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lundi 10 août 2020

[TAG] Les incontournables (récents) en SFFF

Pour dépoussiérer un peu les recommandations de lecture en imaginaire, notre chère Vert nationale a lancé un sympathique tag sur les incontournables récents en SFFF et a proposé aux lecteurs de recenser entre cinq et dix livres qu'ils considèrent comme incontournables, mais publiés après l'an 2000.

Après l'an 2000. Ah, ah. Pour moi qui lit essentiellement des vieilleries, l'exercice n'est pas du tout simple. 🙃

Remarque préliminaire: Cette liste ne contient pas de Robert Charles Wilson mais n'est pas nulle pour autant. 😁🐶

La Tour sombre de Stephen King (1982-2004)

Bon, techniquement, cette série a été publiée pour moitié avant l'an 2000 et pour moitié après, mais les romans parus après l'an 2000 comptabilisent plus de mots (725 127 contre 609 504), alors j'estime que ça compte. 🤪 J'espère ne pas recevoir de tomate pourrie de la part de l'organisatrice, ah, ah. Enfin de toute manière je ne faisais pas ce tag si je ne pouvais pas mettre la Tour sombre dedans. Si vous devez lire un seul livre dans votre vie, lisez le Seigneur des anneaux. Mais si vous pouvez en lire d'autres après, lisez la Tour Sombre. Mes avis ici.

La trilogie de Troie de David Gemmell et Stella Gemmell (2005, 2006 et 2007)

Oui, oui, je compte cette trilogie dans l'imaginaire. Je ne sais même plus s'il y a de la magie, mais c'est Gemmell qui l'a écrite, bon sang. Les amateurs de classement y voient probablement de la fantasy historique. Une belle épopée épique et guerrière, avec certains des défauts habituels de Gemmell, mais bien au-dessus de la plupart des romans Drenaï. Très franchement, la guerre de Troie était faite pour Gemmell et Gemmell était fait pour la guerre de Troie, et leur rencontre est merveilleuse. Mes avis ici, ici et ici.

Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski (2009)

Un récit enlevé, une aventure impossible à lâcher et une rédaction hors du commun. Ce livre est une réussite. Mon avis ici.

The Paper Menagerie and Other Stories de Ken Liu (2016)

Un beau recueil qui contient deux textes d'exception: "The Paper Menagerie", dans le registre déchirant, et "The Man Who Ended History", dans le registre révoltant. Mon avis ici.

Harry Potter de J. K. Rowling (1997-2005)

Eh oui, les aventures du petit sorcier à lunettes méritent carrément le détour, quel que soit votre âge. Mes avis ici.

La Horde du contrevent d'Alain Damasio (2004)

J'ai beau ne pas apprécier l'auteur et n'avoir pas vraiment aimé ce livre, la Horde est un livre d'exception, qu'il faut lire juste pour savoir qu'il existe et qu'un tel usage de la langue est possible.

Cloud Atlas de David Mitchell (2004)

Un très beau livre réunissant des destins divers sur plusieurs époques. Mon avis ici.

Et voilà, en mettant ses méninges au travail on peut trouver de l'incontournable récent même quand on lit très peu de nouveautés, ce qui est très chouette. Néanmoins, je retourne immédiatement lire... une vieillerie. 😁

dimanche 13 août 2017

Trio de Faeries

Début juillet, je découvrais la librairie Scylla à Paris, une boutique microscopique entièrement consacrée aux littératures de l'imaginaire, et repartais avec trois numéros de Faeries, une ancienne revue consacrée à la fantasy.

D'une manière générale, je trouve cette revue très agréable. Les rédacteurs ne se prennent pas excessivement au sérieux, les dossiers sont intéressants et complets, les chroniqueurs savent valoriser les livres, CD et BD qu'ils ont aimés et critiquer ceux qu'ils n'ont pas aimés sans pour autant les enfoncer, et il y a même une certaine parité puisque beaucoup d'articles sont signés par des femmes (je n'ai pas compté précisément, mais ça m'a vraiment sauté aux yeux par rapport à Bifrost où la femme est une créature aussi rare que la licorne). En plus, la fantasy déchaîne l'imagination, c'est extrêmement agréable! Dommage que la revue n'existe plus... 😕

En ce qui concerne les faiblesses, je soulignerai les nombreuses fautes d'orthographe qui parsèment les articles, quelques erreurs de traduction qui se glissent dans les nouvelles traduites de l'anglais et – hélas! – la qualité globalement limitée des nouvelles publiées, qui ne sont guère marquantes.

Enfin, une dernière précision purement émotionnelle: j'adore lire ces vieux numéros qui ont au moins dix ans et voir quelles étaient les sorties de l'époque! 💖💖


Faeries n°5 spécial Robert E. Howard (automne 2001)
Un numéro sur Howard, forcément, je ne pouvais pas passer à côté. C'était très intéressant et ça m'a donné envie de relire du Howard (mais quaaaand? j'ai pas le teeeeeemps!!), tout comme l'avait déjà fait le Bifrost qui lui était consacré il y a quelques mois (voir ici).
J'ai plutôt apprécié les six nouvelles proposées, même si leur souvenir n'est pas impérissable (j'ai dû feuilleter plusieurs pages de certaines pour me souvenir de quoi elles parlaient). J'en retiens surtout La grande faucheuse débarque de Ken Rand, une histoire du Lucky Nickel, un saloon où traînent de drôles de personnages, qui m'a fait rire comme une autre histoire du même auteur déjà lue dans un autre numéro de Faeries, et Les magiciens de la finance de Laura Resnick qui mélange, comme son nom l'indique, magie et finance (voire crash boursier ^^).
Côté chroniques, sachez que Pygmalion sortait La citadelle des ombres de Robin Hobb et qu'André-François Ruaud publiait Cartographie du merveilleux. 😃

Faeries n°11 spécial David Gemmell (été 2003)
Un numéro sur Gemmell, forcément, je ne pouvais pas passer à côté! Le dossier était très intéressant et proposait un éclairage assez complet sur la vie et l’œuvre de Gemmell, sans se limiter au côté "brut de décoffrage" de ses récits. La trilogie de Troie, pas encore publiée à l'époque, n'était bien sûr pas présente.
Aucune nouvelle ne m'a réellement plu même si les trois premières avaient des éléments intéressants.
Côté chroniques, on causait entre autres du Prophète blanc de Robin Hobb et de Coraline de Neil Gaiman.

Faeries n°20 spécial légende arthurienne (hiver 2006)
Un dossier un peu moins convaincant cette fois: j'ai trouvé certains paragraphes un peu confus. C'était toutefois super intéressant et bien sûr j'ai été prise d'une furieuse envie de liiiiiiiiire vu le nombre d’œuvres qui reprennent de près ou de loin les figures d'Arthur et compagnie.
Aucune nouvelle ne m'a réellement plu, sauf peut-être Le Scorpion qui rêve de Gaël-Pierre Covell qui mettait en scène des dieux intéressants. Je me note toutefois que l'une d'entre elles, L'Oiseau écarlate de Douglas Smith, a été traduite par Olivier Gay.
Côté chroniques, on revenait notamment sur la parution du Que sais-je? consacré à  la fantasy, des Ancêtres d'Avalon de Diana L. Paxson (qui a repris les notes de Marion Zimmer Bradley après sa mort), du deuxième tome d'Artemis Fowl et de Harry Potter and The Half-Blood Prince. 😃

mercredi 28 décembre 2016

Des revues de l'imaginaire!


Plusieurs revues liées aux littératures de l'imaginaire ont croisé mon chemin ces dernières semaines. Voici de rapides chroniques de chaque numéro, présentés dans l'ordre dans lequel je les ai terminés (plus ou  moins, en fait je ne suis plus très sure!). Les photos ne sont pas bien terribles, la Reloue ayant saboté la séance photo. 😼 Et là le billet passe en ligne dans 20 minutes, je n'ai pas le temps d'en refaire...

Galaxies n°35 (printemps 2015?)


Première rencontre avec cette revue très connue. J'ai commandé ce numéro que je n'ai pas pu acheter aux Rencontres de l'imaginaire de Sèvres. (Je l'avais commandé chez mon libraire au moment de sa sortie, mais on avait annulé la commande après des semaines d'attente...)
Je n'ai pas tellement aimé le ton de Jean-Pierre Andrevon, responsable de la plupart des contenus de ce numéro. Le dossier SF et dinosaures était très touffu et intéressant, j'ai noté pas mal de références, mais j'ai trouvé dommage qu'il n'y ait pas d'analyse du thème. C'est plutôt l'histoire du dinosaure en SF. (Et comme toute histoire de dinosaures est de la SF, ça revient à faire l'historique du dinosaure en littérature et au cinéma.) Quant aux hommages à Wolinski, je les ai trouvés d'une grande banalité et platitude, presque bien-pensants (le comble!), comme sensiblement tout ce que j'ai pu lire sur Charlie Hebdo de toute façon...
J'ai par contre été très positivement surprise par le niveau des textes proposés. Ce n'est pas forcément inoubliable, mais c'est efficace sur le coup et bien rédigé.

Bifrost n°84 (automne 2016)


Un numéro acheté aux Rencontres de l'imaginaire de Sèvres! 💞 J'étais obligée, il était sur Howard...
Cette lecture m'a un peu réconciliée avec Bifrost, que j'avais trouvé horriblement condescendant lors de mes lectures précédentes (numéros sur Lovecraft et Tolkien). Bon, toute la bande se prend très au sérieux (la palme revient au paragraphe sur "l'indifférentisme cosmique", le "matérialisme mécaniste" et "l'anthropocentrisme existentialiste"... LOL), c'est sûr, mais leurs recherches sont complètes et c'est très bien rédigé, la revue est très agréable à lire.
J'ai été, en revanche, un peu déçue par les textes proposés; ce serait très bien dans une revue pour apprentis écrivains, mais c'est un peu terne pour une revue qui paraît aussi professionnelle. Même le texte de Howard était très en-dessous de ce que j'ai pu lire de lui.
Le dossier sur Howard était pas mal et m'a donné envie de le relire et de lire ses oeuvres que je ne connais pas. Il a vraiment écrit des choses très différentes. Dommage tout de même que les articles ne parlent pas vraiment de sa plume si efficace, juste du contenu de ses textes et de sa vie perso... Et j'ai bien cru qu'ils allaient faire tout le numéro sans un mot pour Red Sonja, mais OUF elle a été citée juste avant la fin. Excusez la paranoïa, mais les femmes ne courent pas les rues chez Bifrost...

Faeries n°2 (automne 2000)


Un vieux numéro acheté dans une bouquinnerie lyonnaise absolument géniale parce qu'il parlait de Peter S. Beagle, l'auteur de La dernière licorne. Le dossier préparé par André-François Ruaud était super intéressant, j'ai noté plein de titres à lire!
Les textes ne m'ont pas marquée. C'était plaisant sur le coup, je crois, mais je n'en garde aucun souvenir. Ça m'inquiète un peu car j'ai l'impression que la fantasy ne me fait plus rêver... 😞
Il faut dire, en revanche, qu'à niveau rédactionnel égal – ces textes n'étaient pas forcément mieux travaillés que ceux des autres revues – la fantasy passe mieux, tout simplement parce qu'elle ne se prend pas autant au sérieux que la SF. Car les auteurs de SF, surtout amateurs, ont une très haute opinion d'eux-mêmes et de leur art et ça se sent... Ce qui ne me donne aucune envie de leur passer leurs tics et lourdeurs d'écrivain-qui-se-prend-trop-au-sérieux.

Bifrost hors-série La science-fiction en bande dessinée (été 2016)

 L'ombre de la Reloue plane sur Bifrost...

Un numéro offert par Vert qui l'a eu à Sèvres alors qu'elle l'avait déjà!! 💖
Numéro très intéressant qui donne envie de lire des tonnes de BD!! Et ça tombe bien mon mec en a plein!! Y'a plus qu'à...
Par contre, j'ai relevé plein de fautes dans ce volume, rien à voir avec l'orthographe et la typo irréprochables du Bifrost sur Howard!

Galaxies Lunatique n°87 Spécial Italie (2013? 2014?)


Un numéro commandé en rab quand j'ai commandé le numéro SF & dinosaures, parce que j'étais de bonne humeur et avais envie de lire pluuuuuus suite aux Rencontres de l'Imaginaire. Et puis parce que l'Italie quoi. Malheureusement, c'était nettement en-deça des autres revues. Aucun texte ne m'a vraiment plu, je crois, (ou alors j'ai déjà oublié! ^^) et le dossier sur la fantascienza n'était pas mirobolant. Je pense que je ne relirai Galaxies que si le dossier m'intéresse vraiment énormément.

Et voilà! Mon temps de lecture étant limité, j'ai lu encore moins de livres que d'habitude ces dernières semaines, mais c'était sympa de mettre le nez dans les revues de genre. Je regrette quand même un peu que Faeries n'existe plus d'ailleurs...

dimanche 7 avril 2013

Salon du Livre 2013

Dimanche 24 mars, passage au Salon du Livre avec D.I., amie et consœur. Une visite bien mieux organisée que celle de l'année dernière, même si je n'ai pas réussi à me motiver à monter sur Paris dès le samedi pour rencontrer ma dernière idole en date, Amélie Nothomb.

Beaucoup de monde, beaucoup d'écrivains et beaucoup de choses à voir (l'expo sur les 20 ans de Titeuf, notamment, était très sympa).

Avec la chance de mon côté, je repars avec pas moins de quatre dédicaces. Un chiffre impressionnant pour quelqu'un qui n'avait jamais fait signer un livre jusqu'à l'année dernière.

Première étape: Michel Robert. Toujours l'écrivain, pas le cavalier. Cette année, même si j'ai progressivement perdu mes moyens psychologiques et langagiers au fur et à mesure que mon tour approchait, je n'ai pas bégayé comme l'année dernière et il a mieux semblé me comprendre.

Livre: Balafrée.

Après le déjeuner, c'est au tour de Luis Sepulveda. Je vous ai déjà dit que je trouve ses livres merveilleux. Et devinez quoi?! Je lui ai dit: Sus libros son maravillosos y Zorbas es mi heroe! Mes cours d'espagnol portent leurs fruits!

Le monsieur dédicace cependant un peu à la chaîne. La chose m'a fait de la peine car elle ne correspond guère au message très simple et très humain de ses livres...

Livre: Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler
(en espagnol, bien sûr).

Au passage, nous établissons que Grand Corps Malade va bientôt dédicacer juste à côté. Un détour chez Lommsek, qui me dédicace Qocha avec un petit clin d'oeil à une ligne de train que nous partageons... (Il en faut du temps pour dédicacer quand on est auteur de BD! ^^)


...Et retour en arrière le temps que D.I. interagisse avec Grand Corps Malade, qui a l'air très sympa!

(Non, ce n'est pas elle de dos.)

Puis un petit passage chez Olivier Gay, qui n'est pas au courant qu'il dédicace au Virgin de ma ville le mois prochain (dans son enthousiasme pour son œuvre, le personnel dudit Virgin a-t-il déliré?). Vivement que ses livres sortent en poche, que je puisse me les acheter, car il est très sympa (lui aussi).

Livre: Les talons hauts rapprochent les filles du ciel.
 
Et pour finir, deux hors-série du Monde pour le prix d'un. Vivement qu'ils s'intéressent à Zola. :)


Le clin d'oeil de la fin: Cette année aussi, j'ai rencontré Superman. Mais sans Superwoman cette fois-ci.


Vivement l'année prochaine pour participer (enfin!) aux Rencontres de la Traduction que j'ai loupées cette année pour raisons professionnelles... Et d'ici là, lisons, lisons, lisons!

samedi 18 août 2012

Des écrivains chez les écrivains

Il y a une chose qui me fait toujours chaud au cœur lorsque je lis un livre: découvrir une référence ou un clin d’œil à un autre écrivain que je connais et apprécie.

Par exemple, retrouver chez Carlos Ruiz Zafón, l'auteur espagnol de L'Ombre du vent, le nom d'Emilio Salgari, un écrivain italien qui n'est guère connu en France, a éclairé une de mes journées d'avril 2011.

Si la stérilité affectivo-intellectuelle qui caractérise ma triste existence depuis plusieurs années a réduit en poussière mes modestes ambitions écrituresques, je crois que j'aime, le temps d'un paragraphe, voir que mes écrivains préférés et moi, à défaut de faire le même travail, sommes au moins tous lecteurs.

Quelle n'a donc pas été mon émotion, hier soir, en lisant le prologue de Hotline de Luis Sepúlveda et en y trouvant un bel hommage à Alexandre Dumas ainsi que la phrase suivante: "... y en Chile, país lampedusiano, todo cambió para que todo siguiera igual", soit "...et au Chili, pays lampedusien, tout a changé pour que tout reste pareil" [traduction improvisée par moi-même. Il serait intéressant de voir ce qu'a choisi Jeanne Peyras, qui a réalisé la traduction française de ce livre pour les éditions Métailié], un renvoi à la "morale" triste et désabusée du Guépard de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, un grand classique de la littérature italienne.

Merci, monsieur Sepúlveda (pour ce passage mais aussi pour vos merveilleux livres, bien sûr).

lundi 21 mai 2012

Considérations bouquinesques florentines

À chaque fois que je rentre à Florence, je suis étonnée de constater avec quelle facilité on trouve des livres en langue étrangère dans cette ville. N'importe quelle librairie propose au moins un petit rayon en anglais, français, espagnol et allemand. Et les rayons en italien proposent bien plus de livres traduits du français qu'il ne sort de livres italiens en France... De quoi contredire le cliché selon lequel les Italiens ne connaissent pas d'autre langue que la leur et ne sont pas ouverts sur le monde.

Maintenant que The Book Depository livre gratuitement dans le monde entier et que je hante Gibert à la recherche de livres d'occasion dans mes langues de lecture, il n'est plus tellement intéressant pour moi d'acheter mes livres dans les libraires florentines; mais je vais toujours y flâner quelques temps pour voir ce qu'il se trame dans le monde de l'édition italienne.

 Ha! Il est là-bas aussi, lui.

 Ha! Lui aussi... En masse, qui plus est.

La suite de L'Ombre du Vent et du Jeu de l'ange est déjà sortie.

Noter la catégorie dans laquelle est classée cette Fille de papier.

Surprise surprise! Je ne m'y attendais pas du tout à celui-là. C'est cool.

vendredi 23 mars 2012

Salon du Livre 2012

Cette année, je suis allée pour la première fois au Salon du Livre de Paris. J'ai en effet pu avoir un pass grâce à mon organisation professionnelle.


Je suis passée seule le vendredi matin, dans l'espoir d'échapper à la foule, puis je suis revenue le samedi après-midi avec Anne Quent.

D'une manière générale, j'ai trouvé qu'il y a bien trop de monde pour profiter pleinement des livres proposés. Et, de toute manière, à moins de s'y rendre avec un budget extrêmement élevé, je ne vois pas comment on peut ressortir de là sans être extrêmement frustré par l'impossibilité d'acheter TOUS les livres du Salon...

Par contre, c'est une bonne occasion de découvrir de nouvelles maisons d'édition et de redécouvrir qui appartient à qui (par exemple, les livres de la collection Bouquins appartiennent à Robert-Laffont). Et puis on entrevoit des auteurs, ce qui est toujours sympathique.

L'exposition sur DC Comics était assez risible, puisqu'elle consistait en une dizaine d'affiches. Intéressant, et sûrement passionnant pour les fans, mais le terme "exposition" m'a semblé décidément injustifié.

Hum! Baiser passionné entre Superman et Wonderwoman.
J'ignorais l'existence d'une romance entre ces deux personnages.
 
Dans un moment de lucidité dont j'ai été très fière,
j'ai su qui avait dessiné cette couverture de Batman.
Quand on pense à Johnson le Homard,
il ne peut s'agir que de Mike Mignola.

Vendredi matin, Philippe Delerm tenait une petite conférence sur La langue française de Molière aux SMS. Je ne suis pas restée longtemps, mais c'était intéressant et j'ai appris un détail amusant sur Du côté de chez Swann de Proust.
 

Samedi après-midi, les éditions Albin Michel ont provoqué un gros embouteillage au centre du Salon, Schmitt, Signol et Pancol dédicaçant au même endroit à la même heure. (Il ne manquait que Nothomb, je crois, pour provoquer une vague d'hystérie collective.) Avec des auteurs de cette envergure du point de vue des vente, cette maison d'édition doit extrêmement bien se porter!

 Eric-Emmanuel Schmitt est aussi bronzé dans la vraie vie qu'en photo!

Quant à Katherine Pancol, elle a l'air aussi gentille en vrai qu'en photo.

Vue la longueur de la queue, ils ont dû dédicacer extrêmement longtemps: respect.

De mon côté, je suis allée faire la queue pour acheter un bouquin de Michel Robert (l'écrivain, pas le cavalier) et le lui faire signer. Discussions sympathiques avec la fille devant moi et le garçon derrière moi. Puis, prise de panique et d'émotion, j'ai déblatéré d'absurdes absurdités devant l'auteur, qui a néanmoins mis un mot sympathique dans mon exemplaire de L'Ange du Chaos. J'ose espérer qu'il a désormais l'habitude de rencontrer des gens un peu débiles pendant ses dédicaces. Pourtant, j'aurais aimé expliquer clairement pourquoi je trouve qu'il a un don pour nommer les choses et les peuples... Enfin, je possède désormais pour la première fois un livre dédicacé, ce n'est pas rien.


[Note pour plus tard: Prendre des calmants avant de me rendre à la dédicace d'un de mes auteurs favoris, car je risque de m'évanouir devant Anne Rice si je me mets dans un état pareil pour Michel Robert...]

Anne Quent est repartie avec un manga, et moi avec des hors-séries du Monde sur Freud, Nietzsche, Camus et Hugo, de quoi compenser un peu la frustration de ne pas avoir acheté tout ce qui me faisait de l’œil.

mardi 30 août 2011

20 Celebrities with Stunning Home Libraries

Un petit reportage indispensable pour tous les amateurs de bouquins: Accredited Online Colleges nous emmène jeter un coup d’œil dans 20 bibliothèques à tomber.

J'aime tout particulièrement celles de Woody Allen, Keith Richards, Ralph Lauren et Nigella Lawson, ainsi, bien sûr, que celle de William Randolph Hearst, le rêve devenu réalité. Étonnant, cependant, qu'ils n'aient pas pensé à citer la célèbre bibliothèque de Neil Gaiman...

Le chiffre de 60 000 volumes dans la bibliothèque de Karl Lagerfield me laisse toutefois rêveuse: en supposant qu'un individu lise un livre par jour pendant cent ans (ce qui me semble un rythme et une espérance de vie bien optimistes), il n'aura lu "que" 36 500 livres à la fin de sa vie...

samedi 23 juillet 2011

Livres pour l'été - La liste de Rue89

Rue89 propose une sélection de livres pour l'été un peu spéciale.

Voici en effet les livres à lire si:

-vous êtes fâché avec la littérature française;
-vous voulez buter un collègue, un voisin ou un parent;
-vous partez avec votre mère qui vient de se faire larguer;
-votre amant/maitresse part un mois à l'autre bout du monde avec sa jolie famille;
-vous vous êtes promis de lire des classiques;
-vous n'aimez pas les listes de livres pour l'été;
-vous partez dans un pays en révolution;
-vous partez avec un ami radin;
-vous ne partez pas.

Alors, foncez dévaliser la librairie la plus proche!

dimanche 12 juin 2011

Nouveaux arrivages

Une visite à la brocante et la pile à lire reprend du poil de la bête.


Sur la pile de droite, deux achats inspirés par une amie du lycée (qui se reconnaîtra sûrement) et un gros clin d’œil à l'Homme (c'est la dernière chance que je lui donne...!).

Le tout pour l'astronomique somme de... 20 euros. :)

vendredi 13 mai 2011

Achats récents

Après une ballade dans un marché aux livres et une visite au Virgin subventionnée par l'Homme (♥♥merci♥♥), ma pile à lire a retrouvé une certaine épaisseur*.


Vingt ans après, Wuthering Heights et La Quête du Graal sont là depuis l'été dernier: je ne me suis toujours pas motivée pour les lire. Les autres livres sont arrivés au cours des deux ou trois dernières semaines. Notez que je me la joue fourbe maline et que j'ai choisi des livres courts, histoire d'avoir l'impression que j'avance...

El Zorro est en cours; j'ai enfin atteint la page 100, trois semaines après l'avoir emprunté à la bibli. Il faut décidément que je change de méthode pour lire l'espagnol, car l'idée de lire quelques dizaines de pages d'espagnol par jour tout en lisant d'autres livres (dans d'autres langues) à mon rythme habituel est totalement inefficace. Je lis très lentement dans cette langue et j'ai donc tendance à laisser le livre en espagnol de côté pendant des jours; puis, quand je me motive, je lis dix pages et le laisse de nouveau de côté... C'est la raison pour laquelle il m'a fallu trois semaines pour venir à bout de L'Ombre du Vent. Désormais, j'intercalerai donc le livre en espagnol entre deux autres livres, comme une lecture normale. Morale de l'histoire: je ne touche pas à Breakfast at Tiphany's tant que je n'ai pas fini Zorro....

Ceci étant dit, devinez quel est le grand défaut de cette pile ? Il n'y a pas d'italien...

*Je ne prétends aucunement que ma pile à lire est grosse; la blogosphère regorge de PAL composées de dizaines voire de centaines de bouquins. Or, moi, ça m'angoisse d'avoir beaucoup de livres en attente car j'ai la sensation d'être en retard (mais pour quoi donc?)... Donc, pas d'achats s'il y a du peuple en attente sur la table basse!