lundi 31 octobre 2016

NaNoWriMo 2016

Un petit billet pour mettre par écrit que je compte essayer de faire NaNoWriMo cette année. Je ne suis guère optimiste quant à mes chances de réussite (je ne vois même pas quand écrire 1 600 mots par jour, à moins d'arrêter de dormir! ^^), mais j'aimerais au moins essayer de taper quelque chose au quotidien pendant ce mois de novembre.


Je me fais cette réflexion tous les ans, mais ce qui est nouveau cette année, c'est que j'ai une idée, pour la première fois depuis trois ans. Une idée bien trop ambitieuse dans la formulation théorique que je m'en suis fait et extrêmement vague dans son aspect pratique, mais une idée néanmoins.

Et j'ai même un incipit.

En deux versions pour ne rien arranger. Soit "The stranger came into town at the end of the day", soit "L'étrangère entra en ville alors que la nuit tombait". Vous noterez en outre que, pour ne vraiment rien arranger, les deux options ne véhiculent pas exactement les même infos sur le sexe de l'étranger et sur le moment de la journée...

Bref.

J'espère que c'est parti pour la souffrance et l'extase, ou tout du moins pour quelque chose: quelque chose, aussi infime que ce soit, est toujours mieux que rien...

Et si vous ne savez pas encore ce qu'est NaNoWriMo, cliquez vite sur le lien dans la colonne de droite de ce blog!

vendredi 28 octobre 2016

A Dangerous Path (Warrior Cats 5) (2004)

Chronique express!


La Guerre des clans continue avec ce cinquième tome, qui est à l'image des précédents et me permet de conserver tout mon plaisir de lecture. Cette série est vraiment un modèle de constance, tous les tomes suivent exactement la même recette mais marchent du tonnerre! Je l'ai lu extrêmement vite pendant mes vacances et il m'a bien remotivée après une lecture peu intéressante (Nosotras que no somos como las demas) et pendant une autre très pénible (les Lettres de Madame de Sévigné - chronique à venir). Fireheart est donc toujours adjoint du Clan du Tonnerre. La chef de clan, Bluestar, passe de la dépression à la paranoïa la plus aigüe lorsqu'elle découvre que Tigerclaw, son ennemi juré, est devenu chef de clan et a pris le nom de Tigerstar, et elle n'est pas plus utile à la vie du Clan que dans le tome précédent (irritation, irritation). Un danger inconnu pèse sur la forêt. Les chats retrouvent des lapins éventrés, puis l'un des leurs est tué, mais ils ne comprennent pas ce qu'il se passe. Les relations entre clans restent tendues, d'autant plus que Tigerstar se rapproche du Clan de la Rivière et pourrait bien essayer d'utiliser le pénible secret de Bluestar contre elle. Et Fireheart se préoccupe de la loyauté de certains membres de son propre clan: que vont faire les anciens amis de Tigerclaw maintenant qu'il est de retour? Son fils, qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau, et sa fille ne sont encore que deux chatons, mais grandiront-ils pour devenir comme leur père? Peut-il leur faire confiance? Heureusement que d'autres personnages sont là pour l'aider et le soutenir, comme Cinderpelt et Greystripe (et Cloudpaw qui finit par remplir ses promesses après qu'on ait beaucoup douté de lui dans le tome précédent! ^^). J'ai trouvé la fin un petit peu "expédiée", le grand danger est vaincu de manière un peu trop facile, mais j'ai vraiment adoré ce tome et j'ai hâte de lire la suite.

Allez donc voir ailleurs sur ce blog si ces chats y sont!

mardi 25 octobre 2016

Nosotras que no somos como las demás (1999)

Chronique (pas si) express!


J'ai déjà lu deux livres de Lucía Etxebarria, son premier et son deuxième. J'avais trouvé le deuxième beaucoup moins percutant que le premier. Malheureusement, cette troisième lecture, qui est également sa troisième publication, s'est révélée encore moins percutante. C'est un recueil de nouvelles mettant en scène quatre femmes aux prises avec leur vie amoureuse et sexuelle, puis une autre femme et un homme qui jouent un rôle dans l'intrigue générale. L'introduction parle de femmes "différentes" étouffées par les rôles traditionnels que la société leur impose et sent, globalement, le féminisme. Concrètement, c'est une série d'histoires sentimentales ratées et d'aventures sexuelles. Il y a certes une critique de la société patriarcale espagnole, et des rôles que l'on colle aux femmes sans leur demander leur avis (la belle idiote) ou qui les arrangent bien (la mère au foyer parfaite), oui, mais c'est extrêmement basique, presque convenu (à mes yeux en tout cas; peut-être la situation est-elle si grave en Espagne que ce genre de propos reste d'actualité, ou l'était il y a vingt ans au moment de la sortie du livre?). Et surtout, je crois qu'il y a autre chose à dire sur la femme moderne que de raconter qu'elle est tellement triste parce qu'elle s'est fait larguer; j'ai été vraiment énervée par les deux personnages victimes d'une rupture sentimentale. Au final, le personnage qui m'a le plus émue, et que j'ai trouvé le plus "victime" de la société... et bien c'était le seul homme, le jeune maître-nageur qui devient gigolo à son insu! ^^

Une lecture ennuyeuse, donc, que j'ai trainée pendant presque toutes mes vacances et qui m'a poussée à me demander si j'apprécierais autant Sex and the City aujourd'hui qu'il y a quelques années. Il me semblait que cette série changeait les choses et donnait vraiment aux femmes le droit d'avoir une vie sexuelle, mais peut-être un tel propos n'était-il intéressant sur le long terme que dans un contexte comique? Car ici, c'est plutôt mélodramatique et ça m'est tombé des mains.

Livres de l'auteur déjà chroniqués sur ce blog
Amor, curiosidad, prozac y dudas
Beatriz y los cuerpos celestes

samedi 22 octobre 2016

Une photo histoire de!

Le blog est complètement au ralenti ces temps-ci. J'ai pourtant quelques livres à chroniquer, mais je suis sous l'eau depuis que je suis rentrée de vacances et je n'ai pas le temps de m'en occuper... Figurez-vous que j'ai accepté un gros projet avec un délai serré avant de partir en vacances en oubliant que je vais au Salon du Cheval de Lyon le week-end prochain... Et un délai serré avec deux-trois jours de travail en moins, ça devient un délai carrément chaud! ^^

M'enfin les vacances c'était bien, j'ai monté en Irlande pour la première fois, je monte beaucoup en ce moment de manière générale, j'ai un long week-end la semaine prochaine... Bref la vie n'est pas trop moche!

La pile de livres achetés à Dublin pour le plaisir des yeux...


Il va sans dire que j'ai déjà Le Seigneur des Anneaux, mais j'avais besoin de le racheter car mon exemplaire perd ses 150-200 premières pages... Et je suis tombée sur cette belle édition d'occasion, je suis ravie.

samedi 1 octobre 2016

La gamelle de septembre 2016

Encore un mois passé à la vitesse de l'éclair! Avec la rentrée et la reprise de l'équitation et du yoga, j'ai forcément, moins de temps à ma disposition. Ce qui est plutôt positif vu comment je débraye violemment lorsque j'ai du temps. ^^

Sur petit écran

Des bouts du film Star Trek de 2009, des bouts d'Armageddon, des bouts de G.I. Joe 2 regardés en comatant sur le canapé...

Sur grand écran

Fargo de Joel et Ethan Coen (1996)
Une séance UGC Culte chroniquée en détail ici.

Star Trek: Sans limites de Justin Lin (2016)
Troisième opus du "reboot" de la saga Star Trek au cinéma. Ça passe plutôt bien, certainement mieux que les deux premiers. Le film m'a semblé plus consistant et le personnage de Kirk se calme un peu, c'est vraiment un plus (même si je garde l'impression que Chris Pine est un peu à côté de la plaque et qu'il est déjà complètement refait ou recouvert de mille couches de fond de teint). McCoy et Spock restent les deux personnages les mieux croqués. J'ai été assez émue par la photo des acteurs d'origine qui apparaît à la fin.

Ben-Hur de Timur Bekmambeto (2016)


Il y a beaucoup à dire, en bien comme en mal, sur ce remake du grand classique des années cinquante.
En bien, j'en retiendrai surtout que j'ai apprécié la première partie, où l'on voit Judah Ben-Hur et Messala jeunes, beaucoup plus sympathiques que mon souvenir des personnages d'origine, et où l'on introduit un élément politique qui rend le "retournement" de Messala contre son ami plus crédible (dans mon souvenir, la catastrophe des Ben-Hur commence à cause d'une simple pierre ou d'un simple vase qui tombe). J'ai aussi bien aimé Jésus en beau gosse planant, et j'ai versé ma petite larme quand il donne à boire à Ben-Hur (comme dans le film d'origine, peut-être une conséquence indirecte de mon éducation catholique, ou bien une tendresse personnelle pour les figures de héros tranquilles...).
En négatif, c'est tout de même un peu long, mais je soulignerai surtout les chevaux en image de synthèse assez ratés (heureusement, la course de chars exploite aussi des plans réels), une bataille navale complètement illisible et bâclée, les nombreuses implausabilités du scénario (le cheval qui trébuche sur *un* caillou diabolique...), le happy-end mielleux (oui, vous avez bien lu, tout se termine bien dans ce film...) et la conservation des miracles de fin alors que jusqu'à sa mort Jésus était traité de manière non religieuse, ce qui était vraiment appréciable.
Morgan Freeman est méga classe même en dreads cheloues, ce mec a juste un don!

Comancheria de David McKenzie (2016)
Deux frères texans braquent les agences d'une banque locale pour rembourser cette même banque. Il y a un peu d'humour et une vision intéressante de ce Texas complètement exsangue et amorphe, mais je n'ai pas accroché, j'ai trouvé le film complètement figé et le thème déjà vu. Et vraiment je n'arrive pas à prendre Chris Pine au sérieux!

Du côté des séries

Des épisodes de la deuxième saison de Scrubs, série qui est vraiment trop géniale.

L'épisode pilote de L'Équipée du Pony Express, une série western que j'ai énormément regardée sur RTL9 à la fin du primaire. Ça passe pas mal et ça fait plaisir de retrouver ces personnages! Il est amusant de voir Josh Brolin à ses débuts...

Un épisode de la cinquième saison d'Inspecteur Barnaby. C'était génial comme d'habitude mais nous avons trouvé Barnaby un peu long à la détente dans cette enquête!

Et le reste

J'ai lu Translittérature, le magazine de l'Association des traducteurs littéraires de France (dont je suis membre). Une lecture plaisante et stimulante comme toujours, il s'agit d'une publication extrêmement soignée. Pour fêter les 25 ans de la revue, ce numéro était composé uniquement d'entretiens avec des traducteurs. Le niveau est élevé et les propos passionnants, même si je constate, comme toujours, que ces traducteurs-là et moi-même ne vivons pas du tout dans le même monde!

J'ai lu, exceptionnellement, deux numéros de Cheval Mag: celui de septembre, arrivé en début de mois, et celui d'octobre, arrivé en fin de mois.


Mais aussi deux choses importantes hors lectures/films: j'ai rencontré deux blogueuses que j'adore (émotion! émotion!) et j'ai commencé l'acupuncture (pratique étrange et guère miraculeuse, mais intéressante).

Je pars en vacances dans quelques heures; le blog sera certainement à l'arrêt pendant quinze jours et je ne me baladerai pas sur la blogo. Comme je suis déjà absente de la blogo depuis une dizaine de jours par manque de temps, ça va faire long sans les blogs... Hâte de vous retrouver! :)

mercredi 21 septembre 2016

A Natural History of Dragons (2013)

Chronique express!



Un livre de fantasy, pour une fois.

Une histoire naturelle des dragons de Marie Brennan ouvre la série des mémoires de Lady Trent, une naturaliste qui a révolutionné l'étude des dragons dans un monde fictif rappelant l'Angleterre du XIXe. Jeune fille de bonne famille, elle est destinée à devenir une épouse raffinée, mais son obsession pour les dragons et l'ouverture d'esprit de son mari vont lui permettre de partir en expédition en Vystranie pour y étudier les dragons locaux.

Ce livre part d'une idée vraiment géniale et se lit très agréablement; le ton est léger et plein d'humour, l'univers est suffisamment connu pour qu'on se repère mais suffisamment exotique pour faire rêver. L'intrigue réunit deux fils très intéressants, l'étude scientifique des dragons – bestioles très diversifiées que l'on retrouve dans de nombreux environnements du monde – et le combat d'une femme passionnée de science et obligée de "contrôler" sa passion car la société n'a pas du tout prévu qu'elle se consacre à un tel passe-temps. Au final, je n'ai pas trouvé qu'il s'agissait d'une réussite absolue car le ton est parfois un peu forcé (on sent trop que l'auteur veut faire de l'humour, on s'extasie un peu trop longuement sur les dragons...) et que la fin m'a déçue (tout ça pour [spoiler] des os de dragon?), mais la série a un très gros potentiel et je lirai certainement la suite!

Allez donc voir ailleurs si ces dragons y sont!

dimanche 18 septembre 2016

Mais je fais quoi du corps? (2014)

Chronique express!


Avec un titre pareil, je ne pouvais pas ne pas lire le troisième opus des enquêtes de Fitz, le "parasite mondain" dealer de drogue d'Olivier Gay. Le ton reste le même que dans les tomes précédents, très léger et plein d'humour, avec un personnage principal qui ne se prend pas du tout au sérieux (sauf pour son côté beau gosse ^^) et qui, au contraire, a plutôt tendance à être consterné par ce qui lui arrive. C'est très plaisant et amusant et, du coup, on pardonne facilement à l'intrigue, d'abord assez plausible, de prendre des dimensions un peu excessives à la fin (un enlèvement, rien que ça, vraiment...). Notre pauvre Fitz est bien emmerdé d'apprendre la mort d'un de ses clients, un homme politique influent, qui se serait suicidé juste après lui avoir demandé de lui livrer de la drogue, mais l'emmerdement va prendre des proportions colossales quand il apprend qu'un homme de main l'attend dans son appartement en son absence pour lui faire la peau (et se demande, justement, que faire du corps... ^^). Dans quoi a-t-il bien pu se fourrer cette fois-ci?

Autres livres de l'auteur déjà chroniqués sur ce blog

jeudi 15 septembre 2016

Il corpo e il sangue di Eymerich (1996)

Chronique express!


L'éditeur italien s'étant trompé dans le rabat des deuxième et troisième tomes des aventures d'Eymerich, le charmant inquisiteur du XIVe siècle mis en scène par Valerio Evangelisti, j'ai lu ce tome-ci, Le corps et le sang d'Eymerich, en deuxième alors qu'il s'agit du troisième. Heureusement, ce n'est pas très grave, les volumes semblant indépendants les uns des autres (mais bravo Mondadori quand même, c'est du propre!). Au menu dans ce tome, des Américains blancs racistes qui essayent de massacrer les Noirs en déclenchant l'apparition de l'anémie falciforme au XIXe siècle et des hérétiques buveurs de sang qui déplaisent fortement à notre inquisiteur à Castres en 1358. J'ai eu beaucoup de mal à suivre la partie "politique" de l'intrigue car j'ai entamé le livre dans de très mauvaises conditions, en lisant quelques pages à peine par jour sans réussir à bien m'en souvenir, mais j'ai adoré à partir de la moitié à peu près, lorsque j'ai pu lire plus longtemps et attentivement. Ce tome est nettement plus macabre que le premier et l'inquisiteur est encore plus extrémiste et allumé, c'est un vrai massacre!! Dommage que la rédaction reste médiocre, c'est vraiment la faiblesse de cette série; par exemple, quand j'ai lu la réplique "Voi sapete quale" je-ne-sais-plus-où, j'ai défailli tellement ça sent (à mes narines d'Italienne francophone qui ne parle plus italien depuis des lustres) le calque sur l'anglais. Autrement, la série est vraiment géniale en termes de mélange histoire-fiction à travers les âges, je suis assez fan, et le dernier chapitre en hommage à Poe était juste jubilatoire.

La réflexion que je ne veux pas oublier:
Les inquisiteurs, comme les nazis, sont des méchants parfaits: leur figure est tellement abjecte et condamnée par l'Histoire moderne qu'on peut leur attribuer tous les défauts et les pousser très loin dans le diabolique, personne n'ira jamais les défendre ou critiquer le manque de subtilité du personnage. ^^

Allez donc voir ailleurs sur ce blog si cet inquisiteur y est!

lundi 12 septembre 2016

UGC Culte: Fargo (1996)

Chronique express!


Très belle découverte que ce grand classique des frères Cohen, Fargo. Jusqu'ici, je n'avais pas compris grand-chose à leurs films, mais The Big Lebowski avait déjà fait évoluer les choses et Fargo m'a vraiment emballée. C'est un film très particulier à la croisée des genres, avec une mise en scène très soignée (tous les plans trop beaux dans la neige) qui lui donne vraiment du cachet et qui (me semble-t-il) le pose dans une catégorie bien à part dans la filmographie des Cohen. Les acteurs sont excellents, avec notamment Frances McDormand merveilleuse en flic enceinte et Peter Stormare plus flippant que jamais dans la scène de poursuite en voiture. Mais j'en retiendrai surtout que c'est un film drôle et cruel, parce qu'on ne peut s'empêcher de rire mais qu'on a tout de même affaire à une vision particulièrement navrante de l'humanité. En fait, c'est une vision comique d'un échantillon particulièrement navrant d'humanité. Une belle réussite en tout cas.




(PS: Il n'y a que le passage avec l'ancien collègue de cours de Frances McDormand que je n'ai pas compris – là, je me suis bien souvenue de mon désarroi devant Burn After Reading –, quelqu'un peut m'expliquer?)

vendredi 9 septembre 2016

Rising Storm (Warrior Cats 4) (2004)

Je continue à lire avec autant de plaisir La Guerre des Clans, la série jeunesse sur des clans de chats sauvages.


Le quatrième tome est dans la lignée des précédents: c'est accessible à un jeune lectorat, mais pas non plus simpliste et surtout pas naïf. On voit bien que les choses sont expliquées clairement, c'est un peu trop transparent pour un adulte, mais ça se lit très agréablement.

Fireheart, le jeune chat domestique devenu guerrier du Clan du Tonnerre, est désormais adjoint de la chef du Clan, Bluestar. L'ennemi de toujours a été éloigné mais Fireheart ne baisse pas sa garde, d'autant plus que Bluestar a complètement perdu pied et que la gestion de la vie quotidienne du Clan repose clairement sur ses épaules (à lui).

En parallèle, se développent quelques sous-intrigues, comme l'évolution incertaine de Cloudpaw, et on assiste à l'évolution des relations entre Clans avec le rôle obscur mais certainement déterminant de Shadowclan, qui est décidément le clan de tous les malheurs. Et il y a bien sûr quelques petites prophéties envoyées par Starclan pour que Fireheart se creuse un peu la cervelle! :)

D'ailleurs, je me suis moi-même beaucoup creusé la cervelle, je me demande vraiment quel est le rôle exact de Shadowclan à cause d'une histoire de maladie dont je n'ai pas saisi toute la portée...

En négatif, je dois dire que la dépression de Bluestar m'a gavée, c'est une évolution très irritante et vraiment trop abrupte et extrême pour ce personnage que j'aimais beaucoup et à qui on a maintenant envie de mettre des baffes (ou de tirer les moustaches peut-être?).

Comme les précédents, ce tome se termine assez durement, puisque le Clan du Tonnerre perd trois ou quatre de ses membres dans un incendie (dont mon personnage préféré, je suis trop désespérée!) qui ravage son camp. Nos chats sont affamés, exténués, inquiets pour Bluestar, plus ou moins SDF et effrayés par la présence de Tigarclaw dans la forêt... Que peut bien leur réserver l'avenir?

Allez donc voir ailleurs sur ce blog si ces chats y sont!

mardi 6 septembre 2016

La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules (1997)

Chronique express!


Après avoir lu Les vrais bonheurs, j'ai voulu relire La première gorgée de bière de Philippe Delerm. Il y a quelques années, c'est l'un des premiers livres de littérature contemporaine qui m'ont fait découvrir qu'il y a autre chose que Lévy et Musso en librairie. C'est vraiment un livre touchant et plein d'humanité. Il met parfaitement bien le doigt sur ces toutes petites choses qui rendent le quotidien plaisant ou serein. J'aime particulièrement Aider à écosser les petits pois, On pourrait presque manger dehors, Aller aux mûres, Le bibliobus, mais tous les mini-textes de ce mini-livre sont très réussis. C'est une lecture-doudou, une heure de cocooning devant la cheminée ou dans un beau jardin (même si vous n'avez pas de cheminée et pas de jardin). Je dois tout de même dire que j'en gardais un souvenir encore plus excellent; peut-être l'effet de surprise est-il passé puisque c'est ma troisième lecture. Mais c'est vraiment une rencontre littéraire qui en vaut la peine (et c'est immensément mieux que Les vrais bonheurs!).

samedi 3 septembre 2016

La gamelle d'août 2016

Gros passage à vide en ce mois d'août. J'étais censée profiter de ces quelques semaines de calme relatif pour faire plein de choses – comme par exemple me refaire tout Penny Dreadful – et en fait j'ai surtout perdu mon temps à me morfondre sur mon sort et à jouer avec mon nouveau smartophone qui me permet notamment de me servir d'Instagram. Il n'y a que pour les films que je suis restée motivée, ce qui donne au final un mois assez jouissif de ce point de vue; mais putain ce serait bien que je bouge mon cul pour faire des trucs... ^^

Sur petit écran

Robin des bois, Prince des voleurs de Kevin Reynolds (1991)


Tellement trop génial!! Je n'avais pas vu ce film depuis des années et je l'ai revu avec un enthousiasme sans bornes. C'est vraiment le film parfait: intrigue, acteurs, décors, costumes, tout y est! Et Christian Slater est toujours aussi canon... ^^

Hellboy de Guillermo del Toro (2004)
Autre film trop génial, une des adaptations de comics les plus réussies, Mike Mignola a eu de la chance. :) J'adore vraiment cet univers fantastique avec des tentacules qui tombent du ciel. Et il y a beaucoup d'humour, ce qui est toujours bien dans les films d'action ou d'aventure.

Hellboy 2: Les Légions d'or maudites de Guillermo del Toro (2008)


Une fois n'est pas coutume, le deuxième volet des aventures de Hellboy est aussi bon que le que le premier. Guillermo del Toro est un visionnaire. Si on aime son esthétique, ce film est tout simplement jubilatoire. Il faudrait vraiment que je voie Le Labyrinthe de Pan.

Transformers de Michael Bay (2008)
Mon mec est parti en week-end et j'ai décidé de profiter de son absence pour me faire tout plein de films qu'il n'a pas forcément envie de voir. J'ai ouvert le bal avec le premier Transformers et c'était bien sûr complètement jubilatoire. Je suis complètement fan. Ce film est vraiment une comédie, pas juste un film d'action, et c'est ce qui fait tout son charme. Bon, bien sûr, en plus il y a des robots géants qui se tapent dessus, c'est génialissime.

Troie de Wolfgang Petersen (2004)
Deux heures quarante d'hystérie chroniquées ici.

Solomon Kane de Michael J. Bassett (2009)


Encore plus d'hystérie, décidément. Je suis trop fan de ce film, j'adore James Purefoy qui joue Solomon et toute l'esthétique qui s'en dégage. Quand le méchant apparaît à la fin, avec son visage tout tatoué, je suis juste en transe. J'ai super envie de relire du Robert E. Howard du coup (mais où trouver le temps, toussa).

Legend de Ridley Scott (1985)
 


Ce conte de fées est vraiment charmant et je le revois toujours avec grand plaisir. C'est vraiment culcul mais je crois que c'est un parti pris et que c'est précisément comme un conte de fées qu'il faut le voir. J'aime bien l'univers et il y a vraiment pas mal de choses intéressantes en termes esthétiques, je me suis régalée. Dommage que je l'aie découvert quand j'étais déjà grande, à 13 ans environ; si j'avais grandi avec ce film, il aurait autant compté pour moi que L'Histoire sans fin.
Quelques trucs que je ne veux pas oublier: il y a des paillettes partout, sur les cornes des licornes et même sur les sabots du méchant; le méchant Darkness ressemble à Hellboy, ou plutôt Hellboy ressemble à Darkness; il y a de l'humour; Tom Cruise était trop mignon et beaucoup plus séduisant que dans Top Gun, pourtant sorti un an plus tard.

Le Choc des Titans de Louis Leterrier (2010)
Autre film trop génial dont je me suis ré-ga-lée. Il y a une plétore d'acteurs que j'apprécie (de Cora "Her Ladyship" de Downton qui fait une apparition express au début à Mads Mikelsen) et des guerriers et des épééééééééées HAAAAAAAAA. Dommage qu'il y ait aussi des trucs trop nuls, genre les dieux de l'Olympe qui **brillent**... :D 

La Colère des Titans de Jonathan Liebesman (2012)
L'Homme est rentré de week-end mais on a continué cette belle série de films de guerriers! :D
Ce deuxième volet des aventures de Sam Wortington - Persée est plus dispensable que le premier, c'est un peu une redite. Ça reste très sympa si vous aimez ce genre de film mais bon il n'y a pas de réplique mémorable telle que "And don't look that bitch in the eye", c'est triste.

Gods of Egypt de Alex Proyas (2016)
J'aimerais pouvoir dire "Un grand moment! J'ai trop rigolé!" ou "J'étais hystérique" comme pour les films précédents, mais en fait c'était vraiment nul, tellement nul que ce n'était même pas drôle. Il y a bien deux-trois bonnes idées, mais diable qu'est-ce que c'est raté... Lol.

Sur grand écran

Comme des bêtes de Yarrow Cheney et Chris Renaud (2016)


Film d'animation drôle, choupinou et touchant parfait pour les amateurs d'animaux. J'ai beaucoup aimé. Un peu trop rapide par moments, c'est dommage (par exemple, les chats de gouttière de l'allée sont filmés tellement vite qu'on ne les voit pas); j'ai souvent l'impression que les dessins animés actuels sont un peu trop rythmés pour moi. Mais bon c'est très sympa. Vu deux fois. Bien entendu, le personnage le plus réussi du film est le chat.

Suicide Squad de David Ayer (2016)
Je craignais le pire mais j'ai bien aimé. Rien de bien révolutionnaire mais un film sympathique. Je crois cependant que les fans ont été trompés sur la marchandise, on ne voit presque pas le Joker...

Pulp Fiction de Quentin Tarantino (1994)
Une séance UGC Culte chroniquée en détail ici.

Total Recall de Paul Verhoeven (1990)
Une séance UGC Culte chroniquée en détail ici.

Agents presque secrets de Rawson Marshall Thurber (2016)
Sympathique film du dimanche soir beaucoup moins pire que je ne le pensais, notamment grâce à l'é-nor-me capital sympathie de The Rock. :D

Du côté des séries

On a fini la première saison de Scrubs et entamé la deuxième, c'est trop fou! Ça va super vite une série avec des épisodes de moins de 20 minutes! :D C'est toujours aussi drôle. J'adore.

Et le reste

J'ai lu une BD toute pourrie de Joss Whedon, Sugar Shock, parce que j'avais besoin de lire quelque chose en italien ou en espagnol et que mon Homme l'a, justement, en italien. (Par erreur, il ne lit pas l'italien en fait.) Je n'ai pas du tout compris l'intérêt du truc. Si quelqu'un l'a lue, je veux bien qu'il m'explique.

Exceptionnellement, je n'ai pas lu mon Cheval Mag du mois car le numéro de septembre sort un peu plus tard que d'habitude et qu'il n'est donc pas arrivé en août dans ma boîte aux lettres!! :p


Et voilà!

mercredi 31 août 2016

Cuore di ferro (2009)

Chronique express!


À Bologne en 1311, en pleine nuit, un jeune Templier en fuite débarque chez Mondino de' Liuzzi, célèbre médecin, avec le cadavre d'un autre Templier dont la cage thoracique a été ouverte et le cœur transformé en fer. Un deuxième cadavre ne tarde pas à faire son apparition. L'Inquisition se frotte les mains car elle souhaite utiliser ces deux morts peu naturelles comme preuves de sorcellerie dans le grand procès des Templiers, mais Mondino aimerait bien savoir comment on transforme le sang en fer pour étudier le système circulatoire humain et il décide de mener sa propre enquête.

Voici un thriller historique assez bas de gamme, un vrai "roman de gare" sans qualités particulières. Alfredo Colitto n'écrit pas très bien. Les personnages sont plutôt simplistes. L'intrigue n'est ni très intéressante ni très crédible. Il y a tout plein de déplacements à gauche à droite pour donner du rythme mais pas vraiment de suspense. Le fond historique n'est pas tellement exploité. Un truc vite lu et vite oublié, qui ne vous aura pas non plus fait passer un mauvais moment mais que vous êtes quand même content de payer moins de 6€ (même si je monte à 8 environ avec les frais de port). Un vrai petit nanar en fait. :D Pour vous donner une idée du niveau, le titre français est L'Elixir des Templiers... :D

lundi 29 août 2016

In the Company of Cheerful Ladies (2004)

Chronique express!

Je continue les enquêtes de Mma Ramotswe, première femme détective du Botswana, avec ce sixième tome et c'est toujours aussi bon! Voilà un très bel exemple de série qui garde toute sa fraîcheur sans changer de recette, puisqu'on sait bien à quoi s'attendre et qu'on retrouve avec grand bonheur les éléments qui ont fait le succès des tomes précédents. Precious Ramotswe et Grace Makutsi boivent du bush tea entre deux affaires de la No. 1 Ladies' Detective Agency et tout semble en ordre sous le grand ciel du Botswana. Mais il y a aussi du nouveau, comme les cours de danse de Mma Makutsi, et des imprévus, comme cet accident de Mma Ramotswe, le départ d'un des apprentis décérébrés du garage de J. L. B. Matekoni et surtout le retour d'un personnage fort peu agréable tout droit issu du passé de Mma Ramotswe. Mais pas d'inquiétude, on a toujours affaire à un livre-doudou. :)

PS: Attention, la couverture est à nouveau trompeuse, il n'y a pas de zèbre dans ce livre.

Livres de la série déjà chroniqués sur ce blog

vendredi 26 août 2016

UGC Culte: Total Recall (1990)

Chronique express!


J'ai enfin vu ce célèbre Total Recall de Paul Verhoeven, film avec Schwarzenegger dont j'ai beaucoup entendu parler à l'occasion de la sortie du remake avec Colin Farrell il y a quelques années. C'était très sympa et très drôle (Schwarzenegger avec sa serviette mouillée sur la tête...), un vrai film qui n'a pas peur d'en faire trop (le célèbre "too much"). Quand j'ai vu la naine en porte-jarretelles se saisir d'une arme à feu, je me suis dit que Tarantino doit a-do-rer ce film... :D La charmante patine des années quatre-vingt rajoute au charme bien sûr, mais vraiment c'est un film très sympathique en soi. L'histoire est assez éloignée de la nouvelle de Dick mais aussi assez fidèle, on retrouve des points communs dans la thématique même si la nouvelle n'est pas du tout une histoire d'action. J'ai découvert avec étonnement qu'il y avait Sharon Stone dans ce film et elle tient son rôle plutôt bien. Son personnage, Lori, est certes aguicheuse au début mais aussi super bagarreuse, et l'autre perso féminin, Mélinda, n'a besoin de l'aide de personne. Quand elles se battent entre elles, elles se battent vraiment, ce n'est pas le grotesque "combat de filles" qui dégénère en corps-à-corps sexy, et elles ne poussent pas de petits cris orgasmiques toutes les cinq secondes... Qu'est-ce qu'Hollywood a régressé depuis! :/


mardi 23 août 2016

Historia de una gaviota y del gato que le enseñó a volar (1996)

Chronique express!


J'ai déjà lu deux fois cette Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler de Luis Sepúlveda, mais j'avais besoin d'une lecture simple pour me repencher sur l'espagnol que j'ai complètement abandonné il y a deux ans (rien lu dans cette langue depuis Todo bajo el cielo). Cette nouvelle "pour jeunes de 8 à 88 ans" est un vrai bijou, je recommande chaudement à tous les parents et enseignants de la faire lire à leurs enfants et élèves. C'est profondément humain et bon et ça met du baume au cœur, sans pour autant être trop naïf puisqu'on y parle de la dégradation de l'environnement et de la mort. C'est un vrai roman d'initiation sur le passage à l'âge adulte et la prise de responsabilité, un vrai conte moderne en somme. Et puis il y a des chats, les chats du port, et c'est toujours bien quand il y a des chats, surtout quand ils sont rigolos et sympathiques comme ici. Mais le meilleur, bien sûr, c'est Zorbas, "mon héros" comme je l'ai dit en balbutiant à Sepúlveda en personne au Salon du Livre de 2013, ce chat "grand, noir et gros" qui voit atterrir une mouette mourante sur son balcon et qui lui promet de ne pas manger l’œuf qu'elle va pondre avec ses dernières forces, de prendre soin du poussin et de lui apprendre à voler... ♥

PS: Ma reconnaissance éternelle à mes neurones qui m'ont permis de lire ce livre sans difficulté particulière alors que je ne travaille pas mon espagnol depuis deux ans... :)