mardi 5 août 2014

La mort n'a pas d'amis (2013)

Chronique express!


Un policier qui se passe chez les surréalistes? La traumatisée de Nadja que je suis ne pouvait que tenter ce petit roman de Giles Schlesser, La mort n'a pas d'amis, dans lequel une série de crimes à la mise en scène étrange et, justement, surréaliste terrorise le Paris des années vingt. Malheureusement, j'ai trouvé que ce policier se contentait du minimum syndical, aussi bien du point de vue du style que (et surtout) de celui de l'enquête. Techniquement, le mystère est certes épais, mais il est traité trop superficiellement pour vraiment vous intriguer, et la résolution de l'intrigue se fait en deux temps trois mouvements (un reproche que je constate faire souvent à mes lectures du genre). Je n'ai en outre pas du tout ressenti de sympathie pour l'héroïne, une journaliste "garçonne" (encore une femme forte que je trouve parfaitement convenue dans son originalité même?) dont les articles censés captiver le public parisien m'ont d'ailleurs fait sourire tellement ils étaient simples et creux... Je vous renvoie néanmoins vers deux critiques bien plus positives, car je suppose que l'ambiance du Paris des années vingt a son attrait et saura satisfaire d'autres lecteurs. Et puis je dois dire que c'était drôle de croiser Breton et compagnie, pour lesquels mon estime n'a guère augmenté avec cette lecture, contrairement à ma sympathie: je serai peut-être désormais un peu moins traumatisée de Nadja.

Allez donc voir ailleurs si ces surréalistes y sont!

Giles Schlesser, La mort n'a pas d'amis
Éditions Parigramme, 240 pages, 9€

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