lundi 19 octobre 2026

Babel (2022)

Fin août et début septembre, j'ai enfin sorti de ma pile à lire une brique qui y attendait depuis quasiment deux ans: Babel de Rebecca F. Kuang! Sept cent soixante pages au grand format dans sa traduction française, assurée par Michel Pagel pour De Saxus!


Couverture de Nico Delort.

Je fais partie des lecteurs qui sont entrés dans ce roman sans aucune difficulté. La version française est parfaitement fluide, y compris dans la description de questions d'étymologie et de traduction qui ont une importance capitale et qui reposent en grande partie sur l'anglais. Je ne peux pas juger la plume de Rebecca F. Kuang, que je n'ai pas lue, mais la version Michel Pagel est excellente.

L'histoire est tout aussi prenante: un jeune orphelin chinois, rebaptisé Robin, est ramené en Angleterre par un riche professeur d'Oxford, qui le destine à de brillantes études à l'Institut royal de traduction.

Là, déjà, il y a quelque chose que j'ai trouvé très plaisant: dans cette Angleterre imaginaire des années 1830, être traducteur est un véritable accomplissement, et l'Institut de traduction, ultraprestigieux et ultrariche, est la perle des collèges d'Oxford. En effet, c'est sur la traduction, ainsi que sur l'étymologie, que repose un système de magie appelé l'argentogravure, qui assure une très grande partie de la prospérité économique, commerciale et militaire de l'Angleterre et de son empire.

Robin entre donc à l'Institut, où il se lie d'amitié avec trois autres étudiants de première année et découvre sa merveilleuse école, la fameuse Babel du titre. Et puis, bien sûr, quand il voit de parfaits inconnus VOLER des objets dans Babel, que croyez-vous qu'il fait? Qu'il les dénonce? Qu'il passe son chemin? Mais non! Il les aide! Comme dans tout bon roman jeunesse ou young adult qui se respecte, disons. 😂😂😂😂

Ce ressort scénaristique un peu absurde, dont dépend toute la suite du roman, m'a davantage amusée que dérangée, et j'ai passé un super moment à lire tout ça. J'ai adoré l'ambiance d'Oxford, le côté école de magie, les réflexions sur le sens de tas de mots anglais et chinois, bref cet univers très original et très bien foutu.

Bien sûr, tout n'est pas rose dans la glorieuse Angleterre, et Robin se rend progressivement compte que l'argentogravure ne sert pas que de nobles objectifs, ni même des objectifs neutres.

Ce qui a terni ma lecture, c'est, comme je le craignais après avoir lu des chroniques passées, le contenu politique répétitif et bien peu nuancé. Les aventures de Robin le mènent à prendre conscience de l'horrible colonialisme et l'affreux racisme ambiant de l'Angleterre de son époque, et l'autrice force le trait au cas où on ne comprendrait pas bien juste en voyant le quotidien de son protagoniste métis et des amis non blancs de celui-ci: il faut aussi que tous les blancs soient des racistes finis et qu'elle ajoute des notes de bas de page plus académiques pour bien expliquer que l'empire britannique a fait telle crasse à tel pays non européen et que tel connard était blanc.

[Divulgâcheur] Dans ces conditions, je n'ai pas eu beaucoup de mal à deviner qui allait trahir qui. 👀👀👀

L'autre point qui m'a gênée, c'est, après un retournement de situation absolument GIGANTESQUE qui m'a laissée bouche bée, l'absence de conséquences directes dudit retournement de situation. Certes, les personnages prennent des mesures pour se protéger, hein, mais quand même, il ne se passe RIEN, et ça ne tient pas debout. À partir de là, en outre, l'action s'accélère, il y a plusieurs autres rebondissements qui m'ont moins intéressée, et Robin se radicalise d'une manière que je ne partage pas, jusqu'à la conclusion du roman qui met plutôt en avant un type de réponse que je ne partage pas non plus – même s'il faut dire que l'autrice amène ses personnages à se poser des tas de questions avant de choisir l'une ou l'autre solution. C'est d'ailleurs assez rigolo: autant le propos anticolonialiste est tout noir tout blanc, autant les personnages envisagent des manières variées (et nuancées) de combattre ledit colonialisme.

Pour vous donner un indice, le titre complet du roman est: Babel, ou la nécessité de la violence.

Dernier point qui m'a saoulée, bien que ce ne soit qu'un détail: le dernier chapitre laisse deviner un élément très important qui pourrait entraîner une suite et qui m'a semblé grotesque. Mais, après tout, [divulgâcheur] il ne faudrait pas s'étonner que l'autrice fasse du père de Robin un connard qui sème des enfants partout sur son chemin, vu qu'il est blanc! [fin du divulgâcheur]

Malgré ces trois critiques, je vous recommande absolument Babel pour cet univers si particulier et original, pour ses étudiants attachants dans une ambiance anglaise comme on l'aime, et bien sûr pour ses réflexions si passionnantes et si riches – mais toujours parfaitement fluides – sur le sens des mots et la traduction. Quant aux trois critiques que j'ai soulevées, il n'y a que la deuxième et la troisième qui ont réellement terni mon expérience de lecture: le propos anticolonialiste est certes lourdingue, mais il est LE propos du roman et le ressort majeur de l'évolution de Robin, et j'aurais crié au chef-d'œuvre si je n'avais eu que ça à critiquer. Les prix Nebula et Locus étaient bien mérités!

Allez donc voir ailleurs si cette Babel y est!
L'avis de Baroona
L'avis de Vert
L'avis de Zoé prend la plume

mercredi 14 octobre 2026

Les Dames à la licorne (1974)

Après Ravage, gros coup de tonnerre dans le ciel sans nuages de mon année 2024, j'ai poursuivi ma découverte de René Barjavel avec La Nuit des temps et Le Voyageur imprudent, deux romans moins marquants mais néanmoins très solides. Idéalement, j'aurais continué avec L'Enchanteur, mais mes recherches en bouquinerie et en boîtes à livres ne m'ont pas permis de me le procurer; tandis que je suis tombée, je ne sais plus où, sur Les Dames à la Licorne, que Barjavel a écrit à quatre mains avec Olenka de Veer.

Petite anecdote: dans cette édition des Presses de la Cité, la toute première page a été arrachée. Que contenait-elle? Pourquoi a-t-elle été arrachée et par qui? Nous ne le saurons jamais. La page suivante, quant à elle, comporte, sous le titre, la dédicace des deux auteurs au feutre bleu.

Eh bien, mes amis, quel bonheur d'être tombée sur ce roman. J'ai adoré.

L'histoire s'étale sur quasiment un millénaire, de 929 aux années 1890, mais se concentre surtout sur cette dernière période.

"Foulques, premier comte d'Anjou, dit d'abord le Roux, puis le Plante-Genest, rencontra la licorne le deuxième vendredi de juin de l'année 929..."
C'est ainsi que s'ouvre le roman, dans un monde médiéval teinté d'une magie légère et discrète absolument merveilleuse – "merveilleuse" aux deux sens du terme, qui fait rêver et qui relève du merveilleux, le genre! Un monde dans lequel une licorne peut tomber amoureuse d'un humain et où un humain peut, s'il n'y prête pas attention, croire qu'il passe simplement à côté d'un buisson d'aubépine d'un blanc éclatant. 💕💕 Mais Foulques finit par la voir, cette licorne, et l'union de l'homme et de la licorne donne une lignée hors du commun, dont nous suivrons le destin au fil des siècles, jusqu'à nous concentrer sur Sir Jonathan Greene, un Anglais qui achète une île dans le Donegal, en Irlande, puis sur son fils et surtout sur les cinq filles de celui-ci.

Cette île à moitié magique, avec sa maison de rêve, ses fantômes, ses vieilles pierres et sa végétation hors de l'ordinaire au bord de l'Atlantique, constitue le deuxième aspect complètement irrésistible du roman: une vision de l'Irlande brute, sauvage, verte, fascinante, poétique, hors du temps, magique!!! Mais ça envoie du pâté d'une fooooorce!!! Je pense toujours à Méli du Bazaar de la littérature quand je touche à Barjavel: eh bien, comme je comprends que cet auteur et ce roman l'aient marquée et qu'elle soit tombée amoureuse de l'Irlande!! J'ai beau savoir que l'Irlande, la vraie, est tout autre chose que cela, j'ai adhéré corps et âme le temps de la lecture!! Je donnerais beaucoup pour vivre là, moi aussi!!

Cette magie discrète et ces décors somptueux sont portés par une plume magnifique, qui contribue pour beaucoup à l'ambiance. Je ne sais qui a le plus de mérite entre René Barjavel et Olenka de Veer, mais le résultat est d'une beauté!! J'aurais pu relire des tas de passages juste pour savourer la description de l'ambiance, de la météo, du vent, de la végétation!!
"Le grand vent de septembre, qui venait de la mer, emportait la pluie et les embruns presqu'à l'horizontale, les lui jetait au visage, lui en frottait les épaules, les lavait, lui et sa femme, à grands coups de draps d'eau claquants et ruisselants, comme s'il eût voulu ôter d'eux la moindre trace de terre ou d'air du continent. Le vent et la pluie s'étaient réchauffés pendant des jours et des nuits sur le dos du Gulf Stream, le grand dragon de mer qui vient de l'autre côté du monde ouvrir sa gueule autour de l'Irlande comme s'il voulait l'avaler. [...]
Dans la cheminée, des bûches attendaient depuis trois jours. Une petite flamme naquit entre elles et elles se mirent à flamber. Ce fut la première fois que le feu s'alluma tout seul pour annoncer l'arrivée de Sir John Green chez lui."
Même une automobile devient quelque chose d'autre!!

"Griselda, qui était descendue dans l'allée, marcha avec décision vers l'automobile. Les deux lanternes, posées au bout de longs pédoncules, la regardaient s'approcher comme des yeux d'escargot d'or. Elle s'attendit à les voir s'allonger, se diriger vers elle, puis se rétracter après l'avoir reconnue."
Griselda, c'est la sœur dont le roman s'occupe le plus. Outre son prénom Griselda, elle porte un prénom gaélique qui lui a été donné en secret par la cuisinière irlandaise. Elle est amie avec son chien et avec un renard à la queue blanche et elle a passé toute sa vie sur l'île, même si elle rêve d'un ailleurs où elle a la certitude d'aller un jour. Griselda permet aux deux auteurs de parler de l'histoire de l'Irlande, et notamment de ses tentatives de soulèvement contre l'occupant anglais, tandis que les cinq sœurs, par leurs destins divers, introduisent le thème de la condition de la femme. Leurs choix sont limités et certains personnages tiennent à ce sujet, voire tiennent au sujet d'elles-mêmes, des propos qui font frémir aujourd'hui, mais, à de rares exceptions, j'ai eu la nette impression que c'était l'opinion d'un personnage et non des auteurs. Au contraire, ce qui ressort ici, c'est l'envie d'écrire son propre destin...

Bref, une lecture merveilleuse qui m'a fait rêver. Ça n'arrive pas souvent et je suis super reconnaissante d'être tombée sur ce roman.

vendredi 9 octobre 2026

Les BD du troisième trimestre 2026

Comme d'habitude, retour sur les lectures graphiques du trimestre écoulé, avec des vieux acariâtres, un OGNI et pas mal de Davodeau! 😊

Les Vieux Fourneaux de Wilfrid Lupano (scénario), Paul Cauuet (dessin) et Jérôme Maffre (couleurs), tomes 7 et 8: Chauds comme le climat (2022) et Graines de voyou (2024)

J'ai lu les deux derniers tomes de cette série hautement recommandable, et j'ai tellement aimé que je lui ai consacré un billet dédié. "Chauds comme le climat", c'est vraiment le meilleur titre!!! 😂😂😂😂
Éditeur: Dargaud

Cave Girls, livre premier, de Greg Broadmore, traduit de l'anglais par Sylvain Savarin (2025) 


Un service presse hors du commun, sur tous les plans! À tel point que je lui ai consacré un billet dédié.
Éditeur: éditions Blueman

Les Mauvaises Gens d'Étienne Davodeau (2005)

 

Une bande dessinée très intéressante sur le parcours de deux militants syndicalistes catholiques dans une région rurale et fortement catholique au sud d'Angers, des années 1950 à 1980. Ces deux militants, ce sont les parents d'Étienne Davodeau en personne, et ils étaient, au début, tout à fait opposés à ce que leur fils raconte leur histoire. 🤭🤭 On reconnaît très bien la patte de Davodeau, tant au dessin qu'au texte, et l'histoire est très intéressante. On voit une France rurale changer progressivement et on redécouvre un monde perdu, où il y avait encore des usines en France. Eram qui fabriquait ses chaussures dans la région d'Angers, vous imaginez! Et le parcours des parents est très intéressant aussi. À leur petit niveau, ils ont, comme bien des militants, œuvré pour le collectif. Et après deux chapitres où la vision du catholicisme est fort négative, la suite de l'ouvrage est bien plus nuancée. Il y a aussi des catholiques qui militent pour la cause ouvrière, à commencer, donc, par les parents de Davodeau. Découvert chez Baroona, comme d'habitude.
Éditeur: Delcourt

Là où tu vas d'Étienne Davodeau (2025)

 

Une très belle BD sur l'accompagnement des personnes souffrant d'Alzheimer ou d'une maladie du même type, de celles qui affectent la mémoire et, à terme, l'autonomie et la vie tout entière. On suit les journées de Françoise Roy, qui se rend chez ces personnes pour les aider et qui est... la femme de Davodeau dans la vraie vie. 🤭🤭 Et comme les parents de Davodeau pour Les Mauvaises Gens, elle ne voulait ABSOLUMENT pas faire cette BD, au début! C'est une longue réflexion et de nombreux échanges qui l'ont convaincue d'essayer. Les deux ouvrages sont sortis à vingt ans d'intervalle, mais les parallèles ne manquent pas, à commencer par le fait que c'est profondément humain et qu'on parle d'aider LES AUTRES, d'œuvrer pour le collectif. Et on en sort bizarrement serein, alors que, ici, le sujet de la perte de mémoire et d'autonomie est loin d'être joyeux. Mais, vraiment, Françoise Roy réussit à rendre toute leur dignité à des gens qui affrontent des difficultés immenses.
Éditeur: Futuropolis

Chats-tchatcha, tome 1 de Chats!, de Frédéric Brrémaud (scénario), Paola Antista (dessin) et Cecilia Giumento (couleur) (2021)

Encore une série avec des chats. Oui oui oui. Ici, trois chats qui vivent avec trois ados. Tout est très sympathique et mignon, mais pas aussi mignon que la couverture le promet. Et je commence à avoir eu ma dose de BD avec les chats, quand même.
Éditeur: Paquet

L'Anomalie de Manuele Fior, traduit de l'italien par Marc Lesage, d'après l'œuvre d'Hervé Le Tellier (2026)

J'ai pu lire les épreuves non corrigées de cette bande dessinée qui sort ces jours-ci chez Gallimard, et j'ai retrouvé avec plaisir l'histoire du roman de Le Tellier, que j'avais beaucoup aimé. J'ai même replongé dans les recherches Internet pour qu'on m'explique la fin. 😂 En revanche, je n'ai pas aimé le dessin de Manuele Fior, et j'ai trouvé les deux ou trois planches représentant des scènes de sexe inutilement crues et voyeuses.
Éditeur: Gallimard

Loire d'Étienne Davodeau (2023)

Portée par mon enthousiasme pour Les Mauvaises Gens et Là où tu vas, j'ai aussi emprunté et lu Loire, dont la superbe couverture m'avait tapé dans l'œil lors de sa sortie. J'ai moins apprécié l'histoire, qui voit se réunir plusieurs exs d'une femme décédée, mais les cases et les planches sur la nature en général et sur la Loire en particulier sont de toute beauté: on aurait envie de tout encadrer pour orner ses murs d'une parenthèse de douceur et de verdure. 💕
Éditeur: Futuropolis

Une histoire des résistances noires américaines de Ben Passmore, traduit de l'anglais par Mathilde Tamaé-Bouhon (2025)

Une bande dessinée très spécialisée qui m'a complètement perdue. Je n'ai pas aimé le dessin et j'ai eu du mal à reconnaître les personnages, d'autant que je ne connaissais aucune des figures présentées ici. En outre, certaines positions radicales légitimant la violence m'ont déplu. Par exemple, des Noirs armés qui défendent les Noirs, ça me fait aussi peur que des Blancs armés qui défendent les Blancs. La lecture a toutefois été pertinente pour en retenir que les mouvements de libération et d'autonomisation des Afro-Américains aux États-Unis sont bien plus complexes que je ne le pensais!
Éditeur: Steinkis

Space Cats. Dans les griffes de l'empire de Kid Toussaint et Ced (scénario), Clarke (dessin) et Mikl (couleurs) (2026)

Une BD très rigolote sur des chats envoyés sur Terre en mission de reconnaissance afin de préparer l'invasion de la part de l'empire Chalactique (AHAHAH). Sauf que l'invasion n'a jamais eu lieu, pour diverses raisons, et que les chats en question, aujourd'hui choyés par leurs humains, n'ont aucune envie de voir enfin débarquer l'empire. Je me suis éclatée comme une gamine. C'est carrément le haut du panier des innombrables BD avec des chats et, pour une fois, les dessins intérieurs sont à la hauteur de la couverture! J'espère qu'il y aura une suite. 😻😻
Éditeur: Le Lombard

dimanche 4 octobre 2026

La gamelle de septembre 2026 🐶

Septembre: deux semaines de vacances passées trop vite et deux semaines de "travail" au chiffre d'affaires insignifiant, suite auxquelles j'ai accepté un projet de traduction qui va totalement à l'encontre de mes idées et qui a pas mal de voyants au rouge, mais qui me permettra de gagner de l'argent. Je suis mal barrée, je vous le dis. La cerise sur le gâteau La crotte sur le tas d'ordures: je n'ai même pas réussi à exploiter mon temps libre pour avancer sur le plan culturel, que ce soit en vacances ou en période d'inactivité. 🤡

Du côté du sport et du bien-être

Ça va mal. En vacances, j'ai le droit de lever le pied. Mais, au retour, j'ai eu du mal à reprendre la marche pour différentes raisons: des matins de grande fatigue, des leçons d'équitation encore tôt le matin, des activités à l'extérieur. Et ce alors que ma balance m'a annoncé que j'ai pris cinq kilos en vacances, et que j'aurais donc dû me relancer dans le sport comme une timbrée... (Oui, oui, cinq kilos en trois semaines! Alors que je n'ai même pas mangé comme je voulais! Je suis dégoûtée!) (Bon, ma balance déconne. Si je me pèse trois fois d'affilée, elle affiche trois poids différents, et il peut y avoir un kilo d'écart entre le plus bas et le plus élevé. 👀 Mais si elle dit "cinq", j'estime que la réalité est à quatre, vous voyez, et c'est déjà la catastrophe.)

  • Sept marches solo: je n'ai pratiqué la marche que la deuxième moitié du mois, ok, mais c'est tout de même bien peu.
  • Une marche en club: normal au vu des dates de mes vacances et de mon travail en interne. Au moins, j'étais très en forme ce jour-là et ça a été super; je ne m'étais pas sentie si bien depuis au moins un an, voire un an et demi! 🤩 Merci, les endorphines!
  • Quatre leçons d'équitation: mon rythme normal sur deux semaines. Retrouver les écuries a été un vrai bonheur, même si j'ai eu l'impression d'avoir perdu en stabilité et que je ne monte pas comme je le voudrais.
  • Sept séances de gainage: là aussi, c'est bien peu pour une moitié de mois. À un moment, je me suis même dit que j'arrêtais, tant ça m'a saoulée de m'y remettre au retour de vacances et tant j'en ai marre d'ajouter sans cesse des trucs à mes routines bien-être. J'essaye de me dire qu'en faire à l'occasion vaut toujours mieux que ne pas en faire du tout.
  • Trente séances de yoga: au moins une routine qui ne me saoule pas! Je peux avoir un peu la flemme de m'y mettre, mais c'est une flemme très modeste par rapport aux autres flemmes.
  • Méditation: j'ai testé Petit Bambou! J'ai fait le programme de découverte deux fois, puis j'ai utilisé les méditations du jour offertes, et cela m'a permis de tenir trois semaines. J'aime bien. Je me roule en boule sur mon lit et c'est un peu comme si je faisais une petite sieste. J'aurais continué si j'avais eu plus de contenus gratuits. L'heure étant aux restrictions budgétaires, je n'ai pas pris l'abonnement, mais j'y songe.

Sur petit écran

Rien. J'ai découvert l'existence du film Les Moutons détectives ET IL FAUT TELLEMENT QUE JE LE VOIE C'EST JUSTE FAIT POUR MOI, mais à aucun moment je n'ai envie de me mettre une heure et demi ou deux heures devant mon écran pour un truc non urgent. (Rédiger cette gamelle la veille de sa publication, par exemple, je peux faire... 👀)

Sur grand écran

Heart of the Beast de David Ayer (2026)

Un beau film sur un homme et son chien ❤️❤️❤️ À part deux fausses notes – à savoir le comportement absurdement agressif des animaux carnivores et l'irruption soudaine d'une musique très intrusive à la fin –, j'ai beaucoup aimé. Brad Pitt retrouve un film digne de son talent après Bullet Train et l'horrible F1, et le chien Odin – ou plutôt les chiens qui ont joué son rôle – est ultramégacharismatique. Le fait qu'il soit filmé en images réelles, et non doublé numériquement, est un immense atout!! D'un côté, notre couple rencontre presque trop de malheurs pour alimenter le côté survivaliste, qui ne m'intéresse que peu; mais d'un autre, c'est un film presque contemplatif, avec de longs plans où il ne se passe pas grand-chose. Et la fin est très émouvante. ❤️❤️❤️

Du côté des séries

Toujours rien. Même Shogun n'a pas réussi me motiver. (À ma décharge, mes trois semaines de vacances sont passées en à peu près trois jours. 👀)

Et le reste

J'ai lu La Croix L'Hebdo des 4-5 mars 2023, qui consacrait son dossier aux réunions en entreprise. J'y ai notamment appris que les cadres auraient dix-sept réunions par semaine en moyenne. Si une semaine dure cinq jours et donc dix demi-journées, ça fait quasiment deux réunions par demi-journée. Du coup, ils travaillent quand, en fait? 😂 Comme toujours, c'était traité avec une modération et un optimisme qui donnent un peu l'impression qu'on n'en tire pas de certitudes, mais c'était très agréable à lire.

En fin de mois, j'ai lu mon Cheval Magazine habituel, et ce avec beaucoup d'enthousiasme.

Le mois prochain, préparez-vous au pire dans cette catégorie: j'ai trouvé du LOURD dans l'entrée de mon immeuble!!! 😂😂😂

mardi 29 septembre 2026

Naatu Naatu 🎶🕺🪘🤩🎶

En juillet dernier, j'ai eu la chance immense de voir au cinéma RRR de S. S. Rajamouli. Ça a été une séance d'hystérie totale pour des tas de raisons (voir mon avis à chaud), et j'ai prolongé le plaisir en regardant approximativement cent fois le clip de la chanson phare et en écoutant tout autant de fois l'album, qui est d'ailleurs en tête de mes stats Deezer.

Puis, bien sûr, ça s'est un peu tassé.

Puis il s'est passé deux choses:

– premièrement, j'ai découvert que mon cinéma va passer La Légende de Baahubali du même réalisateur;

– deuxièmement, j'ai vu sur BlueSky que notre cher Lorhkan a, lui aussi, vu et apprécié RRR.

Sans trop de surprises, je suis retombée dans l'hystérie, et je me suis dit qu'il était vraiment nécessaire que je partage LA chanson du film sur le blog.

 

Un peu de contexte:

RRR met en scène deux hommes, Bheem et Ram. Le premier, joué par N. T. Rama Rao Jr., est en mission secrète à Delhi pour libérer une petite fille indienne enlevée par l'horrible gouverneur anglais, joué avec un excès absolument jubilatoire par l'excellent Ray Stevenson. Le deuxième, joué par Ram Charan, est un policier infiltré qui essaye justement de le repérer et de l'éliminer.

Les deux hommes sont donc ennemis jurés. Mais, ni l'un ni l'autre ne connaissant la véritable identité de l'autre, ils deviennent amis. Et, ensemble, ils se rendent à un bal organisé dans la demeure du gouverneur.

Durant le bal, un lord anglais fort peu sympathique humilie Bheem, le bouscule et prétend que l'Inde ne connaît rien à la danse. Et là, Ram entre en scène. Et LA chanson commence.

LA chanson qui est une vraie battle de dance entre les deux Indiens et les lords anglais, en présence de ladies anglaises qui ont vite fait de choisir leur camp. Une chanson super entraînante, à la mise en scène colorée, avec une chorégraphie avec LES BRETELLES DE PANTALON, s'il vous plaît. Une chanson qui a remporté l'Oscar de la meilleure chanson, s'il vous plaît.

Moi, je suis un peu comme les ladies anglaises: absolument conquise. Je ne danse pas comme elles, mais je sautille sur mon canapé.

Naatu Naatu a été composée par M. M. Keeravani. Les paroles, en télougou, sont de Chandrabose, et les chanteurs sont Rahul Sipligunj et Kaala Bhairava. La chanson a aussi été enregistrée en hindi, en tamoul, en kannada et en malayalam, parce que l'Inde a une infinité de langues. 🧡💚

Et pour la petite histoire: la scène a été tournée en Ukraine; le beau palais qui sert de décor à la réception est le palais présidentiel, à Kyiv! 🩵💛

jeudi 24 septembre 2026

Un certain sourire (1956)

Chronique express!

Deuxième roman de Françoise Sagan après Bonjour Tristesse qui l'avait révélée deux ans plus tôt, Un certain sourire est entré dans ma vie, comme bien d'autres livres, par le comptoir de l'entrée de mon immeuble. La lecture, toutefois, a été moins plaisante que pour Bonjour Tristesse. Il y a certes un certain charme à l'écriture de Sagan; je suppose que c'est la fameuse "petite musique" dont on a beaucoup parlé. Les phrases coulent facilement et saisissent avec précision ou lucidité un instant fugace ou une réplique qui en dit long. Il y a une vraie ambiance. Mais j'ai surtout ressenti une certaine perplexité et un grand vide face aux réflexions de notre narratrice, Dominique, qui est attirée par un homme marié et initie une liaison avec lui. L'aime-t-elle, ne l'aime-t-elle pas? Ce n'est pas très clair, même pour elle. Et puis tous ces gens qui, même quand ils bossent, donnent l'impression d'une bourgeoisie désœuvrée et futile... Et l'adultère, bien sûr, qui n'est pas une activité que je tiens en très haute estime... Cet aspect m'a d'ailleurs rappelé certains ouvrages de Benoîte Groult dans lesquels tout le monde trompe tout le monde sans s'en cacher plus que cela. 👀

En somme: une lecture un minimum intéressante, vu qu'elle me permet de mieux connaître Sagan, mais néanmoins très mitigée!

samedi 19 septembre 2026

Fantômes et giboulées (2026)

Le Dragon Galactique nous dit le plus grand bien du dernier roman de Catherine Dufour, qui est une suite de Au bal des absents, que j'avais beaucoup aimé? Je n'ai pas hésité à le lire, et j'ai bien fait! Je n'ai pas énormément de choses à vous en dire, mais c'était une lecture super chouette, divertissante et prenante. 


On suit Camille, qui tient un refuge pour femmes battues dans une maison hantée (oui oui). À la mort de son associée, elle n'a plus trop l'énergie de continuer, d'autant que la police commence à fourrer le nez dans ses affaires et qu'elle a quelques disparitions d'ex-conjoints violents à dissimuler... Du coup, elle ferme le refuge et passe à une nouvelle activité: l'invocation de fantômes. Lol.

Le roman s'articule autour de plusieurs intrigues: les visites inopportunes d'un policier poli mais têtu, les rencontres avec des fantômes qui sont parfois trèèèèès relous, les personnalités complètement timbrées des deux femmes battues restées dans la maison après la fermeture du refuge, et une perplexité de fond sur quelques éléments que Camille trouve suspects. (Suspects même pour une maison hantée, donc.) Et pendant ce temps, elle fait la cuisine quasiment en continu, à tel point que les chapitres ont presque tous un nom lié à la nourriture, comme "Compote de pomme et argenterie". De ce point de vue, je comprends que l'éditeur, Robert Laffont, parle de "cosy crime"!

Le tout est porté par la plume drôle et acérée de Catherine Dufour, qui envoie des vannes et réussit à mélanger réflexions sur le ménage et problèmes de société dans un même paragraphe. Mon seul regret est de n'avoir pas relu Au bal des absents avant, car cela m'aurait été bien utile pour mieux comprendre certains références. À part ça, je me suis régalée!

lundi 14 septembre 2026

Verdun (1938)

Nous retrouvons aujourd'hui notre brave Jules Romains, écrivain de génie, pour le seizième tome de la saga des Hommes de bonne volonté.

Couverture:
Poilu avec son barda de Saubidet Tito

Et pour ce quinzième tome, tout est dans le titre. Verdun. Un nom qui est entré dans l'histoire et un enjeu colossal dans la guerre entre l'Allemagne et la France. L'Allemagne attaque avec des moyens massifs. Les poilus déjà sur place résistent comme ils peuvent, puis l'armée française converge vers cette ville qu'on ne voit finalement que peu dans le roman, car nous sommes plutôt aux environs, en arrière ligne ou sur le front.

Le roman s'ouvre par le récit, quasiment heure par heure, du premier jour de bombardement, ainsi que par les déboires de quelques personnages pris au piège dans une tranchée assez avancée. Uniquement des personnages que, sauf erreur de ma part, on n'avait encore jamais rencontrés, ce qui m'a préservée de l'inquiétude qui m'accompagne depuis le début de la série: voir mourir ici des personnages que j'adore. On voit la force du bombardement, la difficulté de communiquer avec les supérieurs car tous les fils de téléphone sont coupés, la réticence des hauts gradés à reconnaître l'ampleur de l'attaque.

On passe ensuite un bon bout de temps avec mon Jerphanion adoré, qui monte justement vers Verdun une fois que l'armée français a réagi. Puis on fait un détour par Paris, d'abord avec Haverkamp (le directeur de l'établissement thermal que nous avons vu naître dans Les Superbes), qui accumule une petite fortune en fabriquant des chaussures pour l'armée, puis de nouveau avec Jerphanion, qui retrouve son cher Jallez lors d'une permission.

Les conversations de Jerphanion et Jallez, mes amis, c'est vraiment quelque chose de hors du commun : d'intellectuel, de fin, de nuancé, d'humain et de pudique. 💞💞💞💞 Les chapitres "Les misères, les orgueils et les mépris du guerrier" et "Comment Verdun arrive à tenir" sont des merveilles de... de résignation lucide? Je ne sais pas. De quelque chose de triste et tragique sur l'être humain, mais qui donne quand même un reflet de lumière à une forme de résistance et de camaraderie.

Dernier personnage que l'on retrouve à Paris: Maillecotin, qui tourne des obus.

Et puis, retour à Verdun avec Wazemmes et le père Jeanne, que je ne m'attendais pas du tout à retrouver là. J'ai fait une attaque en le voyant se rendre au chevet d'un soldat gravement blessé, car je m'attendais à découvrir Louis Bastide, le petit garçon qui jouait avec son cerceau dans le tome 1. Mais non. Point de Louis Bastide. Mais des questions de foi sans réponse, oui.

"L'abbé ne répondit pas tout de suite. La question était de celles qui pouvaient le troubler. [...] Lui non plus n'imaginait pas facilement le Christ mêlé à la conduite de cette affaire-là... le Jésus de l'Évangile ne découvrant pas d'autre méthode pour ramener les hommes au bien que de les faire se massacrer mutuellement. [...]
— Mais alors, monsieur l'abbé, quelle consolation nous reste-t-il?
— Je me le suis parfois demandé, mon enfant... ceci pour vous prouver que je ne vous parle pas du bout des lèvres... Notre consolation, c'est de penser que le Christ déteste sûrement la guerre autant que nous.
— Vous croyez ?
— Sûrement.
— Il n'est pas content, vous croyez, qu'on bénisse des canons, des drapeaux?... qu'on chante des Te Deum?...
— Je crois plutôt que cela l'impatiente un peu et qu'il ne sera vraiment content que le jour de la paix."
Comme nous le savons, c'est Pétain qui a été chargé de Verdun, et j'étais très curieuse de voir comment il serait présenté. D'une part, évidemment, parce que nous savons aujourd'hui – ce que Jules Romains ne pouvait pas savoir en 1938 – que Pétain est entré dans l'histoire pour d'autres raisons, et en partie parce que Benoîte Groult en parle dans le Journal à quatre mains qu'elle a écrit avec sa sœur Flora:
"J'ai eu le temps de lire la moitié du Verdun de Jules Romains, pour voir sous quel jour y était décrit Pétain."
Eh bien, Pétain y est décrit sous un jour très positif. Il a conscience de l'étendue du problème, il donne des ordres rapides et adaptés, il reprend la situation logistique en main, et les poilus l'adorent. Dans les deux courtes scènes où on le voit en direct, il est poli et semble sincèrement peiné pour les "petits" de classe 16 qui se font massacrer à la fin, dans une scène très prenante avec un officier qui n'aurait pas eu à pâlir à côté de Druss la légende, et la mort d'un personnage que je ne m'attendais aucunement à voir mourir ici. (Je ne vous dis pas qui c'est, mais je suis scotchée!! Je me demande même si Jules Romains ne nous fait pas marcher!!)

Bref, ce Verdun était un vrai régal, comme d'habitude, et réunit quelques-unes des qualités que j'apprécie le plus en littérature: les personnages fouillés et multifacettes, une rédaction soignée, un sens des valeurs morales couplé à une grande lucidité sur les travers de l'être humain. Heureusement que cette série est si longue que, après quinze romans, je suis encore loin de la fin. 💞💞

mercredi 9 septembre 2026

Chroniques de la Régence (1849)

Chronique express!

 

Un livre d'Alexandre Dumas, ça ne se refuse jamais, et encore moins s'il est gratuit, déposé dans une boîte à livres! Hélas, ces Chroniques de la Régence se sont avérées bien trop pointues pour moi. J'avais bien compris, grâce à la quatrième de couverture et à l'introduction de Claude Schopp, qu'il ne s'agissait pas d'un roman, mais la chose m'est tout de même un peu tombée des mains.

La Régence dont s'occupe Dumas ici, c'est celle de Philippe d'Orléans, fils de Monsieur et donc neveu de Louis XIV, qui prend le relais à la mort de celui-ci en attendant la majorité du futur Louis XV, qui n'a que huit ans à la mort de son illustre ancêtre, en 1715. Une période de transition, donc, qui commence par la consolidation du pouvoir de Phillipe d'Orléans face à Madame de Maintenon, qui espère voir monter sur le trône ses enfants légitimés par Louis XIV. Puis s'enchaînent toutes sortes d'intrigues plus ou moins complexes avec les noms impossibles à retenir de la noblesse, ses liens familiaux non moins impossibles à retenir et l'enchevêtrement inouï des prétentions aux trônes d'Europe.

Bon, j'ai bien appris quelques trucs, évidemment. Déjà, je savais que Louis XV n'était pas le fils de Louis XIV, mais je croyais que c'était son petit-fils; or, c'était son arrière-petit-fils. J'ignorais – ou j'avais totalement oublié – qu'il y avait eu une régence et qu'elle avait été assurée par Philippe d'Orléans. J’ignorais que les enfants de Madame de Maintenon avaient été légitimés, et j'ignorais également qu'il y avait eu à l'époque une crise financière à cause de la monnaie papier. Le reste, j'ai eu beaucoup de mal à suivre et j'ai déjà oublié... 🤭🤭🤭🤭

vendredi 4 septembre 2026

La gamelle d'août 2026

Comme d'habitude, on fait le bilan du mois écoulé!

Côté sport

C'était la dernière ligne droite avant le départ en vacances, période durant laquelle je ne fous pas grand-chose!

  • Huit marches solo: c'est peu, mais c'est essentiellement dû au fait que les leçons d'équitation avaient lieu le matin à cause de la chaleur. Un sacrifice nécessaire, disons.
  • Deux marches en club: c'est bien pour l'été, quand le coach part en vacances.
  • Deux marches en compagnie: j'ai marché le parcours du Paris-Versailles avec mon copain (16 km) et j'ai fait une rando avec un âne de bât et une amie (12 km). 🫏
  • Neuf leçons d'équitation: trois leçons par semaine pendant les trois premières semaines du mois: un régal! Je me suis cassée en vacances avec un ras-le-bol certain, mais plus sereine et moins fatiguée que les dernières années, et je pense que c'est essentiellement dû au fait que les leçons d'équitation le matin ont un vrai goût de vacances: je commence par ce que j'aime, je profite des écuries plus tranquillement que lorsqu'il faut tout boucler le soir, et, au moins, quand je me mets au travail vers 11 heures, je sais pourquoi je travaille.
  • Quatorze séances de gainage: un peu faible dans l'absolu, mais cohérent avec le nombre de séances de juillet et le fait que j'ai totalement arrêté à partir du 24 août.
  • Trente et une séances de yoga: la routine, à laquelle se sont ajoutées deux séances de rab, des soirs où j'en ai ressenti l'envie ou le besoin.

Sur petit écran

Toujours rien.

Sur grand écran

Pat'Patrouille Le Film Mission dino de Cal Brunker (2026)

 

Des chiens! Des dinosaures! Des chatons avides de richesses! On dirait que ce film a été écrit spécifiquement pour moi. 🤩🤩 Plus sérieusement, non seulement j'ai adoré, mais j'ai aussi trouvé le tout solide et bien ficelé, avec une vraie histoire qui progresse de manière cohérente, des transitions réussies, des personnages sympas, de belles valeurs, une image et une animation de qualité, et un bon équilibre entre les scènes calmes, où on a le temps de contempler, et les scènes d'action – scènes d'action qui, en outre, sont lisibles, loin de l'hyperactivité et de la frénésie qui me laissent sur le carreau dans pas mal de dessins animés.
Mon avis sur le film précédent. 💕

L'Odyssée de Christopher Nolan (2026)

 

Je n'ai pas aimé grand-chose dans le film dont tout le monde parle: la loi de Zeus qui impose d'accueillir les étrangers, la manière ultra classe dont est filmé Agamemnon, le fait qu'Ulysse soit traumatisé par la guerre et par son stratagème, et... euh... quelques répliques bien senties, je crois. Alors, certes, Anne Hathaway a une présence très charismatique, et c'est cool de voir Elliot Page revenir dans un film de Nolan dans un rôle d'homme. Mais bon. Voilà. J'ai eu l'impression d'une succession de scènes sans lien entre elles, j'ai parfois trouvé la musique bizarre et je n'ai tout simplement pas été transportée.
Par ailleurs, je ne comprends pas ce que tout le monde lui trouve de progressiste: tout cela m'a semblé, au contraire, assez conservateur, avec des femmes qui regardent des hommes les larmes aux yeux et même une féminazie (scène repoussante très réussie au demeurant, hein, mais c'est clairement Circé le monstre injuste...). Avoir Charlize Theron au casting et ne rien en faire... eh bien... c'est toujours mieux que de montrer ses seins, ok... mais c'est quand même nul!! Quant à Lupita Nyong'o, dont la présence a tant choqué Elon Musk, elle a un rôle ultra secondaire qui doit cumuler cinq minutes d'écran. Lol. Ça m'a confortée dans l'idée qu'il est fort étonnant que l'internationale réactionnaire ne s'en soit pas prise à la Pat'Patrouille. 😂😂

Du côté des séries

Toujours rien! Une semaine de vacances est déjà passée et je n'ai même pas commencé Shogun!! 😱😱

Et le reste

 

J'ai lu un ancien numéro de La Croix L'Hebdo, celui des 11 et 12 février 2023, et c'était très plaisant, comme toujours. Le dossier "Faut-il être radical?" était un peu mou, dans le sens que, à force de lister les arguments pour et les arguments contre, puis d'autres arguments pour et d'autres arguments contre, on ne répond pas clairement à la question – mais c'est précisément pour ça que j'apprécie La Croix, en fait: les journalistes prennent le temps de dépeindre un tableau varié de la réalité.

En fin de mois, j'ai lu mon Cheval Magazine habituel, dont le dossier sur la préparation physique du cavalier m'a bien plu et m'a confortée dans l'idée que la marche et le yoga, c'est au service de ma santé, certes, mais surtout de l'équitation! Pourquoi ai-je quand même une flemme aigüe de me bouger le matin? 🙈

dimanche 30 août 2026

La Maison du kintsugi (2019)

Trois femmes, trois générations: Mao, la lycéenne qui se demande quelle orientation choisir; Yûko, sa mère, qui a divorcé malgré l'opposition de ses parents et qui travaille dur; et Chie, la grand-mère, qui se consacre au kintsugi, la réparation des objets de céramique ébréchés ou brisés à l'aide de laque et de poudre d'or. Lorsque Mao commence à assister sa grand-mère, elle découvre un artisanat de précision, qui demande un soin et un temps considérables – et elle en apprend également plus sur sa grand-mère, qui avait d'abord souhaité devenir artisane laqueuse. Ensemble, elles décident même de repartir dans la ville de son enfance...

La Maison du kintsugi de Sanae Hosho me semble être un roman japonais feel-good assez typique, comme il en sort des multitudes depuis plusieurs années. Sauf que, ici, il n'y a pas de chats, de livres ou de nourriture, mais des objets ébréchés, voire en morceaux, qu'il s'agit de recomposer avec un soin méticuleux. Des objets qui ont, en général, une valeur sentimentale plus que monétaire. Dans tous les cas, Chie consacre des semaines de travail à chacun, pour les polir comme il faut, les recomposer de la bonne manière, trouver la bonne couleur de laque, etc. Le roman comporte de véritables éléments techniques, étant donné que Chie présente le métier à sa petite fille, mais tout est expliqué très simplement, et le domaine du kintsugi et de la laque en général est absolument fascinant.

J'écoute depuis un peu moins d'un an le podcast À fleur de nez, créé par le parfumeur Fragonard. Dans un épisode sorti fin 2024 que j'ai écouté en juin de cette année, environ un mois avant de lire le présent roman, Charlotte Urbain, la présentatrice, reçoit Baptiste Loiseau, maître de chai pour la maison de cognac Louis XIII. Et celui-ci dit:

"le temps est notre matière première".

Bien sûr, ça m'a fait monter dans la stratosphère. Si je buvais de l'alcool (et si j'avais un paquet d'argent), j'aurais presque pu m'acheter une bouteille de leur cognac juste pour ça. Tout ce que j'aime, ça repose sur le temps: un bon livre, un bon film, le dressage d'un cheval, l'apprentissage d'un cavalier, un mouvement de yoga, la traduction, l'apprentissage d'une langue (et les parfums Fragonard, tiens!). Les artisans qui créent avec du temps, ça m'attire. Mettre six mois à réparer une tasse, ça me parle. J'ai plein de mugs ébréchés ou fêlés que je garde en souvenir, et les confier à quelqu'un pour qu'il en prenne soin, je trouve presque ça émouvant.

En parallèle, le roman aborde quelques sujets de société, notamment la place de la femme et les possibilités limitées qui s'offrent à elle. Si Chie, qui voulait être laqueuse, n'a pas poursuivi dans cette voie, c'est parce qu'on lui a dit très clairement, quand elle était petite, que c'était un travail d'hommes. D'où son repli sur le kintsugi, qui n'est d'ailleurs pas son métier, au début, mais un loisir qui vient en complément de l'éducation de ses enfants et qui l'aide à tenir dans un mariage difficile. On parle aussi des incompréhensions entre humains, des non dits et du temps qui passe... Mais avec une certaine acceptation et une certaine sérénité, au final. Une vision un peu douce-amère de la vie...

Et pourquoi ce livre, me demandez-vous? Mais parce qu'il a été traduit du japonais par Mathilde Tamae-Bouhon et qu'elle m'a donné l'un de ses exemplaires. Merci. 🙏💞  J'en profite pour féliciter l'éditeur français, Calmann-Lévy, qui cite le nom de la traductrice en couverture et lui consacre une courte biographie en quatrième de couverture, à la suite de celle de l'autrice. 🙏🙏🙏

Autres traductions de la traductrice déjà chroniquées sur le blog
La Saveur du printemps de Kevin Panetta et Savanna Ganucheau
Le Café du temps retrouvé de Toshikazu Kawaguchi
Cascabel, enquêtrice-gentleman de Joe Heap

mardi 25 août 2026

Cave Girls, livre premier (2025)

En fin d'année dernière, les éditions Blueman m'ont contactée pour me proposer un service de presse. J'ai eu un peu de mal à y croire, et j'ai ressenti le besoin de bien expliquer à l'éditeur que le présent blog était loin d'être une vitrine majeure pour porter ses ventes. Mais il m'a confirmé qu'il était partant, et j'ai donc eu l'honneur de recevoir le livre qu'il me proposait, une bande dessinée qu'il a qualifiée de "très sauvage", Cave Girls de Greg Broadmore, traduite de l'anglais par Sylvain Savarin.

Incroyable!

Ensuite, la BD a végété six mois dans ma PAL – d'abord parce que je n'avais pas le temps de lui consacrer un créneau de lecture satisfaisant, ensuite parce que je lisais des BD en flux tendu pour les rendre à la médiathèque dans les délais impartis.

C'est seulement en juillet, un matin où je n'arrivais pas à me mettre au travail tellement j'étais dans le coaltar (et où j'étais tellement dans le coaltar que j'ai demandé au dictionnaire comment on écrit "coaltar"... 😂😂😂), que je l'ai enfin prise en main. 

Et quel voyage, mes chers. Quel voyage.

Quand j'ai reçu la BD, j'ai tout de suite constaté que c'était un très bel objet. Déjà, elle est énorme (24 centimètres sur 33, après vérification), à tel point qu'elle ne tenait pas dans ma PAL; j'ai dû la ranger en diagonale. La couverture est hyper flashy avec du vernis sur la figure en premier plan. Il y a un dinosaure trop beau en couverture et plein de dinosaures dedans. Bon, il y avait aussi des filles à poil, ce qui m'a fait trembler. 👀

Et quand je l'ai lue, eh bien, c'était un peu indescriptible. Le grand format prend tout son sens pour mettre en scène des images de chasse et de combat entre dinosaures et entre humaines et dinosaures. C'est assez stratosphérique. L'impression de mouvement et d'agilité des dinosaures est ouf. Les paysages sont trop beaux. Les textures sont super détaillées. Visuellement, c'est vraiment dingue.

L'histoire est celle d'une tribu de femmes des cavernes, qui, sous l'influence de l'une d'elles, Chemin-Droit, organise une chasse toute particulière et adopte une stratégie jamais vue: [divulgâcheur] en gros, amadouer quelques dinosaures afin d'en combattre un autre, plus dangereux [fin du divulgâcheur]. Elles vivent effectivement toutes nues, ce que j'avais trouvé suspect, mais, en fait, c'est un nu pas du tout sexualisé. C'est même un peu fou, voir des femmes nues prendre la pose, la lance à la main, sans qu'on ait l'impression que l'auteur essaye d'exciter le public masculin. Les seins pendouillent et il y a des poils pubiens. Ce sont des corps de la vraie vie...

Cave Girls
est aussi très gore. Quand une lance s'enfonce dans la chair d'un dinosaure ou qu'un prédateur croque une proie, le sang jaillit. Ce n'est sans doute pas à mettre entre toutes les mains. Mais ce qui m'a davantage mise mal à l'aise, ce sont les quelques planches isolées sur une créature très lovecraftienne – et pas "lovecraftienne" au sens le plus connu, c'est-à-dire "remplies de tentacules", mais au sens primaire, c'est-à-dire "crade, très différente de nous, gluante, visqueuse, repoussante, si dégueulasse qu'on ne veut pas y toucher". Ces parties-là ont un lien avec l'enfantement et ça représente assez bien ma vision de l'accouchement: un truc ignoble.

Bref, un vrai voyage dans un autre monde.

Je suis sortie de ma lecture en me disant que cette BD est un OGNI, un objet graphique non identifié. En rédigeant le présent billet, je l'ai d'abord feuilletée, puis je l'ai carrément relue, et l'enthousiasme a commencé à monter, car cette deuxième lecture m'a permis de mieux apprécier la construction de l'histoire et les détails.

Greg Broadmore s'est clairement fait plaisir à dessiner des dinosaures et à mélanger cet aspect avec du gore et du Lovecraft, et ce avec beaucoup de talent, même si je n'aime pas trop son approche des visages humains. Il bosse chez Weta Workshop depuis 2002; on sent l'artiste multifacettes et bon en tout.

Sur son site, il annonce que Cave Girls se composera de quatre livres. En effet, l'histoire n'est pas finie ici, et je dirais même que Chemin-Droit n'en est qu'au début de ses ennuis. Je serai là pour lire la suite, en espérant que les éditions Blueman continuent avec cette aventure hors du commun!!! 

Scénario, dessin, couleur: Greg Broadmore
Script: Greg Broadmore, Andy Lanning, Nick Boshier
Traduction de l'anglais : Sylvain Savarin

jeudi 20 août 2026

Les Vieux Fourneaux (2014-2024)

Petit interlude BD, aujourd'hui, pour vous parler des Vieux fourneaux, une série qui m'a accompagnée de mai à juillet. J'en ai déjà touché deux mots dans le récap des BD du deuxième trimestre, lorsque j'avais lu les tomes 1 à 6. À présent, j'ai fini! 😊

Ce qui a mis cette série sur mon radar il y a pas mal d'années, c'est une affichette "Vieillir tue" que mon copain – libraire BD de profession – a reçue à l'occasion de la sortie de je ne sais quel tome. J'avais trouvé ça hilarant. Puis j'en ai entendu dire du bien à maintes reprises, et le billet du Dragon galactique de mars dernier m'a enfin décidée à aller emprunter le premier tome à la médiathèque.

Alors, pour être tout à fait transparente, le premier tome, Ceux qui restent, n'est pas aussi drôle que je m'y attendais. D'un certain côté, il peut même être absolument tragique, puisque l'un des personnages perd son épouse et découvre, après la mort de celle-ci, des trucs pas très sympas sur leur passé. Mais j'ai bien adhéré au dessin et au rythme, j'ai été enchantée de découvrir que le Loup en slip venait de là, et j'ai été prise d'une grande sympathie pour les vieux fourneaux, trois copains qui vannent sévère: Pierrot, l'anarchiste, Antoine, l'ex-syndicaliste, et Mimile, le rugbyman.

À partir du deuxième tome, où l'on découvre le collectif anarchiste de Pierrot, le fantastique NI YEUX NI MAÎTRE (mes idoles!!!), et où on se dispute avec la boulangère pour avoir JUSTE UNE BAGUETTE, j'ai commencé à rire et je suis devenue légèrement obsédée par cette série. Pour ne pas prendre le risque de me lasser, je l'ai pourtant lue assez lentement, à raison d'un tome toutes les deux semaines ou, au maximum, par semaine.

Et donc, c'était trop bien. Il y a des passages qui me font encore rire. Le panneau "JE SUIS PANAMA" agité par les membres du collectif Ni yeux ni maître lors d'une action devant l'ambassade de Suisse, c'est une PÉPITE!!! Et toutes les répliques tranchantes de Pierrot et d'Antoine, c'est toujours un régal. J'aime aussi beaucoup Sophie, qui a repris le théâtre du Loup en slip. Les personnages sont super expressifs de manière générale, et les trois vieux sont des gauchistes invétérés, ce qui donne des critiques acerbes des grandes sociétés et de la police. Mais le tout est très "bon enfant" aussi, avec des histoires qui trouvent généralement une résolution positive et des relations humaines qui se réparent plus qu'elles ne se déchirent.

D'un côté, on pourrait presque voir dans ces résolutions positives une faiblesse de la série: ça se termine presque trop bien, notamment avec des grosses sommes d'argent sorties de nulle part. L'autre critique, c'est que chaque tome revient sur le passé des personnages, ce qui est un peu répétitif. D'un autre côté, ça va très bien au petit village où se passe l'essentiel de l'intrigue, et où les rancunes ont la vie longue, de génération en génération!

Mes ces deux critiques ne remettent pas du tout en cause la qualité d'ensemble de la série, qui est franchement géniale et truffée de passages cultes. Je pense que je me souviendrai toute ma vie du jour de fin juin 2026 où, en pleine canicule (la pire de toutes, celle où il a fait 40° en Île-de-France), j'ai pris le tome 7 en rayon et j'ai vu qu'il s'appelait Chauds comme le climat. 😂😂😂😂😂

Informations éditoriales:

Huit tomes:
1 Ceux qui restent (2014)
2 Bonny and Pierrot (2014)
3 Celui qui part (2015)
4 La Magicienne (2017)
5 Bons pour l'asile (2018)
6 L'Oreille bouchée (2020)
7 Chauds comme le climat (2022)
8 Graines de voyous (2024)

Éditeur: Dargaud
Scénario: Wilfrid Lupano
Dessin: Paul Cauuet
Couleurs des tomes 1 à 5: Paul Cauuet
Couleurs des tomes 6 à 8: Jérôme Maffre

Bonne nouvelle: il y aura un tome 9!! Il s'appellera Les Affreux de la passion (LOL) et il sortira en novembre. Je me réjouis!

samedi 15 août 2026

Cascabel, enquêtrice-gentleman (2025)

Aujourd'hui, direction un espace-temps où il y avait encore des saisons dignes de ce nom, ce qui était fort agréable pour une lecture de juillet 2026!! 🥵🥵

Illustration de couverture de Marlène Normand.

En 1810, à Oxford, Cascabel commence ses études sous l'identité de son frère jumeau fictif, Pommelion, tout simplement pour avoir le droit de mener lesdites études. Car pour une femme, la porte d'Oxford est fermée. Son secret risque pourtant d'être éventé dès le jour de son arrivée, car elle retrouve le sac contenant ses habits de femme noué d'une manière différente de la sienne.

Malgré cela, elle rencontre quelques voisins, sympathise avec un chat, commence à suivre les cours... Et puis un garçon peu aimable essaye de la faire chanter, ce qui est un gros problème. Et voilà que, presque aussitôt, il est retrouvé mort. Ce qui est également un gros problème. D'autant plus gros que la police la soupçonne, elle. (Enfin, soupçonne Pommelion, bien sûr.)

Et voilà, ainsi débute une enquête fort sympathique à Oxford, entre couloirs feutrés, leçons de chirurgie, rencontres qui font battre le cœur, et club très sélect de garçons peu recommandables. Il y a même un bal. L'ambiance est très chouette. Et, donc, une saison digne de ce nom, où il est possible de patiner sur la glace. L'Angleterre en automne et en hiver, ça fait juste rêver...

Du point de vue de l'intrigue, le roman présente quelques faiblesses ou facilités scénaristiques. Par exemple, Cascabel réussit parfois très facilement à passer inaperçue. Quant à la figure de la fille qui se fait passer pour un garçon pour mener sa vie comme elle l'entend dans un monde d'hommes, elle a probablement été usée jusqu'à la corde – mais, moi, je ne l'ai pas beaucoup croisée dans mes lectures, voire pas du tout, donc ça ne me dérange absolument pas.

Le roman comporte aussi des éléments de réflexion sur la fluidité de genre, la (non) binarité et l'amour homosexuel, le tout amené avec naturel dans l'ensemble. L'auteur, Joe Heap, a trouvé un bon équilibre pour rester dans le divertissement léger tout en parlant de trucs sérieux. Enfin, le style est soigné et se lit tout seul. Et le fait que ce soit soigné ne m'étonne pas du tout, vu que c'est Mathilde Tamae-Bouhon aux manettes à la traduction!! 🤩🤩🤩🤩 Moi qui évite autant que possible de lire les livres traduits de langues que je maîtrise, je n'ai pas du tout été gênée ici et je n'ai pas tout retraduit en anglais sans pouvoir m'en empêcher. Merci à elle de m'avoir offert cet exemplaire!!! Je ne savais même pas que le livre existait, donc je ne risquais pas de le lire. :)

Autres traductions de la traductrice déjà chroniquées sur le blog

La Saveur du printemps de Kevin Panetta et Savanna Ganucheau
Le Café du temps retrouvé de Toshikazu Kawaguchi