mercredi 27 janvier 2021

L'Ours et le rossignol (2017)

C'est l'histoire de Vassia, fille d'un seigneur du Nord de la Rus' et d'une femme mystérieuse, à la beauté d'un autre monde. Elle grandit en écoutant les contes de sa vieille nourrice, Dounia. Sauf que Vassia ne se contente pas d'écouter les histoires; elle voit les vieux gardiens du foyer, les personnages magiques qui se cachent dans la maison, l'écurie, les bois et les étangs. Elle aperçoit aussi, un jour, un homme borgne sous un chêne qui n'existe pas...

Dans ce premier tome, Katherine Arden s'inspire de contes traditionnels pour raconter une jolie histoire située dans la campagne russe des années 1300 et quelques, d'après mes calculs. La quatrième de couverture insiste sur l'arrivée du christianisme dans les campagnes et l'éradication des croyances populaires via la figure de la belle-mère de Vassia, mais le roman ne parle pas tant de ça – ou plutôt, il y a certes une érosion des croyances païennes et une figure de prêtre extrémiste (personnage que j'ai eu envie d'étrangler, évidemment), mais ce n'est pas une opposition primaire et simpliste. Vassia, d'ailleurs, a beau être la seule à voir les créatures traditionnelles, elle se considère comme chrétienne. Les autres villageois se tournent de plus en plus vers le monothéisme sous l'influence du prêtre, mais il faut dire qu'ils ne voient aucun esprit, eux...

L'histoire se déroule doucement, au rythme des saisons et surtout des hivers terribles. L'autrice montre une belle ambiance familiale, malgré la figure négative de la belle-mère (mais elle aussi suffisamment fine pour qu'on n'ait pas affaire à une simple bigote horripilante), tout en ne cachant pas la dureté de la vie, notamment pour les femmes. Leur voie est toute tracée: c'est soit le mariage, soit le couvent. Pendant ce temps-là, les esprits de la maison faiblissent et une ombre rôde et s'agite dans les bois...

J'ai dévoré ce roman avec grand plaisir. Il n'est pas parfait – j'ai trouvé que certaines fins de chapitre ou de paragraphe tombaient un peu à plat et la résolution est un chouïa facile, bien que tragique –, mais je le trouve remarquable pour un premier roman et j'ai adoré plonger dans cet univers empli de magie cachée, où les forces maléfiques sont réellement maléfiques et où même les forces plutôt bénéfiques sont ambiguës et dangereuses. La rédaction est simple et limpide, avec une jolie poésie qui va très bien aux paysages gelés. Félicitations au traducteur, Jacques Collin – car j'ai lu la version française et je n'ai donc pas vraiment lu la prose de Katherine Arden, mais celle de Jacques Collin. Je précise au passage que la couverture est d'Aurélien Police.

Enfin, un argument de taille en faveur de ce roman: il y a plein de chevaux!! Des chevaux avec des noms et des caractères bien différents! Yeah!

Vivement la suite! 🤩

Allez donc voir ailleurs si cet ours y est!
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vendredi 22 janvier 2021

The Lost World (1912)

Chronique express!
 

Lorsque le professeur Challenger prétend avoir trouvé des formes de vie préhistoriques dans un plateau isolé au fin fond de l'Amazonie, toute la communauté scientifique londonienne l'accuse de charlatanisme. À tel point que l'un de ses pires critiques se dit prêt à l'accompagner sur place pour prouver que cet endroit miraculeusement préservé n'existe pas. Une expédition est donc organisée: Challenger bien, sûr, le professeur Summerlee qui remet sa parole en cause, Lord John Roxton, un grand chasseur, et Ted Malone, journaliste et narrateur du roman, qui essaye par là d'impressionner la femme de ses rêves. La suite est entrée dans l'histoire de la littérature. Malgré les embuches sur leur chemin, nos quatre héros atteindront le plateau en question et y trouveront des dinosaures et des peuplades inconnues, ainsi que de nombreux dangers.

J'ai déjà chroniqué ce roman il y a plusieurs années, lors de ma première lecture, et je n'ai rien à ajouter, si ce n'est: lisez Arthur Conan Doyle!! L'un ou l'autre des récits de Sherlock Holmes, à tout le moins, et sinon n'importe laquelle de ses œuvres. Cet écrivain ne m'a encore jamais déçue et je l'ai trouvé brillant dans des genres très différents (vous pouvez retrouver toutes mes chroniques pour avoir un aperçu). Dans le cas présent, il est extrêmement drôle, mais avec une retenue et une élégance toutes britanniques qui donnent au roman un charme fou. C'est l'aventure à l'état pur, avec des étendues sauvages inexplorées, une trahison, les forces de la nature, des créatures redoutables, etc. Et des personnages hauts en couleur qui sont certes caricaturaux, mais fonctionnent très bien (peut-être justement parce qu'ils sont caricaturaux). Et des dinosaures. Un grand plaisir de lecture, donc.

Allez donc voir ailleurs si ce monde perdu y est!
L'avis de Baroona

dimanche 17 janvier 2021

Bilan 2020 – Lectures

Après le bilan consacré aux salles obscures, place au bilan lecture de l'année 2020.

Contrairement à ce que je pouvais espérer, je n'ai pas lu plus cette année: 62 livres, un chiffre en léger recul par rapport aux 65 de 2019 et aux 67 des deux années précédentes. En revanche, le confinement du printemps m'a permis de m'attaquer à deux pavés demandant beaucoup de temps.

Comme toujours, quelques livres surnagent tandis que d'autres coulent lamentablement, mais j'ai plus de mal à classer les meilleurs livres de l'année que les années précédentes.

Le trio de tête 


The Left Hand of Darkness d'Ursula K. Le Guin, un roman remarquable sur l'altérité qui me trotte encore dans la tête. Chronique.

Beggars in Spain de Nancy Kress, un roman inégal mais dont la première partie est d'une richesse hors du commun. Chronique.

Les Fiancés de l'hiver de Christelle Dabos, premier tome de la série la Passe-Miroir. Très franchement, c'est ce roman que j'ai lu avec le plus de plaisir cette année, mais je ne le place qu'en troisième position car je pense que les deux autres lui sont supérieurs de par leurs thèmes et le traitement qu'ils ont font. Chronique.

Les lectures marquantes (par ordre chronologique de lecture)

Sorcières de Mona Chollet, un essai féministe sur lequel j'ai trouvé à redire mais qui m'a beaucoup parlé. Je pensais déjà que je ne me teindrais pas les cheveux une fois plus âgée, mais je pense désormais que ce sera un acte politique, parce que je n'ai pas besoin de paraître jeune, fertile et baisable pour avoir de la valeur en tant qu'être humain! Chronique.

The Woman in White de Wilkie Collins, tout le charme du XIXe siècle anglais condensé dans un roman impossible à lâcher. Chronique.

The Worm Ourobouros d'E. R. Eddison, un bouquin plus grand que nature. J'en ai tellement chié à le lire, mais quelle aventure! Chronique.

Les langues

Majoritairement du français, beaucoup d'anglais et... C'est tout. C'est une catastrophe, je ne lis plus en italien et en espagnol depuis des années... Zéro pointé cette année.

La valeur sûre

Ma relecture des Rougon-Macquart avec Tigger Lilly s'est poursuivie avec quatre romans: la Joie de vivre, Germinal, L'Œuvre et la Terre. Chroniques zoliennes.

Mes bilans ayant plutôt tendance à s'éterniser jusqu'à citer la moitié des livres lus dans l'année, je fais un effort de brièveté et je m'arrête ici malgré la présence d'autres livres de qualité!

Du côté des revues

Depuis deux ans, j'ai pour objectif de lire une revue par mois en plus de Cheval Magazine. Avec 17 revues, c'est bon pour 2020. En revanche, c'est Cheval Mag qui n'a pas assuré: deux numéros ont sauté et je n'ai pas reçu le dernier de l'année, donc je n'en ai lu que neuf au lieu de douze! 🤣

Du côté des BD

30 BD cette année, ce qui semble être mon nouveau rythme (32 en 2019, 35 en 2018, quelques-unes par an auparavant). Je n'ai pas compté le nombre de lectures avec des chats mais cet animal était clairement le plus représenté. 🤣😹

Et la pile à lire?

En 2019, j'ai atteint une victoire éclatante en faisant passer ma pile à lire de 66 à 33 volumes, soit une réduction de 50%. En 2020, j'ai fait encore mieux: le 31 décembre, ma pile à lire comptait 12 volumes!! DOUZE!! Oui, douze, mes amis, douze, DOUZE. C'est une réduction de 63% et ce n'est même plus une pile à lire, à ce stade! Yeah!!!

Mise à jour du 27 janvier: Dans un éclair de lucidité tardif, j'ai réalisé que je me suis trompée et que ma pile à lire comptait en réalité dix livres le 1er janvier 2021, pas douze. Voilà. 🤣

mardi 12 janvier 2021

Bilan 2020 – Cinéma

Comme tous les ans, je me penche sur l'année écoulée en commençant par le cinéma.

Évidemment, l'exercice est périlleux, vu que les cinémas ont été fermés une bonne partie de 2020 et que la plupart des films que je vais généralement voir – de grosses sorties avec de gros budgets et beaucoup d'effets spéciaux – ont été renvoyés.


Tout d'abord, les chiffres: 21 séances. C'est plutôt cohérent avec les années précédentes, compte tenu de la fermeture.

Ensuite, un constat: les films que j'ai préférés voir sont en fait ceux que j'ai revus: Matrix, Titanic, Captain Marvel et Black Panther.

Parmi les sorties de l'année, rien ne m'a réellement marquée d'un sceau indélébile. Je tiens toutefois à mentionner quelques films.

Les Traducteurs de Régis Roinsard, à film à énigmes qui met joliment en avant le travail des traducteurs littéraires et est tourné en plein de langues. Un vrai plaisir de polyglotte.

Birds of Prey de Cathy Yan, un film pop corn et coloré fort sympathique.

Woman d'Anastasia Mikova et Yann Arthus-Bertrand, un beau documentaire inspirant et plein de langues du monde entier. Un vrai plaisir de polyglotte, ici aussi.

Les Nouveaux Mutants de Josh Boone, un film de super-héros différent des autres et axé sur les peurs des personnages. Il se termine en bouillie d'image de synthèse illisible, mais j'en retiens quelques passages marquants ("I get too hot" et "I'm magic too", par exemple).

Enfin, Antoinette dans les Cévennes de Caroline Vignal m'a vendu du rêve et m'a confortée dans mon adoration des ânes.

Je ne peux pas clore ce bilan sans mentionner trois films plus anciens.

L'Ascension de Skywalker de J. J. Abrams, sorti fin 2019 et vu en 2020, qui m'a fait vibrer malgré l'ennui profond lié au retour de Palpatine et que je suis allée revoir durant l'été. "For Leia. For the galaxy."

Elephant Man de David Lynch: tout simplement un chef d'œuvre que je suis ravie d'avoir pu découvrir dans de bonnes conditions, sur grand écran.

Ensuite, Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma, qui est sorti en 2019. Ce n'est pas du tout mon genre de film, mais on ne peut que crier au génie face à cette mise en scène, cette lumière, ces silences et cette chanson de dingues autour du feu.

Et ce qui m'a encore plus marquée cette année: les premières séances de juin, lors de la réouverture, quand le cinéma accueillait une dizaine de personnes par séance en moyenne (exception faite de Titanic, où nous étions peut-être cinquante). Le calme, le plaisir de revenir et d'être seule avec le film, mon homme ne s'étant déplacé qu'une fois ou deux après la réouverture. Le cinéma à l'état pur, en quelque sorte.

jeudi 7 janvier 2021

Les BD du quatrième trimestre 2020

Avant de passer aux traditionnels bilans de fin d'année, place au dernier récapitulatif des bandes dessinées du trimestre.

Inhumain de Valérie Mangin et Denis Bajram (scénario) et Thibaud de Rochebrune (dessin) (2020)


C'est l'interview des deux scénaristes dans le podcast C'est plus que de la SF qui m'a donné envie de lire cette BD. Je n'ai malheureusement pas été séduite, sans trop savoir pourquoi. Il y a certes un grand nombre d'éléments intéressants et des couleurs sublimes, mais ça n'a pas pris. Les actions s'enchaînaient peut-être un peu vite par moment, le questionnement final m'a semblé manquer de profondeur... Je suis bien en peine de m'expliquer.
Éditeur: Dupuis

Sous les arbres. Tome 1: L'Automne de monsieur Grumpf et tome 2: Le Frisson de l'hiver de Dav (2020)

  

Deux albums d'une mignonnerie à tomber. Le premier parle d'un blaireau qui essaye de balayer les feuilles devant sa maison à l'automne, le deuxième d'un renard aux prises avec une écharpe récalcitrante en plein hiver. Je suppose que le public ciblé a moins de sept ans mais j'a-do-re et j'attends avec impatience le printemps et l'été.
Éditeur: Éditions de la Gouttière

Robilar ou le maistre chat. Tome 1: Maou!! de David Chauvel (scénario), Sylvain Guinebaud (dessin) et Lou (couleur) (2020)

Robilar est un gros matou aristocratique dont la vie est chamboulée lorsqu'un ogre écrase le carrosse de sa comtesse. Après pas mal de mésaventures, il est recueilli par un gentil meunier et perd un poids considérable en chassant les souris. Puis il décide d'aider son nouveau propriétaire à devenir riche. Pour commencer, il lui demande une paire de bottes pour protéger ses coussinets délicats. Vous l'aurez compris, l'histoire est librement inspirée de celle du chat botté, mais avec pas mal de différences, comme la présence de champignons hallucinogènes. Je n'ai pas trop aimé le dessin et le langage médiévalisant, donc je ne suis pas bien convaincue de lire le deuxième tome, mais ça reste sympathique.
Éditeur: Delcourt

J'adore mon chat mais il s'en fout complètement d'Alberto Montt (2019)

Traduit de l'espagnol par Éloïse de la Maison.
Une succession de dessins amusants ou informatifs sur les chats, du genre "les chats peuvent ronronner jusqu'à tel volume" ou "il existe deux catégories de gens: ceux qui aiment les chats et ceux qui vivent dans l'erreur" (ah, ah!). Ça se lit en dix minutes, c'est aussitôt oublié (à moins que vous n'aimiez le dessin, contrairement à moi), ça ne vaut pas du tout 11€, contentez-vous de le lire en bibliothèque.
Éditeur: ça et là

Je ne veux pas être maman d'Irene Olmo (2019)

Traduit de l'espagnol par Léa Jaillard.
L'autrice retrace son parcours de femme agacée par l'insistance de ses proches à la faire parler de maternité, puis sa réflexion sur le sujet et sa prise de conscience. Non, elle n'a pas envie d'être mère un jour. Bien entendu, j'ai sauté sur cette BD dès que j'ai découvert son existence chez Mon coin lecture, mais elle arrive un peu tard pour moi, puisque j'ai pas mal avancé dans ce parcours de réflexion et d'acceptation du jugement des autres. (Bon, perdre mes amis les uns après les autres parce qu'ils se renferment sur leur couple et leur(s) enfant(s) reste très douloureux, bien sûr... Mais cela dépend d'eux et non de moi!) En outre, je n'ai pas aimé le dessin, ce qui est toujours très problématique en BD. Je la recommande néanmoins à tous et surtout aux gens refusant que d'autres ne fassent pas les mêmes choix qu'eux.
Éditeur: Bang éditions

Castelmaure de Lewis Trondheim et Alfred (2020)

Il paraît que c'est moi qui ai demandé à lire cette bande dessinée. Je n'en ai aucun souvenir et il n'y en a aucune preuve, donc je pense que c'est mon libraire qui s'est trompé... Mais chut. 🤪 Je n'ai pas du tout aimé. Le dessin est assez brouillon, avec des traits tremblotants que je n'aime pas, et l'histoire est à la fois trop simple et trop gore. Je pense que, pour lui donner de la crédibilité et la rendre inquiétante, il aurait fallu un dessin beaucoup plus réaliste et une œuvre plus longue. En l'état, c'est crado sans réussir à être dérangeant...Côté intrigue, ça tourne autour d'un château cerné de tempêtes depuis vingt ans, suite à la disparition du roi et à une multitudes de grossesses simultanées se terminant mal.
Éditeur: Delcourt

Les Zola de Méliane Marcaggi et Alice Chemana (2019)

La vie d’Émile Zola à travers celle de ses femmes: Alexandrine, l’amour de jeunesse et l'épouse légitime, et Jeanne, la servante devenue maîtresse. Difficile de ne pas tenir Zola pour un beau salaud en voyant combien cette double vie a été commode pour lui et lui a permis de tout avoir… au détriment de son épouse, qui s’est dévouée corps et âme pour lui pour finir cocue. Pourtant, le ton de la BD n’est pas du tout accusateur, les trois personnages étant présentés sous un jour humain et "frais", si je puis dire. On retrace 40 ans de vie et de littérature de manière très claire et plaisante. Un beau document pour découvrir la vie de Zola. Voir aussi l'avis de Baroona.
Éditeur: Dargaud

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une de Sophie Ruffieux, Lylian et Raphaëlle Giordano (2020)

L'adaptation en bande dessinée du roman de Raphaëlle Giordano, que j'ai lu et commenté ici, se lit extrêmement bien. Les dessins sont simples, lumineux et plaisants. Comme dans le roman, la protagoniste rencontre un mystérieux routinologue qui l'aide à faire le point sur sa vie puis à la faire évoluer dans la direction qu'elle désire. J'ai été beaucoup moins agacée par ses problèmes, ce qui prouve probablement que j'ai évolué depuis que j'ai lu le roman, et au final je pense avoir préféré la BD au livre. En revanche, cela joue toujours autant sur les clichés, notamment de genre, par exemple avec le mari qui s'affale dans son canapé en demandant "qu'est-ce qu'on mange" quand il rentre du bureau, la protagoniste trop gentille qui veut faire plaisir à tout le monde, le choix d'une activité créative liée à l'enfance, etc. etc.
Éditeur: Soleil.

Sur la route de West de Tillie Walden (2019)

Baroona et Tigger Lilly (lien à venir quand je me servirai de nouveau de Facebook dans quelques semaines!) ayant dit beaucoup de bien de Tillie Walden, j'ai décidé de partir à sa découverte. Cette BD était mise en avant dans ma librairie ET IL Y A UN CHAT EN COUVERTURE, donc j'ai commencé par ici. L'histoire de Lou et Béa, deux jeunes femmes qui se rencontrent sur une aire d'autoroute et traversent le Texas ensemble, est touchante et prenante, mais je n'ai pas totalement adhéré aux graphismes (ou plus précisément à certains effets "de tache", si je puis dire) et la fin m'a laissée assez perplexe. [Divulgâcheur] Mon copain pense que la morale est que les deux protagonistes sont toujours aussi mal dans leur peau après leur rencontre. Moi, je suis plus nuancée, je pense qu'elles ont avancé, mais [fin du divulgâcheur] je ne suis pas sûre d'avoir saisi toutes les nuances et l'implicite de la conclusion. (@Baroona et Tigger Lilly: je pense que vous allez adorer, vous!) Je ne parle pas de la chatte, mais elle est bien là et a son importance.
Éditeur: Gallimard BD

samedi 2 janvier 2021

La gamelle de décembre 2020

Retour sur le dernier mois de 2020. Entre l'intégrale de nouvelles de Clarke qui me prend beaucoup de temps, la fermeture des cinémas et une charge de travail non négligeable, ce bilan mensuel est toujours aussi riquiqui. 🤣

Sur petit écran

Thor Ragnarok de Taika Waikiti (2017)

Miam, miam, miam. Mon choix est fait,
mais force est de reconnaître que Thor est tentant aussi.

Mon avis est moins tranché qu'il y a trois ans, mais tout de même, ce film ne me convainc pas tout à fait. Trop coloré, trop drôle, trop oubliable à la seconde où il est terminé. Reste un Loki irrésistible et fantasmable à souhait.

Sur grand écran

Bein, rien.

Du côté des séries

Agatha Christie's Hercule Poirot – saison 11 (2008-2009)
Une belle saison qui vient clore mon visionnage de Poirot. Il existe une saison 12 et une saison 13, mais je ne les ai pas, je trouve les prix de vente des DVD ridicules (sérieux, il y a encore des gens qui dépensent 35€ pour des DVD?) et ma médiathèque ne les a pas. Je suis triste, mais c'était déjà une chance de récupérer les saisons 1 à 11 gratuitement! Le quatrième épisode de cette onzième saison a un beau casting, puisqu'on y voit Elizabeth McGovern, qui joue Cora Crawley dans Downton Abbey (Her Ladyship 💖), John Hannah, qui joue Jonathan dans la Momie, et Mark Gatiss, qui joue Mycroft dans Sherlock. Je suis triste que le générique, Hastings et Miss Lemon aient disparu depuis plusieurs saisons, mais j'ai adoré découvrir le personnage de Ariadne Oliver, qui est drôle et croustillante (avec ses pommes!).

Je regarde également la saison 3 de Star Trek Discovery. Je vous en parlerai une fois la saison terminée.

Et le reste

J'ai lu le Bifrost n°99 consacré à Shirley Jackson. Très intéressant tout ça, il faut que je lise un de ses bouquins! Et j'ai aussi découvert Caitlín R. Kiernan, qui m'a convaincue avec sa lovecrafterie, et Olivier Caruso, qui fait très fort avec la nouvelle Par les visages. Une réussite.

Hélas, pas de Cheval Magazine ce mois-ci: ils ont mis plus d'un mois à encaisser mon chèque, donc mon réabonnement n'a pas été prolongé à temps... Il faudra que j'achète le numéro de janvier en kiosque. Décidément, mon magazine adoré n'a pas assuré cette année!