Comme tous les trimestres, retour sur mes dernières lectures de bandes dessinées et de comics.
Garth Ennis présente Hellblazer. Volume 1 de Garth Ennis (et de multiples dessinateurs), traduit de l’anglais par Philippe Touboul (2015)

Après les trois volumes Urban consacrés aux numéros de
Hellblazer scénarisés par Jamie Delano, j’ai attaqué le premier des trois
volumes consacrés à Garth Ennis. On a ici les numéros 41 à 50 et
52 à 56 (qui du numéro 51? Je n’en sais rien), parus à l’origine en 1991
et 1992. Les numéros 41 à 46 forment une histoire complète (un "arc", je crois), tout comme les numéros 52 à 55. Les autres sont
des histoires indépendantes en un seul épisode. Le texte est beaucoup moins
dense et verbeux que chez Jamie Delano, ce que j’ai apprécié, et les histoires
sont plus prenantes. Le premier cycle parle notamment du cancer du poumon de
John Constantine, qu’on retrouve dans le film avec Keanu Reeves. Le numéro 50
est très réussi et permet de revisiter le passé du personnage. Je n’ai que deux
reproches: le dessin est toujours d’une grande laideur (parfois, ça sert
l’histoire car on a affaire à un démon dégueulasse, mais généralement c’est
plutôt douloureux à regarder) et l’opposition entre pauvres et riches est plus
manichéenne que précédemment. Chez Delano, on sentait le Londres punk et
déshérité des années 80; ici, on a plutôt l’impression que tout
représentant de l’ordre établi, qu’il soit religieux ou politique, est un
méchant par définition.
Éditeur: Urban Comics
La jeune femme et la mer de Catherine Meurisse (2021)
La nouvelle bande dessinée de Catherine Meurisse nous emmène
au Japon, où notre dessinatrice préférée est partie en résidence artistique.
L’album est simple, beau et drôle (le tanuki!! 😍)
et se lit avec plaisir. Il ne m’a pas touchée avec la même force que les Grands
espaces, et de loin, mais je l’ai offert à des personnes qui connaissent ou
espèrent connaître un jour le Japon.
Éditeur : Dargaud
Garth Ennis présente Hellblazer. Volume 2 de Garth Ennis
(scénario) et Steve Dillon et William Simpson (dessin), traduit de l’anglais
par Philippe Touboul (2015)

Le deuxième volume des numéros de Hellblazer scénarisés par
Garth Ennis m’a encore plus enthousiasmée que les précédents. En effet, le
dessin s’améliore nettement grâce à Steve Dillon. Et comme le dessin était mon
principal problème dans cette série, ça a changé pas mal de choses! On a
ici les numéros 57 à 71, plus un numéro non numéroté (pourquoi?) et un
spécial, originellement publiés de 1991 à 1993. Le fait que les numéros
s’enchaînent sans qu’aucun numéro ne saute, contrairement aux volumes
précédents où il manquait parfois dix ou vingt numéros parce qu’ils avaient été
scénarisés par une autre personne, m’a aussi aidée à bien suivre les histoires,
même si elles sont dans la plupart des cas indépendantes les unes des autres. On
parle de démons, d’anges déchus, de Kit, la compagne de Constantine, de gens
déshérités… J’adore!
Éditeur: Urban Comics
Garth Ennis présente Hellblazer. Volume 3 de Garth Ennis
(scénario) et Steve Dillon, John Higgins, William Simpson, Peter Snejberg et
Glyn Dillon (dessin), traduit de l’anglais par Philippe Touboul (2016)

Le troisième et dernier volume des numéros de Hellblazer
scénarisés par Garth Ennis est dans la droite lignée du précédent. Je me suis
habituée au dessin de Steve Dillon, qui était, de base, bien meilleur que les
dessinateurs précédents, et j’aime bien les couvertures de Glenn Fabry. J’ai
aussi été ravie de retrouver Kit, l’ex-petite amie de John Constantine repartie
en Irlande, même si elle est sortie de la vie de notre héros, car elle mérite
bien un numéro dédié. Sinon, c’est toujours fort plaisant à lire, même si,
parfois, je ne saisis pas l’enchaînement entre deux cases. À ce stade, je peux
dire sans hésitation que j’adore Hellblazer et John Constantine, même s’il la
ramène tout le temps avec les fantômes de son passé. 😉
Point de vue éditorial, on a ici les numéros 72 à 83, un
numéro non numéroté, Hellblazer: Heartland (encore une fois: pourquoi?),
puis les numéros 129 à 133 et un autre numéro non numéroté, Winter’s Edge
numéro 2. Les publications originales datent de 1993, 1994, 1998, 1999 et 2016.
Éditeur: Urban Comics
All New X-Men Vol. 1 #1 à 30 environ (2012-2014) et Uncanny
X-Men Vol. 3 #1 à 35 (2013-2015) de Michael Bendis (scénario) et de multiples dessinateurs,
traduit de l’anglais par Jérémy Manesse

Ma conscience professionnelle n'ayant décidément aucune limite, j’ai lu
avec attention les 35 épisodes de la série Uncanny X-Men Vol. 3 de Michael
Bendis afin de me familiariser avec quelques X-Men en particulier et j’ai lu en
diagonale une trentaine d’épisodes de la série All-New X-Men Vol. 1, qui, je l’ai vite
compris, est étroitement imbriquée avec la première. Le contexte politique est
intéressant, car les autorités emprisonnent sommairement pas mal de jeunes mutants
et que le S.H.I.E.L.D. recherche activement Cyclope, coupable du meurtre de
Charles Xavier. Cyclope a fondé une nouvelle école quelque part au Canada,
tandis que c’est Wolverine qui dirige le célèbre manoir de Xavier. J’ai apprécié
certains personnages (Illyana Raspoutine!!!!), traits d’humour (Maria
Hill, la directrice du S.H.I.E.L.D., n’en peut plus d’entendre parler des
mutants 🤣) et dessinateurs, mais j’ai souffert les
peines de l’enfer avec les multiples voyages dans le temps. La série All-New
X-Men commence en effet par l’arrivée, dans notre présent, des cinq premiers
X-Men, ramenés du passé par le Fauve. Mais il y a aussi des voyages des
personnages du présent dans l’avenir, des voyages dans notre présent de X-Men
du futur, et ainsi de suite, enfin c’est un gros bordel temporel et quand on n'aime pas le voyage dans le temps..... Dans la foulée, j’ai réécouté l’émission des GGComics consacrée à Bendis
et celle consacrée à Cyclope, un personnage que les films n’ont guère mis en
valeur mais qui est en fait hyper important. Il faudrait que je lise les séries
scénarisées par Chris Claremont, qui ont très bonne réputation, car j’aime bien
le potentiel épique et politique des X-Men.
Éditeur: Panini (en kiosque) (je précise que je mesure la chance que j'ai de partager la vie de quelqu'un qui a acheté des comics en kiosque pendant trente ans et que je le bénis tous les jours!)