mardi 25 août 2026

Cave Girls, livre premier (2025)

En fin d'année dernière, les éditions Blueman m'ont contactée pour me proposer un service de presse. J'ai eu un peu de mal à y croire, et j'ai ressenti le besoin de bien expliquer à l'éditeur que le présent blog était loin d'être une vitrine majeure pour porter ses ventes. Mais il m'a confirmé qu'il était partant, et j'ai donc eu l'honneur de recevoir le livre qu'il me proposait, une bande dessinée qu'il a qualifiée de "très sauvage", Cave Girls de Greg Broadmore, traduite de l'anglais par Sylvain Savarin.

Incroyable!

Ensuite, la BD a végété six mois dans ma PAL – d'abord parce que je n'avais pas le temps de lui consacrer un créneau de lecture satisfaisant, ensuite parce que je lisais des BD en flux tendu pour les rendre à la médiathèque dans les délais impartis.

C'est seulement en juillet, un matin où je n'arrivais pas à me mettre au travail tellement j'étais dans le coaltar (et où j'étais tellement dans le coaltar que j'ai demandé au dictionnaire comment on écrit "coaltar"... 😂😂😂), que je l'ai enfin prise en main. 

Et quel voyage, mes chers. Quel voyage.

Quand j'ai reçu la BD, j'ai tout de suite constaté que c'était un très bel objet. Déjà, elle est énorme (24 centimètres sur 33, après vérification), à tel point qu'elle ne tenait pas dans ma PAL; j'ai dû la ranger en diagonale. La couverture est hyper flashy avec du vernis sur la figure en premier plan. Il y a un dinosaure trop beau en couverture et plein de dinosaures dedans. Bon, il y avait aussi des filles à poil, ce qui m'a fait trembler. 👀

Et quand je l'ai lue, eh bien, c'était un peu indescriptible. Le grand format prend tout son sens pour mettre en scène des images de chasse et de combat entre dinosaures et entre humaines et dinosaures. C'est assez stratosphérique. L'impression de mouvement et d'agilité des dinosaures est ouf. Les paysages sont trop beaux. Les textures sont super détaillées. Visuellement, c'est vraiment dingue.

L'histoire est celle d'une tribu de femmes des cavernes, qui, sous l'influence de l'une d'elles, Chemin-Droit, organise une chasse toute particulière et adopte une stratégie jamais vue: [divulgâcheur] en gros, amadouer quelques dinosaures afin d'en combattre un autre, plus dangereux [fin du divulgâcheur]. Elles vivent effectivement toutes nues, ce que j'avais trouvé suspect, mais, en fait, c'est un nu pas du tout sexualisé. C'est même un peu fou, voir des femmes nues prendre la pose, la lance à la main, sans qu'on ait l'impression que l'auteur essaye d'exciter le public masculin. Les seins pendouillent et il y a des poils pubiens. Ce sont des corps de la vraie vie...

Cave Girls
est aussi très gore. Quand une lance s'enfonce dans la chair d'un dinosaure ou qu'un prédateur croque une proie, le sang jaillit. Ce n'est sans doute pas à mettre entre toutes les mains. Mais ce qui m'a davantage mise mal à l'aise, ce sont les quelques planches isolées sur une créature très lovecraftienne – et pas "lovecraftienne" au sens le plus connu, c'est-à-dire "remplies de tentacules", mais au sens primaire, c'est-à-dire "crade, très différente de nous, gluante, visqueuse, repoussante, si dégueulasse qu'on ne veut pas y toucher". Ces parties-là ont un lien avec l'enfantement et ça représente assez bien ma vision de l'accouchement: un truc ignoble.

Bref, un vrai voyage dans un autre monde.

Je suis sortie de ma lecture en me disant que cette BD est un OGNI, un objet graphique non identifié. En rédigeant le présent billet, je l'ai d'abord feuilletée, puis je l'ai carrément relue, et l'enthousiasme a commencé à monter, car cette deuxième lecture m'a permis de mieux apprécier la construction de l'histoire et les détails.

Greg Broadmore s'est clairement fait plaisir à dessiner des dinosaures et à mélanger cet aspect avec du gore et du Lovecraft, et ce avec beaucoup de talent, même si je n'aime pas trop son approche des visages humains. Il bosse chez Weta Workshop depuis 2002; on sent l'artiste multifacettes et bon en tout.

Sur son site, il annonce que Cave Girls se composera de quatre livres. En effet, l'histoire n'est pas finie ici, et je dirais même que Chemin-Droit n'en est qu'au début de ses ennuis. Je serai là pour lire la suite, en espérant que les éditions Blueman continuent avec cette aventure hors du commun!!! 

Scénario, dessin, couleur: Greg Broadmore
Script: Greg Broadmore, Andy Lanning, Nick Boshier
Traduction de l'anglais : Sylvain Savarin

jeudi 20 août 2026

Les Vieux Fourneaux (2014-2024)

Petit interlude BD, aujourd'hui, pour vous parler des Vieux fourneaux, une série qui m'a accompagnée de mai à juillet. J'en ai déjà touché deux mots dans le récap des BD du deuxième trimestre, lorsque j'avais lu les tomes 1 à 6. À présent, j'ai fini! 😊

Ce qui a mis cette série sur mon radar il y a pas mal d'années, c'est une affichette "Vieillir tue" que mon copain – libraire BD de profession – a reçue à l'occasion de la sortie de je ne sais quel tome. J'avais trouvé ça hilarant. Puis j'en ai entendu dire du bien à maintes reprises, et le billet du Dragon galactique de mars dernier m'a enfin décidée à aller emprunter le premier tome à la médiathèque.

Alors, pour être tout à fait transparente, le premier tome, Ceux qui restent, n'est pas aussi drôle que je m'y attendais. D'un certain côté, il peut même être absolument tragique, puisque l'un des personnages perd son épouse et découvre, après la mort de celle-ci, des trucs pas très sympas sur leur passé. Mais j'ai bien adhéré au dessin et au rythme, j'ai été enchantée de découvrir que le Loup en slip venait de là, et j'ai été prise d'une grande sympathie pour les vieux fourneaux, trois copains qui vannent sévère: Pierrot, l'anarchiste, Antoine, l'ex-syndicaliste, et Mimile, le rugbyman.

À partir du deuxième tome, où l'on découvre le collectif anarchiste de Pierrot, le fantastique NI YEUX NI MAÎTRE (mes idoles!!!), et où on se dispute avec la boulangère pour avoir JUSTE UNE BAGUETTE, j'ai commencé à rire et je suis devenue légèrement obsédée par cette série. Pour ne pas prendre le risque de me lasser, je l'ai pourtant lue assez lentement, à raison d'un tome toutes les deux semaines ou, au maximum, par semaine.

Et donc, c'était trop bien. Il y a des passages qui me font encore rire. Le panneau "JE SUIS PANAMA" agité par les membres du collectif Ni yeux ni maître lors d'une action devant l'ambassade de Suisse, c'est une PÉPITE!!! Et toutes les répliques tranchantes de Pierrot et d'Antoine, c'est toujours un régal. J'aime aussi beaucoup Sophie, qui a repris le théâtre du Loup en slip. Les personnages sont super expressifs de manière générale, et les trois vieux sont des gauchistes invétérés, ce qui donne des critiques acerbes des grandes sociétés et de la police. Mais le tout est très "bon enfant" aussi, avec des histoires qui trouvent généralement une résolution positive et des relations humaines qui se réparent plus qu'elles ne se déchirent.

D'un côté, on pourrait presque voir dans ces résolutions positives une faiblesse de la série: ça se termine presque trop bien, notamment avec des grosses sommes d'argent sorties de nulle part. L'autre critique, c'est que chaque tome revient sur le passé des personnages, ce qui est un peu répétitif. D'un autre côté, ça va très bien au petit village où se passe l'essentiel de l'intrigue, et où les rancunes ont la vie longue, de génération en génération!

Mes ces deux critiques ne remettent pas du tout en cause la qualité d'ensemble de la série, qui est franchement géniale et truffée de passages cultes. Je pense que je me souviendrai toute ma vie du jour de fin juin 2026 où, en pleine canicule (la pire de toutes, celle où il a fait 40° en Île-de-France), j'ai pris le tome 7 en rayon et j'ai vu qu'il s'appelait Chauds comme le climat. 😂😂😂😂😂

Informations éditoriales:

Huit tomes:
1 Ceux qui restent (2014)
2 Bonny and Pierrot (2014)
3 Celui qui part (2015)
4 La Magicienne (2017)
5 Bons pour l'asile (2018)
6 L'Oreille bouchée (2020)
7 Chauds comme le climat (2022)
8 Graines de voyous (2024)

Éditeur: Dargaud
Scénario: Wilfrid Lupano
Dessin: Paul Cauuet
Couleurs des tomes 1 à 5: Paul Cauuet
Couleurs des tomes 6 à 8: Jérôme Maffre

Bonne nouvelle: il y aura un tome 9!! Il s'appellera Les Affreux de la passion (LOL) et il sortira en novembre. Je me réjouis!

samedi 15 août 2026

Cascabel, enquêtrice-gentleman (2025)

Aujourd'hui, direction un espace-temps où il y avait encore des saisons dignes de ce nom, ce qui était fort agréable pour une lecture de juillet 2026!! 🥵🥵

Illustration de couverture de Marlène Normand.

En 1810, à Oxford, Cascabel commence ses études sous l'identité de son frère jumeau fictif, Pommelion, tout simplement pour avoir le droit de mener lesdites études. Car pour une femme, la porte d'Oxford est fermée. Son secret risque pourtant d'être éventé dès le jour de son arrivée, car elle retrouve le sac contenant ses habits de femme noué d'une manière différente de la sienne.

Malgré cela, elle rencontre quelques voisins, sympathise avec un chat, commence à suivre les cours... Et puis un garçon peu aimable essaye de la faire chanter, ce qui est un gros problème. Et voilà que, presque aussitôt, il est retrouvé mort. Ce qui est également un gros problème. D'autant plus gros que la police la soupçonne, elle. (Enfin, soupçonne Pommelion, bien sûr.)

Et voilà, ainsi débute une enquête fort sympathique à Oxford, entre couloirs feutrés, leçons de chirurgie, rencontres qui font battre le cœur, et club très sélect de garçons peu recommandables. Il y a même un bal. L'ambiance est très chouette. Et, donc, une saison digne de ce nom, où il est possible de patiner sur la glace. L'Angleterre en automne et en hiver, ça fait juste rêver...

Du point de vue de l'intrigue, le roman présente quelques faiblesses ou facilités scénaristiques. Par exemple, Cascabel réussit parfois très facilement à passer inaperçue. Quant à la figure de la fille qui se fait passer pour un garçon pour mener sa vie comme elle l'entend dans un monde d'hommes, elle a probablement été usée jusqu'à la corde – mais, moi, je ne l'ai pas beaucoup croisée dans mes lectures, voire pas du tout, donc ça ne me dérange absolument pas.

Le roman comporte aussi des éléments de réflexion sur la fluidité de genre, la (non) binarité et l'amour homosexuel, le tout amené avec naturel dans l'ensemble. L'auteur, Joe Heap, a trouvé un bon équilibre pour rester dans le divertissement léger tout en parlant de trucs sérieux. Enfin, le style est soigné et se lit tout seul. Et le fait que ce soit soigné ne m'étonne pas du tout, vu que c'est Mathilde Tamae-Bouhon aux manettes à la traduction!! 🤩🤩🤩🤩 Moi qui évite autant que possible de lire les livres traduits de langues que je maîtrise, je n'ai pas du tout été gênée ici et je n'ai pas tout retraduit en anglais sans pouvoir m'en empêcher. Merci à elle de m'avoir offert cet exemplaire!!! Je ne savais même pas que le livre existait, donc je ne risquais pas de le lire. :)

Autres traductions de la traductrice déjà chroniquées sur le blog

La Saveur du printemps de Kevin Panetta et Savanna Ganucheau
Le Café du temps retrouvé de Toshikazu Kawaguchi

lundi 10 août 2026

Passer la brume (2026)

Après avoir lu et apprécié Avant la forêt, je suis passée au deuxième – et, pour l'instant, dernier – roman de Julia Colin, Passer la brume, fraîchement paru et tout aussi fraîchement entré au catalogue de ma médiathèque.

Couverture de Elena Veillard.
Illustrations intérieures de Dari Gatti.

Pour la petite histoire, je me suis intéressée à ce roman après avoir entendu l'autrice dans le podcast C'est plus que de la SF et avoir été interpelée par le contexte de départ de l'histoire: un monde noyé par une brume mortelle, où le personnage vit en montagne. Un peu comme dans La brume l'emportera de Stéphane Arnier, que j'avais lu quelques mois plus tôt, ou dans 11 h 02 le vent se lève de Sacha Bertrand, dont j'avais lu l'avis de Baroona deux ou trois jours à peine avant d'entendre le podcast. Surprenant!

Et donc, le contexte et le début de l'histoire, c'est bien ça, un monde noyé par la brume. On rencontre Vair, une Passe-Brume. Son travail consiste à guider les voyageurs dans ses montagnes, les Pyrènes, pour les faire traverser jusqu'en Esp. (Les Pyrènes, l'Esp: on est clairement dans un lointain avenir où le nom des Pyrénées et de l'Espagne a évolué.) Le périple est dangereux, car les nappes de brume vont et viennent au fil du jour et de la nuit. Vair connaît la brume par cœur, car elle a toujours vécu là, et elle peut donc passer aux bons endroits pour que les voyageurs ne disparaissent pas. Le groupe avec lequel elle se met en route est un peu nombreux, mais plutôt débrouillard. En revanche, la brume est particulièrement agressive pour la fin de l'été, ce qui n'annonce pas un périple de tout repos. Par-dessus le marché, Vair repère, une nuit, un feu de camp qui n'est pas le sien – ce qui implique que quelqu'un d'autre se trouve dans la montagne.

Bon, en gros, j'ai trouvé ça super. Le roman se lit tout seul – ce qui était déjà le cas de Avant la forêt – car il est écrit avec beaucoup de clarté. Ce n'est pas non plus le style de la plus grande élégance, mais c'est une écriture solide, efficace et limpide. Mais surtout, l'ambiance est géniale. La brume est un phénomène complexe qui se manifeste sous plusieurs formes différentes: une Vorace, une Voile, une Lente. Le lecteur est plongé directement dans la tête de Vair, mais, comme tout coule bien et que les noms sont parlants, on comprend rapidement les modalités du phénomène – qui gardent néanmoins une énorme part de mystère, puisque personne ne sait d'où sort cette brume ni pourquoi/comment elle tue les humains.

En parallèle, on découvre toutes les connaissances de Vair, par exemple son usage des plantes pour se soigner, se protéger ou se donner des forces (c'est d'ailleurs un peu trop quasi-magique, ce côté "une plante pour tout" 🤭). C'est un univers super dur, mais prenant. Une sorte de post-apo survivaliste, mais avec une nature sauvage qui est aussi très belle. On comprend que Vair ait régulièrement envie d'y rester seule, tranquille!

J'ai écrit "personne ne sait d'où sort cette brume ni pourquoi/comment elle tue les humains": justement, l'intrigue va amener Vair à remonter dans les secrets du passé, et c'est ce que j'ai un peu moins aimé. J'y ai vu quelques petites facilités, notamment [divulgâcheur] le personnage qui redécouvre ce qu'il savait déjà et qu'il avait "simplement" oublié [fin du divulgâcheur]. Et puis, Vair commet plusieurs erreurs, et si, d'un côté, cela montre combien la moindre erreur de concentration peut coûter cher, cela étonne un peu chez une Passe-Brume aussi chevronnée.

Mais, dans l'ensemble, j'ai passé un excellent roman dans les Pyrènes (enfin, façon de parler, vu comment les lieux sont dangereux 😂😂😂) et je suis enchantée. Si l'autrice sort un troisième roman, je le lirai!

mercredi 5 août 2026

La gamelle de juillet 2026

Comme d'habitude, on fait le bilan culturel du mois écoulé, hors lecture! 😊

En juillet, j'ai enfin repris le chemin des salles de cinéma! Quel bonheur! Quelques séances, en outre, ont été mémorables. Mais tout d'abord, je commence par ce qui devrait devenir un nouveau rendez-vous: le point sur le sport!

Côté sport

En juillet, j'ai fait le point de mon activité sportive sur la première moitié de l'année. Le résultat a été encore plus déprimant que je ne le craignais: la marche nordique ralentit bien trop et l'équitation est loin d'être où elle le devrait. Certes, certains paramètres ne dépendent pas de moi. Par exemple, j'ai peu monté à cheval en janvier à cause de la neige et du froid et en juin à cause de la chaleur (décidément, ça ne va jamais 👀👀). D'autres ralentissements sont dus à des raisons qui en valent la peine. Ainsi, je ne vais plus à la marche nordique qu'un samedi sur deux, car je travaille l'autre samedi. Néanmoins, je ne peux pas ralentir tant que ça. Il faut que je redouble d'efforts quand j'ai la main sur mon activité, c'est-à-dire que je me mette bien dans le crâne que retourner dormir à 6h45 au lieu d'aller marcher, c'est FINI. Et pour m'aider, rien de tel qu'un bilan mensuel.

Ainsi, en juillet:

  • Treize marches en solo: gloups. Mes leçons d'équitation ont lieu le matin en ce moment, pour profiter des températures les moins élevées, donc ça explique que la marche ait sauté certains matins. Mais c'est tout de même peu.
  • Trois marches en club: c'est très bien pour l'été, quand le coach part en vacances et n'organise donc pas de marche toutes les semaines.
  • Dix leçons d'équitation: c'est très bien! D'une part, on a enfin repris des leçons régulières après la fin des chaleurs épouvantables. D'autre part, quand j'ai vu les chiffres de janvier à juin, j'ai décidé de casser ma tirelire et de monter trois fois par semaine jusqu'à mon départ en vacances fin août.
  • Dix-sept séances de gainage: j'ai repris le gainage en mai dernier et je n'ai pas toujours le courage et l'énergie de faire ça en plus du reste, mais je l'ai assez bien intégré en complément de la marche du matin, avant le yoga, ou parfois en rentrant du cheval. Je fais une minute par face avec quinze secondes de battement pour souffler et changer de côté (passer du ventre au dos, par exemple). En juillet, j'ai augmenté la difficulté pour la planche sur le ventre: je me suis toujours appuyée sur les coudes, mais je n'ai plus de douleurs à l'épaule justifiant cette facilité et je fais donc la planche les bras tendus. Très bonne surprise: c'est certes plus difficile, mais à peine.
  • Trente et une séances de yoga: pas besoin de compter, c'est tellement ma routine que je n'ai même pas besoin de me motiver et je fais ça tous les jours sans faute. En fin de mois, j'ai même fait une deuxième séance après l'équitation deux ou trois fois. (Mise à jour après vérification: c'est arrivé trois fois, ce qui porte le total à trente-quatre séances.)

Et maintenant, la culture!

Sur petit écran

Vice-versa de Pete Docter (2015)

Je n'avais pas revu ce film depuis sa sortie au cinéma, et je l'ai redécouvert avec grand plaisir. C'est aussi bien foutu que dans mon souvenir, c'est rempli d'informations pertinentes, c'est super drôle, et, évidemment, les personnages des Émotions sont génialissimes. Enfin, surtout Tristesse! Je suis Tristesse. Je suis aussi Peur et Colère. Mais surtout Tristesse. Vive Tristesse!!! Je suis toutefois très étonnée d'avoir à peine été émue par LA scène. À l'époque, elle m'avait brisé le cœur.
Mon avis de l'époque.

Sur grand écran

SuperGirl de Craig Gillespie (2026)

Je suis allée voir ce film uniquement parce que mon copain était, lui, intéressé, mais ça a été une bonne surprise: un film pop corn honnête, qui ne se prend pas trop au sérieux mais n'est pas non plus décérébrant. Toute la première partie aurait pu être un film Star Wars, ce que j'ai trouvé assez rigolo, et Jason Momoa est fantastique. Le seul truc insupportable: les scènes de baston rythmées par du pop-rock. Putain, Les Gardiens de la Galaxie font encore des dégâts, plus de dix ans plus tard...
Aussi incroyable que cela puisse paraître, j'ai déjà vu deux films de ce réalisateur: The Finest Hours en 2015 et Cruella en 2021. Nan mais who knew, quoi! 😱🤯

Disclosure Day de Steven Spielberg (2026)

J'ai trouvé de bons éléments à ce film, notamment le message en faveur de l'humain et le rôle presque terrifiant de Colin Firth, mais j'en ai trouvé d'autres bien faibles – comme les gentils qui échappent sans cesse à une organisation tentaculaire avec une facilité déconcertante, les réactions émotives disproportionnées de plusieurs personnes face à des vidéos de mauvaise qualité où on ne voit rien et la banalité du mythe du petit homme vert de Roswell (Becky Chambers est tellement forte sur la création de races extraterrestres: Spielberg aurait dû lui demander des idées!) – que je suis sortie de la séance peu convaincue. Et puis les animaux en image de synthèse, c'est sans doute plus facile que de faire venir des animaux acteurs sur le plateau, mais je les ai trouvés tout à fait ratés. Je pense que je me souviendrai surtout de la salle microscopique (quarante sièges environ) et de son écran encore plus microscopique: je n'avais jamais vu ça! 😂😂😂

La Bataille de Gaulle - Partie 1 : L'Âge de fer d'Antonin Baudry (2026)

Motivée par une amie et par mon bon souvenir du précédent film du réalisateur, Le Chant du loup, je suis allée voir ce film biographique dont la bande annonce me laissait pourtant craindre qu'il ne soit bêtement, naïvement, larmoyalement, franchouillardement patriotique. Eh bien, quelle claque! J'ai juste adoré! Le rythme, les acteurs, la musique, la mise en scène, les joutes verbales, et surtout ce de Gaulle plus grand que nature, mais absolument SEUL à Londres, sans aucune légitimité, sans aucune aide! Et j'ai découvert pleiiiiin de trucs sur la Seconde Guerre mondiale en Afrique dont je n'avais jamaaaaais entendu parler!!! Je passe souvent par la station de métro Bir-Hakeim à Paris: elle prend une tout autre dimension, là!!! Autant l'appeler Dros Delnoch!!!
Wikipédia m'informe en outre que le réalisateur est diplomate avant d'être réalisateur, qu'il a travaillé pour Dominique de Villepin, et qu'il a, sous le pseudonyme Abel Lanzac, scénarisé la bande dessinée Quai d'Orsay!! Mais aaaaaaaaah!!

RRR de S. S. Rajamouli (2022)

 

Oui, ce sont deux gars qui se serrent la main
sous un pont en feu en se tenant à des cordes.
OUIIII!!!!!!!

Est-ce que je dois ma reconnaissance éternelle au copain qui m'a proposé d'aller voir ce film? Est-ce que j'ai dit oui dès que j'ai vu le tigre dans la bande-annonce et que j'ai vu que Cameron en disait du bien? Est-ce que le fait que Cameron en dise du bien est l'énième preuve que Cameron est un homme de goût? Est-ce que j'ai frétillé pendant 3h05? Est-ce que des gars qui se battent à mains nues contre l'oppresseur anglais me rendent timbrée? Est-ce que voir Ray Stevenson en gouverneur ultraméchant m'a éclatée? Est-ce que la proposition "over the top" est totalement ce que j'aime? Est-ce que mon dernier choc hystérico-esthétique du même acabit est Creation of the Gods? Est-ce que le cinéma indien a désormais toute mon attention? Est-ce que j'écoute la musique en boucle? 👀👀
Deux infos plus terre à terre: le film a été filmé en télougou, une langue d'environ cent millions de locuteurs en Inde, et les chevaux utilisés dans les rares plans avec de véritables chevaux, sans image de synthèse, sont des marwaris, une race du nord de l'Inde connue pour ses oreilles recourbées vers l'intérieur, qui forment un cœur.

La Bataille de Gaulle - Partie 2: J'écris ton nom d'Antonin Baudry (2026)

La deuxième partie de ce film sur de Gaulle m'a un tout petit peu moins emballée, en partie parce qu'il y a moins d'humour et en partie parce que la musique est un peu trop "mélo" par moments. Le discours de Leclerc, notamment, a perdu une partie de sa force, pour moi, à cause de la musique. Néanmoins, on est sur un film super qualiteux, avec pleiiiin de moments forts (LA SCÈNE DE LA CANNE!!! Nan mais!!!), des acteurs excellents et pleiiiiiin d'infos sur la guerre dont on ne parle que très peu, voire pas. Au début, on voit même des Italiens en Lybie! C'est fou! Persoooooone ne parle jamais de l'Italie dans la guerre et encore moins de l'Empire italien!! 😱😱😱😱 (Empire éphémère et peu grandiose, ok!) Et bien que le film soit centré sur la figure de de Gaulle, qui apparaît comme un géant (et pas seulement parce qu'il est très grand 🤭), il montre aussi les nombreux rouages des décisions militaires et l'importance des figures qui entourent le décisionnaire – ici, l'aide cruciale de Leclerc (NAN MAIS LA SCÈNE DE LA CANNE!!!) et de Jean Moulin (💔).

Du côté des séries

Toujours rien. Je fonde tous mes espoirs sur mes trois semaines de vacances et la série Shogun.

Et le reste

 

J'ai lu un ancien numéro de La Croix Hebdo, celui des 7 et 8 janvier 2023. À part l'article sur Benoît XVI, que j'ai trouvé bien biaisé en faveur de ce pape (il n'y a qu'à voir le titre en couverture, si vous pouvez zoomer 👀), c'était intéressant et réconfortant. Même le dossier sur l'amour au temps des talibans parvient à mettre davantage l'accent sur la détermination et les sentiments des personnes interviewées que sur l'horreur du régime sous lequel elles vivent. C'est fou.

En fin de mois, j'ai lu mon Cheval Magazine habituel. Comme le podcast I Am an Equestrian, le magazine a les yeux rivés sur les Championnats du Monde d'Aix-la-Chapelle, qui auront lieu en août, et les aborde en mettant bien en avant les disciplines non olympiques, ce qui est très chouette. La voltige m'intéresse peu, mais l'endurance m'attire déjà un peu plus et je me régale dès qu'on touche à l'attelage.