dimanche 21 juin 2026

Tovaangar (2025)

Dans une autre vie, j'ai lu – et beaucoup apprécié – Faillir être flingué de Céline Minard. Je l'ai lu dans le cadre du comité de lecture de la médiathèque, où il m'a été présenté comme "un western, mais bien écrit", et ce petit "mais", qui ne m'a aucunement interpellée à l'époque, me permet de prendre conscience du chemin parcouru depuis. Aujourd'hui, je dirais que c'est un western ET que c'est bien écrit. :D

Mon avis de l'époque n'étant plus en ligne, je vous propose de le lire ici:

Céline Minard : Faillir être flingué
(avis d’Alice)
Faillir être flingué : un titre brillant pour un livre western très bien maîtrisé et travaillé. Céline Minard réalise un beau travail de rédaction en nous proposant une plume soignée et originale, très riche et en même temps très facile à lire. C’est le bonheur pour un lecteur exigeant. Si, en plus, vous aimez les histoires de durs à cuire perdus avec leur cheval au milieu de la prairie, ce livre est fait pour vous (l’histoire ayant déjà été détaillée sur ce blog, je ne répèterai pas de quoi il s’agit). Seul bémol : les personnages étant nombreux, je me suis parfois emmêlée les pinceaux, oubliant par exemple pourquoi telle personne en était arrivée là où elle était avec le bien d’un autre… Mais c’est un problème secondaire, que de futurs lecteurs avisés résoudront facilement en étant plus attentifs que moi.
Michel Dufranne, chroniqueur de la RTBF, a qualifié Céline Minard de « cheval de Troie du mauvais genre dans la bonne littérature » dans une émission littéraire à découvrir absolument, Livrés à domicile.

Du coup, quand mon beau-père a dit le plus grand bien de Tovaangar de la même autrice et a prêté le roman à mon copain, j'ai ouvert grand les oreilles et j'ai mis le roman dans MA pile à lire. 👀👀 Puis j'ai profité d'une période peu chargée professionnellement pour le lire. C'est bien le seul avantage de sombrer dans l'inactivité: j'ai eu le temps de lire L'Homme qui savait la langue des serpents d'Andrus Kivirähk et Tovaangar sur des périodes de travail, sans attendre les vacances...

Bon, Tovaangar est un putain de roman, il faut absolument que vous le lisiez, mais ça n'est pas facile d'expliquer pourquoi parce que c'est SUPER particulier.

En gros, on accompagne un petit groupe de personnages partis "en Expé": ils en suivent un autre à travers différents paysages, qui correspondent (et je ne divulgâche rien, car c'est précisé en quatrième de couverture) à la région de l'actuelle Los Angeles, ou plus précisément au bassin versant de l'actuel fleuve Los Angeles, ici nommé Paayme Paxxayt – son nom dans la langue des Tongva, le peuple qui vivait là avant l'arrivée des Espagnols.

Leur périple est l'occasion de rencontrer d'autres peuples et cultures.

Et tout est merveilleux, inédit, frais, riche, foisonnant, fascinant. C'est complètement dingo. Les traces de notre monde à nous sont toujours là, car la culture "Extracte" a durablement marqué la terre. Mais la vie a continué après un changement radical et les cultures sont complètement différentes. Dans notre groupe d'Expés, il y a d'ailleurs une Auboisière, que j'ai identifiée comme une humaine, mais aussi une Dronote, dont le nom me semble assez transparent, et un Gros-Cerveau, que j'ai identifié comme [divulgâcheur] un orang-outan, mais je peux me tromper :D [fin du divulgâcheur]. On rencontre d'autres humains ou humanoïdes, mais aussi des tas d'animaux non humains qui ont tous leur manière de penser et d'agir. Je donnerais une mention spéciale aux Racoons qui se bagarrent et aux Troutes qui remontent la rivière, mais TOUT est génial.

Comme vous avez peut-être commencé à le remarquer en lisant le paragraphe ci-dessus, Céline Minard fait un usage très particulier de la langue – et c'est là que le roman prend une dimension complètement extraordinaire. L'évolution du langage porte le monde, et le monde porte l'évolution du langage. J'avais lu Traduire au futur d'Alice Ray peu de temps avant, et Alice Ray évoque la langue des personnages du futur lointain dans Cartographie des nuages de David Mitchell. Ici, on est un peu sur le même type d'évolution, mais en plus compréhensible tout de même. La langue des personnages est remplie de notions familières. Néanmoins, tout est différent. Il y a de l'anglais, du latin, du tongva, peut-être un peu d'espagnol. La quatrième de couverture parle d'un "nouveau langage dont on devine qu'il est pour l'autrice une subtile déconstruction du nôtre", d'une "écriture à la croisée des genres et à l'ampleur inégalée" et d'une "aventure littéraire inouïe" et je suis on ne peut plus d'accord. C'est complètement dingo.

Alors, attention, ça demande aussi pas mal de concentration et d'attention. Mon beau-père nous l'avait dit, d'ailleurs. Il faut "rentrer dedans". Comme toute la narration extérieure à la troisième personne utilise cette langue nouvelle, on est constamment dedans. Il faut pratiquement intégrer une nouvelle manière de décrire le monde. Mais qu'est-ce que ça en vaut la peine.

Cerise sur le gâteau: dans ce monde qui renaît sur les traces de l'ancien, dans ce roman qui relève presque du post-apo, il n'y a aucune noirceur, mais au contraire des cultures qui ont adopté un mode de vie plus respectueux et qui vivent, autant que possible, en bonne entente et en cherchant des solutions communes. Putain. Mais quel bonheur. Attention: les carnivores restent carnivores et les herbivores restent herbivores (enfin, "légumistes" – j'ai adoré ce terme 🤣🤣) et une chaîne alimentaire reposant sur la prédation demeure donc en place. Mais, dans l'ensemble, on a affaire à des sociétés apaisées et plus lumineuses. Quelle merveille.

J'ai lu L'Homme qui savait la langue des serpents et Tovaangar à deux semaines d'intervalle environ et je suis à peu près certaine que c'était là l'apogée de mon année. Je place Tovaangar encore plus haut en raison de la démarche stylistique, mais les deux romans sont fous.

En mai, Céline Minard a reçu le Prix SGDL-Yves et Ada Rémy des littératures de l'imaginaire pour ce roman et c'est mille fois mérité. Je suis absolument enchantée, et je m'en vais réécouter les épisodes de son passage dans l'excellent podcast Bookmakers d'Arte Radio.

mardi 16 juin 2026

Walabi (2025)

Il y a quelques semaines, en remontant dans mes newsletters non lues, j'ai découvert grâce à l'Association végétarienne de France que le prix Maya, qui récompense un ouvrage à l'engagement animaliste fort, avait été décerné à un roman intitulé Walabi, écrit par Antoine Philias et publié par les éditions Asphalte. Et, surtout, que ce roman parlait des wallabys de la forêt de Rambouillet.

Par tous les dieux de tous les panthéons,
peut-on discuter du degré de mignonnerie de cette couverture?!? 😍😍
Crédit: Storme Kovacs / Pixabay

Bien entendu, j'ai sauté dessus. Je suis allée au lycée à Rambouillet et j'avais une amie très proche qui habitait à Émancé, LE village dont sont originaires les wallabys dont il est question, et je sais donc depuis très longtemps qu'il y a des kangourous en forêt de Rambouillet – et que, en fait, ce ne sont pas des kangourous, mais des wallabys, même si, à l'époque, on disait toutes "kangourous".

C'est vraiment vrai, hein. Je crois même en avoir vu un, un soir, mais dans le noir, et mal. L'histoire est très classique: il y avait une sorte de parc animalier à Émancé, qui présentait au public des wallabys (entre autres espèces), et certains d'entre eux se sont échappés. Vous vous doutez bien qu'il n'y a plus de grands prédateurs en forêt de Rambouillet, vu qu'on les a tous tués depuis des lustres, et, pour je ne sais quelle raison, le wallaby n'est pas sur la liste des espèces chassables et les chasseurs les ont laissés tranquilles. Du coup, le seul danger auxquels ils étaient confrontés, c'était les accidents de la route. Ils se sont donc reproduits et multipliés. Ces dernières années, hélas, ils semblent disparaître... 😭😭😭😭

Dans ce roman, Antoine Phillias donne la parole à un wallaby, qui raconte l'histoire de ses ancêtres, depuis leur vie en liberté en Australie jusqu'aux différentes étapes de leur transfert en Europe et en France en particulier, tout en évoquant des myriades d'histoires d'animaux en captivité. C'est bien écrit et ça se lit tout seul; couplé au fait que le livre est très peu épais – un peu plus de cent pages – et que les chapitres sont courts, je l'ai lu en un aller-retour train-métro entre ma banlieue et Paris (y compris, à l'aller, dans un train en provenance de Rambouillet 🤣🤣). J'ai vraiment bien aimé et j'aurais continué plus longtemps avec notre narrateur wallaby, si j'avais pu. J'ai aussi apprécié que les humains soient tous considérés comme un danger, peuples premiers compris: on n'est pas du tout sur l'idée que l'humain vivait "en harmonie avec la nature" avant l'arrivée des Occidentaux ou l'essor de la société moderne (idée qui est, à mon humble avis, un mythe, mais je n'ai jamais creusé le sujet!).

Ce qui m'a un peu chiffonnée, c'est que toutes les histoires d'animaux en captivité sont éminemment tragiques et donnent l'impression d'un livre assez revendicateur et politique, avec un animalisme relativement bas du front. Je doute que quelqu'un qui n'a pas déjà cheminé sur le sujet repense son rapport aux animaux en lisant quelque chose d'aussi frontal – même si on est largement au-dessus du genre de messages ultra primaires qui m'ont traumatisée du temps où j'étais sur Twitter, hein.

D'un autre côté, difficile de présenter avec délicatesse les déboires de ces pauvres wallabys ou tous ces destins affreux d'animaux mis en boîte et exposés sans aucun regard pour leur bien-être... Au fil de la journée, mon curseur de colère personnel est monté encore un peu plus loin; j'ai presque regretté d'avoir donné des sous au WWF au vu de ses "partenaires" listés ici; je me suis dit que la Reloue serait peut-être mieux sans moi, tranquille dans les bois (bon, en fait, non 😹😹); je doute que je remettrai jamais le pied dans un parc ou un zoo, même si l'occasion devait se présenter. L'égoïsme crasse des gens vis-à-vis des non humains m'angoisse moins, sur le plan personnel, que la catastrophe climatique et que le tsunami de l'IA, mais il y a vraiment de quoi cramer des tas de gens. Je suis enchantée que ce livre ait reçu le prix Maya et que l'AVF l'ait mis sur mon radar, et je suis enchantée que l'une des médiathèques de mon réseau l'ait acheté. J'espère qu'il sera beaucoup emprunté.

jeudi 11 juin 2026

Anatomie comparée des espèces imaginaires (2019)

Chronique express!

Je suis tombée sur ce petit ouvrage de vulgarisation scientifique grâce à la chronique de TMbM, qui était tellement enthousiasmante que je me suis hâtée de l'emprunter en bibliothèque (l'ouvrage, pas la chronique... 🤭). Quelle pépite! Chaque chapitre étudie un personnage ou une créature de fiction et essaye de proposer des explications rationnelles à ses caractéristiques physiques et/ou ses super pouvoirs, notamment en faisant de nombreux parallèles avec des animaux existant réellement. Par exemple, on se demande comment le dragon peut cracher du feu et comment Totoro peut voler. Le texte de Jean-Sébastien Steyer se lit tout seul et est très clair, et les planches d'Arnaud Rafaelian introduisant chaque chapitre sont superbes. J'ai juste adoré. C'est un régal tout particulier lorsqu'on aime l'imaginaire et la pop culture, mais ça serait franchement à mettre entre toutes les mains tellement la démarche est intéressante! On félicite la maison d'édition, Le Cavalier Bleu!

Précision: l'ouvrage est sorti en 2019, mais j'ai lu la version mise à jour en 2022 et il en existe une troisième encore plus récente, parue en 2026.

samedi 6 juin 2026

L'Homme qui savait la langue des serpents (2007)

Je l'avais repéré il y a mille ans et il est enfin arrivé entre mes mains: L'Homme qui savait la langue des serpents d'Andrus Kivirähk, traduit de l'estonien par Jean-Pierre Minaudier!! 🤩🤩

C'est une petite brique, une sorte de "poche grand format" d'un peu moins de 500 pages. Je l'ai sorti de ma pile à lire un jour où, par miracle, j'avais une ou deux semaines assez tranquilles devant moi: aucune sortie sociale prévue, pas un travail monstre, pas de rendez-vous. La possibilité, donc, de lire plus que d'habitude.

J'ai adoré.

Je suis rentrée dans ce roman dès le premier chapitre, et avec une facilité assez déconcertante au regard de la particularité du monde qui nous est présenté. Nous sommes dans l'Estonie du XIIIe siècle, plus précisément dans la forêt, où les gens élèvent et traient des louves et où les femmes sont tout à fait susceptibles de prendre un ours pour amant. Étonnant, certes, mais présenté avec un tel talent que tout semble normal. Bon, ok, j'avoue que je me suis demandé si j'avais bien lu, la première fois que j'ai lu le mot "loup". Mais à part ça, tout allait de soi.

Le narrateur nous annonce dès la première phrase du livre qu'"il n'y a plus personne dans la forêt", et nous savons donc d'emblée que son récit sera, a priori, celui d'un dépeuplement. Car les Estoniens abandonnent de plus en plus la forêt pour adopter le mode de vie du village, centré sur l'agriculture et tourné vers la culture des "hommes de fer" venus des mers pour conquérir le pays. Les deux modes de vie diffèrent radicalement, et le narrateur, Leemet, déteste et méprise les villageois, qui mangent du pain plutôt que de la viande et qui ne parlent pas la langue des serpents. Lui, il la connaît très bien, grâce à son oncle qui la lui a enseignée, et la première partie du roman est donc le récit de son enfance dans la forêt avec un ami humain et un ami serpent, Ints (personnage génial!!), et avec les drôles de personnages qu'on y trouve: un ours transi d'amour, des anthropopithèques qui élèvent des poux (oui!), un ivrogne, une sorte de chamane très allumé, etc.

La galerie de personnages est l'une des forces du roman, de même que son humour et que sa vision douce-amère de l'existence. Là comme ça, on pourrait imaginer une opposition très binaire entre l'ancien monde païen et proche de la nature et le nouveau monde en voie de christianisation et d'"intolérancisation" (coucou, Marion Zimmer Bradley!). Mais c'est beaucoup plus compliqué en réalité, car l'ancien monde abrite aussi son lot d'extrémistes et d'intolérants... Le roman est plus antireligion de manière générale que antimonothéïsme en particulier. La postface du traducteur est également très intéressante pour éclairer la manière dont l'auteur critique un certain discours national et nationaliste en Estonie.

Sur le plan stylistique, ça se lit tout seul. Hélas pour moi, je ne lis pas l'estonien. Je ne peux donc pas juger du travail d'Andrus Kivirähk. Mais tel que son roman est rendu par Jean-Pierre Minaudier, c'est un régal et ça se lit tout seul, même si j'ai regardé avec étonnement quelques expressions désuètes ou originales, qui me semblaient un peu étranges. Mais, de manière générale, le ton est très bien trouvé.

J'ai un peu déchanté durant les cent dernières pages environ. J'ai continué à lire à toute vitesse, et j'ai même tenu sans dormir jusqu'à 23 h 30 pour le terminer (exploit!!), mais putain qu'est-ce qu'on s'en prend plein la tronche. Même si on a très bien compris, depuis le début, que le narrateur nous raconte la fin d'un monde, je n'étais pas prête. 🙁🙁🙁🙁😭😭😭😭 Le temps qui passe, la violence idiote... Gros trauma!!!

Et pourtant, même cette fin, qui n'est pas du tout celle que j'aurais choisie, a une force qui lui est propre et porte un roman qui est décidément marquant et hors du commun. Il est bien parti pour être sur le podium de cette année!!!

Seul regret: je me suis empressée de réécouter les trois épisodes d'interview de l'éditeur français, Frédéric Martin, fondateur du Tripode. Hélas, ce merveilleux roman est tout juste évoqué. Le monsieur parle surtout de L'Art de la joie de Goliarda Sapienza, que j'ai lu suite à ce podcast et que j'ai détesté... 😂😂 

Allez donc voir ailleurs si on y parle la langue des serpents!
L'avis de Baroona
L'avis de Zoé prend la plume

lundi 1 juin 2026

La gamelle de mai 2026

Comme d'habitude, on fait le bilan du mois écoulé!

Enfin une bonne nouvelle pour le cinéma: j'ai fait non pas une séance, mais deux! 

Sur petit écran

Toujours rien.

Sur grand écran

Burning Ambition de Malcolm Venville (2026)

Malgré une affiche qui m'a tout l'air d'être générée par IA et quelques exagérations typiques des hagiographies (on dirait presque qu'ils ont pulvérisé le Rideau de fer à eux tout seuls 😂😂), ce documentaire sur Iron Maiden est très intéressant et très stimulant. Il retrace l'histoire du groupe et la place de sa musique dans l'histoire du rock/métal, et il donne la parole non seulement aux membres, mais aussi à des fans. Certains sont eux aussi des stars de la musique, d'autres sont juste des gens normaux. Le tout en musique, et avec Eddie bien sûr! Et en évoquant le fait que leurs chansons racontent toujours une histoire! 😍😍 En bref, Iron Maiden, ce sont vraiment les meilleurs! Si les places de concert étaient accessibles, j'aurais pris une place pour leur passage à Paris en juin dans la foulée. Je me demande juste pourquoi on n'entend pas Fear of the Dark, qui est quand même LE tube de leur carrière. Comme il n'y a aucune chanson de l'album homonyme, je me suis demandé si c'était une question de droits. 🤷‍♂️

Michael de Antoine Fuqua (2026)

Un biopic musical assez sympathique, parce que, bon, on ne pas pas se mentir: Michael Jackson était très très bon. Entre les Jackson 5 et ses chansons en solo, on a envie de chanter et de danser la moitié du temps, et, bien sûr, on est partis pour fredonner plusieurs jours. Et puis, il y a un alpaga, donc voilà. 🦙 D'un autre côté, le film est assez balisé, et, à part une critique frontale du personnage du père, il s'attarde assez peu sur quoi que ce soit.
Mon blog (merci à lui!) m'informe que j'ai déjà vu trois films de ce réalisateur: La Rage au ventre en 2015, Les Sept Mercenaires en 2016 et Equalizer 2 en 2018. Nan mais WHO KNEW!!!!! 🤯🤯🤯

Du côté des séries

Toujours rien. C'est tragique. 😭

Et le reste

 

En début de mois, j'ai lu le Cheval Magazine de mai, qui était arrivé trop tard pour que je le lise fin avril.

Ensuite, j'ai lu avec grand plaisir le Bifrost numéro 121, sorti en janvier dernier. Bon, on ne peut pas dire que les nouvelles m'aient emballée. Mais, de toute façon, elles ne m'emballent jamais; j'ai toujours l'impression qu'il y a un gros implicite qui m'échappe. En revanche, j'ai lu les avis sur les parutions du moment avec avidité, et l'interview fleuve de Jo Walton était passionnante. Cette autrice fait partie des gens qui réussissent à être sur tous les fronts. J'aimerais savoir comment ils font...

En parallèle, j'ai aussi (re)lu un vieux numéro de La Croix L'Hebdo consacré aux animaux, celui des 9-10 juillet 2022. À l'époque, j'avais lu sensiblement tous les articles grâce à mon amie abonnée, qui me les avait envoyés par email. Pour moi, bien sûr, ce dossier ne va pas assez loin: aucun animaliste n'est interviewé et l'exploitation des animaux n'est pas remise en question. Mais il n'en est pas moins passionnant, car il met bien en lumière la manière dont les animaux (non humains) enrichissent notre vie sur un plan très, eh bien, humain, justement, ainsi que la manière dont nos relations avec eux évoluent. Je l'ai dévoré avec autant d'enthousiasme qu'une portion de tofu Taifun (les meilleurs tofus, si jamais vous n'avez pas encore goûté!).

En fin de mois, j'ai lu le Cheval Magazine de juin et j'ai feuilleté le hors-série de juin-juillet – qui est en réalité un recueil de tests produits, de pages d'inspiration shopping et de vieux articles sur une catégorie de produits ou sur une entreprise, c'est-à-dire, en bref, un catalogue. Et c'est vendu 8,40€. Je suis assez indignée.