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vendredi 9 octobre 2026

Les BD du troisième trimestre 2026

Comme d'habitude, retour sur les lectures graphiques du trimestre écoulé, avec des vieux acariâtres, un OGNI et pas mal de Davodeau! 😊

Les Vieux Fourneaux de Wilfrid Lupano (scénario), Paul Cauuet (dessin) et Jérôme Maffre (couleurs), tomes 7 et 8: Chauds comme le climat (2022) et Graines de voyou (2024)

J'ai lu les deux derniers tomes de cette série hautement recommandable, et j'ai tellement aimé que je lui ai consacré un billet dédié. "Chauds comme le climat", c'est vraiment le meilleur titre!!! 😂😂😂😂
Éditeur: Dargaud

Cave Girls, livre premier, de Greg Broadmore, traduit de l'anglais par Sylvain Savarin (2025) 


Un service presse hors du commun, sur tous les plans! À tel point que je lui ai consacré un billet dédié.
Éditeur: éditions Blueman

Les Mauvaises Gens d'Étienne Davodeau (2005)

 

Une bande dessinée très intéressante sur le parcours de deux militants syndicalistes catholiques dans une région rurale et fortement catholique au sud d'Angers, des années 1950 à 1980. Ces deux militants, ce sont les parents d'Étienne Davodeau en personne, et ils étaient, au début, tout à fait opposés à ce que leur fils raconte leur histoire. 🤭🤭 On reconnaît très bien la patte de Davodeau, tant au dessin qu'au texte, et l'histoire est très intéressante. On voit une France rurale changer progressivement et on redécouvre un monde perdu, où il y avait encore des usines en France. Eram qui fabriquait ses chaussures dans la région d'Angers, vous imaginez! Et le parcours des parents est très intéressant aussi. À leur petit niveau, ils ont, comme bien des militants, œuvré pour le collectif. Et après deux chapitres où la vision du catholicisme est fort négative, la suite de l'ouvrage est bien plus nuancée. Il y a aussi des catholiques qui militent pour la cause ouvrière, à commencer, donc, par les parents de Davodeau. Découvert chez Baroona, comme d'habitude.
Éditeur: Delcourt

Là où tu vas d'Étienne Davodeau (2025)

 

Une très belle BD sur l'accompagnement des personnes souffrant d'Alzheimer ou d'une maladie du même type, de celles qui affectent la mémoire et, à terme, l'autonomie et la vie tout entière. On suit les journées de Françoise Roy, qui se rend chez ces personnes pour les aider et qui est... la femme de Davodeau dans la vraie vie. 🤭🤭 Et comme les parents de Davodeau pour Les Mauvaises Gens, elle ne voulait ABSOLUMENT pas faire cette BD, au début! C'est une longue réflexion et de nombreux échanges qui l'ont convaincue d'essayer. Les deux ouvrages sont sortis à vingt ans d'intervalle, mais les parallèles ne manquent pas, à commencer par le fait que c'est profondément humain et qu'on parle d'aider LES AUTRES, d'œuvrer pour le collectif. Et on en sort bizarrement serein, alors que, ici, le sujet de la perte de mémoire et d'autonomie est loin d'être joyeux. Mais, vraiment, Françoise Roy réussit à rendre toute leur dignité à des gens qui affrontent des difficultés immenses.
Éditeur: Futuropolis

Chats-tchatcha, tome 1 de Chats!, de Frédéric Brrémaud (scénario), Paola Antista (dessin) et Cecilia Giumento (couleur) (2021)

Encore une série avec des chats. Oui oui oui. Ici, trois chats qui vivent avec trois ados. Tout est très sympathique et mignon, mais pas aussi mignon que la couverture le promet. Et je commence à avoir eu ma dose de BD avec les chats, quand même.
Éditeur: Paquet

L'Anomalie de Manuele Fior, traduit de l'italien par Marc Lesage, d'après l'œuvre d'Hervé Le Tellier (2026)

J'ai pu lire les épreuves non corrigées de cette bande dessinée qui sort ces jours-ci chez Gallimard, et j'ai retrouvé avec plaisir l'histoire du roman de Le Tellier, que j'avais beaucoup aimé. J'ai même replongé dans les recherches Internet pour qu'on m'explique la fin. 😂 En revanche, je n'ai pas aimé le dessin de Manuele Fior, et j'ai trouvé les deux ou trois planches représentant des scènes de sexe inutilement crues et voyeuses.
Éditeur: Gallimard

Loire d'Étienne Davodeau (2023)

Portée par mon enthousiasme pour Les Mauvaises Gens et Là où tu vas, j'ai aussi emprunté et lu Loire, dont la superbe couverture m'avait tapé dans l'œil lors de sa sortie. J'ai moins apprécié l'histoire, qui voit se réunir plusieurs exs d'une femme décédée, mais les cases et les planches sur la nature en général et sur la Loire en particulier sont de toute beauté: on aurait envie de tout encadrer pour orner ses murs d'une parenthèse de douceur et de verdure. 💕
Éditeur: Futuropolis

Une histoire des résistances noires américaines de Ben Passmore, traduit de l'anglais par Mathilde Tamaé-Bouhon (2025)

Une bande dessinée très spécialisée qui m'a complètement perdue. Je n'ai pas aimé le dessin et j'ai eu du mal à reconnaître les personnages, d'autant que je ne connaissais aucune des figures présentées ici. En outre, certaines positions radicales légitimant la violence m'ont déplu. Par exemple, des Noirs armés qui défendent les Noirs, ça me fait aussi peur que des Blancs armés qui défendent les Blancs. La lecture a toutefois été pertinente pour en retenir que les mouvements de libération et d'autonomisation des Afro-Américains aux États-Unis sont bien plus complexes que je ne le pensais!
Éditeur: Steinkis

Space Cats. Dans les griffes de l'empire de Kid Toussaint et Ced (scénario), Clarke (dessin) et Mikl (couleurs) (2026)

Une BD très rigolote sur des chats envoyés sur Terre en mission de reconnaissance afin de préparer l'invasion de la part de l'empire Chalactique (AHAHAH). Sauf que l'invasion n'a jamais eu lieu, pour diverses raisons, et que les chats en question, aujourd'hui choyés par leurs humains, n'ont aucune envie de voir enfin débarquer l'empire. Je me suis éclatée comme une gamine. C'est carrément le haut du panier des innombrables BD avec des chats et, pour une fois, les dessins intérieurs sont à la hauteur de la couverture! J'espère qu'il y aura une suite. 😻😻
Éditeur: Le Lombard

mardi 25 août 2026

Cave Girls, livre premier (2025)

En fin d'année dernière, les éditions Blueman m'ont contactée pour me proposer un service de presse. J'ai eu un peu de mal à y croire, et j'ai ressenti le besoin de bien expliquer à l'éditeur que le présent blog était loin d'être une vitrine majeure pour porter ses ventes. Mais il m'a confirmé qu'il était partant, et j'ai donc eu l'honneur de recevoir le livre qu'il me proposait, une bande dessinée qu'il a qualifiée de "très sauvage", Cave Girls de Greg Broadmore, traduite de l'anglais par Sylvain Savarin.

Incroyable!

Ensuite, la BD a végété six mois dans ma PAL – d'abord parce que je n'avais pas le temps de lui consacrer un créneau de lecture satisfaisant, ensuite parce que je lisais des BD en flux tendu pour les rendre à la médiathèque dans les délais impartis.

C'est seulement en juillet, un matin où je n'arrivais pas à me mettre au travail tellement j'étais dans le coaltar (et où j'étais tellement dans le coaltar que j'ai demandé au dictionnaire comment on écrit "coaltar"... 😂😂😂), que je l'ai enfin prise en main. 

Et quel voyage, mes chers. Quel voyage.

Quand j'ai reçu la BD, j'ai tout de suite constaté que c'était un très bel objet. Déjà, elle est énorme (24 centimètres sur 33, après vérification), à tel point qu'elle ne tenait pas dans ma PAL; j'ai dû la ranger en diagonale. La couverture est hyper flashy avec du vernis sur la figure en premier plan. Il y a un dinosaure trop beau en couverture et plein de dinosaures dedans. Bon, il y avait aussi des filles à poil, ce qui m'a fait trembler. 👀

Et quand je l'ai lue, eh bien, c'était un peu indescriptible. Le grand format prend tout son sens pour mettre en scène des images de chasse et de combat entre dinosaures et entre humaines et dinosaures. C'est assez stratosphérique. L'impression de mouvement et d'agilité des dinosaures est ouf. Les paysages sont trop beaux. Les textures sont super détaillées. Visuellement, c'est vraiment dingue.

L'histoire est celle d'une tribu de femmes des cavernes, qui, sous l'influence de l'une d'elles, Chemin-Droit, organise une chasse toute particulière et adopte une stratégie jamais vue: [divulgâcheur] en gros, amadouer quelques dinosaures afin d'en combattre un autre, plus dangereux [fin du divulgâcheur]. Elles vivent effectivement toutes nues, ce que j'avais trouvé suspect, mais, en fait, c'est un nu pas du tout sexualisé. C'est même un peu fou, voir des femmes nues prendre la pose, la lance à la main, sans qu'on ait l'impression que l'auteur essaye d'exciter le public masculin. Les seins pendouillent et il y a des poils pubiens. Ce sont des corps de la vraie vie...

Cave Girls
est aussi très gore. Quand une lance s'enfonce dans la chair d'un dinosaure ou qu'un prédateur croque une proie, le sang jaillit. Ce n'est sans doute pas à mettre entre toutes les mains. Mais ce qui m'a davantage mise mal à l'aise, ce sont les quelques planches isolées sur une créature très lovecraftienne – et pas "lovecraftienne" au sens le plus connu, c'est-à-dire "remplies de tentacules", mais au sens primaire, c'est-à-dire "crade, très différente de nous, gluante, visqueuse, repoussante, si dégueulasse qu'on ne veut pas y toucher". Ces parties-là ont un lien avec l'enfantement et ça représente assez bien ma vision de l'accouchement: un truc ignoble.

Bref, un vrai voyage dans un autre monde.

Je suis sortie de ma lecture en me disant que cette BD est un OGNI, un objet graphique non identifié. En rédigeant le présent billet, je l'ai d'abord feuilletée, puis je l'ai carrément relue, et l'enthousiasme a commencé à monter, car cette deuxième lecture m'a permis de mieux apprécier la construction de l'histoire et les détails.

Greg Broadmore s'est clairement fait plaisir à dessiner des dinosaures et à mélanger cet aspect avec du gore et du Lovecraft, et ce avec beaucoup de talent, même si je n'aime pas trop son approche des visages humains. Il bosse chez Weta Workshop depuis 2002; on sent l'artiste multifacettes et bon en tout.

Sur son site, il annonce que Cave Girls se composera de quatre livres. En effet, l'histoire n'est pas finie ici, et je dirais même que Chemin-Droit n'en est qu'au début de ses ennuis. Je serai là pour lire la suite, en espérant que les éditions Blueman continuent avec cette aventure hors du commun!!! 

Scénario, dessin, couleur: Greg Broadmore
Script: Greg Broadmore, Andy Lanning, Nick Boshier
Traduction de l'anglais : Sylvain Savarin

jeudi 20 août 2026

Les Vieux Fourneaux (2014-2024)

Petit interlude BD, aujourd'hui, pour vous parler des Vieux fourneaux, une série qui m'a accompagnée de mai à juillet. J'en ai déjà touché deux mots dans le récap des BD du deuxième trimestre, lorsque j'avais lu les tomes 1 à 6. À présent, j'ai fini! 😊

Ce qui a mis cette série sur mon radar il y a pas mal d'années, c'est une affichette "Vieillir tue" que mon copain – libraire BD de profession – a reçue à l'occasion de la sortie de je ne sais quel tome. J'avais trouvé ça hilarant. Puis j'en ai entendu dire du bien à maintes reprises, et le billet du Dragon galactique de mars dernier m'a enfin décidée à aller emprunter le premier tome à la médiathèque.

Alors, pour être tout à fait transparente, le premier tome, Ceux qui restent, n'est pas aussi drôle que je m'y attendais. D'un certain côté, il peut même être absolument tragique, puisque l'un des personnages perd son épouse et découvre, après la mort de celle-ci, des trucs pas très sympas sur leur passé. Mais j'ai bien adhéré au dessin et au rythme, j'ai été enchantée de découvrir que le Loup en slip venait de là, et j'ai été prise d'une grande sympathie pour les vieux fourneaux, trois copains qui vannent sévère: Pierrot, l'anarchiste, Antoine, l'ex-syndicaliste, et Mimile, le rugbyman.

À partir du deuxième tome, où l'on découvre le collectif anarchiste de Pierrot, le fantastique NI YEUX NI MAÎTRE (mes idoles!!!), et où on se dispute avec la boulangère pour avoir JUSTE UNE BAGUETTE, j'ai commencé à rire et je suis devenue légèrement obsédée par cette série. Pour ne pas prendre le risque de me lasser, je l'ai pourtant lue assez lentement, à raison d'un tome toutes les deux semaines ou, au maximum, par semaine.

Et donc, c'était trop bien. Il y a des passages qui me font encore rire. Le panneau "JE SUIS PANAMA" agité par les membres du collectif Ni yeux ni maître lors d'une action devant l'ambassade de Suisse, c'est une PÉPITE!!! Et toutes les répliques tranchantes de Pierrot et d'Antoine, c'est toujours un régal. J'aime aussi beaucoup Sophie, qui a repris le théâtre du Loup en slip. Les personnages sont super expressifs de manière générale, et les trois vieux sont des gauchistes invétérés, ce qui donne des critiques acerbes des grandes sociétés et de la police. Mais le tout est très "bon enfant" aussi, avec des histoires qui trouvent généralement une résolution positive et des relations humaines qui se réparent plus qu'elles ne se déchirent.

D'un côté, on pourrait presque voir dans ces résolutions positives une faiblesse de la série: ça se termine presque trop bien, notamment avec des grosses sommes d'argent sorties de nulle part. L'autre critique, c'est que chaque tome revient sur le passé des personnages, ce qui est un peu répétitif. D'un autre côté, ça va très bien au petit village où se passe l'essentiel de l'intrigue, et où les rancunes ont la vie longue, de génération en génération!

Mes ces deux critiques ne remettent pas du tout en cause la qualité d'ensemble de la série, qui est franchement géniale et truffée de passages cultes. Je pense que je me souviendrai toute ma vie du jour de fin juin 2026 où, en pleine canicule (la pire de toutes, celle où il a fait 40° en Île-de-France), j'ai pris le tome 7 en rayon et j'ai vu qu'il s'appelait Chauds comme le climat. 😂😂😂😂😂

Informations éditoriales:

Huit tomes:
1 Ceux qui restent (2014)
2 Bonny and Pierrot (2014)
3 Celui qui part (2015)
4 La Magicienne (2017)
5 Bons pour l'asile (2018)
6 L'Oreille bouchée (2020)
7 Chauds comme le climat (2022)
8 Graines de voyous (2024)

Éditeur: Dargaud
Scénario: Wilfrid Lupano
Dessin: Paul Cauuet
Couleurs des tomes 1 à 5: Paul Cauuet
Couleurs des tomes 6 à 8: Jérôme Maffre

Bonne nouvelle: il y aura un tome 9!! Il s'appellera Les Affreux de la passion (LOL) et il sortira en novembre. Je me réjouis!

samedi 11 juillet 2026

Les BD du deuxième trimestre 2026

Après un premier trimestre famélique sur le plan graphique, le deuxième trimestre a débordé de BD dans tous les sens – et avec beaucoup, beaucoup de qualité et même une autrice coup de cœur!

La Cantine de minuit de Yarô Abe, traduit du japonais par Miyako Slocombe (2007)

Dans un restaurant ouvert de minuit à sept heures du matin, où l'on n'a qu'un seul plat au menu mais où l'on vous servira tout ce que vous demanderez s'il y a de quoi le préparer, les clients se relayent et se croisent sous l'œil amusé du patron. De petites histoires se mettent en place, et on découvre ainsi la vie des clients à l'extérieur. C'était sympathique, mais le dessin m'a tellement peu enthousiasmée que j'ai lu tout ça d'un œil distrait – et ce alors que ça parle de nourriture, une de mes plus grandes obsessions. Je ne lirai donc pas la suite. Mais si vous aimez, vous avez de quoi vous régaler: quatorze tomes en français. 😉
Éditeur: Le Lézard Noir

L'abîme de l'oubli de Paco Roca (scénario et dessin) et Rodrigo Terrasa (scénario), traduit de l'espagnol par Éloïse de la Maison (2023)

Une bande dessinée excellente sur l'inhumation d'une fosse commune du cimetière de Paterna, près de Valence, où étaient jetés les corps des hommes fusillés par les franquistes après la fin de la guerre civile. On suit essentiellement deux fils rouges: la vie de l'un des fusillés et celle du gardien du cimetière en 1940-1941. C'est documenté, révoltant, humain, poignant, et étonnamment "rassérénant" au regard du sujet. Déterrer les morts, leur rendre un nom et leur donner une sépulture, même bien longtemps après les faits, c'est une forme de dignité dont l'humanité a grand besoin. Merci pour la découverte, Baroona!
Éditeur: Delcourt

Les Vieux Fourneaux de Wilfrid Lupano (scénario) et Paul Cauuet (dessin et couleurs), tomes 1 à 6 (2014-2020)

 

Après avoir lu, pour la millième fois, un avis super positif sur cette série (celui du Dragon galactique de mars 2026), je suis enfin passée à l'action et j'ai emprunté le premier tome. Totalement convaincue, j'ai rapidement enchaîné, et j'en ai lu six pour l'instant. Je vous en reparlerai quand j'aurai fini. Je dois quand même dire que je n'aime pas trop que les seins d'un personnage soient un sujet dans le premier tome, hein!! Ça fait un peu monde de mecs. Mais c'est drôle et touchant. Et c'est de là que vient le Loup en slip!! Nan mais who knew!!! 😱😱😱
Éditeur: Dargaud

Les Chats en BD de Christophe Cazenove et Flora (scénario) et Stéphane Escapa (dessin), tome 3 (2026)

 

Une bande dessinée rigolote sur un trio de chats et leurs humains. Dans le vaste monde des bouquins sur les chats, ce n'est pas mémorable, donc je ne vais pas remonter en arrière pour lire les deux premiers tomes. Mais c'est rigolo et il y a une volonté pédagogique pour éduquer les gens au comportement des chats. Ce serait excellent pour un enfant qui va vivre avec un chat!!
Éditeur: Bamboo

Minuit passé de Gaëlle Geniller (2024)

 

Une histoire de maison hantée absolument géniale, lumineuse et délicieusement inquiétante par moments, avec des personnages trop beaux, une maison trop belle (CELLE QUE NOUS VOULONS TOUS, ÉVIDEMMENT), des relations humaines ultrachaleureuses (ce père et son fils!! Mais ça donne envie d'être parent!!), des corneilles magnifiques, une atmosphère de fous!!! Bon, je ne suis pas certaine d'avoir compris la fin, mais c'était génial!!! Merci Baroona pour la découverte!!!
Éditeur: Delcourt (collection Mirages)

Deux filles nues de Luz (2024)

De sa "naissance" en 1919 à son accrochage dans le musée Ludwig de Cologne en 2001, un tableau nous montre ce qui se passe juste en face de lui, dans un bureau, un musée, un train. Une manière de retracer la montée du nazisme en Allemagne et le destin d'une œuvre que ceux-ci considéraient comme dégénérée. Je pense qu'il y a un vrai tour de force dans cette mise en scène particulière, qui doit être très rigoureuse. Quand le tableau tombe, par exemple, Luz a été obligé de dépeindre la pièce vue d'en bas et potentiellement de travers... Et l'action a parfois lieu dehors, de l'autre côté d'une fenêtre, donc le lecteur doit bien prêter attention à tout. Toutefois, je n'ai pas du tout aimé le dessin et je dé-tes-te l'art moderne, donc je ne peux pas dire que j'aie vraiment adoré ma lecture.
Éditeur: Albin Michel

Les fleurs de grand frère de Gaëlle Geniller (2019)

Portée par mon enthousiasme pour Minuit passé, j'ai emprunté tout ce que ma médiathèque avait en stock de Gaëlle Geniller (bon, ça fait deux livres, lol), et j'ai commencé par cette BD, sa toute première. C'est l'histoire d'un garçon à qui il pousse des fleurs sur la tête. C'est incroyablement doux et réconfortant. J'ai passé un excellent moment malgré la brièveté de l'ouvrage et une fin que je n'aurais pas choisie ainsi. En 2023, Gaëlle Geniller a reçu le Prix UNICEF de littérature jeunesse (9-12 ans) pour cet ouvrage et je suis enchantée pour elle. 💞💞
Éditeur: Delcourt

Le Jardin, Paris de Gaëlle Geniller (2021)

Le deuxième ouvrage de Gaëlle Geniller est tout simplement une merveille, un cocon de douceur ultraréconfortante. L'autrice nous emmène dans un cabaret des années vingt où danse notamment Rose, le fils de la gérante. Tout est beau, des décors aux robes en passant par les fleurs. Personne n'est méchant, et on parle de fluidité de genre en toute discrétion, sans la ramener et sans moraliser – c'est juste l'histoire de Rose et des personnes qui gravitent autour de son parcours, toutes plus irrésistibles les unes que les autres. Sérieux, même les fumeurs sont incroyablement classes. J'ai adoré. Cette autrice est décidément ma découverte de l'année. Elle sort un nouvelle BD en fin d'année et je me réjouis de lire ça. 😍😍😍
Éditeur: Delcourt

samedi 11 avril 2026

Les BD du premier trimestre 2026

Du point de vue graphique, 2026 a mal commencé: pas la moindre bande dessinée en janvier, ni en février. En mars, heureusement, j'ai réussi à lire quelques mangas.

J'espère lire plus de choses au deuxième trimestre. (Mais n'est-ce pas ce que nous disons toutes et tous, tout le temps? 😉)

Tokyo, ces jours-ci de Taiyô Matsumoto, traduit du japonais par Thibaud Desbief (2024-2025)

Une série complète en trois tomes qui suit un éditeur de manga après qu'il a démissionné de sa maison d'édition, ainsi que plusieurs autres éditeurs et plusieurs auteurs avec lesquels il interagit. C'est un aperçu intéressant du monde du manga, mais j'ai trouvé le dessin très moche et je n'ai pas tout suivi aux problèmes et aux pensées des personnages. Baroona en dit du bien, quoique brièvement.
Éditeur: Kana

Cats and Dragon de Amara (scénario), Izumi Sazaki (dessin) et Mai Okuma (character design), tomes 1 et 2, traduits du japonais par Aurélie Lafosse-Marin (2018)

Merci, Baroona, de m'avoir informée de l'existence de cette série qui réunit deux de mes animaux préférés dans un univers de fantasy médiévalisante très à mon goût! C'est mégamignon et je me suis régalée. Et dire que mon libraire personnel ne m'avait rien dit... 😱😱 Il y a douze tomes au Japon et le troisième sortira en France en mai. Je suis joie!
Éditeur: Doki Doki

mercredi 21 janvier 2026

Les BD du quatrième trimestre 2025 🦖🐈

Comme d'habitude, retour sur les lectures graphiques du trimestre!

Le dernier jour de Howard Philips Lovecraft de Romuald Giulivo (texte) et Jakub Rebelka (dessin) (2023)

Cette bande dessinée absolument superbe nous mène à la rencontre de Lovecraft, qui se meurt sur son lit d'hôpital, et nous plonge dans un monde étrange, où nous rencontrons de nombreuses figures qui ont gravité autour de lui. Je ne sais pas comment l'éditeur a pu sorti un tel ouvrage, avec un papier si épais, une couverture aux lettres dorées, un dos toilé et une telle qualité d'impression pour la somme de 24,95€. Chapeau. C'est un vrai régal et les dessins sont à tomber. Seul bémol pour moi, la finalité et le message de tout ceci m'ont échappé, ce qui est quand même un peu un problème. 😅
D'autres avis: l'avis de Xapur, qui m'a fait découvrir l'existence de l'ouvrage.
Éditeur: 404 Comics

Dinosaur Therapy (2021), Dinosaur Philosophy (2022) et Dinosaur Friendship (2023) de James Stewart (textes) et K. Roméy (dessins)

Grand retour des dinosaures du compte Instagram Dinosaur Couch, dont je vous ai déjà parlé il y a quelques années!! 🤩🤩🥰🥰 Dans des strips de quatre cases, les auteurs réussissent à aborder énormément de sujets: santé mentale, sens de la vie, amitié, amour, rapport à l'argent. C'est une pure merveille ultraréconfortante à lire absolument. 💕💕 Évidemment, je bave sur le merchandising. Ils ont des autocollants!! Haaa!!
Éditeur: Harper Collins

Garfield. The third and the fourth Fat Cat Three Pack de Jim Davis (1983-1986)

J'ai ressorti mes deux recueils de Garfield, qui réunissent chacun trois albums: Garfield loses his feet, Garfield tips the scales et Garfield sits around the house pour l'un, puis Garfield makes it big, Garfield rolls on et Garfield out to lunch pour l'autre. Je pisse de rire, tout simplement. La bouffe, le poids, la détestation des chiens et des chatons mignons, lol, lol, lol. "I'm fat, I'm lazy, and I'm cynical!!" 😻😻😻
Éditeur: Ballantine Books

Garfield. Je suis beau! de Jim Davis, traduit de l'anglais par Anthéa Shackleton (1997)

Dans la foulée, j'ai aussi relu le seul et unique recueil de Garfield que j'avais quand j'étais jeune. Il s'avère qu'il ne correspond pas à un recueil anglophone précis, mais réunit des strips publiés sur différentes années. Certaines petites aventures ne sont donc pas complètes, même si chaque strip fonctionne très bien seul et que cela ne se ressent donc pas; et il manque les strips plus longs du dimanche. Mais j'ai bien ri.
Éditeur: Dargaud

Sugar de Serge Baeken (2014)

J'ai retrouvé cette bande dessinée en faisant du rangement dans la bibliothèque, et je l'ai relue afin de décider si je la garde ou non. Comme vous avez dû le deviner en voyant la couverture, c'est une histoire de chat: le quotidien de Sugar, un chat noir. Les planches sont découpées en 24 petites cases. Parfois, une même image occupe plusieurs cases, mais pas forcément d'affilée ou superposées. Par exemple, la première et la deuxième case de la première ligne forment la même image que la deuxième case de la deuxième ligne, tandis que les autres cases de ces deux lignes représentent autre chose. Bon, c'est très difficile à expliquer, mais ça doit demander un vrai travail de conception et ça rend parfois très bien. Bien sûr, il y a des passages amusants sur le chat. Mais, dans l'ensemble, je n'ai pas aimé le dessin. Et puis le ratio nombre de chats morts / nombre de pages est excessivement élevé pour mon pauvre petit cœur, et l'aspect sexuel m'a paru complètement inutile, sans compter que l'histoire est tirée de la vraie vie de l'auteur et qu'on peut donc supposer que celui-ci nous montre sa vraie femme de la vraie vie pendant qu'elle se tape un orgasme. 😅 Bref, j'ai décidé de ne pas garder cette BD. Je suis toutefois contente d'être retombée dessus, car j'avais totalement oublié son existence.
Éditeur: Dargaud

Alyte de Jérémie Moreau (2024)

Une très belle bande dessinée aux couleurs douces et éclatantes à la fois, dans laquelle on suit le parcours d'un crapaud. Les dessins sont plein de douceur, mais l'histoire l'est un peu moins. Même si le message est, en fin de compte, positif, le nombre de morts était un peu violent pour mon pauvre petit cœur. 💔
D'autres avis: l'avis de Baroona, 
qui m'a fait découvrir l'existence de l'ouvrage.
Éditeur: 2024 (qui est depuis devenu... 2042 👀)

Maliki de Souillon: Broie la vie en rose (2007), Une rose à l'amer (2008), Mots roses au clair de lune (2009) et Rose blanche (2010)

Ces BD aussi, je les ai retrouvées en faisant du rangement dans la bibliothèque. C'est fou ce qu'on oublie l'existence des objets qu'on possède, hein. Je les ai relues avec plaisir. C'est rose, c'est kawaï, et il y a des chats! Et puis pas mal d'humour et de sentiments gentils. Du coup, je trouve que j'ai été bien dure dans mon avis sur le tome 4 publié il y a six ans... Je n'ai pas trouvé la série assez folle pour m'y remettre sérieusement et acheter la suite (et de toute façon, je n'ai plus du tout de place pour les BD 😖), mais le quatrième tome est loin d'être "fade"! La seule chose que je reproche à la série, aujourd'hui, c'est le perpétuel côté sexy de Maliki. Elle pourrait être kawaï et rose sans qu'on regarde autant ses seins...
Mes avis de 2019 sur les tomes 1 et 2, le tome 3 et le tome 4.
Éditeur: Ankama

Bon, et maintenant que tous mes billets sur les ouvrages de 2025 sont sortis, on va passer aux traditionnels bilans de fin d'année!! 🤩🤩 

mercredi 8 octobre 2025

Les BD du troisième trimestre 2025

Comme d'habitude, retour sur les lectures graphiques du trimestre, qui était placé sous le signe de la lecture jeunesse et des héroïnes intrépides.

Complots à Versailles. 1. À la cour du roi de Carbone et Giulia Adragna, d'après le roman d'Annie Jay (2019)

Une BD jeunesse très plaisante, avec des héroïnes intrépides, de belles robes et une cour pleine d'intrigues. Ça m'a rappelé beaucoup de bons souvenirs de À la poursuite d'Olympe d'Annie Jay, autrice du roman adapté ici (que je n'ai pas lu, lui).
Éditeur: Jungle

Les Héricornes. Tomes 1 à 3: L'appel de la déesse, La digne héritière de Mu et Le silence de Ketys de Kid Toussaint (scénario) et Veronica Alvarez (dessin et couleur) (2024 et 2025)

 

J'vous jure! Mon mec vend une BD sur des filles qui ont des licornes et il faut que je voie les supports de com en boutique pour l'apprendre!! Il ne me dit jamais rien!!
Eh bien, c'était une franche réussite. Univers de fantasy féérico-médiévalisante, jeunes filles très différentes en route pour le temple de la déesse, licornes magiques qui viennent aider leur héritière quand celle-ci les appelle, humour, mignonnerie, méchante sorcière qui manigance dans l'ombre. Trop chouette. Purée, j'aurais TELLEMENT adoré lire ça quand j'étais gamine.
L'histoire n'est pas finie. Vivement le tome 4.
Éditeur: Le Lombard

jeudi 10 juillet 2025

Les BD du deuxième trimestre 2025

Comme d'habitude, retour sur les lectures graphiques du trimestre!

Batman City of Madness de Christian Ward, traduit de l'anglais par Mathieu Auverdin (2024)

Sous la Gotham que nous connaissons s'étend une autre Gotham, la Gotham d'en bas. Entre les deux, un portail que la Cour des Hiboux garde soigneusement. Et puis, un jour, quelque chose traverse...
Cette réinterprétation lovecraftienne de Batman est très réussie. La fin laisse peut-être un peu à désirer, mais toute la mise en place prend son temps pour poser une ambiance et suggérer l'étrangeté de ce qui se passe. Et les visuels! Les visuels! L'usage de ces couleurs très vives, mais très nuancées, sur un fond noir, est magnifique. Juste pour ça, c'est probablement la lovecrafterie la plus réussie que j'aie croisée. Ajoutez-y pas mal de poses ultra cool et des Hiboux mystérieux à souhait et ça marche du tonnerre!
(Même s'il m'est d'avis que ces "Hiboux" sont plutôt des Chouettes, et que la première traduction vers le français a été faite sans que le comics d'origine ne permette de trancher de quels types de "owls" on parlait, mettant ensuite les traducteurs dans une situation délicate... 👀)
Éditeur: Urban Comics

Sous les arbres de Dav (2019-2022)

Quatre albums merveilleux dont je ne me lasserai jamais 🌼💐🌸⚽🍂❄️
Éditeur: Les Éditions de la Gouttière

Bootblack de Mikaël (2019 et 2020)


Après m'avoir fait découvrir Giant l'année dernière, Baroona m'a cette fois informée de l'existence de Bootblack, nouvelle plongée dans la New York de la première moitié du siècle, entre immigration et pauvreté. C'était absolument super. J'ai juste été un peu gênée par quelques allers-retours dans le temps, car un récit plus linéaire me convient mieux. Mais les dessins sont oufissimes et le propos me parle, bien que l'histoire soit plutôt tragique. Et on en parle, de ces couvertures? 🤩
Éditeur: Dargaud

Libres d'obéir de Johann Chapoutot (scénario) et Philippe Girard (dessin) (2025)

J'ai lu en avant-première cette bande dessinée qui paraîtra en août prochain, car mon copain est rentré absolument enthousiaste d'une présentation aux libraires. Il m'a parlé nazisme et management et, pendant dix minutes, j'ai cru qu'il était prêt pour me rejoindre dans la lecture du Monde Diplomatique. 😂😂 Moi, je n'ai pas trop aimé: j'ai trouvé que l'écriture était parfois difficile à lire et que certaines notions – ou plutôt certains liens entre notions – n'étaient pas convaincants ou pas clairs. En gros, l'auteur fait le lien entre certaines caractéristiques du nazisme et celles du management moderne à travers la figure de Reinhard Höhn, ancien nazi et fondateur d'une école de management auquel il a consacré un essai, ici adapté en BD. Le refus nazi de l'État traditionnel et de l'administration, au profit de la force des travailleurs unis par la race, serait semblable au refus des règles au profit d'employés libres d'adopter n'importe quel moyen pour atteindre leur objectif au bureau. En parallèle, on voit le quotidien d'une cadre dans une grande entreprise qui passe son temps à lui parler du bonheur au travail tout en la broyant dans la machine.
Éditeur: Casterman

dimanche 6 avril 2025

Les BD du premier trimestre 2025 😺😺😺

Comme d'habitude, retour sur les lectures graphiques du trimestre écoulé!

Plus que jamais, ce trimestre a été dédié aux chats. J'ai d'abord lu un manga avec un chat que j'ai reçu à Noël. Puis j'ai réorganisé une partie de ma bibliothèque et redécouvert pas mal de BD ou d'albums sur les chats, que je me suis empressée de relire.

Le Chat mène l'enquête de Noho (scénario et dessin), traduit du japonais par Pascale Simon (2023)

Un joli manga sur un gros chat blanc qui se balade à Los Angeles et y rencontre des gens – et parfois des chats. Une fois de plus pour une œuvre japonaise, on est sur le segment "tranches de vie". C'est fou. À la fin, il aide aussi deux détectives à résoudre une affaire, ce qui justifie le titre français; mais le titre d'origine, The Walking Cat (un titre anglais, oui), est plus proche de la vérité. Le chat est très dodu, il a souvent un petit air dédaigneux trop drôle et l'ensemble est plein de douceur, donc j'ai, bien entendu, beaucoup aimé.
Éditeur: Doki Doki

Crapule 1 et 2 de Jean-Luc Deglin (2017 et 2018)


Une BD adorable sur un petit chaton noir et l'humaine qui partage sa vie, entre incompréhensions, coups de griffes, coups de folie et amour. J'adore, mais parfois, quand Crapule a l'air triste, ça me donne pas mal envie de pleurer. J'avais déjà lu ces deux tomes, mais j'en avais oublié jusqu'à l'existence. La série s'arrête ici, il n'y a pas eu de nouveautés depuis.
Éditeur: Dupuis

Madame 1 à 4 de Nancy Peña (2015 à 2022)

Ici aussi, j'avais oublié jusqu'à l'existence de cette série, dont j'avais lu les deux premiers tomes: L'année du chat et Un temps de chien. Enchantée par ma relecture, je me suis procurée les deux qui sont sortis depuis: Grand reporter et Bébé à bord. Grand reporter est essentiellement un recueil de planches parues dans Le Monde, ce qui m'a fait revivre l'actualité de 2017 et 2018 (qui était bien pourrie, à tel point que ça m'a fait relativiser l'actualité actuelle) (eh ouais, Donald Trump était déjà là). Bébé à bord m'a moins emballée, vu qu'il y a un bébé (humain) qui entre en scène (si seulement ç'avait été un bébé chat!!), mais je me marre bien avec les mimiques de Madame, cette petite chatte si mignonne et déterminée. À noter que, dans cette série, Madame communique sans difficulté avec son humaine par la parole, ce qui n'est pas le cas dans les autres ouvrages du mois.
Éditeur: La Boîte à Bulles

Chat-Bouboule de Nathalie Jomard (2015 à 2021) 

Cette série-là, je ne l'avais pas oubliée! De tous les chats que j'ai rencontrés en images, Bouboule est probablement celui qui me fait le plus pisser de rire avec Garfield. Son ventre proéminent et ses mimiques m'éclatent démesurément. Dans le tome 3, son emploi du temps, qui contient pratiquement chaque jour le combo "miauler pour sortir" et "miauler pour rentrer", me plie en deux; les planches "et si l'histoire avait eu un chat sur les genoux", genre Jeanne d'Arc qui ne peut pas se lever pour aller bouter les Anglais hors de France, sont excellentes. J'avais déjà lu les tomes 1 à 4 (Chroniques d'un prédateur de salon, La nuit tous les chats sont gros, Intermittent de la sieste et Fat and furious) (ces titres 🤣🤣🤣) et je me suis procurée le tome 5 (À gras raccourci) (putain j'en peux plus 🤣🤣🤣🤣). Le seul truc qui me laisse perplexe dans cette série, c'est le nombre de blagues sur la litière et les crottes puantes. Peut-être que mes chats ont une activité intestinale moins intense que Bouboule. 👀
Éditeur: Michel Lafon

Et ce qui est beau avec cette réorganisation de bibliothèques, c'est que j'ai pu faire un petit coin 100% chats. Il y a d'autres chats ailleurs, bien sûr, mais, ici, il n'y a qu'eux! 💪💪

lundi 13 janvier 2025

Les BD du quatrième trimestre 2024 🐢

Comme d'habitude, retour sur les lectures graphiques des trois derniers mois! Un grand merci à Nadège pour m'avoir fourni de la lecture! 😊😊😊

The Witcher. Tome 1: Un grain de vérité de Jacek Rembis et Travis Currit (scénario, d'après la nouvelle originale de Andrzej Sapkowski), Jonas Scharf (dessin), José Villarrubia (couleurs) et Kai Carpenter (dessin de couverture), traduit de l'anglais par Nadège Gayon-Debonnet (d'après la traduction du polonais de Laurence Dyèvre) (2022)

Le premier tome de l'adaptation en comics du Sorceleur m'a un peu fait retomber dans l'hystérie qui a accompagné pour moi la série – alors même que je n'ai pas vraiment compris la fin, lol. Il faut tellement que je lise ces bouquins un jour. J'aurais tellement aimé écrire ça, moi. Bouhouhouh.
Éditeur: Hi Comics

Teenage Mutant Ninja Turtles Reborn. Tome 1: Renaissance et tome 2: La Vie après la mort de Sophie Campbell (scénario et dessin), Nelson Daniel et Jodi Nishijima (dessin), et Kevin Eastman et Tom Waltz (récit), traduit de l'anglais par Nadège Gayon-Debonnet (2023)

Alors là, je me suis régalée avec cette nouvelle version des Tortues Ninja. J'ai eu un peu de mal à me situer au début du tome 1 car je n'ai jamais lu les comics, mais il y a un effort pour fournir au lecteur le minimum vital du contexte et je me suis vite habituée. Un quartier entier de New York, coupé du reste de la ville, abrite des centaines de mutants qui doivent réorganiser leur vie en parias. Splinter est mort et les quatre frères sont à la dérive. Ce contexte difficile, voire franchement crève-cœur pour les tortues, est allié à un dessin mignon qui m'a fait craquer. Il faut que je retienne le nom de Sophie Campbell pour ce scénario plein de sujets riches et ce dessin à tomber. Le deuxième tome m'a un peu moins plu, car Sophie Campbell n'est plus au dessin, mais Nelson Daniel et Jodi Nishijima lui sont restés assez fidèles, heureusement pour moi. Entraide et tolérance sont au cœur des ces histoires avec plein de nouveaux personnages féminins et des animaux très variés (il y a même un pigeon 🥰), ce que j'ai beaucoup apprécié. Un régal!
Éditeur: Hi Comics

Teenage Mutant Ninja Turtles - The Last Ronin - Lost Years de  Kevin Eastman et Tom Waltz (scénario et dessin), SL Gallant et Ben Bishop (dessin), traduit de l'anglais par Nadège Gayon-Debonnet (2024)

J'ai beaucoup moins apprécié ce comics. D'une part, il prend lui aussi les évènements en cours de route, étant donné qu'il suit directement The Last Ronin, que je n'ai pas lu; et malgré qu'il y ait des rappels pour situer le lecteur, j'ai eu moins de facilités à me placer dans l'univers que dans celui de Reborn. D'autre part, les histoires sont tout simplement moins intéressantes: la partie sur la fille d'April O'Neil et quatre jeunes tortues est sympathique, mais n'avance pas vraiment; la partie sur Michelangelo est assez frustrante car il cumule les revers et l'on a l'impression d'un scénario qui se traîne. Enfin, je n'ai pas aimé les dessins...
Éditeur: Hi Comics