mardi 10 janvier 2023

Les BD du quatrième trimestre 2022

Comme d'habitude, petit point trimestriel sur mes lectures de bandes dessinées.

Dinosaur Philosophy de Dinoandcomics (2022)

Le compte Dinoandcomics, qui partage des strips de dinosaures aux prises avec la vie, a fait son arrivée en version papier. J’aime beaucoup ces dinosaures hypersensibles et débordés par le comportement irrationnel et incompréhensible de leur cerveau et je me suis bien retrouvée dans de nombreuses histoires. Il y a aussi eu un Dinosaur Therapy, que j’aimerais beaucoup lire. Jettez-y un œil si vous ne comprenez pas bien les relations humaines, entre autres choses. 😅
Éditeur VO: HarperCollins

Nous vivons chez nos chats d’Eloisa Scichilone (2019)

Eloisa Scichilone ayant sorti une nouvelle BD, j’ai voulu relire cette histoire de chats, que j’ai beaucoup, beaucoup aimée il y a trois ans. C’est une vraie merveille de douceur et de sourires, avec des chats banalement extraordinaires – extraordinaires à la manière de tous les chats, quoi. Je répète mon avertissement de l’époque à l’attention des âmes sensibles: c’est très, très émouvant. J’ai profité d’une soirée seule pour pleurer tout mon saoul. Il paraît que pleurer est un mécanisme de décharge émotionnelle, alors je vis ça mieux, maintenant.
Éditeur: MARAbulles

Avant de partir de Mi-Jin Jung et Ja-Seon Gu (2019)

Dans la foulée, j’ai aussi relu cette petite pépite, dont je gardais un souvenir déchirant – autant profiter de la décharge émotionnelle jusqu’au bout. Quel crève-cœur. Quel crève-cœur. Merci aux artistes qui parviennent à tirer quelque chose de beau, et en quelque sorte de réconfortant, de ces choses qui sont tout l’inverse.
Éditeur: Sarbacane

La vie d’adulte de Sophie Adriansen (scénario) et Eloisa Scichilone et Mauro Gandini (dessin) (2022)

La nouvelle BD d’Eloisa Scichilone ne m’a pas autant touchée que Nous vivons chez nos chats – et pas seulement parce qu’il n’y a pas "chat" dans le titre, je tiens à le préciser pour les petits facétieux que je vois au fond de la salle, là. 😼 Cette histoire d’une trentenaire, qui, après une opération risquée, lâche sa vie pratiquement du jour au lendemain et se casse à Rome chercher le sens de la vie, m’a semblé relativement convenue. [Divulgâcheur] Oui, bien sûr, elle trouve l’amour et change de métier pour renouer avec sa créativité refoulée, cela va sans dire. [Fin du divulgâcheur.] Restent toutefois les dessins et surtout les couleurs absolument stupéfiantes du couple au dessin. C’est une vraie merveille et cela donne un certain cafard de l’Italie.
Éditeur: First

Daytripper de Fábio Moon et Gabriel Bá (2010)

En dix jours et dix épisodes, ce comics explore les évolutions possibles de la vie d’un Brésilien à différents âges. Que lui arrive-t-il en ce jour où il a 52 ans, que lui arrive-t-il en ce jour où il a 7 ans...? Dix destins on ne peut plus différents, avec toutefois le point commun de la relation au père, à l’amour, à la paternité et à l’écriture. C’est très beau visuellement et j’ai apprécié qu’on me parle du quotidien, avec des intérieurs chaleureux par exemple. Mais je n’ai pas tout saisi au message, et le fait que la transmission familiale y tienne un rôle central m’a quelque peu rebutée. Je suis sortie de là en m’imaginant sur mon lit de mort, seule (parce que je n'ai pas de famille et que je n'aurai pas eu d'enfant), hantée par mes échecs (parce que je n'aurai rien accompli dans ma vie) et mal soignée par-dessus le marché (parce qu'il est très probable que je sois une retraitée non seulement tardive, mais surtout pauvre). L’inverse de l’effet escompté, en somme… 😅
Éditeur VO: Vertigo

12 commentaires:

  1. "je tiens à le préciser pour les petits facétieux que je vois au fond de la salle, là" : rooh, on peut même plus commenter tranquillement ici !
    C'est une revue de BD très joyeuse en tout cas ce trimestre. Heureusement qu'il y a les dinos. 😅
    Enfin, ça m'a quand même permis de noter que je n'avais pas noté, justement, "Avant de partir". Oubli réparé.

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    1. @Baroona: Hmm hmm j'ai eu comme un pressentiment à ton égard 😈
      Of, les dinosaures sont un peu dépressifs sur les bords, je ne sais pas si c'est vraiment joyeux ^^
      J'espère que tu apprécieras Avant de partir si tu le lis.

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  2. Le monde : le mois de janvier est le mois le plus déprimant de l'année.
    Alys: I fully embrace it.

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    1. @Tigger Lilly: Je fully embrace ça tout le temps 🤗 Vive la déprime, vive le cafard!

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  3. Très très très envie de lire Nous vivons chez nos chats (et pas que pour le chat dans le titre :p) et Avant de partir. j'aime d'ailleurs beaucoup la line édito de Sarbacane BD

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    1. @Yuyine: J'espère que tu apprécieras, de cette manière si triste dont on appécie ce genre d'histoire triste à mourir.
      Je ne connais pas Sarbacane en dehors de cette BD, mais c'est une très belle parution. Ils ne doivent pas s'attendre à en vendre des milliers, donc ça donne l'idée d'un éditeur qui tient à publier de la qualité.

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  4. C'est très diversifié en tout cas ! Je connais le compte des Dinos, c'est vrai que c'est chouette !

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    1. @Shaya: Oui, ils sont très chouettes, et j'adore retrouver mes névroses chez eux!! 😃

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  5. Celle qui me tenterait est Avant de partir mais je ne sais pas si j'ai envie de déprimer en lisant une BD... peut-être plus tard 🙂
    Au fait je me rends compte que les divulgâcheurs en blanc ça ne marche pas en mode sombre (tout le texte est blanc sur fond noir) 😂

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    1. @Ksidra: Ah bah mince, c'est une bonne remarque, ça 🤔

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