mercredi 2 septembre 2015

La gamelle d'août 2015

Le mois d'août a été plutôt calme: pas d'équitation, pas de travail en dehors de mon activité principale et même une semaine sans travail du tout (vacaaaaaances, je vous aime). Du coup, j'ai mis à profit ce temps libre pour me consacrer à autre chose, comme regarder quelques films ou trier des photos qui rappellent de bons souvenirs...

Sur petit écran

Jane Eyre de Cary Fukunuga (2011)
Une belle adaptation que j'avais déjà vue au cinéma et que j'ai revue avec plaisir. Les deux acteurs principaux semblent parfois sortir sans respirer une tirade bien apprise, mais mise à part cette petite réserve je trouve que le film capture très bien l'ambiance et le message du livre et que Mia Masikowska transmet très bien la personnalité à la fois fragile et inébranlable de Jane (même si elle est, comme je l'avais pensé à l'époque, un peu trop jolie pour vraiment correspondre à l'idée que je me fais du personnage). Michael Fassbender joue quant à lui un Rochester plus grand que nature et Judy Dench est parfaite en Miss Fairfax. Avec en plus des paysages sublimes et une utilisation vraiment superbe de la lumière, j'ai été assez comblée.


Le Chat potté de Chris Miller (2011)
Je suis complètement fan du sympathique personnage félin de Shrek et de ce film, qui me fait toujours rire aux éclats. Le Chat potté est juste trop drôle et efficace et Antonio Banderas lui prête admirablement bien sa voix sensuelle et rauque. J'aime beaucoup Kitty Softpaws aussi (Salma Hayek), un personnage féminin très loin de la demoiselle en détresse!


Only lovers left alive de Jim Jarmusch (2013)
Un film magique et le film de vampires de référence avec Entretien. Tom Hiddleston et Tilda Switon sont juste parfaits... ♥


Mission: Impossible de Brian de Palma (1996)
Le premier opus de la célèbre série avec un Tom Cruise bien jeune. (Je pense d'ailleurs que le monsieur s'améliore en vieillissant... ^^) Une bonne réussite, ce film que je n'avais jamais vu met assez l'accent sur le côté espionnage et est fort plaisant même si tout part un peu en vrille quand l'hélico rentre dans le tunnel sous la manche (LOL quoi) et que la technologie n'a pas très bien vieilli. Il y a plein d'acteurs connus qui ont des petits rôles mais donnent vraiment du corps à l'ensemble. C'est rythmé et efficace à l'image de la célèbre musique de la série. Et désormais je connais l'original de la scène des souris dans Shrek II!! :)

Mission: Impossible 2 de John Woo (2000)
En fait je n'ai vu ce film qu'à moitié car je me suis endormie deux fois devant. J'ai dû voir 45 minutes le premier jour et 20 minutes de plus le deuxième jour. Il y a plein de ralentis horribles qui ne servent à rien et je ne suis pas sure que l'intrigue amoureuse soit très pertinente, mais bon ça n'avait pas l'air aussi mauvais qu'on le dit. J'espère le finir un jour.

Sur grand écran

Jurassic World de Colin Trevorow (2015)
Deuxième visionnage en 2D. Cette fois-ci je me suis carrément éclatée. Le film vieillira sans doute très mal mais il est bien rigolo et le combat de dinos au clair de lune est juste jouissif!

Mission: Impossible 5 - Rogue Nation de Christopher Mcquarrie (2015)
Forcément. Je ne pouvais pas louper un film avec Tom Cruise! C'était pas mal mais je crois que le 4 était plus percutant. C'est un peu dommage de commencer par la cascade qui a fait couler le plus d'encre, car le reste du film est forcément un peu mou après. Bon heureusement il y a pas mal d'humour et on rigole bien, notamment grâce à Simon Pegg, le (seul et unique) personnage féminin est vraiment pas mal et le cahier des charges est encore une fois rempli. Et puis taratatom bien sûr (même si la teinture et le fond de teint se voient un peu trop, décidément le culte de la jeunesse a bien souvent l'effet inverse de celui recherché).

Absolutely Anything de Terry Jones (2015)
Une comédie charmante sur l'éternel thème du "Et si vous pouviez faire absolument tout ce que vous voulez, que feriez-vous?", le personnage loser de Simon Pegg se retrouvant doté de pouvoirs phénoménaux à cause d'une bande d'extraterrestres. J'ai beaucoup rigolé à cause de la crotte de chien, de la bouteille de whisky et de la saucisse et ça m'a fait plaisir de revoir Kate Beckinsale. Pas un film inoubliable mais un très bon moment.

Antigang de Benjamin Rocher (2015)
Film d'action français sur des flics qui tapent sur les méchants avec classe. Efficace sur le coup, très vite oublié après.

American Ultra de Nima Nourizadeh (2015)
Film d'action américain sur un camé qui tape sur les méchants avec flegme. Efficace sur le coup, très vite oublié après.

Du côté des séries

Quelques épisodes de la saison 6 d'Arabesque.

Le reste

Une amie m'a offert Détours en histoire, un magazine que je ne connaissais pas. C'était super intéressant même si les chapitres du dossier sur les sociétés secrètes n'étaient pas hyper approfondis (trois à quatre pages sur chaque société mais avec beaucoup de photos). On oubliera cependant les fautes d'orthographe à hurler de rire! Magazine à acheter à l'occasion si le dossier est intéressant.

J'ai aussi lu Le Magazine Littéraire, qui consacrait un dossier à Zola (info glanée grâce à La petite marchande de prose: merci !). C'est un vrai plaisir de lire un magazine à la langue très soignée et j'ai même été intéressée par quelques romans de la rentrée littéraire. Le dossier sur Zola était bien fourni et intéressant mais pédant (mais en même temps je savais déjà que les spécialistes de Zola sont des gens fort pédants...) Magazine à lire de temps en temps.

Sinon, j'ai gobé mon Cheval Mag de septembre en 24 heures et je suis juste désespérée de devoir attendre jusqu'au 25 septembre pour recevoir le numéro d'octobre... Du coup, je relis un vieux numéro...

Et puis j'ai avancé lentement, mais sûrement, La Destruction des Juifs d'Europe. Objectif: le finir avant la fin de l'année.


That's all, folks! :)

vendredi 28 août 2015

L'Étranger (1942)

Chronique express!


"Aujourd'hui, maman est morte." C'est sur ces mots célèbres que commence ce court roman d'Albert Camus, un livre qui prime vraiment par son style: épurée, nette et précise, la langue de Camus est unique et joue un rôle décisif pour structurer le propos de l'auteur. Le narrateur, un homme discret et taciturne, décrit succinctement, de manière détachée (mais avec une justesse incroyable dans le ressenti en même temps), ses actions à partir de l'annonce de la mort de sa mère. Voyage vers l'asile où elle a fini sa vie, enterrement, début d'une relation amoureuse avec une femme, rapports avec des voisins... Peu à peu, l'enchaînement des événements l'emmène jusque sur une plage où il commet un acte fatidique. Aussi implacable que le soleil de plomb de l'Algérie française, le destin s'abat. La deuxième partie du roman s'élargit à la réaction des autres et de la société en général, à laquelle le narrateur semble bien rester étranger, jusqu'à une conclusion qui m'a fortement rappelé l'éternel recommencement de Nietzsche et m'a tiré la même admiration. Un livre fort pour un écrivain que je connais peu – je n'ai lu que La Peste et La Chute – mais que j'admire décidément beaucoup.

mardi 25 août 2015

M. Pénombre libraire ouvert jour et nuit (2012)

Chronique express!


Clay, un graphiste au chômage, tombe un jour sur une petite librairie verticale de San Francisco tenue par un certain Monsieur Pénombre, qui accepte de l'embaucher comme vendeur de nuit. De 22h à 6h du matin, Clay tient boutique pour une clientèle très particulière: de rarissimes passants qui achètent des livres d'occasion et de discrets habitués qui demandent le "fonds du fond", de vieux livres mystérieux. Sa mission est encore plus particulière: il doit noter dans un registre le détail des évènements de la nuit, par exemple comment était habillé le client qui a acheté un livre à trois heures du matin. Forcément, Clay se pose beaucoup de questions et va finir par ouvrir l'un des livres qu'il n'était pas censé toucher... et par se retrouver embarqué dans les aventures d'une société secrète plutôt originale, dont il essaiera de percer les mystères avec une bande de personnages hauts en couleurs. Robin Sloan propose ici un roman d'aventures léger et pétillant vraiment très sympathique; déjà parce que ça parle de bouquins, mais aussi et surtout parce que les copains de Clay sont très amusants et rafraîchissants et se retrouvent dans pas mal de situations saugrenues. Au passage, ce livre, s'il ne demande pas de réflexion intense, n'est pas pour autant décérébré: c'est du léger de qualité qui m'a fait passer un très bon moment (malgré qu'il ait un peu "senti la traduction" vu que je l'ai lu en français ^^).

samedi 22 août 2015

Les Caractères ou les Moeurs de ce siècle (1687)

Chronique express!


Les Caractères de La Bruyère est bien ce qu'on appelle une déception: ayant acquis pour moi une sorte d'aura littéraire mythique quand j'étais au lycée, il s'est révélé d'un ennui sans nom quand j'ai enfin mis le nez dedans plus de dix ans plus tard. La faute, principalement, au fait que La Bruyère avait beaucoup de choses à dire sur ses contemporains et sur les modes de son époque mais que ses remarques n'ont plus guère de pertinence deux siècles plus tard. Pour tout vous dire, je n'ai même pas compris à quoi faisaient référence la moitié des maximes, notamment quand La Bruyère utilise des surnoms pour faire référence à des personnalités bien connues des lecteurs. Et l'autre moitié, je l'ai trouvé en grande partie bien pompeuse, comme si La Bruyère se croyait plus malin que tout le monde. Je n'ai réellement noté qu'une dizaine de citations, dont la célèbre "Il n'y a pour l'homme que trois événements: naître, vivre et mourir. Il ne se sent pas naître, il souffre à mourir, et il oublie de vivre." Et puis, les vingt ou trente dernières pages s'appliquent à démontrer l'existence de Dieu par des raisonnements que je trouve biaisés et juste faux (genre "l'univers est trop complexe pour être le fruit du hasard") et à prendre en pitié les athées, chose que je n'ai guère appréciée. Du coup, avec tout ça, j'ai tout de même traîné ce livre trois mois, du 11 avril au 20 août, ce qui n'est pas commun chez moi...

jeudi 20 août 2015

Le Yoga pour les Nuls (1999)

Chronique express!


Très emballée par mes cours d'essai de yoga du mois de juin, j'ai souhaité découvrir un peu plus cette discipline pendant l'été afin de l'aborder avec un minimum de connaissances à la rentrée. Le Yoga pour les Nuls n'a pas été une lecture très concluante car il s'agit plutôt d'un guide pratique avec des conseils et des exercices (et que je ne compte aucunement me lancer dans le yoga en solo ^^), mais c'était tout de même intéressant et surtout motivant. Je crois que j'ai trouvé un truc pour vraiment avancer dans mon parcours personnel avec cette discipline qui est tout aussi mentale que physique! Dans le contexte du yoga, je ne ressens rien comme culcul mais seulement comme positif et j'ai réellement l'impression que même quelqu'un de gros et raide comme moi peut se dépasser et prendre véritablement "possession" de son propre corps. Bon, on en reparlera dans un an, mais pour l'instant je suis très optimiste. Et je m'en vais lire le Que sais-je sur le yoga dans l'espoir d'en apprendre plus sur les origines et les cinq mille ans d'histoire de cette discipline prometteuse.

Le Yoga pour les Nuls est un livre de Georg Feuerstein et Larry Payne, traduit de l'anglais par Jean-Luc Rostan (et parfois on sent que c'est une traduction, mais rien de grave) (j'ai été plus attristée par les fautes de frappe, ce n'est pas sérieux ça Éditions First!). La version poche coûte 12,50€.

samedi 8 août 2015

Le Formidable Événement (1920)

Chronique express!


Voilà une belle lecture! Le Formidable Événement est un roman d'aventures et de science-fiction très réussi. Il a bien quelques défauts. Parfois, les péripéties s'enchaînent sans trop de détails et on ne comprend pas bien. La vision de la femme est quand même pas mal datée ("il la dominait de toute sa puissance d'homme".....). Mais le style est bon, saisissant quand il le faut, et surtout l'idée est géniale: dans un cataclysme imprévu, un formidable événement qui bouleverse les côtes anglaise et française, le sol de la Manche remonte à la surface. La France et l'Angleterre sont soudain réunies par un immense désert où pourrissent les poissons et où gisent, comme autant de cadavres, les épaves des bateaux ayant fait naufrage au cours des siècles.... Les pilleurs rôdent bientôt dans ce paysage lunaire et presque lovecraftien et notre héros, Simon Dubosc, s'élance sur les traces de sa fiancée disparue. Dommage que le roman ait les faiblesses que je citais plus haut, car Maurice Leblanc est passé pas loin du chef d’œuvre! Je crois que c'est le livre que j'ai le plus aimé cette année...

"Et au milieu de cela, toujours une multitude de choses dont on ne pouvait plus discerner la forme réelle, débris accrus et gonflés par l’apport de tout ce qui s’incruste et de tout ce qui s’accroche, ou bien, au contraire, rongés, usés, attaqués, émiettés par tout ce qui dissout et tout ce qui anéantit.
C’étaient des épaves. Innombrables, luisantes, visqueuses, de toutes les apparences et de toutes les matières, d’un âge qui se comptait par mois ou par années, peut-être par siècles, elles attestaient la suite ininterrompue de mille et de mille naufrages."

Le truc en plus que je ne veux pas oublier: L'ambiance Far West sans foi ni loi et le camp du "méchant" de l"histoire m'ont pas mal rappelé Mad Max: Fury Road.

mercredi 5 août 2015

The Perks of Being a Wallflower (1999)


The Perks of being a Wallflower de Stephen Chbosky est un roman épistolaire constitué des lettres envoyées par un adolescent, Charlie, à un destinataire anonyme, à qui il raconte sa première année au lycée. Publié en France sous le titre Pas raccord, le roman a été réédité sous le titre Le Monde de Charlie à l'occasion de la sortie du film, réalisé par l'auteur en personne... Et forcément, comme j'ai d'abord vu le film, je connaissais déjà l'histoire et j'ai un peu collé les visages des acteurs sur les personnages. Ce qui n'est pas forcément un mal d'ailleurs: pour une fois, on peut supposer que le réalisateur-auteur a choisi des acteurs correspondant vraiment à ses personnages!


Dans le livre, Charlie est plus "simplet" que dans le film. Au début, d'ailleurs, j'ai pensé qu'il était vraiment autiste et j'ai craint de ne pas accrocher. Mais en fait on s'habitue à ce ton très direct et clair, parfois rigolo et parfois touchant, toujours très juste... Charlie décrit sa vie de lycéen taciturne et discret, les relations avec sa famille, les lectures conseillées par son prof d'anglais qui le prend sous son aile, la rencontre déterminante avec des élèves en dernière année. On le voit observer avec attention les actions des autres et tenter de "participer" lui aussi, c'est-à-dire d'entrer dans le jeu. Il va faire quelques expériences avec sa candeur caractéristique et en tirer des enseignements, mais aussi commettre plein d'erreurs.
 
Par rapport au film, l'accent est beaucoup plus mis sur la famille de Charlie. Il décrit plusieurs fois ses parents, sa sœur et son frère, mais aussi la famille plus éloignée qu'ils ne voient que quelques fois par an, en soulignant les tensions accumulées depuis des lustres et les travers des uns et des autres. La question qui en ressort le plus clairement est celle du bonheur: ont-ils réussi à être heureux? Les violences et les malheurs de l'enfance ne les ont-ils pas déterminés à devenir les adultes qu'ils sont?

Charlie aborde aussi d'autres sujets graves, comme le rejet de l'homosexualité, la violence psychologique au lycée, le viol, le suicide... Ce n'est jamais sordide mais certains passages sont très très tristes, comme le poème que Charlie lit à ses amis. L'histoire d'amour complètement catastrophique de Patrick et finalement ses errances dans le parc la nuit sont le plus triste dans tout ça, le plus grand gâchis...

"Patrick just said that he wasn't sad because at least now, Brad doesn't have to get drunk or stoned to make love."

"We accept the kind of love we think we deserve."

The Perks est bien un livre que je regrette de n'avoir pas pu lire quand j'étais moi-même au collège et au lycée. Je pense qu'il m'aurait bien aidée à affronter la sensation de solitude profonde qu'on ressent forcément quand on ne rentre pas pile-poil dans le moule et que la majorité des élèves te regarde comme une bête curieuse. Mais je dois dire que même à mes presque trente ans, le livre m'a réconfortée et fait réfléchir, tout comme le film m'avait donné bien de l'espoir et du courage il y a deux ans.
 
Au final, j'ai préféré le film, peut-être parce que la musique, qui joue un rôle vraiment important dans la vie de Charlie, est bien mise en avant, tandis qu'elle se limite à des noms de chansons dans le livre (et forcément quand on n'a pas de baladeur et de connexion avec soi, on ne peut pas se ruer sur Deezer pour écouter les morceaux dont parlent les personnages en même temps qu'on lit); et certainement parce que l'effet de découverte est passé et que j'adore Logan Lerman en Charlie. ♥

Un dernier point sur le titre:
The Perks of Being a Wallflower signifie littéralement "les avantages d'être une fleur dans la tapisserie". Je l'aurais bien traduit par "De l'avantage de faire partie du décor" ou en utilisant l'expression "faire plante verte". L'idée est que Charlie est tellement discret que personne ne fait attention à lui, ce qui lui permet de tout observer tranquillement. Le titre français Pas raccord n'a rien à voir mais colle très bien au personnage et au contenu, parce que Charlie est vraiment tout sauf raccord (et cela m'a d'ailleurs fait cogiter que c'est une super traduction du mot anglais misfit). Le titre du film Le Monde de Charlie, en revanche, ne présente vraiment aucun intérêt du point de vue adaptation ni du point de vue du sens...

dimanche 2 août 2015

La gamelle de juillet 2015

Un mois un peu modeste niveau films, mais c'est tout de même mieux que les deux-trois derniers mois et il y a du progrès niveau lecture. Et comme en juillet j'ai plus monté que d'habitude et que je suis même PARTIE EN WEEK-END, je suis contente!

Sur petit écran

Que dalle. ^^

Sur grand écran

Terminator: Genisys de Alan Taylor (2015)
Un film d'action sympathique. Je n'ai même pas essayé de suivre la partie "voyage dans le temps" (si tant est qu'elle est "suivable") et j'ai passé un bon moment parce que Schwarzenegger a un capital sympathie énorme et ne se prend pas trop au sérieux, que les acteurs y croyaient et que j'ai bien aimé le personnage de Sarah Connor. En gros c'est un film d'action parmi d'autres mais il remplit bien son cahier des charges.
 

Magic Mike XXL de Gregory Jacobs (2015)
"We're gonna see if he still got some magic in that Mike...." Le verdict est sans appel, la magie Channing Tatum opère toujours! ^^ Autant le premier film proposait une certaine dimension psychologique, autant on est ici dans le divertissement pur: le film est drôle et ressemble aux films de danse qu'on nous propose régulièrement, avec même le but ultime de ce super spectacle qui cristallise les espoirs et les rêves des protagonistes. Sauf qu'il s'agit de strip-teasers! Et qu'il y a un strip-tease hilarant sur une chanson des Backstreet Boys. Et une théorie intéressante sur le strip-tease masculin comme thérapie pour les femmes. Et un strip-teaser absolument irrésistible, André je crois (le noir à chapeau). Et que la maîtresse de cérémonie est juste à tomber. Et que Channing Tatum danse trop bien (ce qu'il fait dans l'atelier, c'est juste pas humain!!) et a l'air trop sympa. Je suis sortie du cinéma avec un sourire idiot sur le visage.



Ant-Man de Peyton Reed (2015)
Le film de super-héros du moment, sympathique et malin en ce qu'il accepte et joue sur le fait qu'être un homme-fourmi... bein ça fait un peu pitié. Michael Douglas est super dans son rôle et c'est plutôt agréable de voir la bataille finale ravager une chambre d'enfants et pas une ville entière. Bon, ce n'était pas génial non plus, mais sympa... La réplique à retenir: "I think our first move should be to call in the Avengers".

Les Minions de Kyle Balda et Pierre Coffin (2015)
Film d'animation rigolo, plus efficace que je ne le pensais, qui frise la lourdeur mais ne s'y attarde pas. J'ai beaucoup répété "Mi, me cassos" aux collègues les jours suivants.

La Rage au ventre de Antoine Fuqua (2015)
Un film de boxe prenant, dans lequel tout spectateur pourra se retrouver du fait que notre héros tente foncièrement de se dépasser – et qu'y-a-t-il de plus universel que d'avoir envie de dépasser ses limites? Jake Gyllenhal est assez impressionnant et Forest Whitaker très convaincant. Je ne le reverrai sans doute jamais et il ne m'a pas réconciliée avec la boxe, une discipline que je trouve assez dégoûtante, mais c'est un film tout à fait valable.


Du côté des séries

Arabesque
J'ai continué et même fini la saison 5 et j'ai entamé la 6. Grignoter devant Arabesque est devenu un symbole du vendredi soir et du week-end et ça me détend donc encore plus qu'avant, un vrai bonheur.

Inspecteur Barnaby
Deux épisode de la saison 4. Mener l'enquête avec Barnaby est un des grands plaisirs que je partage avec l'Homme. On fait pause toutes les dix minutes pour faire le point et proposer des théories.

Penny Dreadful
Et voilà que nous avons enchaîné les quatre derniers épisodes et donc fini la saison 2 de Penny Dreadful, que j'ai autant adorée que la première.
Il y a certes des petites choses que je n'approuve pas. Une relation amoureuse est devenue un peu lourde dans un épisode. Une autre s'est terminée en meurtre. Un personnage que je n'apprécie guère a pris beaucoup d'importance et a entraîné un personnage que j'adore dans une direction qui ne me plaît pas, notamment parce que cela a entraîné le meurtre précédemment cité. Une mort que je n'avais absolument pas vu venir m'a sidérée et désespérée. Je trouve toujours le maquillage de la Créature complètement cheap et je n'ai pas plus aimé le look des sorcières que je n'avais aimé celui des vampires de la première saison, sans même parler du loup-garou. (Mais au fond, je ne me suis jamais remise du look des vampires de Buffy non plus, alors...)
Il n'empêche qu'à mes yeux Penny Dreadful approche vraiment de la perfection, avec sa mise en scène soignée, ses personnages plus grands que nature pleins de couches de secrets et le mystère permanent qui plane sur eux. Tu les regardes dans les yeux et tu sais que tu ne sais rien et qu'il y a tant derrière leur regard...! Quand je regarde cette série, je ne peux juste pas quitter l'écran des yeux.



Dans cette saison, en plus, ce sont les femmes qui ont mené le jeu, et elles sont re-dou-ta-bles.
Tellement hâte de voir la troisième saison et de découvrir comment nos personnages éparpillés aux quatre coins du monde vont s'en tirer...

Le reste

En début de mois, j'ai lu Cavalière Magazine, car j'avais dévoré le Cheval Mag de juillet tellement vite à la fin du mois de juin que je ne me voyais pas attendre le numéro suivant sans rien d'équestre à me mettre sous la dent. Le magazine est plutôt bien et ne présente pas de trucs idiots généralement destinés au public féminin du genre horoscope et tests "psycho". En fait il utilise juste systématiquement le féminin pour parler des cavaliers. Ce qui est plutôt justifié pour un sport pratiqué à 75% par les femmes... ^^

En fin de mois, comme d'habitude, j'ai lu mon Cheval Mag, celui d'août.

En parallèle, je lis tout doucement Les Caractères de La Bruyère (depuis le 11 avril tout de même), La Destruction des Juifs d'Europe et... Le Yoga pour les nuls! :)



L'un des éléments de cette photo est un intrus.
Lequel?

vendredi 31 juillet 2015

Le Liseur (1995)


Le Liseur ayant d'abord été pour moi un film, The Reader, j'ai forcément été influencée par la version cinématographique lorsque je l'ai lu. Cette relecture, plusieurs années plus tard, en porte certainement aussi la trace, mais elle m'a semblé plus autonome; certaines scènes du film, que j'avais trouvées après-coup extrêmement fidèles au livre, me restaient en tête, mais je me souvenais moins des détails de l'intrigue.


L'intrigue à proprement parler est relativement limitée car ce n'est pas l'action qui compte ici. À quinze ans, un jeune garçon allemand des années cinquante rencontre et devient l'amant d'une femme plus âgée, Hannah, qui disparaît mystérieusement du jour au lendemain. Profondément marquée par cette première relation amoureuse et sexuelle, sa vie sera encore plus influencée par Hannah lorsqu'il la retrouvera par hasard des années plus tard durant un procès sur lequel il travaille pendant ses études.

Le Liseur est un livre vraiment très fin et très juste parce que Bernard Schlink y aborde de nombreux thèmes difficiles avec beaucoup de pudeur et de tact, mais sans perdre en lucidité. C'est-à-dire qu'il ne diminue pas la peine et la cruauté que certaines choses infligent. Mais il travaille vraiment en nuances de gris et jamais dans le noir ou le blanc. Parfois le gris n'est guère encourageant... Parfois il est un peu plus serein. Dans tous les cas, c'est le gris qui est là et c'est avec lui qu'il faut composer.

J'ai été particulièrement marquée par la notion de culpabilité soulignée par le narrateur, qui insiste vraiment sur la différence entre la culpabilité des actes et celle des pensées. "J'avais eu la conviction que c'était moi qui la faisais partir parce que je l'avais trahie et reniée [...]. À vrai dire, qu'elle ne fût pas partie à cause de moi n'empêchait pas que je l'avais trahie. Je restais donc coupable." Si triste et si vrai... Cette notion-là est aussi traitée de manière plus globale au niveau de l'Allemagne tout entière et surtout de la génération née juste après la Seconde Guerre mondiale, qui côtoyait forcément ceux qui avaient vécu/fait/subi/soutenu l'Allemagne nazie. Bernard Schlink n'a aucune réponse à fournir, ni même des questions précises à poser, mais il parle du ressenti de cette génération, de ses tentatives de régler symboliquement certains comptes et de combien cela est impossible.

La discussion entre le narrateur et son père m'a aussi beaucoup touchée. C'est une impasse qui en ressort mais une impasse qu'il faut accepter avec tristesse...

Je ne sais pas trop comment formuler cela, mais j'ai lu en grande partie ce livre dans un train qui m'emmenait en week-end et dans les dernières minutes avant l'entrée en gare, après l'avoir fini, j'ai beaucoup réfléchi à ce que j'avais lu, à ce que j'allais faire, au destin si triste d'Hannah et à toutes les erreurs que nous commettons même quand nous essayons vraiment de faire au mieux...

"Pourquoi ce qui était beau nous paraît-il rétrospectivement détérioré parce que cela dissimulait de vilaines vérités? [...] Parce qu'on ne saurait être heureux dans une situation pareille? Mais on était heureux!"

Le détail que je ne veux pas oublier: j'ai relu ce livre cet été pour trois raisons concomitantes: Grominou l'a lu et chroniqué début juin, ce qui me l'a remis en tête; depuis fin juin, je lis petit à petit La Destruction des Juifs d'Europe; et en juillet j'ai lu Jézabel d'Irène Nemirovsky, dans lequel une autre femme se tient à la barre pour défendre le secret sur lequel est construite sa vie. Un nouvel exemple de l'enchaînement imprévisible et parfois fortuné des évènements.

Prochaine étape: revoir le film.

mardi 28 juillet 2015

Les mannequins ne sont pas des filles modèles (2013)

Chronique express!


Après Les Talons hauts rapprochent les filles du ciel, le roman qui a lancé sa carrière, Olivier Gay remet en scène le personnage de Fitz, un dealer parisien amené un peu par hasard à enquêter sur des affaires louches. Ici, la petite amie de son meilleur pote a disparu alors qu'elle participait à un concours de beauté. Roman policier très sympa, Les Mannequins se veut ironique et léger et ne se prend pas plus au sérieux que son personnage principal, toujours enclin à souligner son incompétence et les travers de ses rencontres. Mais l'humour de looser devient un peu lourd quand il fait son apparition à chaque paragraphe et les dialogues très "parlés" ne passent pas toujours très bien à l'écrit, ce qui m'a un peu irritée dans ma lecture. Mais bon c'est un livre sympa et je continuerai certainement à lire les aventures de Fitz car le titre du prochain opus est juste énorme: Mais je fais quoi du corps? :)

samedi 25 juillet 2015

Fantasy, de l'Angleterre victorienne au Trône de fer

Au cours des mois de juin et de juillet, j'ai tant bien que mal suivi le MOOC Fantasy proposé par l'Université d'Artois.

Après Dino 101, The Horse Course et Les chansons des troubadours, je dois dire que mon sérieux et mon intérêt pour le concept du MOOC ont pas mal diminué et que j'ai suivi ce cours-ci comme j'aurais regardé un documentaire à la télé. C'est-à-dire que je n'ai même pas essayé de prendre des notes, alors que je l'avais fait très sérieusement pour les deux premiers et que j'avais commencé à le faire pour le troisième (avant de réaliser que le sujet ne s'y prêtait guère).


Mon "verdict" (si je puis dire) est le même ici que dans les autres cas: il ne s'agit vraiment aucunement d'une formation, mais "juste" d'un apport de connaissances de qualité sur un sujet. Précisément comme un documentaire. Mais bon, c'est déjà pas mal de recevoir gratuitement des connaissances de qualité, alors on ne va pas se plaindre!

Côté négatif, j'ai retenu ici le singulier manque de dynamisme de certaines intervenantes, une prononciation extrêmement douteuse de certains noms et mots anglais (désolée, ça n'est pas pertinent comme remarque mais j'ai vraiment rigolé!) et une certaine "légèreté" dans le traitement de certains œuvres. Évidemment, c'est un débat sans fin, chacun voudrait entendre parler de ce qu'il aime le plus et on ne peut pas mettre tout le monde d'accord; mais bon parler de vampires pendant deux heures en analysant finement des livres qui passeront certainement à la postérité comme Les vampires de San Francisco ou Vampire Academy et à peine citer Anne Rice en passant, ça m'a laissée pas mal sceptique.

Côté positif, et bien il y a évidemment la débauche d'idées de lecture, que je n'ai pas notées mais qui m'ont donné tellement, tellement envie de lire plus et même de lire tout le temps. "So many books, so little time", c'est juste dingue! C'était aussi une belle excursion dans des sous-genres différents, avec une ouverture finale sur les autres supports médiatiques, comme les jeux vidéos, que j'ai trouvée passionnante. J'ai adoré entendre parler de L'Histoire sans fin et de Conan, adoré les illustrations proposées, et bien sûr adhéré corps et âme à la présentation d'une vidéo complète sur les figures féminines. L'historique de début était aussi super intéressant.

Je ne sais pas trop ce qu'il me restera de ce MOOC dans un an, mais il est certain que je me suis sentie un peu plus cultivée en le suivant! :)

En revanche, l'investissement en temps que j'ai consacré à ces MOOC ayant été assez conséquent, j'ai décidé de ne pas suivre le cinquième et dernier cours auquel je suis inscrite, Fantasy and Science Fiction: The Human Mind, Our Modern World. J'ai besoin de souffler jusqu'à la rentrée de septembre, même si je passe à côté d'heures d'infos passionnantes. Une nouvelle session semble devoir être lancée en octobre, peut-être que la période sera plus propice!

mercredi 22 juillet 2015

Mont-Oriol (1887)

Chronique express!


Au détour de mes trouvailles chez Gibert, je continue de creuser la biographie de Maupassant, un de mes écrivains préférés. Je dois dire que je n'ai pas vraiment retrouvé le Maupassant que j'aime dans Mont-Oriol, avec son élégance typique du XIXe, son lyrisme et sa noirceur cosmique... Stylistiquement, ce roman m'a semblé vraiment en-dessous de ses autres œuvres. Mais il est très intéressant parce qu'il présente la construction d'une ville d'eau via un vaste et subtil enchaînement de magouilles et d'ententes à demi-mot. La source découverte sur les terres des Oriol n'est peut-être pas bien miraculeuse, mais qu'importe si l'on peut convaincre des médecins en vue d'en dire le plus grand bien? En parallèle, une intrigue amoureuse se noue entre deux personnages situés au cœur de la machination, un vrai amour absolu qui occupe nos héros corps et âme et dont on devine d'emblée qu'il est voué à l'échec (sinon ce ne serait pas du Maupassant). En bref, un roman intéressant, certes plaisant à lire car c'est tout de même très bien écrit, mais pas le chef d’œuvre de l'auteur.

Lisez plutôt...
Contes fantastiques (1875-1890)
Clair de lune (1883)
La Main gauche (1889)

mardi 7 juillet 2015

Jézabel (1936)

Au milieu des années trente, une femme d'une grande beauté est jugée pour meurtre: elle a froidement abattu son amant, un homme plus jeune qu'elle. Les témoins se succèdent, les faits ne font pas de doute et le verdict est prononcé. Les spectateurs quittent la salle et passent aussitôt à autre chose. La belle accusée est déjà de l'histoire ancienne.


Après une cinquantaine de pages sur le procès, Irène Némirovsky entre dans le vif du sujet en retraçant le parcours de Gladys Eysenach, depuis son entrée dans le monde aisé du début du XXe ("une enfant qui avait dansé pour la première fois à Londres, au bal des Melbourne, par un beau soir de juin depuis longtemps passé") jusqu'à ce moment fatidique où, bien plus tard, après une vie de mondaine marquée par le plaisir mais aussi par le malheur, elle a fait feu sur le jeune Bernard Martin. Comment une obsession superficielle, mais si compréhensible, peut-elle se mettre en place dans la vie d'une femme qui a tout pour elle? Comment l'angoisse peut-elle prendre le dessus de tout autre sentiment? La vie de Gladys a été marquée et écrite par sa beauté ("dont l'éclat effaçait la beauté de toutes les rivales") et la séduction que celle-ci lui offrait dans un monde insouciant dédié aux bals et aux flirts, où l'argent coule à flots et où les femmes n'ont qu'une chose à faire: précisément être belles et séduire. Mais cette beauté a un ennemi implacable: le temps. Si Gladys est horrifiée par la vieillesse des autres, elle est surtout paniquée à l'idée d'être un jour elle-même celle dont on dira qu'elle "a été belle"...

Jézabel n'égale pas Suite française du même auteur, mais est néanmoins un beau roman sur un personnage complexe, saisi avec une grande justesse par une plume simple et élégante, parfaitement adaptée. Outre la solitude et le vieillissement, qui sont les thèmes principaux, j'ai aussi cru y voir une critique voilée de la place de la femme (oisive) dans la (haute) société: Gladys est certes un cas extrême, mais dans son milieu les femmes n'ont de place que tant qu'elles sont jeunes et belles. Une fois passés les quarante ans, elle ne sont plus que "la mère de" et l'on parle d'elles au passé.

Cela m'a beaucoup fait penser à Gatsby le Magnifique de Fitzgerald et à Daisy, notamment quand elle souhaite à sa fille d'être une petite sotte car c'est ce qui peut arriver de mieux à une femme... Comme pour Daisy, d'ailleurs, j'ai un peu eu envie d'étrangler Gladys, mais il faut se resituer dans le contexte de l'époque et ne pas juger avec notre regard du XXIe, époque à laquelle nous avons malgré tout des horizons autrement plus larges.

En définitive, un beau et triste roman très bien écrit qui fait réfléchir sur le passage du temps. Je recommande.

Livres de l'auteur déjà chroniqués sur ce blog

samedi 4 juillet 2015

The Hobbit Location Guide

Chronique express!



Quel beau coup marketing! Les films de Peter Jackson ayant fait exploser le tourisme en Nouvelle-Zélande, pourquoi ne pas pousser le concept jusqu'au bout et proposer un guide de voyage présentant les lieux de tournage du Hobbit? Et bien c'est chose faite par Ian Brodie, qui avait apparemment déjà réalisé le même projet pour Le Seigneur des Anneaux. The Hobbit Location Guide est précisément un guide proposant de nombreuses visites de lieux utilisés dans Le Hobbit, que ce soit (évidemment) Hobbiton ou un champ, une rivière ou un bout de montagne à l’autre bout du pays. Avec de très belles photographies d’une nature sauvage et préservée, il fait vraiment rêver et donne vraiment envie de voyager (pas forcément aussi loin par manque de sous, mais au moins quelque part). On n’apprend pas grand-chose sur les films et le ton est parfois un peu béat, mais ce n’est pas bien grave… Je regretterais juste que l’accent ne soit jamais mis sur la randonnée équestre, qui est à peine citée deux ou trois fois alors qu’elle me semble une méthode de voyage incroyablement adaptée à la beauté des lieux. À lire pour rêver les yeux grands ouverts.




Allez donc voir ailleurs si ce photographe y est!

mercredi 1 juillet 2015

La gamelle de juin 2015

Le mois de juin a progressivement marqué le retour à un rythme professionnel normal. Je manque toujours de temps pour lire mais je ne travaille plus sept jours sur sept! :) C'est aussi le mois où j'ai découvert le yoga, ce qui m'a permis de sortir un mythique et très justifié "Je peux pas, j'ai yoga" à un pote qui organisait une soirée! \o/

Sur petit écran

Rien. ^^

Sur grand écran

À la poursuite de demain de Brad Bird (2015)
Un film de SF grand public très réussi et très positif avec une héroïne vraiment intelligente et débrouillarde qui ne vit pas d'histoire d'amour, n'est jamais mise en avant pour son physique – elle se balade en jean, en sweat informe et avec une casquette de baseball – et n'est même pas le seul personnage féminin du film puisqu'elle reçoit l'aide d'une petite fille, c'est assez rare pour être souligné. Ajoutez un message positif sur la prise de décision individuelle, la valorisation de l'intelligence et de la science, un peu d'humour et un sens de l'émerveillement vraiment démesuré... J'aime tellement Disney. ♥

Jurassic World de Colin Trevorow (2015)
LE film tant attendu et tant redouté!!! Au final, un bon moment de rigolade qui ne se prend pas excessivement au sérieux et qui se fait facilement pardonner sa démesure un peu ridicule. Avec autant de clins d'oeil au premier film, de toute façon, il me caressait vraiment dans le sens du poil... ^^ Comme tous les films d'action du moment, il est rempli d'incohérences, mais si on l'accepte en tant qu'amusement pur il est tout à fait efficace. Notons que le personnage de Bryce Dallas Howard est plus présent et utile que la bande-annonce ne le laissait craindre.

Spy de Paul Feig (2015)
Un film d'espionnage comique et parodique qui marche plutôt bien sur une discrète employée de la CIA en surpoids flagrant qui part pour la première fois sur le terrain, l'identité des autres agents étant compromise. Il y a des passages lourds et je me suis parfois demandée si le film n'était quand même pas, au fond, moqueur contre les gros, mais il n'empêche qu'on ne voit ni de gros héros ni de femmes espionnes tous les jours et que ce film a donc quelque chose de révolutionnaire! :D Il est en tout cas bien drôle et la performance de Jason Statham est hilarante.

Vice-Versa de Peter Docter (2015)
Encore une victoire de Pixar avec ce dessin animé plutôt fin et très amusant sur les différentes émotions qui occupent le cerveau d'une petite fille de onze ans. J'ai adoré Tristesse et Peur et évidemment hautement désapprouvé Joie. J'ai fondu en larmes au quart de tour lors de la scène que je ne citerai pour ne pas spoiler; l'émotion était telle que le lendemain j'ai dû aller m'isoler à l'imprimante car je me mettais à chialer sur l'ordi au boulot. En plus le film est plein de petites infos simplifiées mais réelles sur le cerveau, ce qui en fait aussi un truc intelligent pour éveiller les gosses au monde. Et en plus il y a une licorne arc-en-ciel. Bref, un film très réussi, qui a cependant pour moi un gros bémol: je n'aime pas du tout les graphismes...

Du côté des séries

Plein d'épisodes de la saison 5 d'Arabesque; un épisode de la saison 2 de l'Inspecteur Barnaby; deux ou trois épisodes de la saison 2 de Penny Dreadful.

Le reste

Bein j'ai lu mon Cheval Mag, comme tous les mois. ♥