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samedi 9 novembre 2024

Mickael Bay. La fin de l'innocence (2022)

Au printemps dernier, Lloyd Cherry faisait ma journée – voire ma semaine, très franchement – en consacrant un épisode de C'est plus que de la SF au film Transformers de Michael Bay. Quel bonheur immense de l'entendre interviewer avec tout le sérieux du monde son invité, Robert Hospyan, et d'entendre celui-ci parler du cinéma de Bay avec tout autant de sérieux! Alors, bien sûr, il fallait que je lise l'essai que Robert Hospyan a consacré à mon réalisateur fétiche chez les éditions Aardvark.

🥰🥰🥰

Eh bien, malgré quelques envolées artistico-interprétatives qui m'ont un peu perdue et une propension qui me semble excessive à rapporter beaucoup de choses au fait que Bay a été adopté, cet essai est un vrai régal, avec une étude approfondie des thèmes et des techniques du cinéma bayien. Montage resséré et dynamique, pose emblématique du héros filmé en contre-plongée tandis qu'il se relève, notion du sacrifice de soi, parcours du mec lambda qui devient un héros, bonnes vieilles valeurs d'une americana fantasmée: les films de Michael Bay ont une patte bien à eux, qu'on reconnaît facilement et qui permet au réalisateur de nous dire quelque chose sur le monde – et un quelque chose qui va peut-être un peu plus loin que "vive les belles bagnoles et les nichons". Un cinéma qui vient du monde de la pub et en utilise certains codes pour nous vendre ses personnages et leurs enjeux, tout en étant conscient de sa démarche et en la tournant en dérision, voire en la critiquant ouvertement, comme dans The Island (que je n'ai pas vu mais qui a l'air pas mal du tout).

Dans l'ensemble, Robert Hospyan m'a donné très envie de revoir certains films de Michael Bay que je connais déjà (Armageddon, Pearl Harbor, No Pain No Gain) et d'en découvrir certains que je n'ai pas vus et qui ont l'air très bien (The Rock et The Island, déjà cité). En revanche, même sa bonne volonté et sa manière de pointer du positif partout n'ont pu me convaincre de m'intéresser aux deux Bad Boys, à Thirteen Hours et à Six Underground ou bien de me refarcir un jour l'épouvantable et insensé Ambulance. 😅

La grande question est à présent: que va devenir Michael Bay? Comment va-t-il se réinventer maintenant que la franchise Transformers est (heureusement) derrière lui? Pour ma part, je redoute le pire autant que j'espère le meilleur, mais je serai au rendez-vous.

Pour finir sur une note amusante: quelques pubs dans lesquelles Michael Bay apparaît dans son propre rôle

La pub Verizon 🤩🥰💥
La pub Commonwealth ("I used seven helicopters" 😂😂😂😂)
La pub Alfa Romeo

lundi 8 juillet 2024

Les BD du deuxième trimestre 2024

Comme d'habitude, retour sur les lectures graphiques des trois derniers mois.

Métal Hurlant hors-série spécial chats (avril 2024)

Métal Hurlant a sorti un hors-série spécial chats! Métal Hurlant a sorti un hors-série spécial chats! Métal Hurlant a sorti un hors-série spécial chats! Métal Hurlant a sorti un hors-série spécial chats! HAHAHAHAHAHAAHAHAHAHAHA!! Fallait-il encore une preuve que les chats dominent l'univers? Non, mais c'est quand même trop cool d'en avoir une aussi mythique!!! 😂😂😂 (Et oui, le numéro est très bien. Je n'ai pas tout compris à certaines BD, mais dans l'ensemble, c'est très bien.)

Giant de Mikaël (2017)

Un beau diptyque sur les ouvriers irlandais qui ont bâti les gratte-ciels de New York. Les dessins ne sont pas 100% à mon goût, mais ils sont extrêmement soignées et évocateurs. Une réussite découverte chez Baroona.
Éditeur: Dargaud

Transformers. Tome 1: Pleins gaz de Daniel Warren Johnson, traduit de l'anglais par Julien di Giacomo (2023)

Ce volume réunit les six premiers numéros de la série Transformers, publiée aux États-Unis par Image. Hélas, je n'ai pas compris grand-chose aux dessins; j'ai eu le plus grand mal à différencier les Transformers les uns des autres, à part Optimus, et vous conviendrez que c'est un problème quand l'histoire tourne autour de l'affrontement entre deux clans qui se bastonnent. 🙈 À noter toutefois: Image sort plusieurs séries Transformers et GI Joe dans un univers partagé, le "Energon Universe", ce qui rejoint la scène de fin du dernier film Transformers, Rise of the Beasts. Je ne poursuivrai pas en comics, mais je me réjouis de voir un jour cela au cinéma, et j'espère qu'Hasbro en tirera suffisamment d'argent pour que les Transformers nous accompagnent encore longtemps. 😊
Éditeur: Urban

vendredi 30 juin 2023

La gamelle de juin 2023

Comme d'habitude, retour sur les activités culturelles de l'énième mois ayant filé à la vitesse de la lumière!

Sur petit écran

Pas de film.

Sur grand écran

Transformers. Rise of the Beasts de Steven Caple Jr. (2023)

Michelle Yeoh dans son meilleur rôle. 😇

Aaaaaaah!!! Aaaaaaaah!!! Les Transformers sont de retour!!! Aaaaaaaaah!!! C'était génial!!! Aaaaaaah!!! Optimus avait sa grosse voix!!! Michelle Yeoh était trop classe en oiseau!! Il y avait un Tranformer guépard!!! Aaaah!!!! Et des squelettes de dinosaures!!! Et des lamas!!!! Aaaaaaaaah!! Tellement génial!!! Bon, la nostalgie des années 1990 à grands coups de Wu-Tang Clan, ça ne me parle pas le moins du monde. Mais les robots géants qui se tirent dessus, oui. Et je suis ravie de voir la franchise tourner enfin le regard vers l'espagnol et l'Amérique du Sud. Aaaaaaaaah!!!!!!!
PS: On voit que ce n'est pas un film de Michael Bay: il n'y a pas de plans en contre-jour et il n'y a pas le moindre plan nichon. Youhouh! D'ailleurs, les personnages non humains se féminisent: il y a pas moins de trois robots féminins, deux gentilles et une méchante. Dingue. Pour le personnage humain féminin, ça reste pas mal paternaliste, mais on est quand même loin de Megan Fox et son nombril si nonchalamment allongé sur une voiture de course.

Spider-Man. Across the Spider-Verse de Joaquim Dos Santos, Kemp Powers et Justin K. Thompson (2023)


Il y a quelques mois, je me suis emballée pour Le Chat potté 2, entre autres parce que les scènes d'action étaient réalisées dans un style, et presque une texture, différente des autres. Après trois minutes de Across the Spider-Verse, j'ai compris que le chat pouvait aller se rhabiller – et croyez-moi, ça me heurte profondément de prononcer ces mots. Mais Across the Spider-Verse est une putain de claque visuelle qui m'a emballée même quand elle a recours à des styles que, en soi, je n'aime pas. Tout est maîtrisé à la perfection et la musique est exploitée avec brio pour vous plonger dans le rythme de l'action. Alors, certes, l'enjeu renvoie à l'un des éléments science-fictifs que j'aime le moins — le multivers —, le scénario n'est pas spécialement original et il y des longueurs dans les scènes sur la relation avec les parents. Mais quelle claque, mes petits, quelle claque. Je suis sortie de là en trépignant d'impatience. Vivement la suite l'année prochaine!
Mon avis sur le premier film.

Du côté des séries

Working de Caroline Suh (2023)


Cette minisérie documentaire en quatre épisodes explore notre relation au travail à travers les parcours et le quotidien de différentes personnes, en partant des postes les plus modestes pour remonter vers ceux qui cumulent le plus de responsabilités, de pouvoir et de revenus. Ça donne à voir plusieurs facettes des États-Unis d'aujourd'hui, ce que j'ai trouvé intéressant, et certaines réflexions ont résonné avec mes propres réflexions sur mon rapport au travail. Et Barack Obama, qui apparaît dans chaque épisode, est simplement À TOMBER. Toutefois, j'en ressors mitigée; certains dialogues sont creux, ce qui me laisse perplexe dans une série montée avec tant de soin (les gens n'avaient vraiment rien à dire, alors?), et j'ai parfois eu l'impression qu'on était dans l'opération de com pour montrer combien Obama est cool. (Ce qui est indubitablement vrai. Obama est mégacool, quoi qu'il fasse. Mais s'il avait pu allier sa coolitude à des propos approfondis, ça aurait été encore mieux.)

Et le reste

J'ai feuilleté et partiellement lu deux anciens numéros de Livres Hebdo (j'approche de la fin 2022, youhouh! 💪), et j'ai lu (en entier, bien comme il faut) un vieux numéro de Bifrost, le 78 consacré à Ursula K. Le Guin, et mon Cheval Magazine habituel.

vendredi 1 novembre 2019

La gamelle d'octobre 2019

Octobre a été un mois bien rempli sous bien des aspects, mais j'ai peu de choses à vous raconter du point de vue culturel...

Sur petit écran

Transformers 2: Revenge of the Fallen de Michael Bay (2009)


Énième visionnage du deuxième opus de ma franchise préférée (parce que mon copain l'a mis sur la télé) (mais pourquoi regarder à la télé, avec des coupures pubs, un film que tu as en DVD? Je me le demande). J'ai ri et j'ai bavé sur les robots. Cette fois, la réplique qui m'a marquée est celle de StarScream qui dit à Megatron: "Not to call you a coward, master... But sometimes... cowards do survive." 😂 Je vous ai parlé de ce film plus longuement ici.

J'ai aussi regardé d'un œil distrait des morceaux des trois Hobbit. Ce n'est pas très stimulant mais ça donne quand même envie de remettre le nez dans Tolkien...

Sur grand écran

Ad Astra de James Gray (2019)


Très beau film spatial... que je n'ai pas très bien suivi. C'est un peu spécial et, malgré des similitudes (notamment dans la thématique du gars qui part de plus en plus loin dans l'inconnu), beaucoup moins "accrocheur" que Lost City of Z. La mise en scène est tout aussi soignée, Brad Pitt est excellent et j'ai apprécié l'aspect contemplateur – mais l'arrivée d'informations au compte-gouttes ne m'a pas convaincue et je n'ai pas du tout compris le désespoir [divulgâcheur] du père, qui refuse de quitter sa station pour ne pas avouer son échec; l'absence de preuves n'étant pas une preuve d'absence, la galaxie pourrait contenir des milliers de planètes peuplées d'êtres vivants intelligents sans qu'on ne puisse les détecter à distance (des planètes peuplées de chevaux parlants, par exemple) [fin du divulgâcheur]. L'aspect voyage initiatique pour se retrouver m'a rappelé Gravity, dans lequel la protagoniste redevient elle-même au sortir de ses épreuves.

Downton Abbey de Michael Engler (2019)


Un deuxième visionnage aussi plaisant et émouvant que le premier.💖💖

Du côté des podcasts

Voilà une bonne nouvelle: l'habitude d'écouter des podcasts en faisant la vaisselle est bien implantée! J'ai avancé Simple & Cité de Florie Teller et écouté une bonne partie de la saison 2 de Procrastination. Une corvée de ménage m'a aussi permis d'écouter le premier épisode de La compagnie des auteurs sur Émile Zola.

Et le reste



J'ai lu Translittérature, la revue de l'Association des traducteurs littéraires de France; le numéro d'automne était un peu moins passionnant que d'habitude mais toujours très qualitatif. J'ai profité d'une visite à l'exposition Tolkien de la BNF pour découvrir le magazine gratuit Chroniques, très qualitatif lui aussi. Et puis j'ai lu mon Cheval Magazine, comme d'habitude.

Au moment où ce billet passera en ligne,
je serai à Lyon à l'occasion d'Equita.
Bonne lecture et bon festival à tous ceux qui sont à Nantes! 💕

lundi 14 janvier 2019

Transformers 5 (2017)

Il y a un peu moins d'un an, j'étais partie pour revoir tous les films Transformers en vue de me préparer à la sortie de Bumblebee. Tout s'est malheureusement enlisé après le 4, qui est quand même vachement nul (je vous en ai parlé ici). Bref, Bumblebee est sorti le mois dernier et ce n'est que maintenant que je me suis repenchée sur le 5, The Last Knight, dont je vous avais déjà touché deux mots ici au moment de sa sortie.


Bon. Vous le savez, je suis très friande des Transformers, donc je me contente d'à peu près n'importe quoi à partir du moment où ça se transforme, ça roule très vite et ça fait de beaux discours virils sur le sacrifice et la liberté. Et je pense que ce cinquième opus est quand même mieux que le quatrième. Déjà, il y a plein de chevaux. Ensuite, il y a plein d'épées. Et puis Megatron est plus classe que jamais. Il y a plein de voitures qui roulent très vite. Il y a les Dinobots et des bébés Dinobots, la chose la plus mignonne que j'aie jamais vue. Et puis Josh Duhamel est de retour. Et puis il y a deux personnages féminins parlants.

Moi Megatron. Moi Decepticon. Moi mâle viril. Moi grosse bit*.

Mais quand même. Ça part dans tous les sens, ça complique encore plus l'histoire passée des Transformers (qui avait déjà atteint des sommets dans les films précédents), ça ne creuse rien. Optimus Prime est reparti sur Cybertron pour affronter ses créateurs à cause des évènements du 4, dont je ne me souviens plus très bien. En arrivant, il est étonné de voir sa planète en ruines, alors qu'on sait depuis le tout premier film que Cybertron a été détruite par la guerre entre les Autobots et les Decepticons (et que Merlin le dit au début de ce film, en plus, c'est quand même fou d'ignorer son propre scénario, non?).

Bon. Optimus trouve une créatrice, Quintessa, qui a pour projet de détruire la Terre pour reconstruire Cybertron, parce que la Terre n'est pas une planète comme les autres mais la célèbre Unicron (jamais citée dans les films précédents). Bref, non seulement le Cube a atterri sur Terre dans le 1, non seulement les Transformers sont venus récolter notre Soleil dans le 2, non seulement les Decepticon ont planqué une armée sur la Lune dans le 3 et non seulement les créateurs des Transformers ont anéanti les dinosaures pour créer les Transformers dans le 4, mais en plus la Terre est une espèce de double de Cybertron. J'en peux plus.


Ce qui est aussi très contrariant dans ce film, c'est les déplacements totalement aléatoires des personnages. Quand la TRF (une force paramilitaire dédiée à la chasse aux Transformers), l'armée et quelques Decepticons s'attaquent à Cade Yeager (Mak Whalberg) dans sa décharge, on ne comprend vraiment pas qui est où. Les dinobots déboulent sur la route en venant de la direction opposée à la décharge (?!?) et en se cassant la figure. La scène en jette, mais pourquoi viennent-ils de cette direction-là?? Pourquoi se cassent-ils la figure d'emblée?? Par la suite, pourquoi les Decepticons laissent-ils les Autobots tranquilles dans la ville abandonnée? (Et au sujet de la ville abandonnée: pourquoi quelqu'un fait-il le ménage dans un hôtel abandonné?!?) Pourquoi mettent-ils autant de temps à traverser l'Atlantique pour rejoindre Cade Yeager au Royaume-Uni?


Et puis que foutent les cinq chevaliers qui veulent exécuter Optimus quand Optimus est en train de voler le bâton de Quintessa? Pourquoi ne pas défendre leur bâton quand il en est encore temps au lieu de mettre le voleur à mort cinq minutes plus tard?

Et puis toute cette histoire de société secrète et de collaboration des Transformers et des humains depuis l'âge du roi Arthur, c'est chouette pour avoir des Transformers chevaliers qui se battent à l'épée et s'assemblent en dragon, mais quid du Secteur Sept du premier film? Quid de la présence de Megatron surgelé dans le barrage du Secteur Sept? Quid des Decepticons qui ont mis fin au programme lunaire américain dans le 3?

Bref. On pige de moins en moins au fur et à mesure qu'on avance dans cette franchise. L'avantage c'est qu'on ne regarde pas les films Transformers pour comprendre quelque chose en particulier mais pour voir de belles voitures rouler très vite, balancer quelques vannes et se transformer en robot pour combattre au milieu d'explosions gigantesques. Et sur ce point on est servis. Michael Bay est bac +8 en explosions. C'est fantastique. 😂

Et puis dans ce film j'aime bien Vivian Wembley (jouée par Laura Haddock), qui malgré un décolleté scan-da-leux dans le château de Sir Burton (Anthony Hopkins) relève nettement le niveau après les deux blondes inutiles des films 3 et 4. Elle a un cerveau et prend des décisions. Ouf.

Le personnage de Vivian a deux doctorats, je crois. Voilà, voilà.


Sinon, le grand avantage de ce film est qu'il y a plein de Transformers: les Autobots du 4, Optimus et Bumblebee nos héros habituels, Megatron en grande forme, des Decepticons très sympas (la négociation de leur libération est d'ailleurs très amusante, même s'ils sont sous-exploités par la suite), Quintessa, ses anciens chevaliers (pourquoi l'ont-ils trahie, d'ailleurs? Pourquoi n'a-t-elle pas essayé de récupérer son bâton qui est sur Terre depuis 1600 ans? On ne le saura jamais), la version dragon de ces chevaliers, les Dinobots, un vieux char d'assaut de la Première Guerre mondiale, la voiture de Vivian. Du plaisir. Et comme toujours l'image de synthèse fait bien son boulot, on est bien au-dessus de la bouillie de certaines grosses sorties des années 2010. 😉

Bref voilà. Un film totalement décérébré. À voir uniquement si vous avez un niveau d'exigence assez bas... Ou si vous êtes un/une groupie irrécupérable. 😂😍

mardi 1 janvier 2019

La gamelle de décembre 2018

Bonne année 2019, chers lecteurs! J'espère que vous avez fêté la nouvelle année comme vous le souhaitiez. 😊

Avant de passer aux traditionnels bilans de fin d'année, voyons ce que m'a réservé décembre avec le dernier bilan mensuel de 2018!

Sur petit écran

Comme à peu près tout le monde, j'ai regardé Harry Potter sur Netflix. C'était vraiment super. Vous pouvez retrouver mon récapitulatif ici.

Wall-e d'Andrew Stanton (2008)


À l'occasion de la lecture d'un magazine sur Pixar (voir plus bas dans cette gamelle), j'ai profité d'une séance de cinéma avortée pour faire un petit retour en arrière avec ce film merveilleux. Wall-e a tout pour lui: graphismes, musique, histoire, sous-texte, personnages, humour, émotion. Je ne l'avais peut-être pas revu depuis sa sortie au cinéma et ça a été un réel plaisir. 😍😍

Sur grand écran

Gravity d'Alfonso Cuarón (2013)
J'ai revu ce film dans le cadre d'un festival du film documentaire ayant pour thème l'espace, grâce auquel j'avais déjà vu Star Trek: le film. C'était un vrai plaisir de le redécouvrir sur grand écran et je l'ai (encore) plus apprécié qu'à sa sortie (à l'époque, tout le monde en disait tellement de bien que j'avais limite été déçue). Il est superbe visuellement (la Terre vue du ciel 💖) et parle d'une vieille histoire qui me parle toujours autant, le retour à la vie de quelqu'un qui est au bout du rouleau. Le seul petit bémol concerne l'accumulation de galères de Ryan; il n'était peut-être pas nécessaire qu'elle coule et manque de périr noyée à la fin, par exemple. Mais sinon c'est vraiment un très très beau film.

The Theory of Everything [Une merveilleuse histoire du temps] de James Marsh (2014)
Toujours dans le cadre du festival du film documentaire, j'ai pu rattraper ce biopic sur Stephen Hawking, que j'avais loupé lors de sa sortie. Il me semblait en avoir entendu beaucoup de bien et je croyais que ça parlait de son parcours de scientifique et de ses recherches malgré la maladie. J'ai donc été surprise qu'on parle surtout de sa vie privée et amoureuse. En fait, c'est l'adaptation du livre de Jane Wilde, l'ex-femme de Stephen Hawking. Une fois qu'on sait ça, c'est un beau film très humain extrêmement bien joué, tant par Eddie Redmayne qui avait un rôle difficile que par Felicity Jones qui passe par tout le spectre des émotions humaines, et une belle leçon de vie. Il faut juste savoir qu'on ne va pas parler du temps et de l'espace, en fait. ^^

Spider-Man: Into the Spider-Verse de Peter Ramsey, Bob Persichetti et Rodney Rothmanbla (2018)


Film d'animation très réussi. Tout y est: humour, histoire, rythme, sentiments (mais pas trop trop non plus). L'image a une espèce de gros grain rappelant le comics et un petit air de street art qui n'est pas du tout mon genre mais qui a su me séduire dans le contexte de New York, et le film assume complètement son origine dans les comics, par exemple avec des carrés de texte montrant les pensées des personnages. Super chouette.

Robin Hood d'Otto Bathurst (2018)
La bande-annonce m'avait promis qu'on aurait Assassin's Creed à Nottingham et n'avait pas menti. On est un peu au niveau zéro du film d'action mais j'ai adoré: chevaux superbes, plans "stylés" au ralenti, combats à l'arc, tenues au style moderne improbable dans l'Europe du XIIe siècle, c'était formidable. Toutefois, on regrettera la remarquable absence des femmes dans cet univers, sauf dans le cas des décolletés de Marian...

Oscar et le monde des chats de Gary Wang (2018)
Bon, il fallait que je voie ce film d'animation vu que c'est une histoire de chats, mais c'est très dispensable. Au-delà du fait que c'est un film pour enfants sans le double niveau de lecture ou l'universalité qui permet à tant de dessins animés de toucher aussi (voire plus) un public adulte, il y a un vrai problème de rythme et de scénario. Le début est confus et à mon avis difficilement compréhensible pour un enfant à cause de va-et-vient dans le temps et de scènes sans aucun dialogue. La fin est étrange, à nouveau difficilement compréhensible et dégoulinante de guimauve. Il y a aussi une chanson SUPER BIZARRE qui m'a fait soupçonner un décalage culturel insurmontable avec la Chine. 😕 Bref, passez votre chemin, même pour vos enfants/neveux/petits enfants/amis mineurs. Je retiendrai uniquement le gros chat de gouttière noir qui est très joli, et l'animation des fourrures des chats qui donne envie de faire de gros câlins.

Les animaux fantastiques. Les crimes de Grindelwald de David Yates (2018)
Après avoir revu tous les Harry Potter sur Netflix, j'ai enfin pu filer au cinéma voir Grindelwald. J'ai adoré. Je suis décidément très fan de cette nouvelle franchise avec des personnages adultes et sans jeu de piste (le truc typique des HP, où nos héros collectent des indices tout au long des années scolaires). Bon, j'aurais aussi dû revoir le 1, j'ai eu du mal à remettre certains personnages, mais j'ai trouvé ça chouette: les animaux fantastiques merveilleux et drôles (même si j'aurais aimé en voir plus, bien sûr), un méchant tout en manipulation et retenue (après des rôles grotesques, je reprends Johnny Deep au sérieux), des sorciers et sorcières qui doivent faire leur choix en fonction de leur vécu et leur souffrance personnelle. J'ai noté quelques bémols (la scène de l'évasion nocturne du début: tout était tellement sombre que je n'ai rien vu), incohérences/incompréhensions (pourquoi Grindelwald tue-t-il un de ses propres suiveurs, l'asiatique je crois?) et contrariétés (le personnage de Queenie est d'une stupidité poussant à l'étranglement), bien sûr, mais j'ai néanmoins adoré. Je vous invite à lire les avis plus gris de Tigger Lilly et Vert.

Bumblebee de Travis Knight (2018)


Le retour des Transformers au cinéma et un nouveau départ pour une franchise qui était plus qu'essouflée – disons que le 4 et le 5 semblaient rivaliser dans les incohérences. Bumblebee part dans une tout autre direction puisqu'il s'adresse à un public plus jeune, met en avant l'amitié, présente un nombre limité de Transformers (à part quelques minutes sur Cybertron mobilisant de véritables armées, l'intrigue tourne autour de trois Transformers seulement) et n'implique ni la destruction d'une ville ni un personnage féminin sexy et plus ou moins inutile. On revient un peu aux sources du premier avec une héroïne mal dans sa peau, impopulaire et affublée d'adultes à visée comique et déconnectés de la réalité. Je pense que les Transformers se sont offert leur E.T. ou autre film de ce genre des années quatre-vingt. 😊 Même le look d'Optimus me semble avoir évolué pour rejoindre celui du dessin animé d'origine! ^^ J'ai relevé pas mal de références au premier film mais il faudra que je le revoie pour bien les relever. Hailee Steinfeld et John Cena portent très bien les rôles principaux. Le seul vrai problème, c'est la cohérence avec la chronologie des films précédents, mais je pense vous en parler plus longuement quand je le reverrai (car oui, je compte le revoir, bien sûr).

Du côté des séries (et de tout ce que je ne fais pas)

Séries: zéro. Comme le mois dernier et le mois précédent, je garde cette catégorie dans le billet juste pour me mettre la pression. ^^ Par contre, j'ai écouté deux épisodes de Procrastination, le podcast sur l'écriture d'Elbakin, ce qui m'a permis de clore la saison 1. Deux ans après l'avoir commencée. Voilà.

Du côté des BD


Crapule de Jean-Luc Deglin (2017)
Énième BD de chats. J'ai beaucoup aimé. C'est mignon mais un peu triste aussi parfois. Crapule a un côté petit chat hirsute abandonné qui m'émeut (quant à la couverture, elle pourrait me faire pleurer). Il vit avec une fille qui a l'air freelance, ça m'a beaucoup parlé. Ce n'est pas aussi drôle que d'autres BD du genre mais c'est très sympa. C'est en noir et blanc (ou plutôt noir et bleu).

Madame: L'année du chat (2015) et Madame: Un temps de chien (2017) de Nancy Peña
Énième BD de chats. (Oui, j'en lis tous les mois depuis six mois.) Très sympa également. Madame est une petite chatte espiègle qui vit avec une jeune femme. Contrairement à beaucoup d'œuvres similaires, Madame assume complètement le statut de "bébé" du chat domestique; certains gags pourraient être repris à l'identique avec un nouveau-né ou un jeune enfant. C'est plus drôle que Crapule. (Mais je recommande les deux, hein.) C'est en noir, blanc et vert.

Le dieu vagabond de Fabrizio Dori (2019)
Une bien belle bande dessinée à paraître chez Sarbacane. J'ai pu la lire en avance car mon copain, libraire depuis peu, l'a reçue de la part de l'éditeur. Je l'ai d'abord trouvée très déroutante: le dessin est variable d'une page ou d'un chapitre à l'autre et certaines cases n'étaient pas du tout à mon goût. Mais je me suis habituée et j'ai apprécié ce travail de dessin considérable qui donne une atmosphère particulière à chaque environnement, avec des couleurs éclatantes et superbes. On suit les péripéties d'un satyre qui essaye de rendre un service à une déesse pour retrouver sa propre divinité, qu'il a perdue depuis quelques siècles. Sûrement très agréable pour les férus de mythologie grecque (j'ai apprécié nombre de références alors que je n'y connais rien ^^), c'est un beau voyage dans un univers à la croisée du nôtre. Je vous invite à jeter un coup d’œil sur le site de l'éditeur; on peut y consulter deux planches très différentes. Voir aussi l'avis de Marilyne.

Et le reste


En plus de mon Cheval magazine habituel, j'ai lu un hors-série de l'Écran Fantastique consacré à Pixar, qui était sorti cet été à l'occasion des Indestructibles 2. C'était passionnant, bien sûr, et j'ai eu envie de voir ou revoir chacun de leurs films, d'où mon visionnage de Wall-e. Quant à trouver le temps de le faire, c'est une autre histoire...

Le temps semble toujours manquer mais ce mois de décembre a au moins été très positif du point de vue cinématographique: je n'avais probablement fait sept séances en un mois depuis deux ans! 😃

Dans les prochains jours, place aux traditionnels bilans de fin d'année!

vendredi 22 juin 2018

Bande-annonce de Bumblebee (2018)

Vous l'attendiez avec impatience depuis des mois... Elle est enfin arrivée: Paramount Pictures a sorti la bande-annonce de Bumblebee, premier spin-off de la franchise Transformers! 😍😍😍


Ce film semble marquer une nette rupture par rapport aux cinq films de Michael Bay. Déjà, c'est le premier sans Michael Bay: c'est Travis Knight qui réalise. Je ne connais pas le monsieur, qui a pour l'instant réalisé uniquement un film d'animation, Kubo et l'armure magique (que je n'ai pas vu). (Mais pas d'inquiétude, hein, Michael Bay reste dans le coin vu qu'il est producteur; et Steven Spielberg est à nouveau producteur exécutif.)

Vu le ton de la bande-annonce et la date de sortie (décembre 2018 alors que tous les autres films sont sortis l'été), on se dirige clairement vers quelque chose de plus familial. On nous promet clairement une belle histoire d'amitié entre Bumblebee et une humaine; il n'y a pas d'explosions dans tous les sens, pas de scène de panique collective, pas de destruction apocalyptique, pas de menace armée contre laquelle nos héros devront réunir toute leur énergie. D'ailleurs, on ne sait même pas qui est le méchant.

Il n'y a pas non plus de fille en petite tenue, de plan fesses ou de plan seins, et ça, c'est un sacré changement par rapport aux bandes-annonce précédentes! 😂 Et le héros est une héroïne, attention! Exit San Witwicki (Shia LaBeouf) et Cade Yeager (Mark Whalberg), bonjour Charlie Watson (Hailee Steinfeld, qui a déjà une carrière de chanteuse et d'actrice assez bien remplie, bien que je ne la connaisse pratiquement pas – je l'ai vue uniquement dans True Grit et je n'en ai pratiquement aucun souvenir). C'est une autre rupture majeure dans cette franchise ultra sexiste et phallocrate (n'oubliez pas que, dans Transformers 4, la fille qui est assise à l'avant d'un véhicule, côté passager, à côté de son copain qui conduit, passe à l'arrière quand son papa monte dans la voiture, afin que ce soit le papa qui soit devant avec le petit ami 😂😜😤😱) (je me demande si ça favorise la sortie du film en Arabie Saoudite et aux Émirats Arabes Unis, ce genre de chose?). Pour l'instant, j'aime bien le personnage, avec son air sympathique et son t-shirt de Motorhead.

Une héroïne, ça roule forcément en citadine, pas en voiture de course? Que la chose soit liée au sexe du personnage principal ou au côté nostalgie des années quatre-vingt qui infuse la bande-annonce et le cinéma hollywoodien actuel en général, Bumblebee se transforme en une modeste Coccinelle. Je trouve ça trop mignon et ça colle bien au contexte, la Californie et un côté assez insouciant. D'ailleurs, Bumblebee est lui aussi trop mignon, rien à voir avec son look dans les autres films! Il me rappelle le gros bonhomme blanc de Big Hero Six et me conforte dans l'idée qu'on change de stratégie et de public: plutôt que de viser des adolescents et de jeunes adultes mâles, décérébrés et obsédés des nichons, on vise des enfants.

Ce qui est bizarre, c'est que Bumblebee semble effrayé et désemparé, un peu comme un grand enfant dans une nouvelle école. Or, on sait depuis Transformers 5 qu'il est sur Terre depuis au moins les années quarante, étant donné qu'il a participé à la Seconde Guerre mondiale (oui, oui). Je me demande comment la scénariste (oui, la scénariste: Christina Hodson; je pense que c'est encore une rupture par rapport aux chapitres précédents) a fait coller cette histoire avec les révélations de plus en plus alambiquées de Transformers 4 et 5.

La bande-annonce joue aussi le clin d’œil au tout premier film avec les mots "Let me tell you something... A driver don't pick the car... Car pick the driver... It's a mystical bond between man and machine..." C'est ce que dit le vendeur de voitures d'occasion à Sam Witwicki et son père quand ils viennent chercher une voiture et tombent, justement, sur Bumblebee. 😍😍

Dernière remarque: Peter Cullen, la voix d'Optimus Prime, est crédité sur IMDB. J'espère qu'on verra vraiment Optimus dans l'action, pas juste en flash-back ou en voix off. Pour l'instant, la bande-annonce ne laisse absolument pas soupçonner sa présence...

Ha et encore un truc: John Cena, catcheur de son état, joue dans ce film. j'ai hâte de voir ça. 😀

J'attends donc le mois de décembre avec une grande impatience. J'aime toujours retrouver les transformers, et, vu tout ce que je viens de vous dire, je fonde même quelques espoirs sur cet opus. Bon, après Transformers 4 et 5, je me prépare aussi au pire, soyons lucides, mais je croise les doigts!

mardi 3 avril 2018

La gamelle de mars 2018

Ce mois de mars a été marqué par une santé chancelante: d'abord celle de mon Homme, puis la mienne pendant quelques jours. Rien de grave heureusement. Du coup, on a regardé des films!

Sur petit écran

Transformers 3 de Michael Bay (2011)
Un troisième opus qui marque la rupture dans la franchise. Chronique complète ici.

Mission: Impossible 5 - Rogue Nation de Christopher McQuarrie (2015)
Je gardais un souvenir mitigé de ce film vu au cinéma lors de sa sortie, mais j'ai vraiment bien aimé cette fois-ci. Il y a pas mal d'humour, ce qui évite au film de se prendre trop au sérieux. C'est dans ce film-ci que Tom Cruise est accroché à un A400M en train de décoller. 😉 J'ai hâte de voir le prochain!

Mission: Impossible 4 - Ghost Protocol de Brad Bird (2011)
J'ai moins aimé cet opus que j'ai trouvé un peu plus décousu (quand l'intrigue s'est dirigée vers l'Inde, j'ai même partiellement décroché). Il fait pourtant partie des films qui m'ont totalement fait changer d'avis sur Tom Cruise il y a quelques années de ça. Notons qu'on a ici la cascade de la tour Burj Khalifa à Dubaï et que la dernière scène lance l'intrigue avec le Syndicate, l'organisation terroriste du 5 et (visiblement) du 6 qui sort cet été.

Pacific Rim de Guillermo del Toro (2013)
J'ai revu avec un immense plaisir ce film que j'adore et qui garde toute son efficacité avec les années. KAIJU GROUPIE quoi. Et quelle musique! Hâte de voir le 2. Des réserves toutefois, quant à l'immense sexisme du machin... 😠😱

Transformers 4 de Michael Bay (2014)
Aïe. Si Transformers 3 marquait la rupture dans la franchise, Transformers 4 en symbolise le naufrage. Un film truffé d'explosions, de belles voitures et de robots géants: on dirait que le contrat est rempli, mais en réalité on s'ennuie ferme et on ne comprend plus rien. Quelle erreur d'avoir échangé le héros gringalet pour un homme aux muscles saillants qui développe on ne sait comment des compétences de combattant et de cascadeur de fou. Quelle erreur de n'avoir fait revenir aucun personnage humain de la trilogie initiale... Quelle erreur d'avoir adopté un ton encore plus sexiste et paternaliste, avec la blonde qui non seulement ne sert à rien mais appelle à l'aide constamment et ne peut rien faire toute seule! Quelle erreur d'avoir gâché le retour de Megatron, notre méchant préféré. Et quelle erreur d'avoir encore compliqué l'histoire des Transformers sur Terre.
On découvre cette fois-ci que les créateurs des Transformers, des extraterrestres mystérieux, ont ravagé la Terre il y a 65 millions d'années en faisant exploser une bombe qui transforme la matière organique en transformium, le métal dont sont composés les Transformers, en vue de créer les Transformers. (Donc, oui, vous avez bien compris, les dinosaures ont été anéantis pour créer les Transformers.) Mais les créateurs sont maintenant décidés à détruire leur création (pourquoi?) et ont envoyé Lockdown chasser les Transformers sur Terre. Heureusement, Optimus réactive les Dinobots se trouvant dans le vaisseau qu'il a volé à Lockdown (que font-ils là? Pourquoi Lockdown les a-t-ils avec lui? Pourquoi ne les réveille-t-il pas pour les faire combattre à son côté?) et remporte le combat.
Bien sûr, le fan sera ravi de voir des Transformers partout, mais même les Dinobots sont sous-exploités et n'arrivent pas à rattraper cet opus. Je recommande chaudement de l'éviter...

Sur grand écran

El laberinto del fauno de Guillermo del Toro (2006)
Une séance UGC Culte chroniquée en détail ici.

Hurricane de Rob Cohen (2018)
Un film catastrophe. J'ai bien aimé. Notons que la présence d'un météorologue équipé d'un véhicule conçu spécialement pour affronter les tempêtes permet de courir les rues assez longtemps et donne des scènes assez sympas.

Black Panther de Ryan Coogler (2018)
J'ai beaucoup apprécié ce film de super-héros très différent des autres Marvel. Déjà, j'ai apprécié qu'on ait affaire à un protagoniste qui 1. a déjà été présenté dans un autre film et 2. a toujours su qu'il serait la Panthère noire et n'a donc pas besoin de découvrir ses pouvoirs ou d'accepter qui il est. En plus, la longue histoire secrète du Wakanda permet d'introduire une réflexion sur la tradition et le passage à la modernité, un truc totalement absent des autres films de ce type (la seule susceptible d'avoir ce type de problème est Wonder Woman, elle aussi héritière d'une longue lignée). Bon et bien sûr c'est LE film d'action américain le plus avancé de tous les temps, je crois, concernant la représentation féminine, étant donné qu'ici LA FEMME EST UN HOMME COMME LES AUTRES ET A AUTANT DE TEMPS DE PAROLE QUE L'HOMME ET NE SERT JAMAIS, JAMAIS DE FAIRE VALOIR. Holàlà. Je jubile. Seule fausse note: les rhinocéros de guerre qui déboulent de nulle part... 😂😂😂

Du côté des podcasts

Incroyable! Je ressuscite cette catégorie que j'avais inaugurée l'année dernière et aussitôt abandonnée, vu que je n'arrivais pas à prendre l'habitude d'écouter des podcasts. Ce n'est qu'un début mais j'ai installé Podcast Addict sur mon téléphone et cela m'a permis d'écouter quelques épisodes de la première saison de Procrastination, le podcast d'Elbakin sur l'écriture, en vaquant à d'autres occupations, genre en découpant des légumes. J'adore cette émission qui est sûrement aussi intéressante pour les écrivains (ou aspirants écrivains) que pour les "simples" lecteurs.

Du côté des séries

Agatha Christie's Poirot - saison 3 (1990-1991)
Nous avons fini la saison 3, aussi délicieuse que les précédentes avec ses manigances meurtrières alambiquées et son enquêteur quelque peu excentrique.

Et le reste

Ayant décidé de lire un magazine par mois en plus de mon fidèle Cheval Magazine, j'ai lu ce mois-ci un anciens hors-série de Mad Movies et Comic Box sur les super-héros. Je l'avais offert à Noël à mon Homme, qui l'avait malheureusement déjà. C'était extrêmement intéressant d'en apprendre plus sur les super-héros et très amusant pour ce qui est de leurs adaptations au cinéma: je pense en effet que ce magazine date de tout début 2005! Je n'ai trouvé la date nulle part, mais on y parle de la récente élection de Bush et on y attend les sorties du premier semestre 2005. Donc tout ça date d'avant Batman Begins et surtout d'avant la déferlante Marvel! Dingue. J'ai découvert tout plein d'adaptations qui ne se sont pas faites (genre Chris Columbus devait adapter Namor, un comics dont je n'ai jamais entendu parler, et Ryan Reynolds était pressenti pour jouer Flash dans un film sur Flash...). C'était passionant.

Bon et bien sûr j'ai lu Cheval Mag: celui de mars en début de mois et celui d'avril en fin de mois.


Merci d'avoir lu jusqu'ici et rendez-vous le mois prochain
pour une nouvelle portion de croquettes!

jeudi 22 mars 2018

Transformers 3 (2011)

J'ai décidé de consacrer un billet dédié à Transformers 3 car cet avis est devenu bien trop long pour ma gamelle mensuelle. Pour info, j'ai déjà parlé de Transformers ici, puis j'ai parlé de Transformers et Transformers 2 ici, et il y a fort longtemps j'ai partagé la bande-annonce de Transformers 3 ici. D'ailleurs j'ai tellement parlé des Transformers sur ce blog que je créé une étiquette dédiée pour m'y retrouver, voilà voilààà. 😂😂


Après deux films clairement orientés humour, le troisième film de la franchise des robots géants, Dark of the Moon de son nom complet, se veut plus sombre. Dès l'introduction, l'humour est moins présent: la situation de Sam (qui cherche sans succès un emploi) est certes amusante mais on ne rit plus comme avant, et certains traits humoristiques sont tellement forcés qu'ils en font presque pitié (par exemple John Malkovich en patron névrosé et Transformer-groupie au sourire plus blanc que blanc). Je pense que c'était une erreur, l'humour étant souvent ce qui sauve les films à grand spectacle totalement décérébrés.

La recette reste par ailleurs la même que d'habitude, avec des courses-poursuites, de superbes voitures, des Mâles virils, des robots géants qui se tabassent entre les buildings et une fille sexy qui court en talons (ou en ballerines selon les plans 😂), mais vraiment ce film marque la rupture dans la franchise. Rosie Huntington-Whiteley manque de charisme par rapport à Megan Fox (et oui, c'est ce film-ci où la première apparition féminine est un plan petite culotte, c'est totalement navrant). Et surtout la bataille de Chicago est interminable: cinquante minutes entre les premiers tirs Decepticon sur la ville et la fin du film, et ce sans même montrer toute la bataille puisqu'on ne sait ni comment Bumblebee et d'autres Autobots sont faits prisonniers, ni comment Optimus récupère la remorque contenant son matériel!

Concernant la cohérence de la franchise dans son ensemble, je ne sais pas quoi faire de cet opus. On apprend que Megatron avait rendez-vous sur Terre avec Sentinel Prime et que ce dernier s'est écrasé par malheur sur la Lune. Est-ce pour ça que Megatron est venu sur Terre? On nous avait pourtant dit dans le premier film qu'il était à la recherche du Cube. Une fois qu'il s'est réveillé après avoir passé quelques décennies en surgelé, pourquoi n'est-il pas allé réveiller Sentinel sur la Lune? Pourquoi n'a-t-il pas fait intervenir l'armée Decepticon cachée sur la Lune? Pourquoi LaserBeak et ShockWave, qui sont sur Terre au moins depuis les années soixante-dix (et qui sont responsables de l'arrêt du programme lunaire américain, sachez-le ^^), ne se sont-ils pas manifestés lors des évènements des deux premiers films?

Bon. Passons.

Sinon, ce film marque la mort d'IronHide, que j'adorais parce que son visage ressemblait à celui d'une panthère, et de StarScream, mon méchant sournois préféré. Je suis très triste. Notons que c'est Sam qui tue StarScream. C'est la première fois qu'il participe activement au combat et ne fait pas que courir très vite. Bravo Sam. ^^

Sinon, j'ai couiné de bonheur et d'hystérie à toutes les répliques d'Optimus, notamment quand il arrive à Chicago sur fond de musique martiale  et s'exclame "WE WILL KILL THEM ALL" de sa Grosse Voix Virile de Vrai Mâle. Purée avec la musique de Steve Jablonsky et Optimus, je suis prête à m'engager dans l'armée américaine quand ils veulent!

Ha et encore quelques trucs: l'image de synthèse est vraiment pas mal du tout dans les trois premiers films, les incrustations des Transformers dans les paysages réels sont très réussies; Michael Bay a bien des tics mais on doit lui reconnaître qu'il filme très bien des scènes d'action très chargées sans jamais perdre le spectateur et que ça ne doit pas être facile, d'autant plus que la moitié des personnages (les Transformers) ne sont pas sur le plateau; John Turturo revient dans ce film mais est moins drôle que les précédents; et Frances McDormand est géniale comme d'habitude. Ha et Megatron meurt à la fin. Mais heureusement on connaît la notion toute relative de la mort en général et de celle de Megatron en particulier dans cette franchise. L'horrible Decepticon reviendra dans Transformers 4. 😍😀

vendredi 2 mars 2018

La gamelle de février 2018

Un mois court mais assez bien rempli du point de vue culturel. Je suis allée quatre fois au cinéma et j'ai regardé deux films sur la télé: ça fait six films en tout et c'est plus que la plupart des mois! Par manque de temps, ce billet sera par contre maigre en photos...

Sur petit écran

Transformers de Michael Bay (2007)
J'avais prévu une soirée lecture et voilà que mon Homme met France 4 le soir où ils diffusent le premier Transformers. J'étais fichue. J'étais obligée de regarder. Le premier film de la franchise est tellement génial avec son humour omniprésent et son dynamisme, c'est vraiment le film pop-corn idéal. J'adore la diversité de personnages-référence (l'ado loser avec une "tchatche" d'enfer, le soldat courageux, le secrétaire de la Défense "à l'ancienne") et le petit côté épique. Alors certes il y a déjà pas mal d'invraisemblances mais on est loin de l'absurdité des opus suivants. C'est un film d'action drôle avec des robots géants. C'est ce qu'on lui demande d'être et c'est parfait.
À retenir en plus: les Autobots étaient plus primitifs dans ce film, on voit plus leurs "structures" quand ils arrivent sur Terre, et ils ressemblent plus à des véhicules (par la suite, ils se sont épaissis et sont devenus des robots humanoïdes); Bumblebee est sur Terre en premier et on ne sait pas depuis combien de temps (ce qui pourrait justifier certaines révélations de Transformers 5); les deux personnages féminins ont plus de lignes de dialogue dans ce film que dans tous les autres cumulés; Shia LeBeouf est hilarant; et décidément Megan Fox était irremplaçable et manque à la franchise.

Transformers 2 de Michael Bay (2009)
Le deuxième opus de la franchise fait un peu dans la surenchère avec encore plus de Transformers et encore plus d'explosions, mais en gardant, heureusement, son humour caractéristique. JetFire, le Decepticon qui est passé chez les Autobots, est particulièrement hilarant. Mon Homme me faisait aussi remarquer que les personnages non-militaires, comme ceux de Sam (Shia LeBeouf) et Mickaela (Megan Fox), ne deviennent jamais des super-héros mais se contentent de courir très vite pour échapper aux tirs des Decepticons, un trait "réaliste" très appréciable dans une franchise marquée par les invraisemblances.
Une critique: à partir de la moitié du film, la sexualisation extrême de Megan Fox devient plus agaçante parce que son personnage commence vraiment à servir de faire-valoir (alors qu'au début, elle a une existence propre et fait des choses). Il faut même la tenir par la main pour qu'elle coure. Le truc que je ne supporte pas.
Dans ce numéro, on découvre que les Transformers habitent sur Terre depuis très longtemps. Déjà, ils sont venus détruire notre Soleil il y a des lustres. L'agent Simmons (excellent John Turturo, un des éléments comiques irrésistibles de cette franchise: "one man... alone... betrayed by his country...") explique que le Secteur Sept, le bureau gouvernemental qui gardait Megatron surgelé dans un barrage dans le premier épisode, n'avait pas pris les indices qu'il avait réunis au sujet de la présence des Transformers au sérieux. On voit des photos de voitures anciennes correspondant à des Transformers et on découvre que JetFire est planqué au grand musée de l'air de Washington. On pourrait donc imaginer l'existence de deux sociétés humaines secrètes sur Terre connaissant l'existence des Transformers, le Secteur Sept (désormais remplacé par le NEST, le corps militaire humain-Autobot) et celle révélée dans le cinquième film, la première ignorant l'existence de la seconde? La suite nous le dira. En tout cas le cinquième film me paraît nettement moins invraisemblable maintenant que j'ai revu les deux premiers. Je suis abasourdie.
Une dernière remarque: les aller-retours des protagonistes entre Gizeh en Égypte et Pétra en Jordanie sont limite drôles tellement ils sont invraisemblables. Selon Google Maps, il y a dix heures de trajet en voiture. 😂😂 Et puis quelle chance de tomber à Pétra un jour où il n'y a pas de touristes... Lol.

Sur grand écran

Three Billboards Outside Ebbing, Missouri de Martin McDonagh (2018)
Un excellent film porté par une Frances McDormand magistrale au charisme incroyable. J'ai adoré la diversité de thèmes abordés (le deuil, les relations familiales, le devoir, le racisme, la haine, l'amour, l'ambiance de petite ville, le pardon) et l'espoir et l'humanité qui perdurent dans des faits très durs. Les autres acteurs ne sont pas en reste. J'ai rarement vu autant de personnages autant travaillés dans un même film; chaque personnage secondaire a une existence propre et présente plusieurs facettes. Il s'agit probablement du film de l'année.

Pentagon Papers de Steven Spielberg (2017)
Après Lincoln et Three Billboards, encore un beau film tout en teintes de gris avec des personnages complexes et des thématiques variées. On cause ici de liberté de la presse, de devoir, d'émancipation féminine et d'amitié. Et ce sans envolée lyrique naïve à part à la toute fin; il s'agit bien de suivre ces quelques journées qui chamboulent la vie d'un journal et de ses employés, directeurs ou propriétaires, et d'étudier les réactions face à un danger bien réel. Meryl Streep est magistrale comme toujours.

Fifty Shades Lighter de James Foley (2018)
Dernier rendez-vous avec le beau Christian Grey, accompagné cette fois-ci par madame Grey puisqu'Anastasia et lui se marient au début du film. Le voyage de miel des deux tourtereaux dans une Europe paradisiaque est interrompu brutalement par la nouvelle que les serveurs de l'entreprise de Christian ont été forcés. Le coupable est l'ancien chef d'Anastasia, dont on découvrira ici pourquoi il en veut autant à notre couple modèle.
Que dire? Le troisième opus reprend la recette des précédents avec un peu moins de sexe (et plus du tout de SM, déjà absent du deuxième si je ne me trompe pas) et quelques sous-intrigues (l'éventuelle relation extraconjugale du frère de Christian, la place d'Anastasia au bureau). Ça ne vole pas haut mais ça se laisse regarder. Christian essaye d'enfermer Anastasia dans une boîte dorée et ne veut pas lui prêter sa voiture (lol!), Anastasia veut quand même travailler, le danger et un élément perturbateur font irruption, tout est bien qui finit bien. Dans une Amérique heureuse où tout le monde est blanc, mince, beau, très très riche et membre d'une famille conventionnelle, comme dans toutes les romances. J'ai été un peu gênée par cet aspect cette fois-ci parce qu'Anatasia tombe enceinte et que la possibilité de ne pas garder le bébé n'est même pas prononcée/suggérée, il va de soi que maintenant qu'il est là elle sera mère. Mais bon ce n'est pas lié à ce film en particulier. Même Scrubs, série tellement humaine et géniale, se termine sur une scène de bonheur familial que j'aurais trouvée nauséabonde si je n'avais pas tant aimé les personnages... 😓😡😲😶
Mon avis sur le premier et le deuxième film.

The Shape of Water de Guillermo del Toro (2017)
Je n'ai pas trop aimé  ce film qui est certes joli et plein de bonnes intentions mais m'a surtout semblé terriblement culcul, avec un thème culcul, un message culcul, une musique culcul, une héroïne culcul et une fin culcul. Et j'ai trouvé le méchant qui n'a rien pour lui et qui est vraiment très très méchant un peu fade. Une façon pas très subtile de dire que le monstre n'est pas celui qu'on pense. Le passage dans lequel l'héroïne chante m'a carrément sortie du film. Mais bon je pense qu'il faut le voir tout de même, il y a plein de choses intéressantes (ne serait-ce que le fait que l'héroïne ne parle pas, c'est un sacré défi!), et on voit Mister Ed, le cheval parlant, à la télé! 😀😀😀😀


Du côté des séries


Star Trek Discovery - saison 1 (2017)
Malgré un dernier épisode très expéditif, j'ai adoré cette série joliment humaniste aux personnages attachants et intelligents et dans laquelle les femmes sont des hommes comme les autres.
Je ne suis pas prêt d'oublier "Don't you bow to your Emperor?" et "We are Starfleet". 😍

Agatha Christie's Poirot - saison 3 (1990-1991)
Les enquêtes jubilatoires de Poirot continuent!


Et le reste


J'ai lu un ancien hors-série de Mad Movies consacré à James Cameron, réalisateur que j'adore pour Titanic et Avatar mais que je connais peu étant donné que je n'ai vu, justement, que ces deux films. Il faut décidément que je voie Aliens et Abyss, qui semblent vraiment très intéressants, et même Terminator, film que je n'ai jamais vu et que j'ai toujours considéré comme le fond du fond du film décérébré, a l'air d'avoir de l'idée! Je suis très contente, en outre, d'entendre dire du bien d'un réalisateur que j'entends plutôt se faire lyncher à cause de l'aspect romantique de ses films (et l'impression persistante que certains adorent adopter une pose anti-Cameron pour montrer qu'ils ne font pas comme tout le monde). Par ailleurs, Michael Bay se fait un peu tailler et c'est très drôle. ^^

Pas de Cheval Mag cette fois-ci, j'ai trouvé mon numéro dans ma boîte aux lettres le 28 et n'ai donc pas eu le temps de le lire.

Et vous? Ce mois de février a-t-il été satisfaisant?
Rendez-vous début avril pour la gamelle de mars!