vendredi 1 juillet 2016

La gamelle de juin 2016

Encore un mois passé à une vitesse monstrueuse... L'année scolaire se termine et j'ai eu mes derniers cours de yoga et d'équitation cette semaine, mais j'ai du mal à réaliser que nous sommes le premier juillet...

Sur petit écran

Step Up 1 et 2 (2006 et 2008)
C'est les films Sexy Dance en français (enfin, en français, vous voyez ce que je veux dire). Je suis tombée sur la fin du 1 en rentrant un soir et j'ai enchainé avec le 2. L'Homme avait mis le 1 exprès parce qu'il adore les films de danse et qu'il y a Channing Tatuuuum dans celui-ci et que je suis une groupiiiiiiie de Channiiiiiiing Tatuuuuum. Tout ça ne casse pas trois pattes à un canard mais les scènes de danse sont très sympas. :)

Coyote Ugly de David McNally (2000)
Coyote Girls en français (enfin, en français, vous voyez...). C'est un peu le même genre que Step Up, un film romantique avec des gens qui chantent ou dansent, mais c'était tout de même plus culcul. C'était trop mignon aussi, je dois l'admettre, mais bon il vaut mieux regarder Step Up.

Percy Jackson et le voleur de foudre de Chris Columbus (2010)


Autre film vu à la télé. J'ai loupé le début. J'adore Percy Jackson. J'adore l'univers, les personnages, les grosses stars qui ont des rôles rigolos et Logan Lerman qui est trop immensément mignon et craquant. Un très bon moment. Ça m'a rappelé que je veux lire les livres.
 
Love Actually de Richard Curtis (2003)


J'adooore tellement ce film que je trouve sensiblement parfait, tellement drôle, humain et émouvant à la fois qu'il me met une pêche d'enfer tout en me faisant piquer les yeux à chaque fois. Je ne sais même pas quelle est mon histoire préférée tellement je les aime toutes. À l'origine, je préférais celle de Martin Freeman et n'aimais pas trop celle de Colin Firth, mais maintenant je les aime toutes autant les unes que les autres et je trouve tous les acteurs trop immensément bons. C'est vraiment un film doudou!!!
  
Sur grand écran

Warcraft de Duncan Jones (2016)


Le célèbre jeu vidéo a fait son arrivée au cinéma. Tout au long du film, je n'ai pas arrêté de me dire que c'était vraiment super, mais avec plein de faiblesses et de défauts, puis que c'était vraiment trop nul mais avec plein de trucs géniaux, puis à nouveau que c'était super mais faible, et ainsi de suite. Ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas du haut niveau et que ce n'est pas avec ça que la fantasy va être prise au sérieux par le grand public... L'animation est parfois bancale (les scènes de combat vues de loin par exemple), il y a des incohérences, l'univers est présenté histoire de dire "regardez on a des super villes" mais pas du tout creusé, le méchant est un peu faible et ça manque de persos féminins... Mais ça fait néanmoins rêver et ça donne envie de lire des histoires avec des épées et des guerriers... J'irai clairement voir d'autres films si l'adaptation continue.

Du côté des séries

Penny Dreadful


Et voilà, la saison 3 est finie et avec elle cette série vraiment superbe, une de celles que j'aurai le plus aimées. Il y a énormément à dire et je devrais lui consacrer un billet dédié, mais je ne désespère pas de me refaire les trois saisons à un moment donné et d'en parler plus longuement à cette occasion.
En toute honnêteté, j'ai été déçue par la fin, ou plutôt par l'accélération très marquée du rythme pendant les trois derniers épisodes et l'impression qu'il fallait tout régler très vite. Par exemple, moi, perso, je trouve que ça ne sert pas à grand-chose de vendre son âme au diable et de devenir super-puissant si on peut bêtement mourir par balle... ^^
Certains éléments que j'attendais avec enthousiasme ont été laissés de côté, ce que je trouve très frustrant. Il y avait, à mes yeux, de quoi faire deux saisons supplémentaires sans même lancer de nouvelles intrigues tellement il y avait de petites choses en suspens...
Il n'empêche que cette fin m'a tiré des larmes et qu'en arrivant à la fin du dernier épisode je me suis un peu demandée ce qu'allait devenir ma vie s'il n'y avait pas Penny Dreadful dedans. Jusqu'au bout, elle est restée une des plus belles séries que j'ai jamais vues -- je crois qu'il n'y a que Rome et Downton pour tenir la comparaison en termes de mise en scène et de jeu d'acteur.
À voir absolument... Si vous n'avez pas trop peur du noir.

Et le reste

Depuis avril, je lis plein d'anciens numéros d'Esprit Yoga prêtés par ma prof. C'est vraiment pas mal et ça fait un bon complément "de fond" à mon cours hebdomadaire.


J'ai enfin réellement attaqué le hors-série du Point sur trois grands penseurs chrétiens acheté en février. J'ai lu la partie sur Saint Paul. C'est très intéressant mais un peu trop fin pour moi dont le catéchisme remonte à il y a fort longtemps. Mais en tout cas ça complète utilement les textes de théologie que je traduis parfois pour une cliente. :)

Et en fin de mois, bien sûr, j'ai lu mon Cheval Magazine, ou plutôt je suis en train de lire mon Cheval Mag que je n'ai pas tout à fait fini. Mais on va pas chipoter. ^^

That's all, folks!

mardi 28 juin 2016

Bartabas, roman (2005)

Chronique express!


Au fil de mes lectures, Jérôme Garcin m'a un peu agacée avec son style grandiloquent et son équitation un peu snob, mais il n'en reste pas moins un écrivain qui parle de chevaux et je continue donc d'acheter ses livres si je les rencontre d'occasion. Celui-ci vient, si je ne me trompe pas, d'une bouquinerie lyonnaise absolument merveilleuse. C'est une biographie romancée et fragmentaire de Bartabas, le célèbre artiste équestre de Zingaro. Si j'admire – forcément – l'artiste, j'ai depuis longtemps une piètre opinion de l'homme, que j'ai vu parler à d'autres cavaliers comme à des chiens dans des bouts de reportage, avec une attitude virilement méprisante qui condense une bonne partie de ce que je n'aime pas dans le monde du cheval. L'œuvre de Jérôme Garcin n'a pas tellement fait évoluer mon opinion; j'ai vraiment l'impression que Bartabas a une très haute opinion de lui-même et j'ai du mal à croire, comme le dit l'auteur, que c'est en réalité un grand timide! Il n'empêche que découvrir son parcours a été très intéressant, même si, à son habitude, Garcin parle aussi beaucoup de lui. C'est un peu comme lire Limonov de Carrère, une biographie qui vous en apprend autant sur son auteur que sur son sujet. On y croise bien entendu des chevaux superbes et, malgré le style grandiloquent précité qui me fait croire à une certaine "pose" d'intellectuel parisien, des passages authentiques et émouvants qui débordent d'amour du cheval. Par exemple, le chapitre "Je me souviens" est un très bel hommage aux chevaux qui ont fait Zingaro. Une lecture que je recommande donc aux cavaliers et amateurs de spectacle équestre!

Livres de l'auteur déjà chroniqués sur ce blog

samedi 25 juin 2016

The Black Tower (1975)

Chronique express!


"It was to be the consultant physician's last visit and Dalgliesh suspected that neither of them regretted it, arrogance and patronage on one side and weakness, gratitude and dependence on the other being no foundation for a satisfactory adult relationship however transitory."

On reconnaît certains écrivains comme une odeur: dès la première phrase de la première page, il ne faisait pas le moindre doute que je retrouvais P. D. James, une écrivain que j'aime et admire. The Black Tower est une enquête en huis-clos classique qui se déroule dans une institution pour adultes handicapés isolée en bord de mer dans le Dorset. Adam Dalgliesh, le détective habituel de P. D. James, rejoint un vieux prêtre qu'il n'a pas vu depuis vingt ans, seulement pour découvrir en arrivant que le prêtre vient de décéder. L'atmosphère est tendue dans l'institution et Dalgliesh se demande bien vite si cette mort était vraiment naturelle. J'adore l'atmosphère sombre et macabre des bouquins de P. D. James, ses personnages torturés et pétris de mauvaise volonté et d'égoïsme décrits avec une grande finesse psychologique (de la finesse dans la méchanceté, la bassesse, la peur, la souffrance et les doutes, vous voyez?) et j'adore mener l'enquête avec Dalgliesh – car normalement le lecteur a les mêmes informations que l'enquêteur, si ce n'est plus, et peut donc faire fonctionner ses méninges en même temps. Du coup, je me suis régalée avec ce bouquin, comme toujours. Le seul petit reproche que je lui ferais, c'est que l'action accélère un peu trop à la fin, comme s'il fallait soudain venir à bout de l'intrigue. C'est une remarque que j'ai déjà faite pour d'autres polars et je trouve ça un peu dommage. Mais à part ça, que du bonheur.

mercredi 22 juin 2016

Île de Pâques, Terra Incognita (2012)

Il y a quelques années, des copains ont offert ce livre à mon Homme, qui porte un tatouage de Moai. C'était une surprise totale de le retrouver dans la bibliothèque quand on a emménagé et c'est le premier livre de l'Homme que j'ai commencé à lire pendant notre vie à deux – même si j'ai lu Ils ont tué mon disque! beaucoup plus vite et qu'il est donc passé en premier sur le blog.


Cet ouvrage de Micheline Pelletier est un beau livre de salon, un grand format rempli de superbes photos de paysage qu'on peut feuilleter de temps en temps en sirotant son café sur le canapé, mais aussi une vraie étude historique sur l'île de Pâques. Il en résulte surtout qu'on ne sait pas grand-chose sur cette île célèbre, la plus isolée au monde: on ne sait pas quand est-ce que l'homme y est arrivé, on ne sait pas grand-chose de la civilisation qui a dressé les célèbres Moai, on ne sait pas vraiment pourquoi ce culte a été abandonné, on ne sait pas non plus grand-chose sur la civilisation qui a suivi, avec le culte de l'homme-oiseau... Les choses se précisent un peu avec les explorateurs européens et surtout le XXe siècle, mais bien sûr c'est le passé mystérieux et opaque qui fait rêver!


Ce livre est une véritable invitation au voyage: j'ai rêvé les yeux grands ouverts de ces espaces nus et sauvages, comme hors du temps, et de ce qu'on doit ressentir quand on se trouve face aux yeux vides de ces Moai silencieux. Je voyage peu et il est peu probable que j'aille un jour à l'autre bout du monde, mais impossible de ne pas se dire que ça vaudrait le coup d'économiser dans ce but...




dimanche 5 juin 2016

La gamelle de mai 2016

Un mois intense dans ma vie personnelle et pas trop mal point de vue culturel. Mon déménagement a concentré mes efforts et j'ai l'impression qu'on en verra jamais le bout, mais la vie continue tant bien que mal!

Sur petit écran

Le crime est notre affaire de Pascal Thomas (2008)


Maintenant que j'ai emménagé avec l'Homme, j'ai la télé! Je ne suis pas du tout ravie de cette évolution, mais avec ce film j'ai été plutôt contente de m'étaler devant l'écran. Il est juste trop génial. Le couple Frot-Dussolier est tellement excellent et c'est tellement drôle, avec une toute petite pointe d'inquiétude très bien amenée.

Les trois premiers Die Hard
L'Homme adore ces films et je les ai regardés d'un oeil en comatant sur le canapé. Rien de très folichon. Je les découvre probablement avec trop de retard pour les apprécier pleinement et la VF n'a pas aidé.

Sur grand écran

Captain America: Civil War de Anthony et Joe Russo (2016)


Le film de super-héros qui m'a limite réconciliée avec le genre! Pas trop d'explosions et de destruction massive dans tous les sens, présence d'un propos autre que "il faut sauver le monde", méchant beaucoup plus intelligent que puissant et bien sûr l'humour Marvel habituel, notamment avec l'excellente apparition de Spiderman: franchement, j'ai aimé. J'ai même cru voir une amélioration du traitement des personnages féminins, il m'a semblé que la Veuve noire passait moins de temps avec des décolletés pigeonnants, était plus bagarreuse et prenait moins de poses sexys pendant ses combats. Mais j'en retiens surtout la figure de Captain America, que j'aime vraiment beaucoup pour sa droiture et sa bienveillance et qui me rappelle énormément Buffy et Angel (mais en moins torturé bien sûr).
J'attends donc la suite avec impatience, ce qui est tout de même rigolo pour quelqu'un qui dit depuis des mois "je n'en peux plus des super-héros". Entre ces Vengeurs et Wonder Woman qui arrive, je trépigne un peu!

Eddie the Eagle de Dexter Fletcher (2016)
Un film très bien et très sympa sur un skieur anglais qui a réussi à aller aux JO en 1988 malgré l'opposition de ses proches et de sa propre fédération sportive. L'histoire a probablement été romancée (on se demande notamment comment le monde entier peut se mettre contre une seule personne avec autant de systématicité), mais c'est un beau parcours plein de simplicité humaine et d'humour. C'est vraiment un bon feel good movie, un truc qui est censé te mettre du baume au cœur sans être excessivement naïf non plus. J'étais de super mauvais poil ce jour-là et ça n'a pas suffi à me faire changer d'humeur, mais c'était vraiment bien.

Adopte un veuf de François Desagnat (2016)
Film français rigolo. J'ai passé un bon moment. Ce n'est pas non plus un souvenir impérissable, j'étais plus emballée sur le coup qu'une semaine après.

Money Monster de Joddie Foster (2016)
Une bonne suprise pour ce film que je ne voulais pas vraiment voir. Julia Roberts m'a plutôt convaincue et George Clonney était pas mal après un début un peu forcé. On voit que c'est une femme à la réa, il y a pas mal de femmes à droite et à gauche dans des rôles qui auraient été attribués à des hommes dans d'autres films.

Du côté des séries

Le premier épisode de la saison 3 de Penny Dreadful. Trop de bonheur. Je suis complètement hystérique que ça ait repris, j'ai vraiment poussé des "hiiiii" stridents devant la télé.

Et le reste

J'ai lu quelques vieux numéros d'Esprit Yoga prêtés par ma prof et le Cheval Mag de juillet.

"Tchou bisous!"

vendredi 3 juin 2016

Fort comme la mort (1889)

Chronique express!


C'est toujours un plaisir de retrouver Maupassant, qui reste un de mes écrivains préférés et une valeur sûre (même si je redécouvre en relisant ma chronique de l'année dernière que j'avais trouvé Mont-Oriol un peu en-deçà de ses autres œuvres). Fort comme la mort est une de ses dernières œuvres, publiée quatre ans avant son décès. C'est un portrait assez sombre d'un couple, un peintre et une comtesse amants depuis de nombreuses années et progressivement confrontés à leur vieillissement. S'ils savent bien que le temps passe, ils en prennent tout particulièrement conscience lors de l'entrée dans le monde de la fille de la comtesse, portrait vivant de sa mère telle qu'elle était quand elle avait commencé à fréquenter le peintre. L'évolution de l'histoire est assez évidente et j'ai craint qu'elle ne soit particulièrement glauque, mais Maupassant a soigneusement évité le malsain et produit un livre super triste sur le malheur du temps qui passe (même si l'obsession des personnages pour leur jeunesse est tellement extrême qu'elle en devient peu compréhensible. Je crois qu'on peut vieillir plus sereinement!), avec sa plume habituelle qui en fait un plaisir de lecture absolu.

Deux passages que je ne veux pas oublier:

"[...] ils passèrent devant une jeune femme assise sur une chaise, un livre ouvert sur les genoux, les yeux levés devant elle, l'âme envolée dans une songerie.
Elle ne bougeait pas plus qu'une figure de cire. Laide, humble, vêtue en fille modeste qui ne songe point à plaire, une institutrice peut-être, elle était partie pour le Rêve, emportée par une phrase ou par un mot qui avait ensorcelé son cœur. Elle continuait, sans doute, selon la poussée de ses espérances, l'aventure commencée dans le livre.
Bertin s'arrêta surpris:
'C'est beau," dit-il, 'de s'en aller comme ça.'
Ils avaient passé devant elle. Ils retournèrent et revirent encore sans qu'elle les aperçût, tant elle suivait de toute son attention le vol lointain de sa pensée."

"Ah! les tristes choses! les tristes choses! La pauvre femme! Du fond de ce tiroir, du fond de son passé, toutes ces réminiscences montaient comme une vapeur: ce n'était plus que la vapeur impalpable d'une réalité tarie. Il en souffrait pourtant et pleurait sur ces lettres, comme on pleure sur les morts parce qu'ils ne sont plus."
 
Autres livres de l'auteur déjà chroniqués sur le blog
Contes fantastiques (1875-1890)
 
Clair de lune (1883)
Mont-Oriol (1887)
La Main gauche (1889)

mercredi 1 juin 2016

Ils ont tué mon disque! (2015)

Ils ont tué mon disque! de Benjamin Petrover est une enquête sur l'histoire du disque depuis les années cinquante et plus particulièrement sur la crise du passage au MP3 au début des années deux mille. La première partie porte sur "l'ère du matériel", de Salut les copains aux compiles NRJ des années quatre-vingt-dix, la deuxième sur "l'ère du virtuel". De 1998 à 2005 environ, j'y ai retrouvé mon propre parcours d'ado, de mon tout premier CD acheté avec mon argent de poche (la musique de Titanic pour tout vous dire!) au premier CD gravé par un copain qui avait Internet et un graveur. On termine enfin sur l'évolution la plus récente, les services de streaming qui sont en train de rendre le MP3 presque aussi obsolète que le CD physique.


Avec des extraits d'articles d'époque et des interviews de personnalités des maisons de disques et du milieu de la chanson, cette enquête est vraiment intéressante car elle ne tombe pas dans l'opposition classique "avant tout allait bien puis Internet a tout détruit", mais met pas mal de gris dans un long processus qui a évolué autant à cause du public que des maisons de disques. Par exemple, l'arrivée de la cassette et le passage au CD étaient déjà des crises!

Benjamin Petrover est journaliste et, d'après une rapide recherche Internet, plutôt connu des gens qui ont la télé. Bien entendu, je n'avais jamais entendu parler de lui avant d'ouvrir ce bouquin... :D Il me semble en tout cas qu'il a fait du bon travail. Ce bouquin se lit avec tellement de facilité et d'intérêt que j'ai lu les cent premières pages un soir où j'étais partie pour lire "juste l'intro, histoire de décider si je le lis plus tard"... Et il m'a fait suffisamment réfléchir à ma propre consommation musicale pour que je m'abonne officiellement à Deezer, dont la version gratuite accompagne mes journées de freelance depuis des années. Je conserve le ressenti très ferme que "le numérique, c'est gratuit" – ils est hors de question que je paye un truc immatériel, raison pour laquelle je ne m'intéresse ni de près ni de loin aux liseuses – lâcher 10€ pour un vulgaire équivalent de fichier PDF, POUAH!! –, mais en replongeant pendant des dizaines de pages dans l'époque où je payais plus de 120 francs les dix chansons, je me suis trouvée un peu gonflée de ne même pas lâcher 10€ par mois pour écouter Deezer entre six et dix heures par jour. :D

Une lecture fort instructive donc. Un grand merci à l'amie qui l'a prêté à mon mec!

lundi 30 mai 2016

Moriarty. Le Chien des d'Urberville (2011)

Kim Newman est surtout connu pour son livre Anno Dracula, dans lequel il décrit l'avènement de Dracula à Londres à la fin du XIXe. Dans Le Chien des d'Urberville, il reprend les histoires de Sherlock Holmes en mettant en scène le professeur Moriarty, dont les activités criminelles sont racontées par son bras droit le colonel Moran, qui prend le rôle de Watson.


L'auteur connaît visiblement très bien l'univers de Sherlock Holmes. J'ai reconnu des dizaines de références et j'en ai sûrement loupées tout autant. Dans Désordre à Belgravia et Le Chien des d'Urberville, la narration suit avec une grande précision la nouvelle Un scandale en Bohème et le roman Le Chien des Baskerville. C'est vraiment amusant de revivre ces histoires du point de vue du Mal, Moriarty proposant ses talents de génie du crime à toutes sortes de personnes mal intentionnées. Dans Le Chien des d'Urberville, par exemple, le jeune noble persécuté par un mystérieux chien veut retrouver la paix pour terroriser et exploiter en toute tranquillité le village dont il est le seigneur...

Sherlock Holmes ne fait qu'une rapide apparition à la fin du livre: il ne combat pas Moriarty en participant à ses différentes aventures du côté de la police, c'est vraiment une transposition complète des aventures de Sherlock Holmes où celui-ci est remplacé par Moriarty.

Avec cette idée super intéressante et pas mal d'humour, le livre commençait bien. Mais en fait il a quelques défauts qui ternissent la lecture. Déjà, à force de côtoyer le Grand Méchant Moriarty, on ne le trouve plus si méchant; la complexité de son plan diabolique dans La Ligue de la Planète rouge fait même un peu sourire ("tout ça pour ça?"). Mais j'ai surtout trouvé qu'il y avait un problème de narration. D'une part, j'ai eu du mal à comprendre certains sous-entendus: Moran voit quelque chose de primordial mais ne le décrit pas ou à peine, mais on est censés comprendre ce qu'il a vu... Et puis la méchanceté de nos héros s'exprimant aussi par leur vocabulaire, on lit des passages qui détonnent un peu. Par exemple, Moran appelle Irène Adler "la salope" et ça fait très bizarre de lire "la salope était là" dans la bouche d'un distingué colonel du XIXe... Dans un cas comme dans l'autre, le récit a probablement perdu à être traduit, mais je ne suis pas sure que Kim Newman ait été parfaitement juste dans le ton de son écriture même en version originale.

Du coup, je me demande un peu si je vais lire Anno Dracula, car j'ai peur d'y retrouver ces mêmes problèmes et que la multiplication de références ne soit excessive...Il faudra voir si je le trouve d'occasion.

Le petit plus que vous devez absolument savoir:
Comme la photo ne le montre pas, cette édition de Bragelonne est assez superbe, une partie de la couverture et la tranche des pages étant métallisées. Ça en jette et ça colle plutôt bien à l'époque. Un beau cadeau d'une amie qui est décidément bien trop gentille!

vendredi 27 mai 2016

Femmes pirates. Les Écumeuses des mers (2015)

Chronique express!


À part Mary Read et Anne Bonny, on ne connaît guère de femmes pirates. Et pourtant, il y en a eues... En Europe, aux Caraïbes, en Asie... Un peu partout quoi! Marie-Ève Sténuit se penche sur une dizaine de ces figures méconnues et propose un petit livre très plaisant, bien rédigé et documenté. Elle raconte leurs histoires sur le ton de la narration avant de revenir sur les sources historiques ou d'adopter un ton plus factuel. Le seul petit reproche que je pourrais lui faire, c'est d'être un peu trop court... J'aurais bien doublé le nombre de pages pour continuer l'aventure!

"Il y eut donc des femmes à tous les échelons de la hiérarchie pirate et dans la course, à des postes pour lesquels la langue française n'a pas prévu de féminin: pirate, corsaire, matelot, capitaine, amiral, armateur n'ont qu'un seul genre." 

Pourquoi ce livre?
Parce que l'un des chroniqueurs de l'émission belge Livrés à domicile en a dit beaucoup de bien et a interviewé l'auteur à la Foire du Livre de Bruxelles. Je me suis dit que ça ferait un joli cadeau de la Saint Valentin pour mon Homme qui aime bien les pirates. :)

Le petit plus que vous devez absolument savoir
La couverture est superbe, c'est un très beau livre qui vaut ses 16€ malgré sa petite taille. La photo de ce billet ne lui rend vraiment pas honneur. Ça donne envie de découvrir plus de livres des Éditions du Trésor!

vendredi 6 mai 2016

Tag Lily

Taratata, voilà un petit tag pour parler de moi! Ça n'était pas arrivé depuis un certain temps. Comme j'adore parler de ma petite personne, je m'élance avec enthousiasme. Merci la petite marchande de prose! :)

Que penses-tu des adaptations cinéma?
Bein, pas grand-chose. Comme le dit justement ma tagueuse, difficile de se prononcer d'une manière générale. J'en apprécie certaines, à commencer par Le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson. Je pense qu'il est important de les observer en ne s'attendant pas à retrouver le livre; les deux médias sont trop éloignés pour être comparés dans le détail. Parfois, par contre, l'esprit du film est tellement éloigné de celui du livre que je grince des dents, comme dans Le Hobbit de Peter Jackson.

Quel marque-page utilises-tu?
Tout dépend de ce que je lis: je suis un peu comme ma tagueuse, "Je fais partie du genre de tordues du citron qui s'amusent à marier le roman avec le marque-page"! J'essaye de trouver un rapport entre le livre et le marque-page. Par exemple, j'utilisais mon marque-page du Chat potté quand le lisais Alatriste, histoire de rester dans la cape et l'épée.

Quel est ton coup de cœur 2015?
Difficile d'en choisir un en particulier, mais je dirais Cloud Atlas.

Comment classes-tu tes livres?
Par langue avant tout, puis par taille, puis par genre. Ça marche assez bien car, par hasard, les genres, les tailles et les langues coïncident: par exemple, en français, je lis majoritairement des classiques et de la littérature contemporaine au format poche, tandis que je ne lis qu'en grand format en italien; et en anglais, je ne lis quasiment que du genre en poche. Mais ça peut être variable. Et je déménage dans une semaine, je ne sais pas dans quel genre d'étagère vont finir mes bouquins. :p

Quels sont tes blogs de lecture préférés?
Ceux qui sont dans la blogroll à droite de ce blog. C'est pour ça qu'ils y sont! :)

Des petites habitudes inavouables quand tu lis?
Je ne crois pas. Je bois du thé et j'essaye de choper la Reloue pour faire un câlin. (Encore une fois, comme ma tagueuse...)

Un auteur contemporain que tu aimerais rencontrer et pourquoi?
Carrère je pense... :)

Où achètes-tu tes livres (neufs et occasion)?
J'achète mes livres neufs au Pavé du Canal, la librairie de mon quartier, et les occasions chez Gibert, généralement à Versailles et parfois à St Michel.

En ce moment, quel genre de littérature lis-tu le plus?
Bonne question! Je ne sais pas quoi répondre car aucun genre ne se dégage en ce début d'année...

Un livre à la fois ou plusieurs?
Un seul à la fois, sauf quand le cas de gros pavés que je ne lis pas d'un coup, comme de gros recueils de nouvelles qui pourraient me lasser ou La Destruction des Juifs d'Europe qui m'a pris six mois.

Quelle est ta lecture en cours?
Je suis en train de lire Moriarty de Kim Mewman et Les écumeuses des mers de Marie-Ève Sténuit.

Sur quel site communautaire en rapport avec la lecture aimes-tu aller?
Aucun, je n'ai jamais essayé Babelio et les autres! J'ai juste une liste de pages Facebook liées à la lecture que je consulte quotidiennement pour voir si les blogueurs ont posté quelque chose.

Livre papier ou numérique?
Papier!!! Je n'ai lu qu'une fois en numérique, deux nouvelles gratuites chroniquées ici, et je ne pense pas franchir un jour le pas. Il y a quelques années, j'ai eu peur de finir par devenir l'unique plouc au monde qui n'aurait pas de liseuse, j'avais tissé tout un scénario catastrophe où je ne trouvais même plus de livres en brocante, mais cette terreur s'est atténuée car la transition me semble avoir nettement ralenti. Les gens de mon entourage qui voulaient des liseuses en ont acheté en 2012-2013, mais depuis il n'y a pas eu de nouveaux adeptes, et même les possesseurs de liseuse continuent à lire sur papier.

Quel est ton endroit préféré pour lire?
Mon merveilleux canapé (noir), ou bien mon fauteuil (noir), idéalement près du chat. Mais là, comme je disais, je vais déménager alors ça pourrait changer...

Invite cinq amis à y répondre : Endea (je tente, on ne sait jamais!!), Lilly, Lorhkan, Lune, Oukoulou et Vert (oui, ça fait six ^^).

mardi 3 mai 2016

La gamelle d'avril 2016

Quelques bonnes choses en ce mois d'avril, qui est encore passé à la vitesse de l'éclair et ne m'a pas laissé beaucoup de temps.

Sur petit écran

Passage à tabac (Murder Ahoy!) de George Pollock (1964)
Un vieux et excellent film sur Miss Marple, la célèbre détective d'Agatha Christie. J'avais beaucoup aimé Le train de 16h05 (Murder, She Said) et j'ai retrouvé le même humour et le même personnage coriace et hilarant brillamment campé par Margaret Rutherford, qui mène cette fois-ci l'enquête sur un bateau.


Kingdom of Heaven de Ridley Scott (2005)
Kingdom of Heaven a tout pour me plaire: il est truffé d'acteurs que j'aime, de chevaliers lourdement armés, de chevaux superbes et d'épées en tout genre. Il est en outre plutôt juste dans son propos et abouti dans sa technique: Ridley Scott est vraiment très fort pour mettre en scène des batailles réalistes mais faciles à comprendre pour le spectateur et pour camper des personnages aux personnalités très fortes en peu de plans. J'ai beaucoup apprécié que Saladin soit un chef de guerre extrêmement charismatique et qu'il soit entouré, au même titre que le roi des Francs, d'un conseiller sympathique et d'un conseiller plus obsédé par la religion. Orlando Bloom a probablement eu ici son meilleur rôle, qu'il remplit très bien et avec une certaine sobriété appréciable. David Thewlis est sous-exploité mais absolument mythique; Jeremy Irons est brillant; Edward Norton a une présence réelle en dépit de son masque; Eva Green est irrésistible et lumineuse, une vraie femme forte dans ce monde d'hommes; et deux acteurs que j'aime beaucoup (le chef des loups-garous d'Underworld et Lucius Vorenus de Rome) tiennent de petits rôles. Même si Ridley Scott dérape parfois dans le culcul, je suis vraiment très fan de ce film et de son œuvre en général.


Sur grand écran

Kung-fu panda 3 de
Jennifer Yuh Nelson et Alessandro Carloni (2016)
Dessin animé rigolo mais largement dispensable. Je suis très peu friande de cette série. Je trouve que Shrek a très bien fait le boulot du dessin animé parodique avec anti-héros et que les tentatives de reproduction manquent complètement d'intérêt. Bon, ce n'est pas non plus la torture, j'ai ri.


Le fantôme de Canterville de Yann Samuel (2016)
Une comédie française qui adapte Oscar Wilde avec humour et peps. J'ai beaucoup rigolé. J'ai envie de voir des films sur les maisons hantées depuis que j'ai revu Casper et lu Atlas des brumes et des ombres.


Truth: le prix de la vérité de James Vanderbilt (2016)
Un beau film sur une affaire journalistique qui a fait trembler CBS et l'élection présidentielle américaine de 2004, le documentaire qui révélait que Bush avait évité le Vietnam grâce à ses appuis politiques. Malgré quelques plans un peu ratés, c'est un film très réussi, avec une bonne dose de tension, des acteurs excellents (Cate Blanchett et Robert Redford au sommet, c'est juste hallucinant) et un flou relatif qui demeure jusqu'au bout et te pousse à te demander quelle est la vérité. Forcément, j'ai été le plus marquée par les scènes concernant la relation du personnage de Cate Blanchett avec son père, notamment une conversation téléphonique de quelques secondes à peine mais d'un sadisme absolu, mais c'est un film qui vaut vraiment la peine et qui redonne foi en la profession de journaliste. (Ce matin, malheureusement, j'ai écouté France Info et ma foi a à nouveau disparu.)

 


Démolition de Jean-Marc Vallée (2016)
Un homme perd sa femme dans un accident de voiture. Dix minutes après qu'on lui ait annoncé le décès, le paquet de M&Ms qu'il a acheté dans le distributeur de l'hôpital reste coincé. Il demande donc un remboursement à la société et commence à lui envoyer de longues lettres sur sa vie.

Voici un bon exemple de film que j'ai bien fait de regarder jusqu'au bout: pendant la première moitié du film, je n'ai pas aimé, je ne ressentais aucune empathie pour le personnage principal, qui manque lui-même singulièrement d'empathie avec le reste du monde, et je m'ennuyais assez. Puis un ado est entré en scène et a réveillé mon intérêt et ma sympathie. Je ne peux tout de même pas dire que j'ai vraiment aimé, mais je suis au moins rentrée dans le film. Je dois aussi dire que c'est un film assez fin sur le deuil, loin des productions formatées du moment.

Du côté des séries

Le deuxième épisode de la cinquième saison d'Inspecteur Barnaby.


Et le reste

J'ai dû regarder deux épisodes de Livrés à domicile sur la RTBF. J'ai lu Cheval Magazine en fin de mois, un vieux numéro d'Esprit Yoga prêté par ma prof et Translittérature, le magazine de l'Association des traducteurs littéraires de France, une lecture toujours passionnante. Par contre, je n'ai toujours pas entamé mon hors-série du Point sur Paul, Augustin et Thomas... Ce n'est pas très efficace tout ça.



Espérons faire mieux en mai,
mais comme je déménage, ça m'étonnerait! ^^