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dimanche 11 janvier 2026

Amoureuse Colette (1984)

Chronique express!
 
Au détour d'une conversation le jour de Noël, j'évoque avoir visité l'exposition Colette de la Bibliothèque nationale de France, et ma belle-mère m'annonce qu'elle possède un livre sur cette autrice. Un beau, gros livre rempli de photos. Évidemment, je le lui ai emprunté!
 

Ce livre de Généviève Dormann, publié chez Herscher, retrace toute la vie de Colette – et ce avec un niveau de détail nettement plus poussé que l'exposition, qui s'articulait plutôt autour des ambiances des différentes étapes de sa vie. J'y ai trouvé exactement ce que j'y cherchais, c'est-à-dire plus d'informations. Colette avait vraiment un tempérament fort et a mené une vie hors de l'ordinaire. Ça n'a pas été facile tout le temps, bien sûr. Elle a eu d'énormes chagrins d'amour et des sourcis d'argent. Mais, en gros, elle donne l'impression de quelqu'un qui a beaucoup foncé et beaucoup profité en se foutant quand même pas mal de l'avis des autres. Elle a eu plusieurs amants et amantes et elle a combiné plusieurs carrières (écrivaine, mime, journaliste et même vendeuse de cosmétiques). Elle avait même un solide et gourmand appétit, et elle mangeait ce qu'elle voulait, quels que soient les problèmes de poids...
 
Chaque chapitre se conclut par plusieurs pages de photos, d'affiches ou de documents écrits, ce qui nous plonge parfaitement dans l'ambiance de l'époque. En gros, à part quelques remarques de Geneviève Dormann qui envoie des piques à des "féministes" imprécisées, j'ai adoré cette lecture. Colette est tout simplement passionnante. Cette année, j'ai d'ailleurs le projet de lire la série des Claudine au complet! J'ai déjà lu, et je possède, le premier tome, Claudine à l'école. J'en ai reçu deux autres à Noël. Encore un à acheter et ce sera bon.

lundi 26 mai 2025

Le blé en herbe (1932)

Comme toujours lorsque je croise un bouquin de Colette, j'ai sauté dessus sans hésiter!! Le hasard a fait, en outre, que je suis tombée sur Le blé en herbe quelques jours seulement après avoir lu le billet de Caroline Doudet à son sujet.

L'histoire est celle de Philippe et Vinca, deux adolescents qui passent leurs vacances d'été en Bretagne, du côté de Saint-Malo, comme tous les ans. Sauf que, cette année, ils ont respectivement seize et quinze ans, et ils ne sont donc plus des enfants, comme les années précédentes. Philippe se désespère en pensant à la monotonie de son avenir tout tracé – études puis travail – et Vinca le couve d'un œil inquiet entre deux parties de pêche. Puis un événement d'apparence anodine vient perturber ces vacances déjà tendues: en rentrant d'une commission, Philippe rencontre une femme habillée de blanc, Madame Camille Dalleray, qui loue une villa voisine.

Le blé en herbe est très clairement le récit de la fin de l'enfance et de l'entrée dans le monde des adultes – "le monde des adultes" signifiant ici "la sexualité". Philippe et Vinca s'aiment, mais d'un amour imprécis et enfantin, qui a toujours été là mais qui commence à changer. Ils se posent beaucoup de questions et se cherchent l'un l'autre sans jamais se trouver. Je dois dire que c'est là ce qui m'a pas mal échappé, puis a commencé à me saouler vers la fin: leurs dialogues un peu sans queue ni tête, pleins de disputes reposant sur des implicites.

Mais, en parallèle, j'ai apprécié la vision déchirante de ces changements qui nous broient sans qu'on ne puisse rien y faire. De base, on imagine facilement ces adolescents dans une période d'une insouciance unique dans leur vie, le genre de vacances qu'on regrette amèrement quand on regarde en arrière, bien plus tard, mais, en fait, ils ne sont pas du tout insouciants. Même les choix de Philippe ne dégagent pas d'insouciance, alors qu'on pourrait très bien les résumer en disant que c'est un garçon qui se laisse mener par sa bite et qui [divulgâcheur] gagne le gros lot, puisqu'il couche d'abord avec la femme adulte et expérimentée, puis avec la jeune fille innocente et amoureuse de lui [fin du divulgâcheur]. Comme on comprend, lorsqu'il rentre chez lui au coeur de la nuit, que ses traits soient "moins pareils à ceux d'un homme qu'à ceux d'une feune fille meurtrie"...

J'ai aussi apprécié, et beaucoup, le talent pur de Colette pour décrire cette campagne bretonne changeante et pleine de couleurs. De ce point de vue, c'est un vrai régal, le genre de roman qui vous pose un décor, comme Le Guépard pour la Sicile...

Moralement, je me suis tout de même interrogée sur ce que cela dit de Colette, qui a en partie basé ce roman sur sa propre expérience: en 1920, à quarante-sept ans, elle a noué une relation avec le fils de son mari de l'époque, qui en avait... dix-sept (le fils du mari, pas le mari, hein). Trente ans d'écart, donc. Quand c'est l'homme qui a trente ans de plus, j'y vois presque automatiquement un obsédé avide de seins fermes. Mais quand c'est la femme? Je ne sais pas. Si vous avez une opinion sur la question, ça m'intéresse, en toute sincérité. Pensez-vous qu'un amour sincère soit possible avec un tel écart d'âge? Si oui, quel que soit l'âge du plus jeune des deux? Parce que là, le plus jeune est un ado, quoi. Un grand ado, mais un ado quand même. (Sans même parler du fait que c'est le fils du mari, lol.) Dites-moi tout!

mardi 28 novembre 2023

Mitsou ou comment l'esprit vient aux filles (1919) + En camarades (1907)

J'ai beaucoup aimé ce que j'ai lu de Colette, alors je suis toujours heureuse quand le hasard me fait rencontrer un de ses livres. Cette fois, je suis tombée, dans l'entrée de mon immeuble, sur Mitsou, dont je n'avais jamais entendu parler.

Ce roman a peut-être été écrit pour le théâtre, car la première et la dernière partie sont présentées comme une pièce de théâtre, avec le nom du personnage qui prend la parole, des didascalies éventuelles puis la réplique du personnage. La partie centrale, par contre, se compose de lettres.

Au début, on est dans la loge de Mitsou, une actrice de music-hall, durant la Première Guerre mondiale. Arrive Petite-Chose, une autre actrice, qui cache deux soldats dans ladite loge afin qu'on ne découvre pas qu'elle reçoit des hommes. Mitsou les accueille avec une indifférence totale, mais l'un d'eux – le Bleu, ainsi nommé à cause de la couleur de sa tenue – lui tape dans l'œil, à tel point qu'elle demande son adresse à Petite-Chose quelques jours plus tard. S'ensuit une jolie correspondance très sympathique, puis leur rencontre lorsque le monsieur revient à Paris en permission.

Mitsou se lit absolument tout seul et m'a beaucoup plu. J'ai aimé cette rencontre qui n'en paraît pas une et la manière un peu timide dont les deux personnages s'écrivent et font connaissance à distance. Il y a toujours une langue particulière chez Colette, quelque chose d'enlevé et de piquant mais aussi de  très élégant. La fin, en revanche, est plutôt triste, ou en tout cas douce-amère...

Un détail qui m'a marquée: Mitsou doit son nom à son "ami", un homme plus âgé qui l'entretient.

"[...] c'est mon ami qui l'a inventé. C'est un nom fait avec des initiales. Pierre est administrateur de deux Sociétés, l'une qui s'appelle les Minoteries Italo-Tarbaises, et l'autre les Scieries Orléanaises Unifiées. Ça fait M.I.T.S.O.U. : Mitsou."

👀👀👀👀

Un homme qui donne à sa maîtresse un surnom composé des initiales de ses entreprises. Les mots me manquent. Et même si Mitsou ne trouve pas du tout ça étrange, j'ai tendance à penser que Colette avait conscience de la symbolique de la chose.

Dans cette édition du Livre de Poche de 1964, Mitsou est suivi d'une pièce de théâtre, En camarades, que j'ai trouvée plus oubliable. Il s'agit des flirts de deux couples: d'une part, un homme marié qui tourne autour d'une amie de son épouse; de l'autre, ladite épouse, qui se laisse très complaisamment draguer par un homme plus jeune. Ça se lit absolument tout seul, ici aussi, et j'ai trouvé la fin assez rigolote ([divulgâcheur] tous deux rendus jaloux par l'existence d'un ou d'une rivale, le mari et son épouse retournent joyeusement ensemble dans la vie mondaine parisienne [fin du divulgâcheur]), mais ce n'est pas mémorable et ça fait quand même un peu problèmes de riches nombrilistes.

Livres de l'autrice déjà chroniqués sur ce blog
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vendredi 24 septembre 2021

La chatte (1933) 🐈

Chronique express!

Alain et Camille sont jeunes, riches et fraîchement mariés. En attendant que les travaux soient finis dans leur future maison, ils logent dans un appartement au neuvième étage, quelque part à Paris. Mais Saha, la chatte d’Alain, restée dans la maison où il a grandi à Neuilly-sur-Seine, se languit de son maître et perd du poids… Alors, il la ramène dans son nouveau foyer.

La Chatte me semble s’insérer à la perfection dans l’œuvre de Colette – pour le peu que j’en ai vu, en tout cas. On y trouve des dialogues faisant la part belle à l’implicite, des relations très fines entre psychologies complexes, un jardin de ville empli de plantes luxuriantes et un chat. Une chartreuse, plus précisément. Une chatte racée, féminine, sensuelle et joueuse, qui a une relation tout à fait unique et charnelle avec son maître Alain. Bien sûr, tout cela n’est pas du goût de Camille, l’épouse… L’histoire est racontée essentiellement du point de vue d’Alain et on assiste en quelques semaines au délitement total d’un mariage (qui, certes, ne commençait pas non plus avec un enthousiasme franchement débordant). Colette parle des tout petits ressentis qui font le quotidien et aborde les relations sexuelles sans voile. On comprend très vite que ça ne colle pas pour Alain et qu’il a la tête totalement ailleurs. C’est fin, c’est moderne, c’est une réussite. Colette était vraiment très forte! Et ça se lit vite. Cette édition Grasset fait 200 pages, mais la police est très grande. Alors, n’hésitez pas!

Pour une raison que je ne m'explique pas, les deux livres de Colette que j'ai achetés dans cette superbe édition reliée en cuir n'ont pas le même éditeur: Albin Michel pour Claudine à l'école, Grasset pour la Chatte. Mais c'est beau quand même.

mardi 14 septembre 2021

Claudine à l’école (1900)

J’ai beaucoup aimé ce que j'ai lu de Colette, alors je n’hésite pas à acheter ses romans lorsque je tombe dessus. Même un livre aussi culcul que Claudine à l’école, sorte de Martine romanesque et champêtre qui ne m’attirait pas plus que ça… Et j’ai eu bien raison de lui donner sa chance, puisque j’avais tout faux: Claudine à l’école n’est pas du tout l’équivalent romanesque des albums de Martine. C’est l’histoire d’une cancre. 🤣🤣

Bon, c’est champêtre, ça c’est sûr. Nous sommes dans une école rurale française, probablement en Bourgogne, vers la fin du XIXe, et nous lisons le journal de Claudine, âgée de 16 ou 17 ans. Elle prépare le certificat d’études et vit donc sa dernière année à l’école avant de partir à Paris. Sa mère est morte et son père ne s’occupe que peu d’elle, affairé comme il l’est à étudier les limaces de la région. Par conséquent, elle est libre d’occuper son temps comme elle le souhaite. Très sûre d’elle et bonne élève, elle travaille parce qu’il le faut, mais sans passion, tyrannise ses camarades de classe et tient tête aux enseignantes. Surtout à Mademoiselle Sergent, dont elle est jalouse… Car celle-ci lui a piqué Aimée, une autre maîtresse dont Claudine est tombée amoureuse! En effet, Claudine à l’école parle ouvertement de relations homosexuelles, d’abord avec le rapprochement entre Claudine et Aimée, puis avec la relation de Mademoiselle Sergent et Aimée, puis avec l’idolâtrie de Luce pour Claudine…

Entre l’élève rebelle (qui n’aurait fait de moi qu’une bouchée si j’avais été à l’école avec elle, soit dit en passant…) et la vision tout à fait décomplexée de l’homosexualité, on est donc très loin des albums de Martine, vous l’aurez compris.

En outre, Colette parle également des rapports de pouvoir entre hommes et femmes avec la figure de Dutertre, le délégué cantonal qui couche avec les enseignantes et se frotte de très près aux "grandes", les élèves de dernière année. Un bon petit obsédé qui frôle avec la pédophilie, c’est charmant.

Et pourtant, Claudine à l’école garde un petit côté champêtre et suranné, lié à l’époque lointaine qu’il nous raconte, quand passer le certificat d’études était tout un programme (trois jours à l’hôtel dans le chef-lieu pour passer les épreuves!), que les élèves de différents âges étaient réunies en classe unique, mais avec les garçons et les filles dans des établissements séparés, et qu’on écrivait sur des pupitres… C’est tout à fait charmant, et bien que Claudine ait très bien compris le fonctionnement du monde qui l’entoure, on a l’impression qu’il ne pouvait rien arriver de mal dans ce monde-là. C’est un peu l’anti-Zola, en quelque sorte. 😄 Même quand elle parle de Dutertre, ça reste léger, amusant.

En plus, Colette écrit divinement bien, autant lorsqu’elle adopte un ton plus lyrique que quand elle décrit avec humour les jalousies de Claudine, donc j’ai adoré cette lecture.

Claudine à l’école a d’abord été publié sous le nom de Willy, alors époux de Colette, mais c’est bien elle qui l’a écrit. 💪

Le petit truc en plus que vous avez absolument besoin de savoir: j’ai trouvé cette édition Albin Michel, imprimée en 1950 et reliée en cuir, pour la modique somme de six euros dans une brocante de Bordeaux par un jour de début juillet. Il faisait beau, les week-ends estivaux commençaient, apportant avec eux la promesse des vacances, j’étais avec des amis que j’aime et des cannelés attendaient dans mon sac. C’était le bonheur, quoi.


Allez donc voir ailleurs si cette école y est!
L'avis de Grominou

samedi 7 avril 2018

Dialogues de bêtes (1905)

Après La Maison de Claudine et Chéri, deux belles découvertes de l'année dernière, j'ai continué ma lecture de Colette avec ces Dialogues de bêtes, un recueil que j'ai acheté d'occasion (mais où? Je suis incapable de m'en souvenir. Peut-être à la librairie du père Pennard à Lyon, en même temps que Chéri.)


J'ai laissé passer plus d'une semaine avant d'attaquer cette chronique et je suis bien incapable de parler correctement de cette lecture. Il s'agit d'un dialogue entre un chat, Kiki-la-Doucette, et un chien, Toby-Chien, qui vivent avec deux humains, Lui et Elle. Bien entendu, leurs visions du monde sont quelque peu différentes et le dialogue donne quelques répliques croustillantes (comme "Plus on me donne, plus je demande. [...] J'ai droit à tout" de la part du chat) ou émouvantes (comme "C'est à lui que j'ai donné mon cœur avare, mon précieux cœur de chat", toujours de la part du chat). Il y a aussi plein de considérations sur le monde humain vu par ces animaux qui ne le comprennent pas totalement. Et puis la plume de Colette, très simple et très élégante à la fois.

Voilààà! J'ai vraiment laissé trainer cette chronique trop longtemps, je suis incapable de vous en dire plus, mais ça m'a confortée dans l'idée de lire Colette! 😊

Le petit truc en plus que je ne veux pas oublier et que vous devez absolument savoir
Cet achat d'occasion contenait une lettre d'American Express présentant à l'un de ses clients le guide "American Express Destination Paris", qui fournit notamment des réductions dans des restaurants. La lettre date d'octobre 1999 et le destinataire (que je ne citerai pas bien sûr ^^) habitait à Saint Quentin Fallavier.

mercredi 29 novembre 2017

Chéri (1920)

Convaincue par La Maison de Claudine, j'ai décidé de continuer à lire Colette, une des grandes plumes françaises du XXe siècle, et le hasard des achats d'occasion a fait que mon parcours dans sa bibliographie s'est poursuivi avec Chéri, un roman dont j'avais vu l'adaptation de Stephen Frears avec Michelle Pfeiffer.


Cette lecture courte et élégante décrit les derniers instants de la relation entre Léa de Lonval, une riche courtisane de quarante-neuf ans, et son jeune amant de vingt-cinq ans Fred Peloux, surnommé Chéri, sur le point de se marier avec une jeune femme de dix-neuf ans. Je précise les âges de ces personnages car ils ont leur importance dans ce roman qui parle du passage à la vieillesse et à la solitude par opposition à la jeunesse qui a "toute sa vie devant elle". Le mariage annoncé, il va de soi que Léa met fin à sa relation avec son jeune amant, fils d'une de ses amies intimes, et si Chéri le comprend très bien, il prend ça un peu moins à la légère que Léa, qui part passer quelques mois au soleil dans le sud.

Avec sa plume très fine parfaitement adaptée au milieu riche et policé d'une certaine classe oisive de Paris, qui sait très bien qui couche avec qui mais fait semblant de rien avec une élégance incroyable, le roman est à l'image de ses personnages et de son histoire et j'ai beaucoup apprécié. Seul pendant négatif (qui n'en est pas réellement un bien sûr): il faut un minimum brancher son cerveau pour cette lecture. J'ai dû relire les premiers chapitres après un faux départ dû à une interruption de ma lecture pendant quelques jours; les informations sont distillées peu à peu et les dialogues sont subtils et font la part belle à l'implicite ou aux sous-entendus. Bref, il ne s'agit pas d'un livre qu'on avance à raison de deux pages par jour.

J'en retiendrai surtout sa fin déchirante, qui m'a gonflé le cœur. Colette m'a persuadée que l'amour va bien au-delà des âges et que ces deux âmes sœurs, rien n'aurait dû les séparer! Mais en même temps la séparation allait de soi et était inévitable, ce qui a rendu le tout d'autant plus triste...

Bien sûr, le thème est "osé" et reste d'actualité. Âgée de vingt-quatre ans de plus que son amant, Léa serait aujourd'hui qualifiée de "cougar". Elle est parfaitement lucide au sujet de sa relation avec Chéri et des us et coutumes de la société. Il y a un petit côté maternel dans la manière dont elle cajole Chéri, et au final c'est elle qui prend sur elle et se sacrifie presque pour lui garantir la vie à laquelle il a droit dans une relation "normale", mais j'ai vraiment trouvé leur amour extrêmement touchant. Je lirai certainement La Fin de Chéri si je le trouve d'occasion, mais j'ai lu une partie du résumé sur Wikipédia et je crains que cela ne vienne gâcher cette lecture...

Le petit truc en plus que vous devez absolument savoir
J'ai acheté cette adorable édition pour 5€ dans la formidable librairie du père Pennard de Lyon, un endroit juste magique.


jeudi 16 mars 2017

La Maison de Claudine (1922)

Chronique express!

Bon, la photo est ratée et j'ai pas le temps pour faire un millième essai... ^^

Je découvre enfin Colette avec La Maison de Claudine, un joli recueil de courts textes portant principalement sur son enfance. Les premiers textes publiés par Colette, mais sous le nom de son premier mari, parlaient des aventures de Claudine, dont la ville était largement inspirée de la ville d'enfance de l'auteure, d'où ce titre...

C'était une bien jolie lecture très touchante, avec le genre d'enfance que j'aimerais avoir eue: une ville de province qui sent bon les plantes et la campagne, la liberté presque totale accordée par des parents pas très stressés, la présence chaleureuse des animaux. En réalité, Colette aborde aussi des choses nettement moins gaies, comme la maladie, mais ce n'est pas ce que j'en retiendrai le plus... Elle parle beaucoup de sa mère Sido, une figure vraiment intéressante (quel passage poignant à la fin de Où sont les enfants?, quel caractère dans Ma mère et le curé!), de sa fille Bel-Gazou, de ses bêtes (ha, le passage sur les demeures sans "esprits familiers"...), de Paris, de la vie en Province...

Et sa plume de Colette est très intéressante, très soignée et riche, un vrai plaisir à lire. Je relirai certainement cette auteure (autrice? le féminin me trotte dans la tête depuis que je l'ai découvert chez la Nife en l'air, qu'en pensez-vous?) et j'aurais rédigé quelque chose de plus digne sur cette Maison de Claudine si j'avais eu plus de concentration... Je n'ai malheureusement la tête à rien cette semaine. Mais lisez-la si vous avez l'occasion!