dimanche 8 novembre 2026

La gamelle d'octobre 2026 💪

Comme d'habitude, on fait le bilan du mois écoulé! 🍂🍃 Préparez-vous à un récap cinématographique rempli de MUSCLES et de TESTOSTÉRONE... De quoi vous régaler avant la lecture de médias moins sympathiques! 👀 Attention, ça va être long, alors prévoyez une boisson chaude... 🫖

 

Du côté du sport et du bien-être

Du bon et du moins bon.

  • Treize marches solo: on est loin du compte. Je devrais en avoir au moins vingt, si ce n'est vingt-cinq... Pas étonnant que je galère à reperdre le poids repris en septembre... 👀
  • Quatre marches en club: bien! J'ai pu participer régulièrement, notamment en marchant un vendredi au lieu d'un samedi.
  • Huit leçons d'équitation: la normalité! Un vrai miracle, nous n'avons eu aucun empêchement, ni météorologique ni d'autre nature!
  • Une séance de gainage: oui, une. J'ai fait une seule séance. Le 1er octobre. Puis j'ai arrêté. J'en avais particulièrement marre.
  • Trente et une séances de yoga: la routine.
  • Méditation: Petit Bambou m'a offert deux semaines d'accès à l'ensemble de l'appli, pas juste à la version gratuite.  Du coup, j'ai fait le programme troubles du comportement alimentaire et quelques méditations du jour. Mais le hasard des voix et du contenu a fait que j'ai moins aimé que le programme découverte. La sensation de me reposer quinze-vingt minutes est néanmoins restée, et mon intention de prendre l'abonnement le jour où je pourrai me le permettre demeure.


Sur petit écran

Toujours rien!


Sur grand écran

La Légende de Baahupali – L'Épopée de S. S. Rajamouli (2025)

Du muscle, mesdames et messieurs!

Version remontée en un film unique de deux films sortis respectivement en 2015 et 2017, ce film grandiose m'a totalement enthousiasmée et transportée – et ce malgré le désarroi de mon copain, qui a manifesté son mécontentement tout du long, comme durant notre séance de RRR. 👀 Certes, il y a des scènes d'un excès tel que ça prête à rire, par exemple quand un personnage lance des cadavres qui volent autour de lui ou que des soldats mutilés reprennent le combat en tenant leur moignon (oui, oui). Et 3 h 45, c'est long! (Même Ben Hur n'est pas si long: après vérification, il ne dure que 3 h 34. 😂)

Mais purée! Quelle expérience! Quels décors grandioses, quels personnages charismatiques! Quelle musique et quelles chansons qui, souvent, portent le récit! Quels ralentis pour en profiter pleinement! Quels affrontements, que ce soit entre deux guerriers ou entre deux armées! C'est comme un film de super-héros, les cascades de Legolas ou (je pense) 300 de Zack Snyder, mais dans un monde indianisant et en télougou. 🧡💚 Même ce côté excessif qui peut prêter à rire, ça m'emballe totalement. Je vois presque ça comme de l'audace ou de la générosité, pour reprendre ce que m'en a dit Lorhkan! Je suis tellement joie bonheur d'avoir découvert ce réalisateur. Ce sont les films qui m'ont le plus emballée et réjouie depuis Creation of the Gods, étant donné qu'Avatar 3 s'imprime de plus en plus dans ma mémoire comme une déception. Il y a même, par moments, de bien belles valeurs et des femmes qui gueulent!

Anecdote: en Inde, les méchants sont des Neandertal bien barbares et ils ont la peau noire. 👀 

Godzilla Minus One de Takashi Yamazaki (2023)

 
J'ai beaucoup apprécié ce film lorsque je l'ai vu en 2024, et je me suis donc ruée au cinéma quand j'ai appris qu'il ressortait sur une journée à l'occasion de la sortie prochaine de sa suite. (Merci, Lorhkan, d'avoir publié sur BlueSky sur le sujet!) Il tient très bien le revisionnage, et je l'ai même trouvé encore plus solide dans son propos politique sur l'Empire japonais et sur l'occupant américain. On a aussi le temps de connaître les personnages et d'avoir de la sympathie pour eux. Mais le plus important, bien sûr, c'est ce Godzilla-force de la nature: un monstre inexorable qui ne s'arrête devant rien. J'ai adoré.

Street Fighter de Kitao Sakurai (2026)

Du muscle, mesdames et messieurs!

Cody Rhodes au cinéma, il fallait que je voie ça! Diable, qu'il est charismatique, même en dehors du ring et avec cette coupe absurde. Il est, hélas, bien peu exploité dans le film... Dans l'ensemble, j'ai tout de même passé un super moment à regarder ce film de bagarre et d'arts martiaux où tout le monde est hyper méga cool. Les filles sont hyper sexualisées et les personnages correspondent à des clichés (l'Américain habillé en marine, l'Espagnol en toreador, le Japonais en sumo, le méchant en nazi, le chanteur noir de rap en boxeur 😂😂), mais j'y ai trouvé une forme de générosité, de sincérité et d'éclate totale. Même le recours à des chansons rock pour rythmer les combats n'est pas insupportable. C'est une sorte de soupe post-mondialisation, vue par le prisme américain bien sûr, mais très agréable. Enfin, agréable si vous aimez un tant soit peu regarder des gens se battre avec des effets magiques. 👀 Et du muscle. Beaucoup de muscle. 👀 Et Cody Rhodes, donc. 👀 Et Jason Momoa et Roman Reigns, c'est-à-dire encore plus de muscle. 👀 J'attends le 2 avec beaucoup d'enthousiasme.

Digger de Alejandro González Iñárritu (2026)

Maggie, le chat le plus terrifiant du cinéma 😂😂

Pépite! Ici aussi, les curseurs vont très loin, et c'était un régal! Je me suis éclatée et j'ai ri, même si, en réalité, le message général et la fin ne sont guère joyeux. Tom Cruise est extraordinaire et j'ai adoré le voir jouer un rôle de mec âgé sans aucune action. C'est l'inverse total des Mission Impossible et je suis enchantée de voir qu'il a su, au moins pour un film, sortir de là. À voir absolument, et sur grand écran, pour que (INDICE) la mise en abîme soit totale.


Du côté des séries

Cats and Dragon de Oh Jin-Koo (2026)

Heureusement que mon amie de Lyon est là! Nous avons regardé les deux premiers épisodes de l'adaptation animée du manga dont je vous parlais en début d'année. Il faut que je me procure le tome 3, qui était prévu pour le printemps!


Et le reste

Fin septembre, mes beaux-parents ont donné à mon copain un vieux numéro de Capital, celui d'avril 2026. Je ne les ai pas vus depuis et je n'ai donc pas eu l'occasion de leur demander pourquoi ils le lui ont donné, mais j'imagine que c'était à cause du dossier sur l'immobilier. La lecture a été assez contrastée. Certains articles étaient réellement intéressants (celui sur les chips Bret's, celui sur la production de lingots d'or, celui sur Kiloutou) et l'ensemble est plus grand public que je ne l'aurais cru. D'autres articles étaient très creux et se contentaient d'enchaîner les banalités (celui sur le chômage et celui sur l'immobilier). Enfin, certains passages étaient bien orientés "trop d'aides sociales ça tue la France" et "trop de contraintes ça tue l'entreprise". Je ne rachèterai pas la revue, parce que l'économie ne m'intéresse pas le moins du monde, mais en avoir lu un exemplaire au moins une fois dans ma vie est plutôt positif.

Début octobre, pour je ne sais plus quelle raison, j'ai fait une insomnie assez longue, durant laquelle j'ai rallumé la lumière et lu pour cesser de ruminer mes idées noires. J'avais toujours Capital en cours, mais lire de l'économie – et plus précisément de l'économie orientée "trop d'aides sociales ça tue la France" et "trop de contraintes ça tue l'entreprise" 👀 – en pleine nuit, quand je suis déjà en colère, est une très mauvaise idée. Et je ne devais pas avoir envie de me remettre sur mon roman du moment. Du coup, j'ai entamé La Croix L'Hebdo du 17 octobre 2023, dont le dossier était consacré à la finance solidaire. J'ai plongé dedans avec un vrai plaisir et une sensation de réconfort intense à trois heures et demi du matin. Je n'ai pas tout lu cette nuit-là, mais ça m'a permis de me rendormir sans récriminer encore plus. Toute la revue, que j'ai lue au cours des jours suivants, était super, comme d'habitude. Je suis d'autant plus enchantée de l'avoir lue que j'ai un compte à la Nef, ce qui ne relève pas exactement, je pense, de la finance solidaire, mais est quand même un moyen d'employer mon argent à bâtir un monde plus décent. 

Lorsque j'ai fini de lire Capital et La Croix L'Hebdo, je suis passée à une revue que je vous ai teasée le mois dernier. Incroyable, mais vrai: le JDDNews!! Purée.

Il y a quand même une histoire derrière tout ça. Un jour de fin septembre, mon copain est rentré du boulot catastrophé, car il avait vu un monde fou se presser pour une dédicace de – je cite – "la meuf de Zemmour". Moi, je ne savais même pas qu'Éric Zemmour avait une compagne, même si la chose n'a rien de surprenant en soi. J'ai donc découvert, avec une certaine horreur, l'existence de Sarah Knafo, qui est députée européenne pour Reconquête, et qui est donc, oui, la compagne d'Éric Zemmour. (Et qui a moins de la moitié de son âge: en cette année 2026, elle a eu 33 ans et il en a eu 68.) Mon mec et moi en avons parlé cinq minutes, j'ai consulté Wikipédia, on s'est désolés, on est passés à autre chose.

Et le surlendemain, dans la fameuse entrée de mon immeuble où je trouve une partie non négligeable de mes lectures, je tombe sur le JDD News avec qui en couverture??? Personne d'autre que Sarah Knafo!! Le "phénomène" Sarah Knafo. Donc, évidemment, je l'embarque. Il fallait que je capitalise sur ma découverte du personnage.

Et donc. Le JDDNews. Ce numéro est celui du 16 au 22 septembre 2026. C'était à la fois moins horrible que je ne le craignais, et aussi horrible que je le craignais. Moins horrible car certains articles étaient relativement sobres dans leur contenu, y compris quand (tiens tiens!) le titre promettait quelque chose de bien plus catastrophique ou décadentiste/décliniste. Par exemple, l'interview de Pascal Lorot sur la France et l'Afrique ne parlait pas du tout de "faillite française" et décrivait l'Afrique comme un continent dynamique à prendre au sérieux. Quant à l'interview de Sophie Audugé sur "l'étendue des dégâts" dans l'éducation, elle était aussi beaucoup plus positive et nuancée qu'on ne pouvait le croire... avant de terminer assez tragiquement dans une critique des immigrés africains.

D'un autre côté, c'était aussi gratiné que sa réputation le laisse entendre. Philippe de Villiers, Xenia Fedorova (la propagandiste russe!! oui oui!!) (avec un texte sur le Kremlin de Kazan, qui a l'air superbe, au demeurant), Michel Onfray: il y avait du lourd!! Le tout est très décliniste, "périls de l'immigration" et identitaire axé catholicisme, avec des pages et des pages sur la visite du pape et sur la foi de différentes personnes. (Et, d'un côté, je comprends bien que travailler à la visite du pape soit très important pour des gens dont la foi catholique est un parcours de vie. Mais dans le JDDNews, ça s'insère dans une certaine mouvance.)

Et, donc, il y avait Sara Knafo, dont le livre Le Casse du siècle – publié, bien entendu, par Fayard... – cartonne en librairie. Point de propos identitaires dans son interview, mais un axe très efficace qui consiste à souligner le décalage entre les impôts et cotisations versés par les Français et le service public qu'on leur offre en échange. Le message est simple: ILS nous volent!!! Pour ma part, je n'adhère pas à ce discours. Mais comme je pleure en payant mes impôts, je comprends que d'autres puissent adhérer... 😭😭

Après cette expérience de lecture qui restera unique dans ma vie (si jamais je tombe de nouveau sur cette revue dans l'entrée de l'immeuble, je la prendrai juste pour la mettre au recyclage du papier!), j'ai lu, en fin de mois, mon Cheval Magazine habituel. Je l'ai d'ailleurs emporté à Lyon, où j'ai, encore une fois, eu le bonheur d'aller à Equita grâce à une amie extraordinaire. Tout ce séjour lyonnais était merveilleux (coucou Xapur! 😊) et je suis enchantée. Une bonne manière de clore le mois!

mardi 3 novembre 2026

Le Chevalier de Maison-Rouge (1845-1846)

Peu après la difficile lecture de Chroniques de la Régence, je suis tombée sur un autre livre d'Alexandre Dumas dans je ne sais plus quelle boîte à livres: Le Chevalier de Maison-Rouge. Cette fois, ça a été une merveilleuse réussite, une aventure haletante et réjouissante comme Dumas (et Maquet, j'imagine... 👀) savait si bien les écrire.

Une très jolie édition de la collection Biblio-luxe
des Presses de la Renaissance. 

L'histoire est principalement celle de Maurice Lindsay, un républicain convaincu, qui croise par hasard le chemin d'une belle jeune femme. Bien sûr, les deux tombent amoureux à peu près au premier regard, mais la belle est déjà mariée. Et puis, nous sommes à Paris début 1793 et l'ambiance est pour le moins tendue: la République est en place, mais ses différents courants se déchirent et ne tombent d'accord que pour voir des conspirations partout et faire la chasse aux royalistes. Ayez le malheur de vouvoyer quelqu'un ou de l'appeler "Madame" ou "Monsieur" au lieu de "citoyenne" ou "citoyen" et vous pourriez bien avoir la tête coupée. 👀 La Terreur n'est pas loin...

Pendant ce temps-là, Marie-Antoinette, deux de ses enfants et Madame Elizabeth végètent à la prison du Temple, sous la surveillance attentive de leurs gardes. Mais la rumeur veut qu'un mystérieux aristocrate, le Chevalier de Maison-Rouge, soit arrivé à Paris pour tenter de la libérer...

Et voilà. Un amour impossible, 
une évasion encore plus impossible, un côté assez rigolo (notamment dans l'incapacité totale de Maurice à voir ce qui se trame sous son nez 😂), des personnages plus grands que nature, des complots d'une complexité inouïe (les œillets!), un contexte politique explosif, de belles valeurs clamées avec noblesse: je me suis régalée!!! Figurez-vous que, à un moment, je lisais à toute vitesse en pensant "mais il va y arriver, à la faire évader?!?". Ce Chevalier de Maison-Rouge, je l'aurais suivi très loin, si j'avais été là! J'ai aussi apprécié la figure de Marie-Antoinette, très digne dans son malheur et si éloignée de la pimbêche écervelée qu'on m'a présentée dans mes jeunes années... Je ne sais pas si Dumas ressentait une forme de nostalgie de l'Ancien Régime, mais il montre ici que maltraiter des gens, c'est mal, même quand ils représentent un ordre que l'on ne soutient pas.

Enfin, j'ai aussi beaucoup apprécié un autre personnage, Lorin, qui cite sans cesse des vers et qui a, jusqu'au bout, un panache unique.

C'est vraiment le mot "panache" qui résume le mieux ce roman. Même en plein désespoir, même au bord de l'échafaud, on se bat et on s'exprime avec panache!! Et pourtant, le contexte politique fait froid dans le dos et la fin est sanglante. Dumas est vraiment dual dans son œuvre: très léger et divertissant d'un côté, et très cruel d'un autre...

jeudi 29 octobre 2026

Le courage de la nuance (2021)

Dans le dossier "Faut-il être radical?" de La Croix L'Hebdo des 11 et 12 février 2023, que j'ai lu en septembre août de cette année, les journalistes proposaient de poursuivre la réflexion sur ce sujet grâce à différentes lectures, dont Le courage de la nuance de Jean Birnbaum, journaliste et directeur du supplément Le Monde des Livres. Par chance, mon réseau de médiathèques avait cet ouvrage au catalogue.

 

Il s'agit d'un recueil de sept articles originellement parus dans Le Monde à l'été 2020, qui ont été enrichis et complétés par des interludes. Chaque article explore la manière dont une figure intellectuelle du XXe siècle a su mettre de la nuance dans son propos: Albert Camus, Georges Bernanos, Hannah Arendt, Raymond Aron, George Orwell, Germaine Tillion et Roland Barthes.

L'ensemble est très intéressant, se lit facilement et donne furieusement envie de découvrir ces auteurs et autrices de plus près. Toutefois, je n'ai pas été tout à fait convaincue par le propos de l'auteur, qui m'a semblé un peu aveuglé par sa propre volonté de voir de la nuance partout et de considérer cela comme un acte héroïque. Je me suis presque demandé s'il n'a pas été traumatisé par Twitter et ses tweets ultraclivants. 🤭🤭

Néanmoins, Jean Birnbaum met effectivement en avant une attitude générale assez rare: être capable de changer d'avis, de dire ce que l'on pense et ce que l'on estime juste même quand cela va à l'encontre de son propre camp, et de garder une certaine humilité face à ses propres positions. J'ai ainsi découvert qu'Albert Camus a été exclus du Parti Communiste algérien comme "agent provocateur trotskiste" (nan mais LOL) parce qu'il a "critiqué la politique du mouvement stalinien à l'égard des nationalistes algériens". J'ai aussi redécouvert Georges Bernanos, un Français membre d'Action française, royaliste et franquiste des débuts, qui, lorsqu'il a vu la guerre civile espagnole de ses propres yeux, a dénoncé avec véhémence la violence franquiste, ainsi que l'implication de l'Église catholique dans certains massacres. Cette histoire me disait quelque chose, et mon cher blog m'a permis de redécouvrir que cet écrivain est abondamment cité dans Pas pleurer de Sylvie Salvayre. J'ai emprunté son ouvrage Les grands cimetières sous la lune dans la foulée, mais, hélas, j'ai trouvé le ton insupportable et je ne l'ai donc pas lu.

Même si Le courage de la nuance dans son ensemble ne m'a pas particulièrement marquée, je suis contente de l'avoir lu, car cela met un peu de baume au cœur et donne une once de courage face à la cacophonie à l'emporte-pièce qui règne en politique et sur les réseaux. 🙏

samedi 24 octobre 2026

École de cavalerie (1731) 🐴

Après une discussion sur de vieux termes équestres tombés en désuétude (haridelle, chauvir et regimber, pour ceux qui se poseraient la question 👀), mon enseignant d'équitation m'a prêté École de cavalerie, un traité d'équitation publié en 1731 par François Robichon de La Guérinière, un célèbre écuyer de l'époque. C'est un nom qu'on entend beaucoup en équitation, comme Baucher, Oliveira ou le général l'Hotte, mais sans forcément connaître l'héritage associé. Évidemment, je me suis empressée de lire ça!

 

 

C'était une lecture très intéressante et rigolote, car, même si l'orthographe est largement modernisée dans cette édition du Groupe d'études bibliophiles Jean Coudert de 1969, il y reste des orthographes datées et des tournures qu'on n'emploie plus. Ainsi, on y rencontre le fameux "o" qui remplace le "a" dans les verbes conjugués (ex.: ils étoient) et dans certains substantifs (ex.: la connoissance du cheval), et l'usage de la majuscule initiale aux mots est bien plus fréquent qu'aujourd'hui. De même, point de "postérieur interne" ou d'"antérieur externe", mais "la jambe de derrière de dedans" ou "la jambe de devant de dehors" (au secours!); et point de "diagonale", mais de simples changements de main – ce qui explique d'ailleurs pourquoi le contre-changement de main, cette diagonale interrompue à moitié, s'appelle ainsi.

Ce que j'en retiens, c'est, d'une part, que La Guérinière était un véritable homme de cheval, capable de parler de tous les aspects du cheval: ferrure, allures, défauts, dressage, utilisation... Par exemple, la partie sur la ferrure est un véritable mini-trairé de maréchalerie, où j'ai notamment appris pourquoi on ferre les chevaux différement aux antérieurs et aux postérieurs.

D'autre part, les principes du dressage ont bien peu changé depuis: on recherche un cheval franc et tonique, léger sur la main et rassemblé sous lui. Et à en croire notre auteur, l'épaule en dedans serait la base de tout!! Je note pour la prochaine fois que je tenterai d'en faire une. Même la désensibilisation était déjà connue à l'époque, puisque La Guérinière explique comment amener progressivement un cheval là où on veut qu'il aille sans le brusquer, ni le dégoûter, ni l'user prématurément. (La désensibilisation au bruit du pistolet en tirant un coup de feu dans les écuries juste avant de distribuer la nourriture, en revanche, me semble quelque peu risquée, au début. 😅😅) Il y a, en revanche, des références régulières à "la peur du châtiment" qui ne sont plus d'actualité aujourd'hui.

Enfin, l'usage du cheval était, bien sûr, bien plus varié à l'époque, puisque La Guérinière fait référence aux chevaux de carosse, de chasse et de guerre et explique comment le travail de manège, loin d'être uniquement destiné à l'apparat, pouvait justement servir ces autres usages.

Bref, une lecture très intéressante, qui m'a bien amusée durant ce bel été équestre!

Les illustrations d'époque ont été réalisées par différents artistes sur les idées de Charles Parrocel.

lundi 19 octobre 2026

Babel (2022)

Fin août et début septembre, j'ai enfin sorti de ma pile à lire une brique qui y attendait depuis quasiment deux ans: Babel de Rebecca F. Kuang! Sept cent soixante pages au grand format dans sa traduction française, assurée par Michel Pagel pour De Saxus!


Couverture de Nico Delort.

Je fais partie des lecteurs qui sont entrés dans ce roman sans aucune difficulté. La version française est parfaitement fluide, y compris dans la description de questions d'étymologie et de traduction qui ont une importance capitale et qui reposent en grande partie sur l'anglais. Je ne peux pas juger la plume de Rebecca F. Kuang, que je n'ai pas lue, mais la version Michel Pagel est excellente.

L'histoire est tout aussi prenante: un jeune orphelin chinois, rebaptisé Robin, est ramené en Angleterre par un riche professeur d'Oxford, qui le destine à de brillantes études à l'Institut royal de traduction.

Là, déjà, il y a quelque chose que j'ai trouvé très plaisant: dans cette Angleterre imaginaire des années 1830, être traducteur est un véritable accomplissement, et l'Institut de traduction, ultraprestigieux et ultrariche, est la perle des collèges d'Oxford. En effet, c'est sur la traduction, ainsi que sur l'étymologie, que repose un système de magie appelé l'argentogravure, qui assure une très grande partie de la prospérité économique, commerciale et militaire de l'Angleterre et de son empire.

Robin entre donc à l'Institut, où il se lie d'amitié avec trois autres étudiants de première année et découvre sa merveilleuse école, la fameuse Babel du titre. Et puis, bien sûr, quand il voit de parfaits inconnus VOLER des objets dans Babel, que croyez-vous qu'il fait? Qu'il les dénonce? Qu'il passe son chemin? Mais non! Il les aide! Comme dans tout bon roman jeunesse ou young adult qui se respecte, disons. 😂😂😂😂

Ce ressort scénaristique un peu absurde, dont dépend toute la suite du roman, m'a davantage amusée que dérangée, et j'ai passé un super moment à lire tout ça. J'ai adoré l'ambiance d'Oxford, le côté école de magie, les réflexions sur le sens de tas de mots anglais et chinois, bref cet univers très original et très bien foutu.

Bien sûr, tout n'est pas rose dans la glorieuse Angleterre, et Robin se rend progressivement compte que l'argentogravure ne sert pas que de nobles objectifs, ni même des objectifs neutres.

Ce qui a terni ma lecture, c'est, comme je le craignais après avoir lu des chroniques passées, le contenu politique répétitif et bien peu nuancé. Les aventures de Robin le mènent à prendre conscience de l'horrible colonialisme et l'affreux racisme ambiant de l'Angleterre de son époque, et l'autrice force le trait au cas où on ne comprendrait pas bien juste en voyant le quotidien de son protagoniste métis et des amis non blancs de celui-ci: il faut aussi que tous les blancs soient des racistes finis et qu'elle ajoute des notes de bas de page plus académiques pour bien expliquer que l'empire britannique a fait telle crasse à tel pays non européen et que tel connard était blanc.

[Divulgâcheur] Dans ces conditions, je n'ai pas eu beaucoup de mal à deviner qui allait trahir qui. 👀👀👀

L'autre point qui m'a gênée, c'est, après un retournement de situation absolument GIGANTESQUE qui m'a laissée bouche bée, l'absence de conséquences directes dudit retournement de situation. Certes, les personnages prennent des mesures pour se protéger, hein, mais quand même, il ne se passe RIEN, et ça ne tient pas debout. À partir de là, en outre, l'action s'accélère, il y a plusieurs autres rebondissements qui m'ont moins intéressée, et Robin se radicalise d'une manière que je ne partage pas, jusqu'à la conclusion du roman qui met plutôt en avant un type de réponse que je ne partage pas non plus – même s'il faut dire que l'autrice amène ses personnages à se poser des tas de questions avant de choisir l'une ou l'autre solution. C'est d'ailleurs assez rigolo: autant le propos anticolonialiste est tout noir tout blanc, autant les personnages envisagent des manières variées (et nuancées) de combattre ledit colonialisme.

Pour vous donner un indice, le titre complet du roman est: Babel, ou la nécessité de la violence.

Dernier point qui m'a saoulée, bien que ce ne soit qu'un détail: le dernier chapitre laisse deviner un élément très important qui pourrait entraîner une suite et qui m'a semblé grotesque. Mais, après tout, [divulgâcheur] il ne faudrait pas s'étonner que l'autrice fasse du père de Robin un connard qui sème des enfants partout sur son chemin, vu qu'il est blanc! [fin du divulgâcheur]

Malgré ces trois critiques, je vous recommande absolument Babel pour cet univers si particulier et original, pour ses étudiants attachants dans une ambiance anglaise comme on l'aime, et bien sûr pour ses réflexions si passionnantes et si riches – mais toujours parfaitement fluides – sur le sens des mots et la traduction. Quant aux trois critiques que j'ai soulevées, il n'y a que la deuxième et la troisième qui ont réellement terni mon expérience de lecture: le propos anticolonialiste est certes lourdingue, mais il est LE propos du roman et le ressort majeur de l'évolution de Robin, et j'aurais crié au chef-d'œuvre si je n'avais eu que ça à critiquer. Les prix Nebula et Locus étaient bien mérités!

Allez donc voir ailleurs si cette Babel y est!
L'avis de Baroona
L'avis de Vert
L'avis de Zoé prend la plume

mercredi 14 octobre 2026

Les Dames à la licorne (1974)

Après Ravage, gros coup de tonnerre dans le ciel sans nuages de mon année 2024, j'ai poursuivi ma découverte de René Barjavel avec La Nuit des temps et Le Voyageur imprudent, deux romans moins marquants mais néanmoins très solides. Idéalement, j'aurais continué avec L'Enchanteur, mais mes recherches en bouquinerie et en boîtes à livres ne m'ont pas permis de me le procurer; tandis que je suis tombée, je ne sais plus où, sur Les Dames à la Licorne, que Barjavel a écrit à quatre mains avec Olenka de Veer.

Petite anecdote: dans cette édition des Presses de la Cité, la toute première page a été arrachée. Que contenait-elle? Pourquoi a-t-elle été arrachée et par qui? Nous ne le saurons jamais. La page suivante, quant à elle, comporte, sous le titre, la dédicace des deux auteurs au feutre bleu.

Eh bien, mes amis, quel bonheur d'être tombée sur ce roman. J'ai adoré.

L'histoire s'étale sur quasiment un millénaire, de 929 aux années 1890, mais se concentre surtout sur cette dernière période.

"Foulques, premier comte d'Anjou, dit d'abord le Roux, puis le Plante-Genest, rencontra la licorne le deuxième vendredi de juin de l'année 929..."
C'est ainsi que s'ouvre le roman, dans un monde médiéval teinté d'une magie légère et discrète absolument merveilleuse – "merveilleuse" aux deux sens du terme, qui fait rêver et qui relève du merveilleux, le genre! Un monde dans lequel une licorne peut tomber amoureuse d'un humain et où un humain peut, s'il n'y prête pas attention, croire qu'il passe simplement à côté d'un buisson d'aubépine d'un blanc éclatant. 💕💕 Mais Foulques finit par la voir, cette licorne, et l'union de l'homme et de la licorne donne une lignée hors du commun, dont nous suivrons le destin au fil des siècles, jusqu'à nous concentrer sur Sir Jonathan Greene, un Anglais qui achète une île dans le Donegal, en Irlande, puis sur son fils et surtout sur les cinq filles de celui-ci.

Cette île à moitié magique, avec sa maison de rêve, ses fantômes, ses vieilles pierres et sa végétation hors de l'ordinaire au bord de l'Atlantique, constitue le deuxième aspect complètement irrésistible du roman: une vision de l'Irlande brute, sauvage, verte, fascinante, poétique, hors du temps, magique!!! Mais ça envoie du pâté d'une fooooorce!!! Je pense toujours à Méli du Bazaar de la littérature quand je touche à Barjavel: eh bien, comme je comprends que cet auteur et ce roman l'aient marquée et qu'elle soit tombée amoureuse de l'Irlande!! J'ai beau savoir que l'Irlande, la vraie, est tout autre chose que cela, j'ai adhéré corps et âme le temps de la lecture!! Je donnerais beaucoup pour vivre là, moi aussi!!

Cette magie discrète et ces décors somptueux sont portés par une plume magnifique, qui contribue pour beaucoup à l'ambiance. Je ne sais qui a le plus de mérite entre René Barjavel et Olenka de Veer, mais le résultat est d'une beauté!! J'aurais pu relire des tas de passages juste pour savourer la description de l'ambiance, de la météo, du vent, de la végétation!!
"Le grand vent de septembre, qui venait de la mer, emportait la pluie et les embruns presqu'à l'horizontale, les lui jetait au visage, lui en frottait les épaules, les lavait, lui et sa femme, à grands coups de draps d'eau claquants et ruisselants, comme s'il eût voulu ôter d'eux la moindre trace de terre ou d'air du continent. Le vent et la pluie s'étaient réchauffés pendant des jours et des nuits sur le dos du Gulf Stream, le grand dragon de mer qui vient de l'autre côté du monde ouvrir sa gueule autour de l'Irlande comme s'il voulait l'avaler. [...]
Dans la cheminée, des bûches attendaient depuis trois jours. Une petite flamme naquit entre elles et elles se mirent à flamber. Ce fut la première fois que le feu s'alluma tout seul pour annoncer l'arrivée de Sir John Green chez lui."
Même une automobile devient quelque chose d'autre!!

"Griselda, qui était descendue dans l'allée, marcha avec décision vers l'automobile. Les deux lanternes, posées au bout de longs pédoncules, la regardaient s'approcher comme des yeux d'escargot d'or. Elle s'attendit à les voir s'allonger, se diriger vers elle, puis se rétracter après l'avoir reconnue."
Griselda, c'est la sœur dont le roman s'occupe le plus. Outre son prénom Griselda, elle porte un prénom gaélique qui lui a été donné en secret par la cuisinière irlandaise. Elle est amie avec son chien et avec un renard à la queue blanche et elle a passé toute sa vie sur l'île, même si elle rêve d'un ailleurs où elle a la certitude d'aller un jour. Griselda permet aux deux auteurs de parler de l'histoire de l'Irlande, et notamment de ses tentatives de soulèvement contre l'occupant anglais, tandis que les cinq sœurs, par leurs destins divers, introduisent le thème de la condition de la femme. Leurs choix sont limités et certains personnages tiennent à ce sujet, voire tiennent au sujet d'elles-mêmes, des propos qui font frémir aujourd'hui, mais, à de rares exceptions, j'ai eu la nette impression que c'était l'opinion d'un personnage et non des auteurs. Au contraire, ce qui ressort ici, c'est l'envie d'écrire son propre destin...

Bref, une lecture merveilleuse qui m'a fait rêver. Ça n'arrive pas souvent et je suis super reconnaissante d'être tombée sur ce roman.

vendredi 9 octobre 2026

Les BD du troisième trimestre 2026

Comme d'habitude, retour sur les lectures graphiques du trimestre écoulé, avec des vieux acariâtres, un OGNI et pas mal de Davodeau! 😊

Les Vieux Fourneaux de Wilfrid Lupano (scénario), Paul Cauuet (dessin) et Jérôme Maffre (couleurs), tomes 7 et 8: Chauds comme le climat (2022) et Graines de voyou (2024)

J'ai lu les deux derniers tomes de cette série hautement recommandable, et j'ai tellement aimé que je lui ai consacré un billet dédié. "Chauds comme le climat", c'est vraiment le meilleur titre!!! 😂😂😂😂
Éditeur: Dargaud

Cave Girls, livre premier, de Greg Broadmore, traduit de l'anglais par Sylvain Savarin (2025) 


Un service presse hors du commun, sur tous les plans! À tel point que je lui ai consacré un billet dédié.
Éditeur: éditions Blueman

Les Mauvaises Gens d'Étienne Davodeau (2005)

 

Une bande dessinée très intéressante sur le parcours de deux militants syndicalistes catholiques dans une région rurale et fortement catholique au sud d'Angers, des années 1950 à 1980. Ces deux militants, ce sont les parents d'Étienne Davodeau en personne, et ils étaient, au début, tout à fait opposés à ce que leur fils raconte leur histoire. 🤭🤭 On reconnaît très bien la patte de Davodeau, tant au dessin qu'au texte, et l'histoire est très intéressante. On voit une France rurale changer progressivement et on redécouvre un monde perdu, où il y avait encore des usines en France. Eram qui fabriquait ses chaussures dans la région d'Angers, vous imaginez! Et le parcours des parents est très intéressant aussi. À leur petit niveau, ils ont, comme bien des militants, œuvré pour le collectif. Et après deux chapitres où la vision du catholicisme est fort négative, la suite de l'ouvrage est bien plus nuancée. Il y a aussi des catholiques qui militent pour la cause ouvrière, à commencer, donc, par les parents de Davodeau. Découvert chez Baroona, comme d'habitude.
Éditeur: Delcourt

Là où tu vas d'Étienne Davodeau (2025)

 

Une très belle BD sur l'accompagnement des personnes souffrant d'Alzheimer ou d'une maladie du même type, de celles qui affectent la mémoire et, à terme, l'autonomie et la vie tout entière. On suit les journées de Françoise Roy, qui se rend chez ces personnes pour les aider et qui est... la femme de Davodeau dans la vraie vie. 🤭🤭 Et comme les parents de Davodeau pour Les Mauvaises Gens, elle ne voulait ABSOLUMENT pas faire cette BD, au début! C'est une longue réflexion et de nombreux échanges qui l'ont convaincue d'essayer. Les deux ouvrages sont sortis à vingt ans d'intervalle, mais les parallèles ne manquent pas, à commencer par le fait que c'est profondément humain et qu'on parle d'aider LES AUTRES, d'œuvrer pour le collectif. Et on en sort bizarrement serein, alors que, ici, le sujet de la perte de mémoire et d'autonomie est loin d'être joyeux. Mais, vraiment, Françoise Roy réussit à rendre toute leur dignité à des gens qui affrontent des difficultés immenses.
Éditeur: Futuropolis

Chats-tchatcha, tome 1 de Chats!, de Frédéric Brrémaud (scénario), Paola Antista (dessin) et Cecilia Giumento (couleur) (2021)

Encore une série avec des chats. Oui oui oui. Ici, trois chats qui vivent avec trois ados. Tout est très sympathique et mignon, mais pas aussi mignon que la couverture le promet. Et je commence à avoir eu ma dose de BD avec les chats, quand même.
Éditeur: Paquet

L'Anomalie de Manuele Fior, traduit de l'italien par Marc Lesage, d'après l'œuvre d'Hervé Le Tellier (2026)

J'ai pu lire les épreuves non corrigées de cette bande dessinée qui sort ces jours-ci chez Gallimard, et j'ai retrouvé avec plaisir l'histoire du roman de Le Tellier, que j'avais beaucoup aimé. J'ai même replongé dans les recherches Internet pour qu'on m'explique la fin. 😂 En revanche, je n'ai pas aimé le dessin de Manuele Fior, et j'ai trouvé les deux ou trois planches représentant des scènes de sexe inutilement crues et voyeuses.
Éditeur: Gallimard

Loire d'Étienne Davodeau (2023)

Portée par mon enthousiasme pour Les Mauvaises Gens et Là où tu vas, j'ai aussi emprunté et lu Loire, dont la superbe couverture m'avait tapé dans l'œil lors de sa sortie. J'ai moins apprécié l'histoire, qui voit se réunir plusieurs exs d'une femme décédée, mais les cases et les planches sur la nature en général et sur la Loire en particulier sont de toute beauté: on aurait envie de tout encadrer pour orner ses murs d'une parenthèse de douceur et de verdure. 💕
Éditeur: Futuropolis

Une histoire des résistances noires américaines de Ben Passmore, traduit de l'anglais par Mathilde Tamaé-Bouhon (2025)

Une bande dessinée très spécialisée qui m'a complètement perdue. Je n'ai pas aimé le dessin et j'ai eu du mal à reconnaître les personnages, d'autant que je ne connaissais aucune des figures présentées ici. En outre, certaines positions radicales légitimant la violence m'ont déplu. Par exemple, des Noirs armés qui défendent les Noirs, ça me fait aussi peur que des Blancs armés qui défendent les Blancs. La lecture a toutefois été pertinente pour en retenir que les mouvements de libération et d'autonomisation des Afro-Américains aux États-Unis sont bien plus complexes que je ne le pensais!
Éditeur: Steinkis

Space Cats. Dans les griffes de l'empire de Kid Toussaint et Ced (scénario), Clarke (dessin) et Mikl (couleurs) (2026)

Une BD très rigolote sur des chats envoyés sur Terre en mission de reconnaissance afin de préparer l'invasion de la part de l'empire Chalactique (AHAHAH). Sauf que l'invasion n'a jamais eu lieu, pour diverses raisons, et que les chats en question, aujourd'hui choyés par leurs humains, n'ont aucune envie de voir enfin débarquer l'empire. Je me suis éclatée comme une gamine. C'est carrément le haut du panier des innombrables BD avec des chats et, pour une fois, les dessins intérieurs sont à la hauteur de la couverture! J'espère qu'il y aura une suite. 😻😻
Éditeur: Le Lombard

dimanche 4 octobre 2026

La gamelle de septembre 2026 🐶

Septembre: deux semaines de vacances passées trop vite et deux semaines de "travail" au chiffre d'affaires insignifiant, suite auxquelles j'ai accepté un projet de traduction qui va totalement à l'encontre de mes idées et qui a pas mal de voyants au rouge, mais qui me permettra de gagner de l'argent. Je suis mal barrée, je vous le dis. La cerise sur le gâteau La crotte sur le tas d'ordures: je n'ai même pas réussi à exploiter mon temps libre pour avancer sur le plan culturel, que ce soit en vacances ou en période d'inactivité. 🤡

Du côté du sport et du bien-être

Ça va mal. En vacances, j'ai le droit de lever le pied. Mais, au retour, j'ai eu du mal à reprendre la marche pour différentes raisons: des matins de grande fatigue, des leçons d'équitation encore tôt le matin, des activités à l'extérieur. Et ce alors que ma balance m'a annoncé que j'ai pris cinq kilos en vacances, et que j'aurais donc dû me relancer dans le sport comme une timbrée... (Oui, oui, cinq kilos en trois semaines! Alors que je n'ai même pas mangé comme je voulais! Je suis dégoûtée!) (Bon, ma balance déconne. Si je me pèse trois fois d'affilée, elle affiche trois poids différents, et il peut y avoir un kilo d'écart entre le plus bas et le plus élevé. 👀 Mais si elle dit "cinq", j'estime que la réalité est à quatre, vous voyez, et c'est déjà la catastrophe.)

  • Sept marches solo: je n'ai pratiqué la marche que la deuxième moitié du mois, ok, mais c'est tout de même bien peu.
  • Une marche en club: normal au vu des dates de mes vacances et de mon travail en interne. Au moins, j'étais très en forme ce jour-là et ça a été super; je ne m'étais pas sentie si bien depuis au moins un an, voire un an et demi! 🤩 Merci, les endorphines!
  • Quatre leçons d'équitation: mon rythme normal sur deux semaines. Retrouver les écuries a été un vrai bonheur, même si j'ai eu l'impression d'avoir perdu en stabilité et que je ne monte pas comme je le voudrais.
  • Sept séances de gainage: là aussi, c'est bien peu pour une moitié de mois. À un moment, je me suis même dit que j'arrêtais, tant ça m'a saoulée de m'y remettre au retour de vacances et tant j'en ai marre d'ajouter sans cesse des trucs à mes routines bien-être. J'essaye de me dire qu'en faire à l'occasion vaut toujours mieux que ne pas en faire du tout.
  • Trente séances de yoga: au moins une routine qui ne me saoule pas! Je peux avoir un peu la flemme de m'y mettre, mais c'est une flemme très modeste par rapport aux autres flemmes.
  • Méditation: j'ai testé Petit Bambou! J'ai fait le programme de découverte deux fois, puis j'ai utilisé les méditations du jour offertes, et cela m'a permis de tenir trois semaines. J'aime bien. Je me roule en boule sur mon lit et c'est un peu comme si je faisais une petite sieste. J'aurais continué si j'avais eu plus de contenus gratuits. L'heure étant aux restrictions budgétaires, je n'ai pas pris l'abonnement, mais j'y songe.

Sur petit écran

Rien. J'ai découvert l'existence du film Les Moutons détectives ET IL FAUT TELLEMENT QUE JE LE VOIE C'EST JUSTE FAIT POUR MOI, mais à aucun moment je n'ai envie de me mettre une heure et demi ou deux heures devant mon écran pour un truc non urgent. (Rédiger cette gamelle la veille de sa publication, par exemple, je peux faire... 👀)

Sur grand écran

Heart of the Beast de David Ayer (2026)

Un beau film sur un homme et son chien ❤️❤️❤️ À part deux fausses notes – à savoir le comportement absurdement agressif des animaux carnivores et l'irruption soudaine d'une musique très intrusive à la fin –, j'ai beaucoup aimé. Brad Pitt retrouve un film digne de son talent après Bullet Train et l'horrible F1, et le chien Odin – ou plutôt les chiens qui ont joué son rôle – est ultramégacharismatique. Le fait qu'il soit filmé en images réelles, et non doublé numériquement, est un immense atout!! D'un côté, notre couple rencontre presque trop de malheurs pour alimenter le côté survivaliste, qui ne m'intéresse que peu; mais d'un autre, c'est un film presque contemplatif, avec de longs plans où il ne se passe pas grand-chose. Et la fin est très émouvante. ❤️❤️❤️

Du côté des séries

Toujours rien. Même Shogun n'a pas réussi me motiver. (À ma décharge, mes trois semaines de vacances sont passées en à peu près trois jours. 👀)

Et le reste

J'ai lu La Croix L'Hebdo des 4-5 mars 2023, qui consacrait son dossier aux réunions en entreprise. J'y ai notamment appris que les cadres auraient dix-sept réunions par semaine en moyenne. Si une semaine dure cinq jours et donc dix demi-journées, ça fait quasiment deux réunions par demi-journée. Du coup, ils travaillent quand, en fait? 😂 Comme toujours, c'était traité avec une modération et un optimisme qui donnent un peu l'impression qu'on n'en tire pas de certitudes, mais c'était très agréable à lire.

En fin de mois, j'ai lu mon Cheval Magazine habituel, et ce avec beaucoup d'enthousiasme.

Le mois prochain, préparez-vous au pire dans cette catégorie: j'ai trouvé du LOURD dans l'entrée de mon immeuble!!! 😂😂😂