Après deux tentatives ratées – du genre "je lis deux pages le soir, je ne comprends rien tellement je dors sur place et je mets le bouquin de côté comme si c'était lui qui était difficile à comprendre" –, j'ai enfin plongé dans ce très court roman d'Elisa Beiram, Dessous Cocanha, que j'ai reçu en cadeau à Noël. Et cette fois, ça a été la bonne: j'ai beaucoup aimé.
L'histoire est celle d'un habitant de Cocanha, une île luxuriante où tout est disponible en abondance. Une nuit, on ne sait comment, il se réveille dans une version alternative de son lit, de sa maison et de son île: une version sombre et froide, peuplée de personnages bizarres, tel un hommerlu – un homme à tête de poisson. Passée la répugnance du début, il va se lier d'amitié avec cet hommerlu et essayer de comprendre comment ces deux mondes sont liés.
Le roman brille par une certaine forme d'originalité reposant à la fois sur l'univers et sur la manière dont il est nommé. En soi, j'imagine que l'existence de deux mondes "miroir", l'un riche et l'autre pauvre, a déjà été racontée. Mais, ici, le monde Dessous est très chouette à cause de la créativité linguistique et de certains éléments décalés. J'ai déjà cité l'hommerlu (homme + merlu), mais il y a aussi une femmelotte (femmelette + lotte), par exemple. Et pour les éléments décalés, citons un fantôme en chaussettes et [divulgâcheur] un bouchon. 🤭 Ces éléments donnent un ton assez léger et amusant par moments, mais l'ensemble est aussi très humain et touchant, car on parle bel et bien d'une île Dessous où les maladies sont incurables et où il n'existe nul espoir... 🙁
J'ai été suffisamment convaincue par ce texte court pour jeter un œil au reste de la bibliographie de l'autrice. Il s'avère que son roman Le Premier jour de paix me tente beaucoup, comme je l'avais déjà pensé lorsque notre Baroona national l'a chroniqué l'année dernière. J'ai donc décidé de le lire. Et ça tombe bien, mon réseau de médiathèques l'a!!! J'ai donc décidé de le réserver. Et... je n'ai pas pu. Car j'avais atteint mon quota de réservations, vu que je passe mon temps à réserver les bandes dessinées dont Baroona nous parle dans ses bulles de feu. 😂😂😂 Mais ça viendra bientôt!

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