mercredi 29 septembre 2021

Watership Down (1972) 🐰

Chronique express!

Comme les copains ont fait des retours enthousiastes lorsque Watership Down de Richard Adams est sorti chez Monsieur Toussaint Louverture dans une traduction de Pierre Clinquart, je n'ai pas hésité à l'acheter lorsque j'ai croisé le chemin de la VO – d'autant plus que cette couverture d'Emily Sutton pour Penguin est irrésistible. Comme souvent, j'ai bien fait: ce roman s'est avéré génial!

C'est l'histoire d'une bande de lapins qui quitte sa garenne du jour au lendemain, l'un d'entre eux ayant eu une vision lui annonçant la destruction de ladite garenne. Une dizaine d'aventuriers qui devront affronter de terribles dangers pour trouver un nouveau lieu où vivre: les prédateurs, l'être humain, les véhicules, et même d'autres lapins qui ne sont pas forcément transparents sur leur mode de vie ou sont carrément embrigadés dans un régime ultrasécuritaire. La manière dont Richard Adams a donné vie à la culture et aux mœurs lapines est absolument brillante. Ils ont leurs mythes, leur langue, leur organisation sociale... Tout est extrêmement crédible et on est vite happé par l'action et conquis par certains personnages hauts en couleur, comme le guerrier Bigwig que j'ai adoré et qui n'aurait pas eu à pâlir dans un roman de David Gemmell.

Je n'ai qu'un seul bémol à émettre: la représentation des lapines est totalement déplorable... Le groupe d'aventuriers est composé uniquement de mâles. Il faut attendre une bonne centaine de pages pour qu'on rencontre une lapine et qu'elle soit nommée. Il faut attendre une centaine de pages de plus pour qu'une autre lapine prenne la parole. Les mâles parlent constamment des femelles en disant "ma lapine" et le groupe monte deux expéditions pour récupérer (kidnapper, quoi!) des lapines dans d'autres lieux (une ferme et une autre garenne) parce qu'ils doivent se reproduire. En bref, l'auteur a transposé une organisation sociale ultra patriarcale chez des animaux non humains chez qui il aurait pu – vu qu'il s'agit de toute façon de personnages de fiction dans une œuvre de fiction – inventer un système tout à fait différent. C'est dommage... Mais lisez ce roman quand même, il est génial!

Allez donc voir ailleurs si ces lapins y sont!

vendredi 24 septembre 2021

La chatte (1933) 🐈

Chronique express!

Alain et Camille sont jeunes, riches et fraîchement mariés. En attendant que les travaux soient finis dans leur future maison, ils logent dans un appartement au neuvième étage, quelque part à Paris. Mais Saha, la chatte d’Alain, restée dans la maison où il a grandi à Neuilly-sur-Seine, se languit de son maître et perd du poids… Alors, il la ramène dans son nouveau foyer.

La Chatte me semble s’insérer à la perfection dans l’œuvre de Colette – pour le peu que j’en ai vu, en tout cas. On y trouve des dialogues faisant la part belle à l’implicite, des relations très fines entre psychologies complexes, un jardin de ville empli de plantes luxuriantes et un chat. Une chartreuse, plus précisément. Une chatte racée, féminine, sensuelle et joueuse, qui a une relation tout à fait unique et charnelle avec son maître Alain. Bien sûr, tout cela n’est pas du goût de Camille, l’épouse… L’histoire est racontée essentiellement du point de vue d’Alain et on assiste en quelques semaines au délitement total d’un mariage (qui, certes, ne commençait pas non plus avec un enthousiasme franchement débordant). Colette parle des tout petits ressentis qui font le quotidien et aborde les relations sexuelles sans voile. On comprend très vite que ça ne colle pas pour Alain et qu’il a la tête totalement ailleurs. C’est fin, c’est moderne, c’est une réussite. Colette était vraiment très forte! Et ça se lit vite. Cette édition Grasset fait 200 pages, mais la police est très grande. Alors, n’hésitez pas!

Pour une raison que je ne m'explique pas, les deux livres de Colette que j'ai achetés dans cette superbe édition reliée en cuir n'ont pas le même éditeur: Albin Michel pour Claudine à l'école, Grasset pour la Chatte. Mais c'est beau quand même.

dimanche 19 septembre 2021

Notes de chevet (Xe-XIe siècles)

Notes de chevet de Sei Shônagon est un ouvrage japonais composé à la fin des années 990 et au début des années 1000. La vie de l’autrice est mal connue, mais on sait qu’elle était une dame d’honneur de la cour impériale japonaise, plus précisément de l’impératrice Teishi. Avec ces Notes, elle tient à la fois des listes et un journal. Parfois, elle énumère des éléments (des lacs, des choses rares, des temples…); parfois, un sujet lui évoque des anecdotes de la vie à la cour, qu’elle raconte plus précisément. Le résultat est à la fois fascinant et très difficile à lire.

Le côté fascinant est dû à la très belle traduction d’André Baujard, qui se lit toute seule et dégage une élégance et un raffinement qui vont fort bien au contexte de la cour impériale. Ne connaissant pas du tout le japonais, je ne peux me prononcer sur l’original, mais on a ici l’impression que Sei Shônagon s’exprimait avec beaucoup de clarté et de distinction et avait beaucoup d’esprit. Les listes sont parfois touchantes et invitent à prêter attention à de petites choses. Citons par exemple les chapitres 134 à 136: "Choses qui donnent confiance", "Choses qui rendent heureux" et "Choses vénérables et précieuses". Tout un programme. 💖 D’un autre côté, la dame d’honneur savait aussi mordre quand elle n’aimait pas quelque chose ou quelqu’un et n’était pas exempte de sentiments bien humains. J’ai ainsi noté cette citation rigolote dans le chapitre 14, "Choses détestables":

"Une personne qui vous était déjà complètement antipathique, alors qu’elle n’avait rien fait pour cela, et qui se rend coupable d’une chose qui vous déplaît."

Hélas, toute cette beauté et cet esprit ont été entravés, pour moi, par un fossé culturel franchement infranchissable. Malgré les nombreuses notes de fin d'ouvrage, j’ai globalement été à mille lieux de comprendre ce que racontait Sei Shônagon dans ses anecdotes de cour: réactions des personnages, messages implicites, coutumes de l’époque, missives contenant des bribes de poésies… l’essentiel m’échappait clairement. Je pense que le fossé est particulièrement marqué ici à cause de l’éloignement à la fois géographique et temporel; non seulement je connais mal le Japon actuel, mais en plus on parle ici du Japon du Xe siècle! Je serais certainement en difficulté pour lire un texte européen du Xe siècle, alors japonais, n’en parlons pas… J’ai noté un exemple particulièrement gros au chapitre 43, "Choses qui semblent éveiller la mélancolier":

"La voix de celui qui parle après avoir mouché, à la hâte, son nez qui coulait.
S’arracher les sourcils."

Et là, perplexité de ma part. Quel rapport entre la voix de quelqu’un qui s’est mouché et la mélancolie? Et entre l’arrachage de sourcils et la mélancolie? Sur ce deuxième point, une note m’informe généreusement que la chose était faite "pour s’en peindre d’autres plus haut", mais je ne comprends quand même pas. Un lien avec l’affaissement de la peau dû au vieillissement, peut-être? On se maquillait des sourcils plus haut pour paraître plus jeune, de même qu'on fait, aujourd’hui, des injections de botox pour affermir le visage?

Globalement, mes incompréhensions n’étaient pas toutes aussi marquées que sur ces deux points, c’était plutôt une impression générale de rater des sous-entendus. Par exemple, toutes les courtisanes éclatent de rire après que quelqu’un a dit quelque chose et je n’y vois rien de drôle…

L’ouvrage étant quand même assez dense (environ 350 pages dans un format et une police intermédiaires), je dirais qu’il est destiné à des grands amateurs de la culture japonaise, dont il forme d’ailleurs, selon l’introduction et la page Wikipédia, un chef d’œuvre littéraire (il est d’ailleurs publié par Gallimard dans une collection intitulée Connaissance de l’Orient réalisée en partenariat avec l’Unesco). Même si je n’ai pas été pleinement satisfaite de ma lecture, car je m’attendais plutôt à une réflexion sur l’impermanences des choses et, de là, sur le sens de la vie, je suis ravie d’avoir découvert ces Notes, qui restent fort agréables à lire en français et donnent assez envie… de faire soi-même ses propres listes. 😉

mardi 14 septembre 2021

Claudine à l’école (1900)

J’ai beaucoup aimé ce que j'ai lu de Colette, alors je n’hésite pas à acheter ses romans lorsque je tombe dessus. Même un livre aussi culcul que Claudine à l’école, sorte de Martine romanesque et champêtre qui ne m’attirait pas plus que ça… Et j’ai eu bien raison de lui donner sa chance, puisque j’avais tout faux: Claudine à l’école n’est pas du tout l’équivalent romanesque des albums de Martine. C’est l’histoire d’une cancre. 🤣🤣

Bon, c’est champêtre, ça c’est sûr. Nous sommes dans une école rurale française, probablement en Bourgogne, vers la fin du XIXe, et nous lisons le journal de Claudine, âgée de 16 ou 17 ans. Elle prépare le certificat d’études et vit donc sa dernière année à l’école avant de partir à Paris. Sa mère est morte et son père ne s’occupe que peu d’elle, affairé comme il l’est à étudier les limaces de la région. Par conséquent, elle est libre d’occuper son temps comme elle le souhaite. Très sûre d’elle et bonne élève, elle travaille parce qu’il le faut, mais sans passion, tyrannise ses camarades de classe et tient tête aux enseignantes. Surtout à Mademoiselle Sergent, dont elle est jalouse… Car celle-ci lui a piqué Aimée, une autre maîtresse dont Claudine est tombée amoureuse! En effet, Claudine à l’école parle ouvertement de relations homosexuelles, d’abord avec le rapprochement entre Claudine et Aimée, puis avec la relation de Mademoiselle Sergent et Aimée, puis avec l’idolâtrie de Luce pour Claudine…

Entre l’élève rebelle (qui n’aurait fait de moi qu’une bouchée si j’avais été à l’école avec elle, soit dit en passant…) et la vision tout à fait décomplexée de l’homosexualité, on est donc très loin des albums de Martine, vous l’aurez compris.

En outre, Colette parle également des rapports de pouvoir entre hommes et femmes avec la figure de Dutertre, le délégué cantonal qui couche avec les enseignantes et se frotte de très près aux "grandes", les élèves de dernière année. Un bon petit obsédé qui frôle avec la pédophilie, c’est charmant.

Et pourtant, Claudine à l’école garde un petit côté champêtre et suranné, lié à l’époque lointaine qu’il nous raconte, quand passer le certificat d’études était tout un programme (trois jours à l’hôtel dans le chef-lieu pour passer les épreuves!), que les élèves de différents âges étaient réunies en classe unique, mais avec les garçons et les filles dans des établissements séparés, et qu’on écrivait sur des pupitres… C’est tout à fait charmant, et bien que Claudine ait très bien compris le fonctionnement du monde qui l’entoure, on a l’impression qu’il ne pouvait rien arriver de mal dans ce monde-là. C’est un peu l’anti-Zola, en quelque sorte. 😄 Même quand elle parle de Dutertre, ça reste léger, amusant.

En plus, Colette écrit divinement bien, autant lorsqu’elle adopte un ton plus lyrique que quand elle décrit avec humour les jalousies de Claudine, donc j’ai adoré cette lecture.

Claudine à l’école a d’abord été publié sous le nom de Willy, alors époux de Colette, mais c’est bien elle qui l’a écrit. 💪

Le petit truc en plus que vous avez absolument besoin de savoir: j’ai trouvé cette édition Albin Michel, imprimée en 1950 et reliée en cuir, pour la modique somme de six euros dans une brocante de Bordeaux par un jour de début juillet. Il faisait beau, les week-ends estivaux commençaient, apportant avec eux la promesse des vacances, j’étais avec des amis que j’aime et des cannelés attendaient dans mon sac. C’était le bonheur, quoi.

jeudi 9 septembre 2021

Lágrimas en la lluvia (2011)

Chronique express!

Je vous présente mon paillasson Batman
et ses nombreux poils de chat. 😄

Madrid, 2109. Bruna Husky, détective androïde, se réveille péniblement, l’esprit alourdi par l’alcool. Sa voisine, elle aussi une androïde, tambourine à sa porte. Mais, une fois entrée dans l’appartement, elle attaque Bruna en prétendant être humaine, puis se suicide. L’autopsie révèle qu’elle portait une mémoire artificielle clandestine, responsable de ses propos incohérents et de son comportement violent. Commence alors, pour Bruna, une enquête policière délicate. Mandatée par Myriam Chi, la directrice du Mouvement Radical Répliquant, elle devra faire la lumière sur plusieurs morts d’androïdes – appelés réplicants en référence au film Blade Runner – dans un contexte politique explosif, où les tensions entre humains et réplicants ne font que s’exacerber. Il semble clair que quelqu’un, dans l’ombre, fait tout son possible pour que la situation dégénère…

Bien branchée par les retours positifs des copains, j’ai saisi l’occasion d’acheter ce roman dès que je l’ai trouvé en VO. Et grand bien m’en a pris, puisque j’ai adoré. Rosa Montero, dont j’avais déjà lu Bella yoscura (il y a suffisamment d’années pour n’en avoir aucun souvenir…), a su mettre en scène des personnages fort sympathiques dans un univers qui est, lui, fort peu sympathique (Terre bouleversée par le changement climatique, raréfaction des ressources, racisme permanent des humains envers les réplicants et les extraterrestres…), mais tellement bien construit qu’on adhère à 100%. Bruna m’a parfois agacée car elle passe à côté de certaines choses pourtant voyantes – le comportement anormal de la numéro deux du Mouvement Radical Répliquant, par exemple – et a beaucoup de mal à tenir sa langue, mais quelque part cela fait aussi d’elle quelqu’un de très humain. Ce qui est une belle réussite pour quelqu’un qui n’est, en fait, pas une humaine, ahah! Quant aux personnages secondaires, ils sont tous très réussis. Et puis, la narration est très prenante et pleine d’humour noir, j’ai adoré. Même si les copains sont unanimes pour dire que la suite est moins bien, j’ai acheté dare dare les deux autres romans. Après l’ours blanc de ce tome, l’éditeur Booklet a choisi un tigre et un corbeau pour ses couvertures. Hâte de voir ça!

Allez donc voir ailleurs si ces larmes y sont!
L'avis de Baroona
L'avis de Lorhkan
L'avis de Tigger Lilly

samedi 4 septembre 2021

La gamelle d'août 2021

Comme d'habitude, faisons le bilan culturel du mois écoulé. J'ai profité des vacances pour replonger dans l'univers Marvel et écouler des revues qui commençaient à s'accumuler.

Sur petit écran

Les Gardiens de la galaxie de David Gunn (2014)
Lorsqu’il est sorti au cinéma, j’ai tout simplement détesté ce film. Bon. Au deuxième visionnage, il n’est quand même pas si douloureux. C’est un film popcorn, quoi, et les personnages de Rocket, Drax et Groot sont même sympathiques. Je trouve, néanmoins, que tout y est poussif: l’humour, l’évolution des personnages, la naissance des liens amicaux entre eux, les confidences de Gamora et Peter Quill, le déhanchement sexy de Nebula et cet usage exaspérant de la musique pour montrer qu’on est tellement cool parce qu’on écoute des morceaux vintage. Et puis, quand on a la chance d’avoir Glenn Close au casting, on lui donne plus que trois répliques, non? Bon. Mais ça se laisse regarder, quoi. Une seule scène m’a touchée: l’union des vaisseaux des Nova Corps pour défendre Xandar. 😍

Les Gardiens de la galaxie. Vol. 2 de David Gunn (2017)
Ayant détesté le premier opus, j’avais fait l’impasse sur le deuxième lors de sa sortie au cinéma. Au final, je l’ai préféré au premier. Peter Quill, le personnage que je n’aime pas, est finalement peu présent; il doit avoir une demi-heure de scènes vraiment à lui. Du coup, les autres personnages sont plus mis en avant et travaillés, et Yundu, qui était parfaitement oubliable dans le premier film, parvient même à devenir très attachant. On passe aussi beaucoup de temps avec Rocket et Groot, et un peu moins avec Gamora et Nebula, mais quand même. Par contre, je déteste l’intégralité des chansons, ça ça ne s’est pas arrangé…

Avengers: Infinity War d’Anthony et Joe Russo (2018)
Ce film m'avait laissée assez indifférente au cinéma, la faute à la mort de Loki au bout de cinq minutes (NO LOKI, NO MOVIE) et à un méchant que je trouve complètement raté. Avec ce deuxième visionnage, je trouve que la conclusion de dix années de films Marvel commence plutôt bien. Le film passe du ton humoristique habituel à une vision plus sobre et se termine agréablement mal. Il réussit, en outre, à trouver un équilibre très réussi entre la bonne vingtaine de personnages importants qu’il réunit, chacun ayant un vrai rôle, voire une scène dédiée et importante. Et puis T’Challa crie "WAKANDA FOREVER" et ça ça vaut de l’or, mes amis, de l’or (on signe où pour s'engager dans l'armée du Wakanda?). Même Thanos m’a moins déplu. Je trouve toujours son plan totalement merdique, mais au moins il en jette en tant que personnage superpuissant, et sa relation avec Gamora est vachement plus compréhensible quand on vient de voir ou revoir les deux Gardiens.

Avengers: End Game d’Anthony et Joe Russo (2019)
Après la disparition de la moitié des êtres vivants de l’univers, une poignée d’Avengers, dont les cinq membres d’origine du premier film, met tout en œuvre pour remettre la main sur les Pierres de l’Infini, donnant vie à un voyage dans le temps qui permet de retrouver, ne serait-ce qu’une minute, une multitude de personnages des films passés. Dont Loki et Frida, que j’adore – et si le premier est à peine visible, la deuxième a droit à une vraie scène qui lui rend honneur. Puis c’est la bataille finale, que je trouve frustrante à cause du décor sombre et enfumé (presque digne d’un film DC…) mais qui flatte néanmoins la fibre épique qui sommeille en chacun de nous. Une conclusion satisfaisante, donc, ce que je n'avais pas pensé à l'époque. C’était la fin d’une ère Marvel, la fin d’une décennie et, avec le recul, la fin du Monde d’Avant: l’année suivante, une certaine épidémie allait mettre le cinéma à genoux, blockbusters compris…

Sur grand écran

Pas de cinéma ce mois-ci.

Du côté des séries

Je n'ai rien regardé, mais j'ai revécu la saison 6 de Downton Abbey par procuration car mon homme a replongé. 💛

Et le reste

J'ai lu les deux premiers numéros d'Epsiloon, la nouvelle revue scientifique fondée par d'anciens journalistes de Science & Vie. La maquette est agréable et le contenu est intéressant, mais j'y ai retrouvé ce que je reprochais auparavant à Science & Vie: un certain sensationnalisme dans les titres, un enthousiasme insensé dans les articles (on est toujours à la veille d'une révolution incroyable, par exemple) et une rédaction pas toujours d'une grande élégance. Dans le numéro 2, j'ai même trouvé que l'article sur la reforestation sentait l'anti-écologisme primaire, à croire qu'il y a un horrible complot des écolos pour nous faire planter des arbres et détruire la planète! J'ai quand même acheté le numéro 3, car j'ai besoin d'intégrer les sciences à ma routine et que la revue se lit plutôt rapidement, mais je ne suis pas convaincue.

J'ai également lu deux numéros de Livres Hebdo récupérés auprès de Vert pour garder un œil sur le monde de l'édition, et, en fin de mois, mon Cheval Magazine adoré (qui se dégrade au fil des années, en fait, mais passons...).