dimanche 24 octobre 2021

The Last Unicorn (1968)

Ma pile à lire ne contenant plus que sporadiquement des livres en anglais, je suis contrainte de relire des livres déjà rangés dans la bibliothèque. Et bien que j'en possède un certain nombre, c'est toujours un casse-tête de trouver quoi lire... Cette fois-ci, j'ai choisi la Dernière licorne de Peter S. Beagle. À la base, j'ai vu le dessin animé quand j'étais enfant, puis j'ai lu le livre il y a une dizaine d'années.

L'histoire: une licorne qui a toujours vécu dans sa forêt entend deux chasseurs affirmer que les licornes ont disparu. Étonnée, elle quitte sa forêt pour retrouver ses semblables. Sur son chemin, elle rencontre Schmendrik, un sorcier qui cherche ses pouvoirs, et Molly Grue, qui vit dans les bois avec une bande de hors-la-loi. Leur quête les mènera jusqu'au château du terrible roi Haggard...

Le dessin animé de 1982 étant très fidèle au roman, il n'y a pas de grande découverte à faire ici si on a déjà vu l'adaptation. On y rencontre les quatre gardes de Haggard et on apprend qu'une sorcière a lancé une malédiction sur le château et la ville voisine. À part ça, j'ai eu l'impression de lire le script du dessin animé tellement je retrouvais les dialogues mot pour mot (oui, j'ai l'impression de connaître le dessin animé par cœur 😁). Bien sûr, cela n'est pas un problème de la part du roman, juste une remarque expliquant en partie mon manque d'implication dans cette lecture.

Par ailleurs, le style de Beagle est très particulier. L'auteur est très doué avec les mots. Il déforme des expressions consacrées, accole deux mots qui ne vont pas ensemble ou décrit de manière étonnante – mais tout en raffinement – un phénomène étrange (ainsi, le chat qui sort "d'un repli de l'air" vers la fin, si je me souviens bien). Parfois, un personnage se met à rimer, l'air de rien. Cela donne une ambiance merveilleuse au sens premier du terme: le merveilleux, le magique, le monde à côté du nôtre qu'on aperçoit seulement. C'est parfait pour un roman sur une licorne, évidemment! Moi, par contre, je ne suis pas trop rentrée dedans. Ce genre de procédé me perd très rapidement car je ne sais jamais si je ne comprends pas un truc 1/ parce que le fait que l'anglais n'est pas ma langue maternelle m'en empêche ou 2/ parce que l'auteur a réellement proposé quelque chose de hors de l'ordinaire. Et puis je n'aime pas trop les trucs farfelus à la Alice au pays des merveilles, et certains passages m'ont semblé du même genre.

Bon, je critique, je critique, mais j'ai fini le roman en larmes, évidemment. Il s'en dégage une terrible nostalgie de... Je ne sais pas trop de quoi. D'une sorte d'innocence, de l'espoir que le monde soit plus beau qu'il n'en a l'air... Et en même temps, c'est une histoire assez injuste, dont le dénouement est aussi positif que tragique... Bref, faites-vous votre propre idée!

"You can find your people if you are brave. They passed down all the roads long ago, and the Red Bull ran close behind them and covered their footprints."

10 commentaires:

  1. Ah, tiens, j'ai déjà lu un livre de Peter S. Beagle.
    *va relire son billet pour avoir des souvenirs*
    C'est marrant, on dirait que j'avais eu une impression un peu similaire : du merveilleux doux, globalement bien même si je ne suis pas rentré à 100% dedans. L'auteur a peut-être bien un style propre. ^^

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    1. @Baroona: J'ai lu ton billet et, en effet, il y a quelque chose de similaire! J'avais noté ce recueil dans ma liste d'idées lectures après avoir lu le numéro de Faeries (une revue que tu connais probablement, même si elle n'existe plus). Le titre interpelle! 😃
      Ma recherche "beagle" sur ton blog m'a permis de lire ton bilan de l'année 2013. C'était beau!! 😃😃

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  2. A priori ce n'est pas pour moi, mais ce que tu dis sur la langue est interessant ! Et ça ne te tente pas de le lire en français pour voir si ton ressenti est le même ?

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    1. @Ksidra: Ah non, pas du tout 😃 Si je n'aime pas, ça va me contrarier. Si c'est réussi, je vais baliser, me dire que je ne traduirai jamais rien qui en vaille la peine parce que je ne suis pas assez douée! Mais, en vrai, ce serait un exercice pertinent...

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  3. Ce que tu dis sur le la langue me donne super envie XD Je ne savais pas qu'il avait un côté Lewis Caroll dans son écriture.

    Le film m'a littéralement traumatisée quand j'étais gamine, je ne sais plus trop pourquoi, mais en tout cas je n'ai plus jamais voulu le revoir après, bien qu'on ait la cassette video.

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    1. @Tigger Lilly: Je m'avance peut-être, mais ça m'a évoqué Lewis Caroll parce que c'est farfelu. Moi, je ne comprends pas le farfelu...
      Tu te souviens si c'est un traumatisme de peur, par exemple parce que le taureau peut être effrayant, ou un traumatisme émotionnel? Parce que moi ça m'a traumatisée aussi, dans le sens que j'ai pleuré pratiquement en continu à chaque fois que je l'ai revu adulte. Il m'a fait très forte impression, d'autant que je l'ai vu une seule fois enfant, à la télé.

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    2. Honnêtement je ne sais pas. J'ai surtout retenu que je n'avais plus voulu le revoir, ce qui va à l'encontre de ce que font les gosses habituellement, a fortiori quand la K7 vidéo trône dans la vidéothèque familiale.
      J'ai quelques images mentales du taureau encore en tête. C'est très flou.
      Faudrait que je le revois, peut être que cela réactiverait des trucs.

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    3. @Tigger Lilly: Je comprends. Ça pourrait être intéressant en effet, par curiosité. J'ai le DVD, si jamais tu passes à l'acte... ^^

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  4. Jamais lu cet auteur ni vu le dessin animé ! L'écriture ne me tente pas trop, donc, je passerai mon tour ;)

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    1. @Shaya: Je ne te vois pas trop apprécier ce roman, en effet...

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