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lundi 11 novembre 2019

Strumpet City (1969)

Strumpet City de James Plunkett m'a été chaudement recommandé par un ami italien que j'ai connu à Dublin et qui est dingue de l'Irlande. J'ai d'ailleurs acheté ce roman à Dublin, en présence du copain en question, des années plus tard. Le livre a ensuite végété pendant quatre ans dans ma pile à lire. Je m'étais mis en tête que le vocabulaire était difficile et qu'il me fallait du temps pour le lire. Quand j'ai enfin franchi le pas, j'ai vite  compris que je tenais entre mes mains un livre d'exception...


Strumpet City présente effectivement un vocabulaire particulier. Il suit les parcours d'une petite dizaine de personnages dans la Dublin des années 1907 à 1914, une période de revendications sociales fortes de la part de la classe ouvrière. La plupart des personnages sont, justement, ouvriers et parlent un anglais populaire doublé d'expressions irlandaises. Je dois dire que je n'ai pas toujours tout compris, mais ce parler est un des grands atouts du livre: il donne vie à des personnages extrêmement réels.

La rédaction est aussi très belle, avec un style simple, vivant et tout en nuances que j'ai beaucoup apprécié et qui parvient à partager les pensées et les ressentis des personnages avec une justesse remarquable. Ce livre est incroyablement HUMAIN et certains passages m'ont bouleversée, notamment la fin de la deuxième partie, où se produit un accident grave.

L'intrigue se déroule presque exclusivement dans les quartiers ouvriers et pauvres de Dublin, non loin du port. Un paysages d'usines et de tenements, des immeubles où chaque famille occupait une chambre (et non un appartement). Au recensement de 1911, une maison de Henrietta Street abritait plus de 800 personnes... 😱 Le travail est précieux et précaire. La misère noire m'a bien sûr évoqué Germinal de Zola, d'autant plus que la lutte pour les droits sociaux tient une part prépondérante. Le syndicaliste James Larkin a mené un mouvement de revendication, notamment en faveur du droit à la représentativité, qui a débouché sur le lock-out de 1913-1914: des centaines d'employeurs ont suspendu leurs activités pour lutter contre le syndicalisme et des milliers d'ouvriers se se sont retrouvés sans revenus.
"The police followed but kept their distance. The procession was big, but orderly. There was no band and there were no speeches. [...] Fitz watched them too. [...] The flaming torches were telling the city that the people of his class would not be starved for ever."
Cette lutte sociale a aussi eu des liens avec le mouvement nationaliste et les revendications en faveur du Home Rule (une indépendance accrue par rapport au Royaume-Uni). Il est d'ailleurs intéressant de noter que le premier syndicat de Larkin était en fait un syndicat anglais, qui avait juste une branche en Irlande.

Un aperçu des personnages...

Rashers Tierney, le plus pauvre des pauvres. Il vit dans un sous-sol sur un lit de paille et de haillons et gagne sa vie en jouant de la flûte dans la rue. Il a un chien. Il est plein de répliques aussi drôles que dramatiques. C'est lui que j'ai le plus aimé et qui m'a le plus marquée.

Mary et Fitz, un jeune couple honnête et aimant, très travailleur. Mary quitte sa bonne position dans une maison aisée de Kingstown (l'actuelle Dun Laoghaire, pour ceux qui connaissent 😉) pour épouser l'homme qu'elle aime, qui participera avec un sens moral irréprochable au mouvement de protestation.

Le père O'Connor, qui essaye de se mettre au service des pauvres mais est tout de même dégoûté par leur pauvreté et très fermement anti-socialiste. Avec ce personnage, James Plunkett critique la position officielle de l'église catholique, qui a condamné le mouvement ouvrier. Mais O'Connor est aussi tragique, à sa manière.

Le père Giffley, un vieil alcoolique bougon, qui est du côté des ouvriers mais ne les aide pas concrètement. Tragique car il porte un certain espoir aux yeux du lecteur. Son entrevue avec Larkin est un terrible constat d'échec.

Yearling, un homme à l'humour mordant, membre du comité d'administration d'une grande entreprise du secteur du charbon. Sentant que le vent a tourné et que la masse ouvrière n'acceptera plus d'être exploitée, il ricane face au comportement de ses collègues et prête un peu d'aide à certains ouvriers. Mais il fuira surtout les difficultés en allant pêcher dans le Connemara.

Strumpet City est un grand roman. Je peux difficilement juger en matière de littérature irlandaise vu que je n'ai lu que quatre livres irlandais, mais c'est un Grand Livre qui devrait être connu en Europe. Il n'a malheureusement jamais été traduit en français. (Il n'a pas non plus été publié en Italie, mais le copain italien qui me l'a conseillé l'a traduit en italien par pur plaisir [c'est un dingue de l'Irlande, vous ai-je dit]. Bien que cette lutte soit vaine, j'essaye de le convaincre de chercher un éditeur. 😊)

Un mot sur le titre: "strumpet" signifie prostituée, donc on pourrait adapter Strumpet City par Putain de ville ou, mieux, Chienne de ville. Dublin n'est pas la jolie capitale du XXIe siècle que l'on connaît maintenant, mais un environnement dur où il faut se battre pour survivre. Même les policiers qui répriment les manifestants par la violence se sentent en danger en passant devant les immeubles délabrés où vit la classe ouvrière. Rashers, notamment, exprime ce rapport difficile à la ville.
"The lock-out was general throughout the city. [...] Gates closed, machinery came to a standstill. The city of Dublin was practically paralysed. It was reckoned that about twenty-four thousand men were involved. In a matter of days the streets filled with the hungry hordes Rashers had feared."
La conclusion du roman m'a paru un peu en-deça du reste de l'œuvre, comme si James Plunkett avait voulu mettre un point final à toutes ses intrigues quitte à aller vite, mais elle reste dure, pleine de désespoir et d'espoir à la fois. Et Rashers, putain, Rashers... 💔

dimanche 13 mai 2018

Angela's Ashes (1996)

Angela's Ashes (Les Cendres d'Angela) de Franck McCourt a végété quasiment deux ans dans ma pile à lire. Je rechignais un peu à m'y mettre parce que je n'aime pas les histoires de petits garçons (ou d'enfants en général)... Mais une fois que je l'ai pris en main, je l'ai dévoré! 😁


Dans ce roman autobiographique, Franck McCourt raconte son enfance et son adolescence en Irlande, plus précisément à Limerick. S'il est né aux États-Unis, à New-York, de parents irlandais, sa famille n'a pas tardé à revenir dans son pays d'origine à cause du chômage engendré par la crise de 1929. Mais la situation économique de la toute jeune République d'Irlande n'était guère plus favorable et ce récit est donc celui de la misère: faim, alcoolisme, la maladie, insalubrité, promiscuité, ignorance, tout y est et rappelle Germinal et En finir avec Eddy Bellegueule...

C'est donc une lecture sans concessions, au cours de laquelle j'ai eu une envie permanente d'étrangler les parents du jeune Frankie. Autant je suis consciente qu'il est très difficile de sortir de ce type de misère, autant ils semblaient tout faire pour y rester, notamment le père alcoolique qui perdait systématiquement son travail après trois semaines parce qu'il buvait sa paye le vendredi soir (à l'époque, les employés étaient payés chaque semaine) et manquait des jours de travail pendant qu'il cuvait (et que la mère devait faire la queue à l'assistance publique pour obtenir de quoi nourrir ses enfants, hein, parce que quand il n'y a pas de salaire et qu'on n'a qu'une miche de pain à la maison pour nourrir quatre, cinq ou six personnes pendant une semaine, comment on fait? 😭). Un détail  particulièrement triste: les bébés nourris au biberon d'eau sucrée parce qu'il n'y a rien d'autre à leur donner... 😢😢😢

Et pourtant, c'est une lecture passionnante, pleine de rythme et d'entrain, parce que Frank McCourt a rendu à la fois sa façon de penser à l'époque et le parler particulier des classes irlandaises pauvres. Un cocktail étonnant, qui m'a fatiguée à  de maintes reprises parce qu'il est un peu indigeste pendant 450 pages (ce qui me laisse penser que je ne lirai pas les deux autres romans de l'auteur), mais qui fait néanmoins de ce bouquin une plongée incroyable au cœur de l'Irlande et une expérience de lecture très particulière.

"The master, Mr. Benson, is very old. He roars and spits all over us every day. The boys in the front row hope he has no diseases for it's the spit that carries all the diseases and he might be spreading consumption right and left."

"Dad says a factory is no place for a woman. Mam says, Sitting on your arse by the fire is no place for a man." 😂

Ces passages ne sont pas les plus représentatifs de ce parler si particulier (malheureusement, je n'ai rien noté pendant la lecture), mais croyez-moi, c'est vraiment ce style qui rend cette lecture si prenante et, malgré les thèmes abordés, pas du tout angoissante, voire au contraire assez gaie. Le regard de l'enfant sur les adultes est assez drôle et rend le tout assez léger. Même l'éternelle rengaine des Irlandais contre les Britanniques ("and look what they did to us for eight hundred years!") en devient drôle!

En bref, un livre à découvrir et une lecture obligée si on s'intéresse un tant soit peu à l'Irlande (la vraie, pas celle de la vision romantique de l'office du tourisme...). Et une dernière chose: Frank McCourt a publié ce livre, son premier roman, à 66 ans. Comme quoi on peut passer à l'acte et devenir écrivain à tout âge...

Allez donc voir ailleurs si ces cendres y sont!

samedi 12 mars 2016

La Fille du roi des elfes (1924)

Un copain m'a prêté ce roman de Lord Dunsany un soir où on parlait séries et bouquins. Le nom de l'auteur me disait quelque chose, mais j'aurais été bien incapable de citer son œuvre; c'est réparé! Notons au passage qu'il s'agissait d'un noble irlandais vivant dans un château qui rappelle furieusement Downton Abbey... ^^


Or donc. Ce roman raconte l'histoire d'Alveric, jeune héritier de la vallée des Aulnes, qui part à la recherche du Royaume Enchanté pour trouver et épouser la belle Lirazel, la fille du Roi des Elfes, à la demande de son père (qui agit lui-même à la demande de son peuple, qui souhaite que la vallée soit un jour gouvernée par un être magique afin qu'elle devienne célèbre). Alveric parvient à atteindre le Royaume Enchanté, il rencontre Lirazel et elle décide de fuir avec lui contre la volonté de son père (à elle). Pendant les quelques heures passées dans le Royaume Enchanté, dix ans ou plus se sont écoulés sur Terre; le père d'Alveric est mort et Alveric devient le seigneur de la vallée. Il épouse Lirazel et ils ont un enfant; mais Lirazel ne s'habitue pas au royaume des hommes, elle repart chez son père, Alveric la cherche partout sans la trouver car le Roi des Elfes a caché son Royaume, et pendant ce temps-là leur fils Orion grandit et chasse le cerf, puis la licorne.

(Je précise en passant que je n'ai pas du tout apprécié qu'on tue des licornes...)

Pour tout vous dire, j'ai trouvé ce roman peu abouti. L'histoire s'éparpille entre les différents personnages et leurs espaces-temps décalés, sans qu'on n'ait l'impression que l'auteur a un but précis en tête. Il y a pas mal de répétitions bizarres, dont je n'ai pas bien compris la raison d'être (par exemple dans le cas des deux personnages illuminés qui accompagnent Alveric dans sa quête), et parfois des incohérences (qu'advient-il de la première licorne qu'Orion pourchasse à travers le village?). Beaucoup d'éléments sont posés là sans explication et sans détails, comme les choux sous lesquels la sorcière Ziroonderel trouve la foudre avec laquelle elle crée l'épée d'Alveric, ou bien des phrases tombent comme des cheveux sur la soupe (du genre "Les chiens aboyèrent longtemps" à un moment où on a déjà été informés que les chiens aboient et où cela n'a pas d'importance pour le déroulement de la scène).

En parallèle, il se dégage une certaine nostalgie et une certaine tristesse de cette quête désespérée d'un royaume magique invisible, où se sont réfugiés tous les souvenirs de notre passé et où le temps n'existe pas, et quelques passages sont vraiment jolis. Sous cet aspect-là, je pense que Dunsany avait bien réfléchi à son idée (un peu comme je pense que Michael Ende avait tout compris à la vie quand il décrivait le Néant qui détruisait Fantasia, vous voyez?). La frontière vaporeuse entre la Terre des Hommes et le Royaume Enchanté est aussi réelle que symbolique, et j'ai bien aimé qu'on nous dise que la Terre est aussi étonnante aux yeux des créatures magiques que le monde des Elfes l'est pour les humains. Les licornes étaient belles et puissantes même si elles se faisaient manger, et j'ai particulièrement aimé les renards, qui se baladent entre les deux mondes et ramènent de là-bas leur petit air mystérieux. (Mais voici un autre exemple de passage bizarres: Dunsany nous dit deux fois que les renards doivent leur air mystérieux à leurs incursions dans le Royaume Enchanté, quasiment avec les mêmes mots, comme s'il avait oublié la deuxième fois qu'il l'a déjà expliqué avant...)

Évidemment, le thème de l'elfe immortelle qui tombe amoureuse d'un humain n'est pas sans rappeler Tolkien, mais avec quelque chose de beaucoup moins "conscient"; Lirazel n'a vraiment rien en commun avec Luthien, elle est en quelque sorte une fée décérébrée qui fait tout le temps ce qu'elle veut sans avoir conscience des difficultés et des conséquences potentielles. Son père, malgré des pouvoirs magiques colossaux et ses deux grands sortilèges, est complètement passif.

En fait, les êtres magiques de ce livre, elfes et trolls, sont plus similaires au "petit peuple" de Marion Zimmer Bradley ou Susanna Clarke, des voisins très différents de nous et très dangereux mais tout à fait inconscients de cela, et je dois dire que je ne suis pas très friande de ce genre de personnage.

Du point de vue stylistique, je dois aussi préciser que je me suis demandée si la traduction française n'était pas pour quelque chose dans la lourdeur générale des phrases et de leur enchaînement; mais je ne pense pas que j'aurais un jour le temps et l'envie nécessaires pour le relire en VO, et je laisse donc cette remarque à l'état de questionnement.

Une lecture en demi-teinte, donc, mais intéressante pour ses aspects positifs et bénéfique pour la culture gé. À essayer à l'occasion.

Allez donc voir ailleurs si la fille du roi des elfes y est!
L'avis de Vert

samedi 1 juin 2013

Ireland, A Novel (2004)

Parfois, c'est une bonne idée de changer de médiathèque. Même si je peux faire venir les livres qui m'intéressent dans la médiathèque la plus proche de moi, aller flâner ailleurs permet de découvrir de nouveaux rayons dont on ne soupçonnait pas l'existence... Et de tomber sur des livres qui me font trépigner d'impatience! 

Ceux qui me connaissent depuis longtemps reconnaîtront Persil,
qui vit actuellement sur ma table basse.

Ireland, A Novel est l'histoire d'une jeune garçon irlandais, Ronan O'Mara. À l'âge de neuf ans, au début des années cinquante, il reçoit la visite d'un vieux storyteller, un conteur qui parcourt l'Irlande à pieds et demande à loger chez les gens, à qui il raconte des histoires pour les remercier. Chez les O'Mara, il remonte très loin dans le temps, à la création de cette île et à l'âge glaciaire. Puis il raconte l'histoire de l'Architecte de Newgrange, l'homme qui a bâti un des monuments irlandais les plus connus et visités.


Pour Ronan, cette histoire est une vraie révélation. Il tombe totalement sous le charme du storyteller. À tel point que, une fois celui-ci reparti sur les routes, il tentera toute sa vie de le retrouver. En traquant les rumeurs et en parcourant le pays, il va réunir une multitudes d'histoires sur l'Irlande. Et c'est ainsi que j'ai révisé toute mon histoire et ma géographie irlandaises sans bouger de mon canapé et de mon lit! :)

Évidemment, pendant les premières pages, j'ai été prise d'une nostalgie féroce en lisant tous ces noms de counties et de villes: Meath, Wicklow, Limerick, Tipperary, Sligo, Mayo, Cork, Tralee, Donegal... Tellement de souvenirs et tellement de choses encore à découvrir que j'ai (re)crevé d'envie de repartir à Dublin! J'ai juste été un peu triste de ne pas voir apparaître Trim pendant l'époque des Normands... Mais c'est plus que secondaire!

J'ai eu parfois peur que le livre ne tende vers la littérature de gare, mais il s'est révélé vraiment efficace. L'histoire de Ronan sert complètement de prétexte pour revivre l'Histoire avec un grand H, mais avec simplicité et dynamisme. Et la dernière histoire se déroule dans les murs du General Post Office de Dublin en 1916. Vous comprendrez que cette conclusion est forte en émotions... Et que je crève d'envie d'être à Dublin en 2016 pour commémorer l'insurrection de Pâques et le début de la fin de l'occupation britannique! ^^

lundi 19 mars 2012

Les Gens de Dublin (1988)

Je viens de regarder le film Les Gens de Dublin (The Dead) de John Huston (le papa d'Anjelica). C'est une adaptation de la nouvelle Les Morts (The Dead), extraite du recueil Les Gens de Dublin (Dubliners) de James Joyce, un des écrivains irlandais les plus connus.


Je dois souligner que j'ai découvert ce film grâce à Anne Rice, qui en a posté un extrait sur Facebook juste après que j'ai relu Dubliners il y a environ un an. (Je vous conseille vivement de suivre Anne Rice sur Facebook, elle y est extrêmement active et on apprend plein de choses passionnantes.) Je n'ai pas plus apprécié Dubliners la deuxième fois que la première, mais ce film...

Ce film... Je sais à peine quoi en dire tellement je suis encore dedans...

C'est l'un des films les plus émouvants que j'aie jamais vus. Il y a une alternance entre gaieté et émotion qui transmet tout du long une mélancolie intense, puis une conclusion tellement triste, tellement posée, tellement belle avec cette neige qui se pose sur le paysage. Il est filmé tout en retenue, il ne s'y passe pas grand-chose, mais il y a tellement d'émotions subtiles et cachées qui font surface pendant juste une seconde ou deux. Et c'est une vision tellement réaliste de l'Irlande, ça m'a donné un tel cafard de l'accent irlandais et de Dublin... Je crois que je vais pleurer --intérieurement-- pendant une semaine.

Anjelica Huston est tout simplement exceptionnelle. Exceptionnellement belle, déjà, et exceptionnelle dans sa prestation. Je la hisse officiellement au même niveau que Cate Blanchett dans le palmarès de mes actrices préférées.


Je vais désormais essayer de creuser la filmographie de John Huston. Si tous ses films sont de cette même qualité, je vais passer de très bons moments cinématographiques.

lundi 24 octobre 2011

Le Repaire du Ver blanc

Arf!

Je viens de finir de lire Le Repaire du Ver blanc (The Lair of the White Worm) de Bram Stoker, nouvelle qui constitue la première étape de mon Mini-challenge du Ver blanc, qui commence remarquablement mal.

Perplexité considérable. En fait, c'est nul. Et très peu compréhensible. Et pas intéressant.

Imaginez que votre voisine tue votre mangouste, qui vous faisait tranquillement des câlins avant d'attaquer furieusement ladite voisine, à coups de revolver. Est-ce que vous rentrez chez vous sans dire un mot?

Imaginez que votre voisin regarde fixement une autre de vos voisines pendant des heures, comme s'il voulait la manger, et que ladite voisine pâlit, faiblit et manque de s'évanouir sous ce regard. Est-ce que vous restez assis à côté à les regarder se regarder sans faire un geste?

L'histoire se déroule en outre dans un endroit où les voleurs n'existent pas, puisque Voisine numéro 1 s'introduit chez tout le monde sans sonner et sans forcer les portes, qui restent apparemment ouvertes jour et nuit.

Effarée par la nullité de cette nouvelle que Bran Stoker a écrite 15 ans après Dracula (et pour laquelle on ne peut donc pas invoquer une "erreur de jeunesse"), je vous laisse avec le compte-rendu d'Anne Quent, qui a déjà exprimé son désarroi ici.

lundi 22 août 2011

Mini-challenge du Ver blanc

Les chroniques sceptiques ou enthousiastes d'Anne Quent m'ont décidée: je me lance à moi-même un mini-défi "Ver blanc".

Il s'agira de lire, dans l'ordre, Le Repaire du Ver blanc (The Lair of the White Worm) de Bram Stoker et la nouvelle Celui qui garde le Ver (Jerusalem's Lot) de Stephen King, puis de regarder le film Le Repaire du Ver blanc de Ken Russell, qui, il faut le dire, a l'air de valoir son pesant d'or!


Problème principal: pour l'instant, je n'ai que le livre de Bram Stoker. Je ne me donne donc pas de délai de fin, mon achat du recueil de nouvelles de King et (éventuellement) du DVD (s'il existe et si je le trouve à pas cher du tout) dépendant entièrement de ma charge de travail des prochains mois et de la ponctualité de paiement de mes bien-aimés clients. J'espère pouvoir faire tout ça avant la fin de l'année, d'autant plus que ces deux lectures s'inséreront parfaitement dans l'automne anglophone fantastico-horrifique que je me prépare.

Dites bonjour à la citrouille et à Petit Chat qui passait par là...

Les éventuels volontaires sont bien entendus les bienvenus!