est ressorti au cinéma durant une semaine, je suis allée le voir deux fois et j'ai commencé cette lecture dans la foulée, donc j'ai pensé James Cameron à peu près vingt heures sur vingt-quatre tout le mois d'octobre. Ce gars est tout simplement hallucinant. Même si on lui attribue un "talent" naturel pour le dessin, le fait qu'il ait réussi à se consacrer à son art et à maîtriser plusieurs techniques (stylo, crayon, peinture), puis à en faire son métier en dessinant des affiches pour le cinéma, puis à le mettre au service de sa carrière de réa, est juste dingo. Et rien ne prouve qu'il ait plus de "talent" qu'un autre, en plus; peut-être que beaucoup d'enfants intéressés par le dessin peuvent atteindre la même maîtrise s'ils y consacrent le temps nécessaire. Le débat entre inné et acquis me semble insoluble. Dans le cas présent, je pense qu'il y a des deux: le gars est hors de l'ordinaire ET il a fourni les efforts nécessaires.

Par ailleurs, j'aime tout ce que Cameron dit de l'humanité et tout ce qu'il rêve dans d'autres mondes, même la manière amusée dont il commente les dessins de filles sexys de son adolescence (quand il avait des "niveaux toxiques de testostérone"). Chaque image reproduite est accompagnée d'un commentaire de sa part, dans lequel il remet en contexte ce qu'il faisait à l'époque et ce qu'il a fait avec cette image en particulier, ce qui est, évidemment, super intéressant.

Franchement, le seul défaut que je pourrais trouver à cet ouvrage, qui est, par-dessus le marché, hyper agréable dans sa réalisation (papier, qualité des images), c'est la propension de Cameron à affirmer qu'il a envoyé balader telle ou telle personne qui remettait en question ses choix artistiques, et ce dès les cours de dessin de sa jeunesse. Je me demande si c'est vraiment 100% vrai ou s'il idéalise un peu pour se donner le rôle du gars intègre. Et si c'est vrai, ça lui donne quand même un assez gros égo, ce que je ne trouve pas fantastique, en soi. D'un autre côté, le gars est un putain de génie; s'il a un gros égo, c'est au moins un égo qui repose sur quelque chose. 😂😂

vendredi 3 octobre 2025

La gamelle de septembre 2025

Comme d'habitude, retour sur les activités du mois écoulé, hors lecture!

Sur petit écran

The Thursday Murder Club de Chris Columbus (2025)

Une petite comédie bien sympathique, avec campagne anglaise de rêve, demeure seigneuriale à la Downton, cadavre, vieux pleins aux as et même quelques lamas. 🦙🦙 Maggie Smith et Angela Lansbury auraient été tellement parfaites dans ce cadre. 💞 Teasing: le plan de Pierce Brosnan dans la piscine dure à peu près une seconde et demie, mais j'en ris encore.

Sur grand écran

Sleepy Hollow de Tim Burton (1999) 🐎🎃🪓⚔️

Halàlà!! Quel chef-d'œuvre!! Quelle perfection!! Comme je comprends que ce film ait été un choc esthétique majeur dans ma vie d'ado!! Comme il représente tout ce que j'aimerais vivre et être!! Comme il représente tout ce que j'aurais aimé écrire et créer, moi!! Et comme il représente le climat automnal que j'a-do-re et que le dérèglement climatique a complètement flingué! 😭
Pour la petite histoire: Sleepy Hollow est le premier film que j'ai vu à cause du cheval, car j'avais entendu la pub à la radio et qu'on entendait le cheval galoper et/ou hennir (et qu'est-ce que j'ai bien fait: tous les plans avec le cheval sont géniaux); c'est le premier film que j'ai vu deux fois au cinéma; et c'est le premier (et l'un des très rares) que j'ai vu au cinéma dans deux pays différents, d'abord en France puis en Italie. Et de ce point de vue, le revoir est assez douloureux, car il représente aujourd'hui une époque révolue, qui n'était certes pas toute rose, mais qui avait de bons côtés et de bonnes personnes, qui sont aujourd'hui sorties de ma vie sans que jamais, à l'époque, je n'aie vraiment réalisé que j'avais de l'or entre les mains... 🥺

Downton Abbey: The Grand Finale de Simon Curtis (2025)

Quelle émotion! C'est juste la famille, cette famille! Ce troisième film est dans la droite ligne des deux premiers et j'ai adoré. Ma seule critique: le fait que le personnage indigne de confiance soit, justement, indigne de confiance est beaucoup trop flagrant. Mais à part ça, que du bonheur, et des larmes à la fin. Cette fois, mon copain m'a demandé non pas un mouchoir, mais deux. 👀

Du côté des séries

Toujours rien.

Et le reste

En fin de mois, j'ai lu mon Cheval Magazine habituel. Hélas, je n'ai pas lu d'autre revue. C'est la troisième fois cette année que je manque le rendez-vous et ça me saoule. Je ne peux qu'espérer que je prendrai et trouverai le temps pour ça le mois prochain. J'ai un Mad Movies sur Lovecraft qui attend... 🐙🐙

mercredi 3 septembre 2025

La gamelle d'août 2025

Ce mois-ci, c'était kung fu!! 💥💥💥

Sur petit écran

Fist of Fury / La Fureur de vaincre de Lo Wai (1972)

Ce film a horriblement mal vieilli (nan mais ces bruitages!!!), mais il a le mérite de parler de l'occupation de la Chine par les Japonais et Bruce Lee y est impressionnant. À noter également, son personnage perd complètement le contrôle et pousse la violence trop loin; je croyais qu'il avait joué des personnages plus positifs que cela.

The Way of the Dragon / La Fureur du Dragon de Bruce Lee (1972)

Ici aussi, tout a mal vieilli, et cette Rome peuplée exclusivement de sinophones et d'anglophones est assez étrange. Au total, il y a deux mots en italien: un personnage s'exclame "mamma mia". Pour une fois, en revanche, le fait qu'il y ait des Fiat Cinquecento partout n'est pas une image d'Épinal: cette voiture avait réellement un succès fou à l'époque. Bruce Lee est toujours aussi impressionnant, et le film se clôt avec un combat d'anthologie: Bruce Lee contre Chuck Norris. Je vous invite chaleureusement à prendre dix minutes de votre temps pour le regarder, car c'est du grand art ET IL Y A UN CHATON. Oui oui oui, UN CHATON. 😼😼😼 Et les poils de Chuck Norris, aussi. Ça, c'est très étrange. Mais attention, la douleur est montrée clairement et ça peut mettre mal à l'aise.

Fist of Legend / La Nouvelle Fureur de vaincre de Gordon Chan (1994)

Un remake de La Fureur de vaincre, avec Jet Li qui reprend le rôle du personnage de Bruce Lee. Malgré la nette modernisation de la manière de jouer et de filmer, je n'ai pas trouvé l'ensemble bien palpitant. Mais ici aussi, les combats imposent le respect, et le film a le mérite de parler des relations sino-japonaises – d'ailleurs, le fait que je ne parle ni le chinois (plus précisément le cantonais, selon le DVD) ni le japonais, et que j'aie donc besoin d'une certaine attention pour capter qui parle quelle langue, casse un peu certaines scènes.

Fearless / Le Maître d'armes de Ronny Yu (1996)

 

Le plus enthousiasmant des quatre films de kung-fu du mois: le rythme est nettement plus moderne, les acteurs plus sobres, les combats se font à mains nues mais aussi avec plusieurs armes différentes, il y a un peu de sauts et de cascades exagérées qui rendent très bien. Et alors le combat de fin entre Jet Li et Nakamura Shidō, j'ai adoré – et pas uniquement parce que ce dernier acteur est stratosphériquement beau et charismatique.
Pour la petite histoire, c'est en lisant la page Wikipédia de Huo Yuanjia, le personnage réel qu'incarne ici Jet Li, que j'ai percuté que ce personnage est aussi présent dans Fist of Fury / La Fureur de vaincre et donc dans son remake Fist of Legend / La Nouvelle fureur de vaincre: c'est le maître d'arts martiaux qui meurt avant le début du film et dont la mort, suspecte, pousse le personnage de Bruce Lee à mener l'enquête.

Sur grand écran

Le dernier des Mohicans de Michael Mann (1992)

Je rêvais tellement de voir un jour ce film sur grand écran, et le rêve s'est réalisé!! Quelle merveille!! Ce film est la perfection incarnée!! Comme Titanic, il joue sur plusieurs tableaux et réussit avec brio dans tous les domaines: fresque historique de la guerre franco-britannique et de ses implications pour les peuples amérindiens, histoires d'amour tragiques, aventure palpitante, parcours d'autodétermination d'une femme corsetée par son statut. Et le tout porté par une mise en scène léchée à la perfection, des acteurs absolument stratosphériques, et cette musique!!!! Et CETTE FIN, mais CETTE FIN!!!! Mais quelle merveille!!! Quel chef-d'œuvre!!! Et oh, comme je comprends que j'aie été amoureuse d'Uncas quand j'avais seize ans...

Du côté des séries


Toujours rien.

Et le reste

 

J'ai lu Translittérature, la merveilleuse revue de l'Association des traducteurs littéraires de France. Puis, en fin de mois, j'ai lu mon Cheval Magazine habituel.