Harry Potter et la Chambre des secrets, le deuxième tome de la célèbre saga,
est très similaire au premier. Il suit exactement la même structure temporelle,
avec les dates phare que sont l’anniversaire de Harry, le jour de la rentrée,
la nuit d’Halloween, les vacances de Noël etc. Le mystère s’épaissit et nos
trois héros recueillent des indices avant de se rendre compte qu’ils étaient
complètement à côté de la plaque. Et les coïncidences font qu'ils sont toujours au bon endroit au bon moment pour assister à quelque chose d'extraordinaire ou d'essentiel. En somme, on est bien dans le roman jeunesse;
je pense que si je relisais aujourd’hui plusieurs tomes du Club des Cinq ou de
Chair de Poule, je penserais exactement la même chose.
Il n’empêche que j’aime bien ce tome et que, si j’ai adoré relire The
Philosopher’s Stone, c’est avec The Chamber of Secrets que je suis vraiment repassée en mode 100%
Harry Potter, du genre "je suis super contente de prendre les transports
parce que je peux lire" et "tiens je vais lire encore un chapitre
avant d’éteindre" et "hm, le ménage attendra, je vais plutôt lire".
J’ai plus ressenti dans celui-ci la présence d’une intrigue de fond, d'un
mystère dont on ne sait rien mais qui est bien en place. On regarde un peu plus loin dans le passé en remontant
cinquante ans en arrière dans l’histoire de Poudlard. Ce n’est pas très
développé mais ça s’étoffe.
Le vrai plus de ce tome-ci, c’est évidemment l’apparition
de Tom Riddle, qu’on est amenés à considérer comme gentil et de bonne foi pendant
pas mal de chapitres. L’échange qu’il a avec Harry à la fin est vraiment
intéressant. Une question me turlupine cependant: puisque
Harry voit Tom prendre de plus en plus consistance au fur et à mesure qu’il lui
parle, que serait-il arrivé s’il n’avait pas détruit son journal? Le
souvenir du Tom du passé aurait-il demeuré à temps plein dans le même présent que Voldemort, caché en Albanie?
Les petits trucs que je ne veux pas oublier: j'adore la fête du deathday de Nearly Headless Nick; et j'ai découvert que "crocodile" signifie "par rangs de deux", comme dans "...and off they went, crocodile fashion".
Les petits trucs que je ne veux pas oublier: j'adore la fête du deathday de Nearly Headless Nick; et j'ai découvert que "crocodile" signifie "par rangs de deux", comme dans "...and off they went, crocodile fashion".
Bien sûr, maintenant que je connais la fin de la saga (bien que nébuleusement disons, la faute à ma mémoire parfois peu fiable), je fais plus attention à certaines choses. Pendant que Harry échange comme de coutume avec Dumbledore dans son bureau après la résolution de l'intrigue, Dumbledore lui explique que Voldemort lui a transmis une partie de ses pouvoirs lorsqu'il a essayé de le tuer, notamment la capacité de parler aux serpents. Et la ligne suivante m'a particulièrement sauté aux yeux:
"Voldemort put a bit of himself in me?" Harry said,
thunderstruck.
Ta-dain, ta-dain. Coïncidence? Ou bien J. K. Rowling savait-elle déjà où elle allait aller? Qu'en pensez-vous? C'est en tout cas intéressant de voir que l'évolution future des événements est bien cohérente avec ces débuts...
Allez donc voir ailleurs si ce sorcier y est!



