dimanche 4 octobre 2026

La gamelle de septembre 2026 🐶

Septembre: deux semaines de vacances passées trop vite et deux semaines de "travail" au chiffre d'affaires insignifiant, suite auxquelles j'ai accepté un projet de traduction qui va totalement à l'encontre de mes idées et qui a pas mal de voyants au rouge, mais qui me permettra de gagner de l'argent. Je suis mal barrée, je vous le dis. La cerise sur le gâteau La crotte sur le tas d'ordures: je n'ai même pas réussi à exploiter mon temps libre pour avancer sur le plan culturel, que ce soit en vacances ou en période d'inactivité. 🤡

Du côté du sport et du bien-être

Ça va mal. En vacances, j'ai le droit de lever le pied. Mais, au retour, j'ai eu du mal à reprendre la marche pour différentes raisons: des matins de grande fatigue, des leçons d'équitation encore tôt le matin, des activités à l'extérieur. Et ce alors que ma balance m'a annoncé que j'ai pris cinq kilos en vacances, et que j'aurais donc dû me relancer dans le sport comme une timbrée... (Oui, oui, cinq kilos en trois semaines! Alors que je n'ai même pas mangé comme je voulais! Je suis dégoûtée!) (Bon, ma balance déconne. Si je me pèse trois fois d'affilée, elle affiche trois poids différents, et il peut y avoir un kilo d'écart entre le plus bas et le plus élevé. 👀 Mais si elle dit "cinq", j'estime que la réalité est à quatre, vous voyez, et c'est déjà la catastrophe.)

  • Sept marches solo: je n'ai pratiqué la marche que la deuxième moitié du mois, ok, mais c'est tout de même bien peu.
  • Une marche en club: normal au vu des dates de mes vacances et de mon travail en interne. Au moins, j'étais très en forme ce jour-là et ça a été super; je ne m'étais pas sentie si bien depuis au moins un an, voire un an et demi! 🤩 Merci, les endorphines!
  • Quatre leçons d'équitation: mon rythme normal sur deux semaines. Retrouver les écuries a été un vrai bonheur, même si j'ai eu l'impression d'avoir perdu en stabilité et que je ne monte pas comme je le voudrais.
  • Sept séances de gainage: là aussi, c'est bien peu pour une moitié de mois. À un moment, je me suis même dit que j'arrêtais, tant ça m'a saoulée de m'y remettre au retour de vacances et tant j'en ai marre d'ajouter sans cesse des trucs à mes routines bien-être. J'essaye de me dire qu'en faire à l'occasion vaut toujours mieux que ne pas en faire du tout.
  • Trente séances de yoga: au moins une routine qui ne me saoule pas! Je peux avoir un peu la flemme de m'y mettre, mais c'est une flemme très modeste par rapport aux autres flemmes.
  • Méditation: j'ai testé Petit Bambou! J'ai fait le programme de découverte deux fois, puis j'ai utilisé les méditations du jour offertes, et cela m'a permis de tenir trois semaines. J'aime bien. Je me roule en boule sur mon lit et c'est un peu comme si je faisais une petite sieste. J'aurais continué si j'avais eu plus de contenus gratuits. L'heure étant aux restrictions budgétaires, je n'ai pas pris l'abonnement, mais j'y songe.

Sur petit écran

Rien. J'ai découvert l'existence du film Les Moutons détectives ET IL FAUT TELLEMENT QUE JE LE VOIE C'EST JUSTE FAIT POUR MOI, mais à aucun moment je n'ai envie de me mettre une heure et demi ou deux heures devant mon écran pour un truc non urgent. (Rédiger cette gamelle la veille de sa publication, par exemple, je peux faire... 👀)

Sur grand écran

Heart of the Beast de David Ayer (2026)

Un beau film sur un homme et son chien ❤️❤️❤️ À part deux fausses notes – à savoir le comportement absurdement agressif des animaux carnivores et l'irruption soudaine d'une musique très intrusive à la fin –, j'ai beaucoup aimé. Brad Pitt retrouve un film digne de son talent après Bullet Train et l'horrible F1, et le chien Odin – ou plutôt les chiens qui ont joué son rôle – est ultramégacharismatique. Le fait qu'il soit filmé en images réelles, et non doublé numériquement, est un immense atout!! D'un côté, notre couple rencontre presque trop de malheurs pour alimenter le côté survivaliste, qui ne m'intéresse que peu; mais d'un autre, c'est un film presque contemplatif, avec de longs plans où il ne se passe pas grand-chose. Et la fin est très émouvante. ❤️❤️❤️

Du côté des séries

Toujours rien. Même Shogun n'a pas réussi me motiver. (À ma décharge, mes trois semaines de vacances sont passées en à peu près trois jours. 👀)

Et le reste

J'ai lu La Croix L'Hebdo des 4-5 mars 2023, qui consacrait son dossier aux réunions en entreprise. J'y ai notamment appris que les cadres auraient dix-sept réunions par semaine en moyenne. Si une semaine dure cinq jours et donc dix demi-journées, ça fait quasiment deux réunions par demi-journée. Du coup, ils travaillent quand, en fait? 😂 Comme toujours, c'était traité avec une modération et un optimisme qui donnent un peu l'impression qu'on n'en tire pas de certitudes, mais c'était très agréable à lire.

En fin de mois, j'ai lu mon Cheval Magazine habituel, et ce avec beaucoup d'enthousiasme.

Le mois prochain, préparez-vous au pire dans cette catégorie: j'ai trouvé du LOURD dans l'entrée de mon immeuble!!! 😂😂😂

mardi 29 septembre 2026

Naatu Naatu 🎶🕺🪘🤩🎶

En juillet dernier, j'ai eu la chance immense de voir au cinéma RRR de S. S. Rajamouli. Ça a été une séance d'hystérie totale pour des tas de raisons (voir mon avis à chaud), et j'ai prolongé le plaisir en regardant approximativement cent fois le clip de la chanson phare et en écoutant tout autant de fois l'album, qui est d'ailleurs en tête de mes stats Deezer.

Puis, bien sûr, ça s'est un peu tassé.

Puis il s'est passé deux choses:

– premièrement, j'ai découvert que mon cinéma va passer La Légende de Baahubali du même réalisateur;

– deuxièmement, j'ai vu sur BlueSky que notre cher Lorhkan a, lui aussi, vu et apprécié RRR.

Sans trop de surprises, je suis retombée dans l'hystérie, et je me suis dit qu'il était vraiment nécessaire que je partage LA chanson du film sur le blog.

 

Un peu de contexte:

RRR met en scène deux hommes, Bheem et Ram. Le premier, joué par N. T. Rama Rao Jr., est en mission secrète à Delhi pour libérer une petite fille indienne enlevée par l'horrible gouverneur anglais, joué avec un excès absolument jubilatoire par l'excellent Ray Stevenson. Le deuxième, joué par Ram Charan, est un policier infiltré qui essaye justement de le repérer et de l'éliminer.

Les deux hommes sont donc ennemis jurés. Mais, ni l'un ni l'autre ne connaissant la véritable identité de l'autre, ils deviennent amis. Et, ensemble, ils se rendent à un bal organisé dans la demeure du gouverneur.

Durant le bal, un lord anglais fort peu sympathique humilie Bheem, le bouscule et prétend que l'Inde ne connaît rien à la danse. Et là, Ram entre en scène. Et LA chanson commence.

LA chanson qui est une vraie battle de dance entre les deux Indiens et les lords anglais, en présence de ladies anglaises qui ont vite fait de choisir leur camp. Une chanson super entraînante, à la mise en scène colorée, avec une chorégraphie avec LES BRETELLES DE PANTALON, s'il vous plaît. Une chanson qui a remporté l'Oscar de la meilleure chanson, s'il vous plaît.

Moi, je suis un peu comme les ladies anglaises: absolument conquise. Je ne danse pas comme elles, mais je sautille sur mon canapé.

Naatu Naatu a été composée par M. M. Keeravani. Les paroles, en télougou, sont de Chandrabose, et les chanteurs sont Rahul Sipligunj et Kaala Bhairava. La chanson a aussi été enregistrée en hindi, en tamoul, en kannada et en malayalam, parce que l'Inde a une infinité de langues. 🧡💚

Et pour la petite histoire: la scène a été tournée en Ukraine; le beau palais qui sert de décor à la réception est le palais présidentiel, à Kyiv! 🩵💛

jeudi 24 septembre 2026

Un certain sourire (1956)

Chronique express!

Deuxième roman de Françoise Sagan après Bonjour Tristesse qui l'avait révélée deux ans plus tôt, Un certain sourire est entré dans ma vie, comme bien d'autres livres, par le comptoir de l'entrée de mon immeuble. La lecture, toutefois, a été moins plaisante que pour Bonjour Tristesse. Il y a certes un certain charme à l'écriture de Sagan; je suppose que c'est la fameuse "petite musique" dont on a beaucoup parlé. Les phrases coulent facilement et saisissent avec précision ou lucidité un instant fugace ou une réplique qui en dit long. Il y a une vraie ambiance. Mais j'ai surtout ressenti une certaine perplexité et un grand vide face aux réflexions de notre narratrice, Dominique, qui est attirée par un homme marié et initie une liaison avec lui. L'aime-t-elle, ne l'aime-t-elle pas? Ce n'est pas très clair, même pour elle. Et puis tous ces gens qui, même quand ils bossent, donnent l'impression d'une bourgeoisie désœuvrée et futile... Et l'adultère, bien sûr, qui n'est pas une activité que je tiens en très haute estime... Cet aspect m'a d'ailleurs rappelé certains ouvrages de Benoîte Groult dans lesquels tout le monde trompe tout le monde sans s'en cacher plus que cela. 👀

En somme: une lecture un minimum intéressante, vu qu'elle me permet de mieux connaître Sagan, mais néanmoins très mitigée!

samedi 19 septembre 2026

Fantômes et giboulées (2026)

Le Dragon Galactique nous dit le plus grand bien du dernier roman de Catherine Dufour, qui est une suite de Au bal des absents, que j'avais beaucoup aimé? Je n'ai pas hésité à le lire, et j'ai bien fait! Je n'ai pas énormément de choses à vous en dire, mais c'était une lecture super chouette, divertissante et prenante. 


On suit Camille, qui tient un refuge pour femmes battues dans une maison hantée (oui oui). À la mort de son associée, elle n'a plus trop l'énergie de continuer, d'autant que la police commence à fourrer le nez dans ses affaires et qu'elle a quelques disparitions d'ex-conjoints violents à dissimuler... Du coup, elle ferme le refuge et passe à une nouvelle activité: l'invocation de fantômes. Lol.

Le roman s'articule autour de plusieurs intrigues: les visites inopportunes d'un policier poli mais têtu, les rencontres avec des fantômes qui sont parfois trèèèèès relous, les personnalités complètement timbrées des deux femmes battues restées dans la maison après la fermeture du refuge, et une perplexité de fond sur quelques éléments que Camille trouve suspects. (Suspects même pour une maison hantée, donc.) Et pendant ce temps, elle fait la cuisine quasiment en continu, à tel point que les chapitres ont presque tous un nom lié à la nourriture, comme "Compote de pomme et argenterie". De ce point de vue, je comprends que l'éditeur, Robert Laffont, parle de "cosy crime"!

Le tout est porté par la plume drôle et acérée de Catherine Dufour, qui envoie des vannes et réussit à mélanger réflexions sur le ménage et problèmes de société dans un même paragraphe. Mon seul regret est de n'avoir pas relu Au bal des absents avant, car cela m'aurait été bien utile pour mieux comprendre certains références. À part ça, je me suis régalée!

lundi 14 septembre 2026

Verdun (1938)

Nous retrouvons aujourd'hui notre brave Jules Romains, écrivain de génie, pour le quinzième tome de la saga des Hommes de bonne volonté.

Couverture:
Poilu avec son barda de Saubidet Tito

Et pour ce quinzième tome, tout est dans le titre. Verdun. Un nom qui est entré dans l'histoire et un enjeu colossal dans la guerre entre l'Allemagne et la France. L'Allemagne attaque avec des moyens massifs. Les poilus déjà sur place résistent comme ils peuvent, puis l'armée française converge vers cette ville qu'on ne voit finalement que peu dans le roman, car nous sommes plutôt aux environs, en arrière ligne ou sur le front.

Le roman s'ouvre par le récit, quasiment heure par heure, du premier jour de bombardement, ainsi que par les déboires de quelques personnages pris au piège dans une tranchée assez avancée. Uniquement des personnages que, sauf erreur de ma part, on n'avait encore jamais rencontrés, ce qui m'a préservée de l'inquiétude qui m'accompagne depuis le début de la série: voir mourir ici des personnages que j'adore. On voit la force du bombardement, la difficulté de communiquer avec les supérieurs car tous les fils de téléphone sont coupés, la réticence des hauts gradés à reconnaître l'ampleur de l'attaque.

On passe ensuite un bon bout de temps avec mon Jerphanion adoré, qui monte justement vers Verdun une fois que l'armée français a réagi. Puis on fait un détour par Paris, d'abord avec Haverkamp (le directeur de l'établissement thermal que nous avons vu naître dans Les Superbes), qui accumule une petite fortune en fabriquant des chaussures pour l'armée, puis de nouveau avec Jerphanion, qui retrouve son cher Jallez lors d'une permission.

Les conversations de Jerphanion et Jallez, mes amis, c'est vraiment quelque chose de hors du commun : d'intellectuel, de fin, de nuancé, d'humain et de pudique. 💞💞💞💞 Les chapitres "Les misères, les orgueils et les mépris du guerrier" et "Comment Verdun arrive à tenir" sont des merveilles de... de résignation lucide? Je ne sais pas. De quelque chose de triste et tragique sur l'être humain, mais qui donne quand même un reflet de lumière à une forme de résistance et de camaraderie.

Dernier personnage que l'on retrouve à Paris: Maillecotin, qui tourne des obus.

Et puis, retour à Verdun avec Wazemmes et le père Jeanne, que je ne m'attendais pas du tout à retrouver là. J'ai fait une attaque en le voyant se rendre au chevet d'un soldat gravement blessé, car je m'attendais à découvrir Louis Bastide, le petit garçon qui jouait avec son cerceau dans le tome 1. Mais non. Point de Louis Bastide. Mais des questions de foi sans réponse, oui.

"L'abbé ne répondit pas tout de suite. La question était de celles qui pouvaient le troubler. [...] Lui non plus n'imaginait pas facilement le Christ mêlé à la conduite de cette affaire-là... le Jésus de l'Évangile ne découvrant pas d'autre méthode pour ramener les hommes au bien que de les faire se massacrer mutuellement. [...]
— Mais alors, monsieur l'abbé, quelle consolation nous reste-t-il?
— Je me le suis parfois demandé, mon enfant... ceci pour vous prouver que je ne vous parle pas du bout des lèvres... Notre consolation, c'est de penser que le Christ déteste sûrement la guerre autant que nous.
— Vous croyez ?
— Sûrement.
— Il n'est pas content, vous croyez, qu'on bénisse des canons, des drapeaux?... qu'on chante des Te Deum?...
— Je crois plutôt que cela l'impatiente un peu et qu'il ne sera vraiment content que le jour de la paix."
Comme nous le savons, c'est Pétain qui a été chargé de Verdun, et j'étais très curieuse de voir comment il serait présenté. D'une part, évidemment, parce que nous savons aujourd'hui – ce que Jules Romains ne pouvait pas savoir en 1938 – que Pétain est entré dans l'histoire pour d'autres raisons, et en partie parce que Benoîte Groult en parle dans le Journal à quatre mains qu'elle a écrit avec sa sœur Flora:
"J'ai eu le temps de lire la moitié du Verdun de Jules Romains, pour voir sous quel jour y était décrit Pétain."
Eh bien, Pétain y est décrit sous un jour très positif. Il a conscience de l'étendue du problème, il donne des ordres rapides et adaptés, il reprend la situation logistique en main, et les poilus l'adorent. Dans les deux courtes scènes où on le voit en direct, il est poli et semble sincèrement peiné pour les "petits" de classe 16 qui se font massacrer à la fin, dans une scène très prenante avec un officier qui n'aurait pas eu à pâlir à côté de Druss la légende, et la mort d'un personnage que je ne m'attendais aucunement à voir mourir ici. (Je ne vous dis pas qui c'est, mais je suis scotchée!! Je me demande même si Jules Romains ne nous fait pas marcher!!)

Bref, ce Verdun était un vrai régal, comme d'habitude, et réunit quelques-unes des qualités que j'apprécie le plus en littérature: les personnages fouillés et multifacettes, une rédaction soignée, un sens des valeurs morales couplé à une grande lucidité sur les travers de l'être humain. Heureusement que cette série est si longue que, après quinze romans, je suis encore loin de la fin. 💞💞

mercredi 9 septembre 2026

Chroniques de la Régence (1849)

Chronique express!

 

Un livre d'Alexandre Dumas, ça ne se refuse jamais, et encore moins s'il est gratuit, déposé dans une boîte à livres! Hélas, ces Chroniques de la Régence se sont avérées bien trop pointues pour moi. J'avais bien compris, grâce à la quatrième de couverture et à l'introduction de Claude Schopp, qu'il ne s'agissait pas d'un roman, mais la chose m'est tout de même un peu tombée des mains.

La Régence dont s'occupe Dumas ici, c'est celle de Philippe d'Orléans, fils de Monsieur et donc neveu de Louis XIV, qui prend le relais à la mort de celui-ci en attendant la majorité du futur Louis XV, qui n'a que huit ans à la mort de son illustre ancêtre, en 1715. Une période de transition, donc, qui commence par la consolidation du pouvoir de Phillipe d'Orléans face à Madame de Maintenon, qui espère voir monter sur le trône ses enfants légitimés par Louis XIV. Puis s'enchaînent toutes sortes d'intrigues plus ou moins complexes avec les noms impossibles à retenir de la noblesse, ses liens familiaux non moins impossibles à retenir et l'enchevêtrement inouï des prétentions aux trônes d'Europe.

Bon, j'ai bien appris quelques trucs, évidemment. Déjà, je savais que Louis XV n'était pas le fils de Louis XIV, mais je croyais que c'était son petit-fils; or, c'était son arrière-petit-fils. J'ignorais – ou j'avais totalement oublié – qu'il y avait eu une régence et qu'elle avait été assurée par Philippe d'Orléans. J’ignorais que les enfants de Madame de Maintenon avaient été légitimés, et j'ignorais également qu'il y avait eu à l'époque une crise financière à cause de la monnaie papier. Le reste, j'ai eu beaucoup de mal à suivre et j'ai déjà oublié... 🤭🤭🤭🤭

vendredi 4 septembre 2026

La gamelle d'août 2026

Comme d'habitude, on fait le bilan du mois écoulé!

Côté sport

C'était la dernière ligne droite avant le départ en vacances, période durant laquelle je ne fous pas grand-chose!

  • Huit marches solo: c'est peu, mais c'est essentiellement dû au fait que les leçons d'équitation avaient lieu le matin à cause de la chaleur. Un sacrifice nécessaire, disons.
  • Deux marches en club: c'est bien pour l'été, quand le coach part en vacances.
  • Deux marches en compagnie: j'ai marché le parcours du Paris-Versailles avec mon copain (16 km) et j'ai fait une rando avec un âne de bât et une amie (12 km). 🫏
  • Neuf leçons d'équitation: trois leçons par semaine pendant les trois premières semaines du mois: un régal! Je me suis cassée en vacances avec un ras-le-bol certain, mais plus sereine et moins fatiguée que les dernières années, et je pense que c'est essentiellement dû au fait que les leçons d'équitation le matin ont un vrai goût de vacances: je commence par ce que j'aime, je profite des écuries plus tranquillement que lorsqu'il faut tout boucler le soir, et, au moins, quand je me mets au travail vers 11 heures, je sais pourquoi je travaille.
  • Quatorze séances de gainage: un peu faible dans l'absolu, mais cohérent avec le nombre de séances de juillet et le fait que j'ai totalement arrêté à partir du 24 août.
  • Trente et une séances de yoga: la routine, à laquelle se sont ajoutées deux séances de rab, des soirs où j'en ai ressenti l'envie ou le besoin.

Sur petit écran

Toujours rien.

Sur grand écran

Pat'Patrouille Le Film Mission dino de Cal Brunker (2026)

 

Des chiens! Des dinosaures! Des chatons avides de richesses! On dirait que ce film a été écrit spécifiquement pour moi. 🤩🤩 Plus sérieusement, non seulement j'ai adoré, mais j'ai aussi trouvé le tout solide et bien ficelé, avec une vraie histoire qui progresse de manière cohérente, des transitions réussies, des personnages sympas, de belles valeurs, une image et une animation de qualité, et un bon équilibre entre les scènes calmes, où on a le temps de contempler, et les scènes d'action – scènes d'action qui, en outre, sont lisibles, loin de l'hyperactivité et de la frénésie qui me laissent sur le carreau dans pas mal de dessins animés.
Mon avis sur le film précédent. 💕

L'Odyssée de Christopher Nolan (2026)

 

Je n'ai pas aimé grand-chose dans le film dont tout le monde parle: la loi de Zeus qui impose d'accueillir les étrangers, la manière ultra classe dont est filmé Agamemnon, le fait qu'Ulysse soit traumatisé par la guerre et par son stratagème, et... euh... quelques répliques bien senties, je crois. Alors, certes, Anne Hathaway a une présence très charismatique, et c'est cool de voir Elliot Page revenir dans un film de Nolan dans un rôle d'homme. Mais bon. Voilà. J'ai eu l'impression d'une succession de scènes sans lien entre elles, j'ai parfois trouvé la musique bizarre et je n'ai tout simplement pas été transportée.
Par ailleurs, je ne comprends pas ce que tout le monde lui trouve de progressiste: tout cela m'a semblé, au contraire, assez conservateur, avec des femmes qui regardent des hommes les larmes aux yeux et même une féminazie (scène repoussante très réussie au demeurant, hein, mais c'est clairement Circé le monstre injuste...). Avoir Charlize Theron au casting et ne rien en faire... eh bien... c'est toujours mieux que de montrer ses seins, ok... mais c'est quand même nul!! Quant à Lupita Nyong'o, dont la présence a tant choqué Elon Musk, elle a un rôle ultra secondaire qui doit cumuler cinq minutes d'écran. Lol. Ça m'a confortée dans l'idée qu'il est fort étonnant que l'internationale réactionnaire ne s'en soit pas prise à la Pat'Patrouille. 😂😂

Du côté des séries

Toujours rien! Une semaine de vacances est déjà passée et je n'ai même pas commencé Shogun!! 😱😱

Et le reste

 

J'ai lu un ancien numéro de La Croix L'Hebdo, celui des 11 et 12 février 2023, et c'était très plaisant, comme toujours. Le dossier "Faut-il être radical?" était un peu mou, dans le sens que, à force de lister les arguments pour et les arguments contre, puis d'autres arguments pour et d'autres arguments contre, on ne répond pas clairement à la question – mais c'est précisément pour ça que j'apprécie La Croix, en fait: les journalistes prennent le temps de dépeindre un tableau varié de la réalité.

En fin de mois, j'ai lu mon Cheval Magazine habituel, dont le dossier sur la préparation physique du cavalier m'a bien plu et m'a confortée dans l'idée que la marche et le yoga, c'est au service de ma santé, certes, mais surtout de l'équitation! Pourquoi ai-je quand même une flemme aigüe de me bouger le matin? 🙈

dimanche 30 août 2026

La Maison du kintsugi (2019)

Trois femmes, trois générations: Mao, la lycéenne qui se demande quelle orientation choisir; Yûko, sa mère, qui a divorcé malgré l'opposition de ses parents et qui travaille dur; et Chie, la grand-mère, qui se consacre au kintsugi, la réparation des objets de céramique ébréchés ou brisés à l'aide de laque et de poudre d'or. Lorsque Mao commence à assister sa grand-mère, elle découvre un artisanat de précision, qui demande un soin et un temps considérables – et elle en apprend également plus sur sa grand-mère, qui avait d'abord souhaité devenir artisane laqueuse. Ensemble, elles décident même de repartir dans la ville de son enfance...

La Maison du kintsugi de Sanae Hosho me semble être un roman japonais feel-good assez typique, comme il en sort des multitudes depuis plusieurs années. Sauf que, ici, il n'y a pas de chats, de livres ou de nourriture, mais des objets ébréchés, voire en morceaux, qu'il s'agit de recomposer avec un soin méticuleux. Des objets qui ont, en général, une valeur sentimentale plus que monétaire. Dans tous les cas, Chie consacre des semaines de travail à chacun, pour les polir comme il faut, les recomposer de la bonne manière, trouver la bonne couleur de laque, etc. Le roman comporte de véritables éléments techniques, étant donné que Chie présente le métier à sa petite fille, mais tout est expliqué très simplement, et le domaine du kintsugi et de la laque en général est absolument fascinant.

J'écoute depuis un peu moins d'un an le podcast À fleur de nez, créé par le parfumeur Fragonard. Dans un épisode sorti fin 2024 que j'ai écouté en juin de cette année, environ un mois avant de lire le présent roman, Charlotte Urbain, la présentatrice, reçoit Baptiste Loiseau, maître de chai pour la maison de cognac Louis XIII. Et celui-ci dit:

"le temps est notre matière première".

Bien sûr, ça m'a fait monter dans la stratosphère. Si je buvais de l'alcool (et si j'avais un paquet d'argent), j'aurais presque pu m'acheter une bouteille de leur cognac juste pour ça. Tout ce que j'aime, ça repose sur le temps: un bon livre, un bon film, le dressage d'un cheval, l'apprentissage d'un cavalier, un mouvement de yoga, la traduction, l'apprentissage d'une langue (et les parfums Fragonard, tiens!). Les artisans qui créent avec du temps, ça m'attire. Mettre six mois à réparer une tasse, ça me parle. J'ai plein de mugs ébréchés ou fêlés que je garde en souvenir, et les confier à quelqu'un pour qu'il en prenne soin, je trouve presque ça émouvant.

En parallèle, le roman aborde quelques sujets de société, notamment la place de la femme et les possibilités limitées qui s'offrent à elle. Si Chie, qui voulait être laqueuse, n'a pas poursuivi dans cette voie, c'est parce qu'on lui a dit très clairement, quand elle était petite, que c'était un travail d'hommes. D'où son repli sur le kintsugi, qui n'est d'ailleurs pas son métier, au début, mais un loisir qui vient en complément de l'éducation de ses enfants et qui l'aide à tenir dans un mariage difficile. On parle aussi des incompréhensions entre humains, des non dits et du temps qui passe... Mais avec une certaine acceptation et une certaine sérénité, au final. Une vision un peu douce-amère de la vie...

Et pourquoi ce livre, me demandez-vous? Mais parce qu'il a été traduit du japonais par Mathilde Tamae-Bouhon et qu'elle m'a donné l'un de ses exemplaires. Merci. 🙏💞  J'en profite pour féliciter l'éditeur français, Calmann-Lévy, qui cite le nom de la traductrice en couverture et lui consacre une courte biographie en quatrième de couverture, à la suite de celle de l'autrice. 🙏🙏🙏

Autres traductions de la traductrice déjà chroniquées sur le blog
La Saveur du printemps de Kevin Panetta et Savanna Ganucheau
Le Café du temps retrouvé de Toshikazu Kawaguchi
Cascabel, enquêtrice-gentleman de Joe Heap