dimanche 26 mai 2013

La Ligne zéro (2010)

La Ligne zéro est le premier album de Lommsek, auteur dont je vous ai déjà parlé lorsque j'ai lu Qocha. C'est l'histoire d'un banlieusard rouge au grand nez et au caractère quelque peu grognon qui oublie un jour sa mallette dans le métro...


Je pense que la grande force de cet album réside dans la manière dont Lommsek capture avec humour le monde des transports en commun parisiens, par exemple dans ces cases de la page 3:


Je crois qu'une de mes lectrices, habituée du RER B, s'y reconnaîtra! ^^

Je trouve également qu'il représente très bien le ressenti de notre bonhomme rouge en dessinant son visage avec relativement peu de traits... Quelque chose que j'ai toujours beaucoup admiré en BD... :)

Par ailleurs, j'aime beaucoup la chute de l'histoire! En fait, mon seul bémol pour cet album est que j'ai loupé certains traits d'humour, par exemple parce qu'ils font référence à des éléments culturels qui m'échappent... Mais franchement, c'est peu de chose et je me suis vraiment  bien amusée!

Lommsek, La Ligne zéro
Éditions Vraoum!, 16€, 56 pages

dimanche 19 mai 2013

Michael Wincott

Voilà enfin un billet dont je renvoie la publication depuis le mois de janvier, lorsque j'ai vu le film Hitchock au cinéma (j'ai été invitée au Label des Spectateurs UGC et je l'ai donc vu en avant-première).

En effet, pendant que Anthony Hopkins s'imagine en présence du tueur qui lui inspire le film Psycho, j'ai eu un flash.


Bon, la photo est pourrie, donc vous risquez difficilement d'avoir le même flash que moi. Je n'ai pas trouvé mieux sur le net et il faudra donc nous en contenter, puisque je n'ai pas (encore) le DVD de Hitchcock pour vous faire une belle saisie d'écran.

Mon flash a été le suivant: "PUTAIN!!! C'est Guy de Guisborne!!!!"


Vous vous souvenez du merveilleux Robin des Bois, Prince des voleurs? Avec Kevin Costner, Alan Rickman et surtout-surtout-surtout le merveilleux Christian Slater? Vous vous souvenez que le shérif de Nottingham a un cousin a qui il confie la chasse aux hors-la-lois?

Ce cousin, dans le monde réel, s'appelle Michael Wincott.


Au début des années quatre-vingt-dix, cet acteur a eu un autre rôle très sympathique: celui de Top Dollar, le méchant de The Crow. (Vous savez, celui qui entretient une relation quelque peu... atypique avec sa sœur.)



Des années plus tard, j'ai retrouvé le monsieur dans Seraphim Falls, un western très bien fichu dans lequel Liam Neeson pourchasse impitoyablement Pierce Brosnan. (Seraphim Falls est d'ailleurs un des tout premiers films que j'ai chroniqués sur mon ancien blog... C'était il y a fort fort longtemps...)



Et voilà. Quatre rôles, ce n'est pas franchement beaucoup pour dire qu'on adore un acteur. Mais ce sont quatre rôles dans des films qui m'ont beaucoup marquée et j'ai donc une grande tendresse pour Michael Wincott. En le retrouvant dans un film qui n'a pas du tout marché (même pas 200 000 entrées pour Hitchcock), j'ai eu envie de lui faire un peu de pub... Et ce malgré son côté un chouïa... flippant. :)

samedi 18 mai 2013

Alatriste para siempre!!

Une fois n'est pas coutume, je vous renvoie vers le billet de quelqu'un d'autre... Je vous dis que je vais y arriver à convertir le monde à Alatriste!!!!

Le billet d'Élodie sur le premier livre d'Arturo Pérez-Reverte mettant en scène ce merveilleux capitán.

jeudi 16 mai 2013

Liebster Awards

Il y a déjà quelques temps, j'ai reçu deux Liebster Awards. Le premier m'a été attribué par Bouchon des Bois, le deuxième par Élodie. C'est un petit tag en deux parties, suivi par onze questions que l'on souhaite à son tour poser à d'autres. Le principe est de soutenir les petits blogs qui ont moins de 200 abonnés (un chiffre que je n'attendrai sûrement jamais, soit dit en passant ^^).


Tout d'abord: onze choses sur moi.

1. Si j'ai assez bien appris à tenir ma langue à l'oral, j'adore toujours autant raconter ma vie par écrit. D'où l'enthousiasme avec lequel j'accueille les tags et les questionnaires en tout genre. ^^

2. Ce que les autres appellent pessimisme, j'appelle lucidité. Et ce que les autres appellent optimisme, j'appelle généralement refus pathologique de voir la vérité

3. J'ai des fringales de salé incontrôlables. À l'heure où je vous écris (plusieurs jours avant la mise en ligne du présent billet), je me gave de saucisson.

4. Je suis obsédée par les chats, les chevaux et les dinosaures. (Mais là, normalement, je ne vous apprends rien. ^^)

5. Je suis une lectrice fidèle et enthousiaste de Cheval Magazine, revue à laquelle je suis actuellement abonnée.

6. Je suis également abonnée à Terra Eco, le magazine du développement durable, et à l'édition française du National Geographic. En fin de mois, il y a donc un marathon de lecture de magazines, pour revenir le plus vite possible à mes bouquins.

7. Je suis FAN de la première série Star Trek, que j'ai découverte récemment.

8. Les personnages de film ou de série prennent parfois une place affective déroutante dans mon existence.

9. Le film Danse avec lui me fait toujours pleurer.


10. Depuis le mois de septembre, j'écoute la musique de Resident Evil 5 en boucle.

11. Comme j'écoute la musique que je veux lorsque je travaille en freelance, et que j'ai souvent tendance à écouter des chansons ou des albums en boucle (comme je viens de vous le dire), j'associe certaines chansons à certains projets professionnels. La chanson Pins and Needles de The Birthday Massacre, par exemple, me ramène à des étiquettes, tandis que le dernier album de Melissa Auf De Maur a un goût nostalgique de presses à balles.

Mes réponses aux onze questions de Bouchon.

Le truc dont tu ne peux te séparer?
Tao, mon tigre en peluche. Il y a trois ans, quand une voiture a brûlé dans mon parking, je me suis préparée à évacuer en enfermant Chat d'amour dans sa boîte et en mettant Tao et mon exemplaire du Seigneur des Anneaux dans mon sac à dos. (Je vous rassure: au final, on n'a pas évacué.)

Ton meilleur souvenir d'enfance?
Heuh. Joker? J'ai envie de dire que je n'ai pas de bons souvenirs d'enfance, mon enfance ayant été triste solitaire... Enfin j'imagine que je trouverais de bons souvenirs à poney si je cherchais bien, mais c'est une époque vers laquelle je ne dirige vraiment, vraiment pas mon attention.

Le surnom de la personne la plus chère à ton coeur?
Focs/Troune. Heuh, pardon! Chat! ^^

Le rêve que tu poursuis depuis toujours?
Le bonheur à cheval et l'accomplissement sur papier. Mais surtout, surtout le bonheur à cheval.

Si tu devais te reconvertir professionnellement...?
Psychologue. Pour tenir la main de ceux qui n'ont personne à qui parler.

Une raison qui te pousserait à aller manifester, là, maintenant?
Les mauvais traitements contre les animaux.

Plutôt pizza ou quinoa?
Pizza... Jamais essayé de quinoa. :)

Le nom de ton premier enfant (souhaité ou donné)?
Heuh. Joker? Je ne souhaite pas en avoir. Mais avant de rêver de me faire ligaturer les trompes, j'aimais suffisamment le prénom Brian pour envisager de le coller à quelqu'un.

Ton animal préféré?
Le chat, le cheval, le dinosaure! :) :) :)

Une cause que tu trouves juste?
La protection de l'environnement (au sens large: préservation des habitats naturels, développement durable, lutte contre le braconage...). Vive Greenpeace et le WWF! :)

Un petit mot pour la fin?
"Evil will always triumph, because good is dumb." Une réplique de Black Helmet qui me trotte dans la tête depuis que j'ai cité La folle histoire de l'espace dans mes 15 films de SF préférés. Ou, dans mon microcosme, l'expression "petite pétasse", que j'aime bien coller mentalement aux filles hypocrites/menteuses/manipulatrices.

Mes réponses aux 11 questions d'Élodie.

1-Thé ou café ?
Thé! 

2-Livre papier ou liseuse ?
Livre papier. Je suis très vieux jeu... 

3-Que ferais-tu comme métier si tu n’exerçais pas le tien ?
Comme je le disais, si je devais me reconvertir à l'heure actuelle, je deviendrais psychologue. Dans un monde bien différent, j'aurais aimé être prof d'équitation, pour ne pas ruiner la vie équestre de mes élèves (contrairement à la majorité des monos qui ont pris soin de bien ruiner la mienne). Déterrer des dinosaures était également un beau projet. 

4-Es-tu plus peinture ou photo ?
Plutôt photo. 

5-Aimes-tu nager ?
Non! J'ai lu Lovecraft, je sais quelles abominations attendent dans les profondeurs abyssales, et je ne mettrai plus jamais un pied dans l'eau!!!! (En plus, je ne **sais** même pas nager.) 

6-Es-tu plutôt sucré ou salé ?
En ce moment, salé, à cause de ces fringales dont je parlais plus tôt. 

7-Si tu ne devais aller qu’à un seul endroit avant de mourir où irais-tu ?
J'ai beaucoup réfléchi, mais je ne vois pas trop. Je dirais, tout bêtement, que j'irai au Panthéon pour voir la tombe de Zola... À défaut de pouvoir faire une excursion sur Pandora. :p

8-Quelle est la chose la plus folle que tu aies fait par amour ?
Je suis allée à un concert de Bénabar alors que je n'aime pas Bénabar. Bon, c'est pas glorieux, mais là je ne vois pas trop. 

9-Et dans 6 ans, tu en es où ?
J'espère que j'en serai plus avant, mais comme j'ai un don pour les échecs, j'ai peur que j'aurai réussi à rebrousser au galop tout le chemin parcouru à tout petits pas... M'enfin, idéalement, je serai à cheval... 

10-Si tu devais changer une chose de ton caractère, qu’est-ce que ça serait ?
J'éliminerai ma peur de l'autorité/mon incapacité à me défendre (deux facettes de la même conviction de fond que je mérite que les gens me parlent comme à un chien ou profitent de moi). 

11-Bus ou métro ? Parapluie ou parasol ?
Bus et parapluie.

Les onze questions pour la suite.

Et bien il n'y en aura pas! :) Si vous tenez à reprendre le tag, faites-moi signe et je vous enverrai ça par e-mail.

mardi 14 mai 2013

Top Ten Tuesday (24)

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire de la blogosphère littéraire. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il a été repris en français par Iani.


Le thème de cette semaine:
Vos 10 marque-pages préférés

Réponse en image.


Et de plus près.


Et un petit dernier, que j'avais oublié parce qu'il est actuellement dans mon bouquin en cours.


samedi 11 mai 2013

Le Dernier des Mohicans (1826)

"It is enough, he said. Go, children of the Lenape, the anger of the Manitoo is not done. Why should Tamenund stay? The palefaces are masters of the earth, and the time of the Red Men has not yet come again. My day has been too long. In the morning I saw the sons of Unamis happy and strong; and yet, before the night has come, have I lived to see the last warrior of the wise race of the Mohicans."

James Fennimore Cooper
The Last of the Mohicans


Ce bouquin est juste génial. Des héros inoubliables, des personnalités bien marquées, de l'action et de l'humour. Et une immense nostalgie pendant les dernières pages, qui culmine dans l'immobilité totale de Chingachgook, assis devant Uncas. Chingachgook, c'est un des personnages les plus tragiques de l'histoire de la littérature. 

On en oublierait presque la vision franchement culcul de la femme, c'est dire. :)

vendredi 10 mai 2013

Mon top 15 des meilleurs films de SF

Tigger Lilly m'a taguée! C'est avec enthousiasme (et un brin de curiosité) que je me penche sur la liste des 15 films de SF que je considère comme les meilleurs. Enfin, soyons honnêtes, il s'agira surtout de mes 15 films préférés, mais je vais tacher de conclure avec un brin d'objectivité. ;)

Commençons par les films que j'ai en DVD.



Avatar de James Cameron (2009)!!!! Je sais, je sais, pas de scénario, tout ce que vous voulez. Mais dans ma vie de spectatrice, il y a un avant et un après Avatar

Jurassic Park de Steven Spielberg (1993). Film drôle et intelligent, avec un scénario valable et des images de synthèse merveilleuses. Dans ma vie de spectatrice, il y a un avant et un après Jurassic Park. Et puis vive les dinos quoi.

Evolution de Ivan Reitman (2001). Parce que ce film est tout simplement mythique et juste hilarant. Depuis que je l'ai vu au cinéma à sa sortie, je ne m'en lasse pas!


Transformers de Michael Bay (2007). Un film blindé d'humour qui m'a fait découvrir qu'il existe ce que j'appelle des "comédies d'action". Je vous avouerai que le niveau de SF ne vole ici pas très haut, mais j'aime.

Space Balls (La folle histoire de l'espace) de Mel Brooks (1987). Parodie hilarante de La Guerre des étoiles avec son lot de vaisseaux spatiaux et d'extraterrestres.

Passons maintenant à la liste de films que je n'ai pas, mais que j'ai vus et adorés.

Les fils de l'homme de Alfonso Cuaron (2006). Je vous ai déjà expliqué ici pourquoi ce film a été un tremblement de terre dans ma vie cinématographique. Et en plus c'est tiré du livre d'une écrivain que j'adore.

WALL-E de Andrew Stanton (2008). Parce que ce film est juste merveilleux (et intelligent en plus!).



Stargate de Roland Emmeyrich (1994). Le film qui a inspiré la série. Très très sympa.



La Guerre des étoiles. Franchement, j'ai kiffé les six. Avec une pointe de nostalgie plus prononcée pour les trois premiers, parce que je les ai découverts quand j'étais bien plus jeune que lorsque la deuxième trilogie est arrivée sur les écrans.

Cloud Atlas de Andy et Lana Wachowski et Tom Tykwe (2013). Une sacrée claque. Très beau, très bien rythmé et franchement épique.

District 9 de Neill Blomkamp (2009). Une grosse claque, ce film aussi. Il nous balance des vérités désagréables dans la gueule tout du long et se conclut sur une fin très triste et émouvante. Le seul bémol: j'aurais aimé en savoir plus sur les extraterrestres en question.

John Carter de Andrew Stanton (2012). (Non mais vous vous rendez compte! Ce top m'aura permis de découvrir que le réa de John Carter c'est le réa de WALL-E!! C'est juste trop ouf!!!) Bon, je sais, je suis la seule à avoir aimé John Carter en ce bas monde, mais passons! Mon avis ici.

Enfin, des films que j'ai appréciés et qui sont des piliers de la SF au cinéma, mais qui ne m'ont pas autant touchée.

Alien de Ridley Scott (1979). Je dois reconnaître que ce film est génial. Mais l'alien m'a fait passer pas mal de nuits blanches, alors je ne recherche pas sa compagnie.

Matrix de Andy et Lana Wachoski (1999). Super intelligent et très beau. C'est vraiment un film à voir au moins une fois dans sa vie.

Et pour conclure en beauté: Celui qu'il faut voir au moins une fois dans sa vie. Pour rire. Même si en fait il est tellement nul qu'il n'est même pas drôle...




Oui, j'ai le DVD. Je sors.

mercredi 8 mai 2013

Enterre mon coeur à Wounded Knee (1970)

Bury my heart at Wounded Knee est un essai de l'historien Dee Brown sur l'histoire de la conquête de l'Ouest américain. Mais vue du côté des peuples indiens.

Le nom de Wounded Knee est tristement célèbre parce que les soldats américains y ont massacré 300 Indiens en 1890. Cet épisode a marqué la fin des guerres indiennes.


Chaque chapitre suit le destin d'une tribu indienne. En Arkansas, au Colorado, au Dakota, l'homme blanc arrive et veut la terre des Indiens. Partout, le gouvernement signe des traités pour séparer Blancs et Indiens et s'engage à laisser pour toujours aux Indiens les terres qui leur sont assignées. Partout, quelques années plus tard, le gouvernement oblige les Indiens à signer un autre traité par lequel ils cèdent un peu plus de leur terre aux Blancs. Et partout, les Indiens tombent dans la pauvreté, meurent de faim parce qu'ils ne peuvent plus chasser --les animaux qu'ils chassent ayant été abattus par les Blancs-- et se font massacrer quand leurs chefs de guerre décident de se battre contre l'armée américaine.

Nous savons tous que l'histoire des états modernes d'Amérique --du Nord comme du Sud-- repose sur l'extermination systématique des peuples indigènes qui vivaient là avant l'arrivée des Européens. Nous savons également que la majorité de ces peuples ont été anéantis entre 1500 et 1900. Mais c'est très différent de mettre le nez dedans pendant 450 pages et de suivre tous les détails de la lutte lâche et mesquine du gouvernement des États-Unis contre les tribus vivant à l'Ouest du Mississippi. Très franchement, c'est une des lectures les plus déprimantes que j'ai jamais faites. Mais ça en valait la peine (même si on se perd un peu dans tous les noms de soldats et de chefs indiens qui s'affrontent), et c'est très bien documenté.

"They made us many promises, more than I can remember, but they never kept but one; they promised to take our land, and they took it." (Maȟpíya Lúta/Red Cloud, chef de guerre des Oglala Lakota, un des peuples sioux)

Allez donc voir ailleurs si ce livre y est!
La présentation du livre sur le site de l'éditeur français, Albin Michel

Dee Brown, Enterre mon coeur à Wounded Knee
(traduction française de Nathalie Cunnington)
Éditions Albin Michel, 24,50€, 480 pages

mercredi 1 mai 2013

Pertinentes considérations sur les dadas

En survolant mon ancien blog pour récupérer le billet dans lequel j'expliquais que je rêvais de revoir Jurassic Park au cinéma, je suis tombée sur un très long billet sur l'équitation qui m'avait été inspiré par un extrait de Psychanalyse des contes de fées. Si toutes les "articulations logiques" de ce billet ne sont pas forcément très claires pour le lecteur, il me semble néanmoins que j'avais soulevé des points intéressants. Je vous le repropose donc, trois ans plus tard, suivi d'un billet de mise à jour que j'avais rédigé suite à une remarque dans les commentaires.

Attention: Comme c'est vraiment très long, je ne vais pas laisser l'ensemble du message s'afficher, il faudra cliquer pour tout lire!

Si quelqu'un tient une réponse pertinente aux questions "Pourquoi les femmes adorent-elle les chevaux?" et "Pourquoi les hommes ont-ils déserté les centres équestres?", je serai très intéressée! :)


Billet du 17 juin 2010: To Dada or not to be

"De nombreuses petites filles d'un groupe d'âge plus avancé sont très intéressées par les chevaux ; elles jouent avec des chevaux-jouets et tissent autour d'eux des fantasmes compliqués. Lorsqu'elles sont plus âgées, si elles en ont l'occasion, leur vie semble tourner autour des vrais chevaux ; elles s'en occupent très bien et semblent incapables de s'en passer. Des recherches psychanalytiques ont révélé que cet engouement excessif pour les chevaux peut compenser certains besoins affectifs que la fille essaie de satisfaire. Par exemple, en contrôlant cet animal puissant, elle peut parvenir au sentiment qu'elle contrôle le mâle, ou l'animalité qui est en elle. Il est facile d'imaginer ce que ressentirait une jeune fille qui prend un grand plaisir à monter à cheval, et ce qu'elle ressentirait dans son amour-propre, si on la rendait consciente du désir qu'elle extériorise en s'adonnant à l'équitation. Elle serait accablée, dépossédée d'une sublimation innocente et agréable, et passerait à ses propres yeux pour un être dépravé."
 Bruno Bettelheim
Psychanalyse des contes de fées (1976)
Traduction de Théo Carlier

Vous devinerez aisément, je pense, que je trouve ce point de vue extrêmement réducteur.

L'équitation est actuellement un sport de filles, c'est un fait. En France, les trois quarts des cavaliers sont des filles de moins de 18 ans. Moi-même, j'ai monté à poney de mes 6 à mes 10 ans, puis à cheval de mes 12 à mes 16 ans. J'ai longtemps été assez perplexe face à cet état de fait.

En fait, je comprends assez aisément que les cavaliers abandonnent aux alentours de l'âge de 18 ans : la vie change, on peut être amené à faire des études loin de la maison et de son club, les parents peuvent refuser de continuer à financer seuls un sport coûteux... Et les études se font plus prenantes, il devient plus difficile de passer ses journées au club. Ensuite, quand on entre dans le monde du travail, il faut sérieusement s'accrocher pour aller monter son cheval tous les soirs après avoir passé la journée au bureau.

Par contre, le fait que les garçons ne s'intéressent pas à ce sport me laisse plus perplexe. C'est eux, justement, qui pourraient avoir envie et/ou besoin de se faire mousser en montant sur de grands chevaux (oui, il y a un petit jeu de mots ici...), symboles de puissance... On cible encore un public masculin et on nous vend encore des motos et des voitures en faisant des références expresses au monde du cheval, ce qui me laisse croire que les hommes sont très sensibles à ce symbole. Il me semble par contre qu'on utilise moins ce symbole dans les pubs visant un public féminin.

lundi 29 avril 2013

Rêve

Incroyable mais vrai: parfois, les rêves se réalisent. Y compris les miens.

Le 5 mai 2009, sur mon ancien blog, j'écrivais:

"J'ai un rêve bien précis pour 2013 : que Jurassic Park ressorte au ciné.  Qu'on nous épargne un quatrième épisode qui sera très probablement une catastrophe, mais qu'on retravaille un peu les effets spéciaux de ce film exceptionnel. Ils n'ont pris qu'une ride ou deux, mais le résultat pourrait être encore plus éclatant qu'en 1993 ! Les extraterrestres ont bien eu droit à une version remastérisée, modernisée et allongée pour leurs 20 ans, alors pourquoi pas les dinos ?
En tout cas, je ne suis pas la seule à penser que Jurassic Park a encore un potentiel énorme ; voir cet article intitulé Twenty Film Franchises in Need of a Reboot, qui ne date que de quelques jours."

Et devinez qu'est-ce qui passe au cinéma dans deux jours? Heiiiiiiiiiin???




C'est juste merveilleux. Merci l'UGC.

samedi 27 avril 2013

Deux ans!

Il y a deux ans, j'ouvrais ce blog par un incipit.

Par superstition, je ne veux pas faire de bilan trop enthousiaste de ces deux ans. En effet, la dernière fois que j'ai fait un bilan enthousiaste sur mon blog, il y a des lustres, je n'étais qu'à quelques semaines de l'effondrement complet de mes capacités mentales. Alors évitons de tenter le diable.

Je dirai néanmoins que changer de blog a été une des meilleures décisions de ma vie (et il faut que vous sachiez que je prends rarement des décisions judicieuses!). J'ai mis fin aux appels au secours qui restaient généralement sans réponse pour tenter de faire quelque chose de culturellement constructif. Et ça semble avoir marché. Aller chercher dans la blogosphère des idées de lecture et de cinéma m'a permis de découvrir de nouveaux univers, d'affiner mes connaissances et surtout de mieux mettre le doigt sur ce que j'aime dans ce que j'aime. Jusqu'à accorder plus d'importance à l'avis de blogueurs que j'estime qu'à ceux de personnes que je connais dans la vraie vie.

Depuis quelques mois, par un concours de circonstances assez fortuit, j'avance. Des choses que je considérais comme impossibles semblent être à portée de main. Tout n'est pas fait et je suis loin d'être un individu épanoui ou successful, mais l'avenir me semble décidément moins effrayant et je peux dire que je suis de nouveau sur pieds. Et je pense que c'est aussi grâce à ce blog, pour modeste et peu connu qu'il soit. Merci à mes lecteurs et surtout à mes commentateurs et aux blogueurs que je suis. C'est toujours et tout simplement une joie de vous lire. ♥

mercredi 24 avril 2013

La Couleur des sentiments (2009)

The Help de Kathryn Stockett a été adapté au cinéma il y a deux ans. Comme je suppose que tout le monde connaît plus ou moins l'histoire, je ne vais pas résumer l'intrigue. Le film est très fidèle, ce qui a un peu gâché ma lecture puisque je me souvenais du film au fur et à mesure que j'avançais. Du coup, j'ai trouvé le livre un peu fade, pas aussi percutant et drôle que le film, mais aurais-je été aussi peu touchée si j'avais découvert l'histoire ici?


En plus, les récits des trois femmes, qui prennent la parole à tour de rôle, sont tous au présent. Et je me lasse vite du présent...

En revanche, ce livre est vraiment une lecture intéressante parce qu'il aborde et mélange deux sujets graves: la ségrégation des Noirs dans le sud des États-Unis et la condition traditionnelle de la femme au début des années soixante. Comme je viens de lire le hors-série du Monde sur Simone de Beauvoir (ma nouvelle idole), ce deuxième aspect m'a peut-être plus sauté aux yeux que lorsque j'ai vu le film au cinéma. Et c'est plutôt encourageant de voir qu'un livre qui parle de sujets peu joyeux peut trouver son public et cartonner au même titre que les best-sellers décérébrés. Et en plus l'auteur nous propose des figures féminines complexes et in-tel-li-gen-tes qui ne pensent pas qu'à se maquiller et se marier!! Oui oui vous avez bien lu!! Des femmes normalement constituées!! :)

Mon conseil sera donc de le lire avant de voir l'adaptation cinématographique, pour ne pas tout savoir à l'avance. Je vous renvoie à l'avis enthousiaste de Bouchon et vous laisse avec la bande-annonce pour vous mettre l'eau à la bouche (Minny poweeeeer!!!!!).


(J'ai trop envie de revoir le film. Maintenant!!!)

mardi 23 avril 2013

Top Ten Tuesday (23)

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire de la blogosphère littéraire. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il a été repris en français par Iani.


Le thème d'aujourd'hui (Les 10 livres qui vous ont exaspéré) ne m'inspirant pas, je reprends un thème abordé pendant que mon ordinateur était en réparation et que j'étais donc, à mon  grand désespoir, coupée de la blogosphère.

Thème du 26 mars:
Les 10 livres que vous recommandez le plus souvent

Si vous me lisez ou me connaissez un tant soit peu, ce TTT ne vous réserve pas de grosses surprises. Mais on ne fait jamais trop de pub aux livres qu'on aime!

1/ Évidemment, LE livre que je recommande le plus, c'est Le Capitaine Alatriste d'Arturo Pérez-Reverte, le premier tome des aventures de ce merveilleux capitaine taciturne. J'en ai déjà parlé ici et je vous ai montré le restaurant madrilène qui porte son nom ici. J'ai offert le premier tome à trois personnes et je l'ai présenté deux fois en speed-booking. Et j'ai présenté la série et l'auteur à mes camarades d'espagnol (en espagnol, por favor). À terme, je compte bien convertir le monde!

2/ Le Seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien. Parce que je pense que c'est une lecture indispensable. En revanche, comme il est très gros (ce qui implique un temps de lecture conséquent) et n'a pas particulièrement besoin de mon soutien pour se faire connaître, je ne l'ai jamais offert.

3/ Entretien avec un vampire et les livres d'Anne Rice en général. Parce que je les trouve merveilleux et parce que je suis sidérée de voir que les histoires de vampire se vendent comme des petits pains, mais que personne ne connaît ou ne redécouvre les classiques du genre. Je dois cependant préciser que certains livres d'Anne Rice ne sont pas destinés aux âmes sensibles et que je ne les recommande donc pas à n'importe qui.

4/ Dracula de Bram Stoker. Comme pour le point précédent, je ne comprends pas que les librairies débordent de conneries vampiresques édulcorées pour ados et que personne ne songe à remettre en avant ce chef d'oeuvre. Bon, évidemment, la fan de Twilight ne trouvera pas forcément son bonheur ici. Mais je reste persuadée que d'autres jeunes gens peuvent l'aimer autant que moi quand j'avais 14 ans.

5/ Les livres de François Cavanna, surtout Les Ritals et Les Russkoffs. Mais, encore une fois, je ne les recommande pas à tout le monde. Cavanna a un ton trop mordant et irrévérencieux. =D

6/ Limonov d'Emmanuel Carrère. Gros coup de cœur. Facile à lire mais également dense et surprenant! Offert une fois.

7/ L'Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon. Un livre sur les livres que je recommande généralement aux gens qui s'identifient comme lecteurs, c'est-à-dire pour qui la lecture occupe une place importante dans l'existence. Offert quatre fois.

8/ Les Fils de l'homme de P. D. James. Déjà offert à deux personnes. Je le recommande plutôt à des gens assez ouverts et susceptibles de l'apprécier à sa juste valeur, vu que le principe peut ne pas plaire à tout le monde.

9/ Les livres de Sepulveda. Je ne crois pas avoir déjà offert un livre de lui, mais j'en ai beaucoup parlé. Je trouve ses livres très humains et touchants, bien qu'ils abordent des sujets difficiles.

Et pourquoi pas Zola, me direz-vous si vous me suivez un tant soit peu? Et bien, je ne recommande pas spontanément Zola parce que je sais que la plupart des gens ne l'aiment pas et/ou ne sont pas prêts ou motivés pour affronter ses bouquins. Et puis Zola est bien assez connu et n'a pas besoin de moi pour trouver des lecteurs (raison pour laquelle je n'ai chroniqué que ses œuvres peu connues, comme Les Trois Villes). De même, je saute rarement sur les gens en disant "Il faut que tu lises Lovecraft, il faut que tu lises Clark Ashton Smith", car je sais qu'ils ne sont pas forcément du goût de tous...

samedi 20 avril 2013

Qocha (2011)

Comme je lis peu de BD, j'étais passée à côté de la sortie de Qocha de Lommsek, alors que j'avais lu et apprécié sa BD précédente, La Ligne zéro. Quelle chance, donc, d'être repartie du Salon du Livre avec Qocha!! Dédicacée en plus!!! :)


Qocha, c'est l'histoire de Qocha, une petite fille espiègle qui vit dans un petit village d'Amérique du Sud perdu dans la jungle. Un jour, elle est élue Vierge du Soleil, un honneur qui va en fait bouleverser sa vie.


J'ai beaucoup aimé cette BD. À cause du dessin, que j'ai trouvé très joli et mimi (voir ci-dessus), avec de grandes planches très belles (comme celle ci-dessous). Et Lommsek capture très bien la manière de penser des enfants et j'ai trouvé certains passages vraiment bien trouvés.


Au final, le récit est plutôt triste, puisque Qocha va être confrontée à la méchanceté des adultes et découvrir que les choses ne sont pas toujours ce qu'elles semblent être. Les dernières cases, où le calme revient après une période mouvementée, m'ont même beaucoup émue... C'est sûrement une BD qui plaira autant aux petits qu'aux grands. Et il est grand temps que je relise La Ligne zéro! :p

Allez donc voir ailleurs si cette BD y est!

Lommsek, Qocha
Éditions Manolosanctis, 16€, 122 pages

lundi 15 avril 2013

J'aimerais...

Attention! Coup de mou en ce lundi matin. Je m'accorde une petite parenthèse "3615 Mes Malheurs". Ne pas prendre la peine de lire si vous pensez "y'a qu'à"...

J'aimerais changer. J'aimerais devenir rapidement quelqu'un d'autre.

Option 1: Devenir un individu socialement acceptable, et tant pis pour mon individualité. Savoir faire rire les autres, parler de boisson, étaler ma vie, exprimer avec insistance mes passions et mes amitiés. Trouver une place de personne normale. Superficielle, un peu girouette en fonction de la personne qui se trouve en face de moi, mais normale.

Option 2 (celle que je cherche à obtenir depuis plus de dix ans, mais sans résultats concrets): Demeurer un individu non socialement acceptable, un rat de bibliothèque qui ne s'intéresse pas à la plupart des choses qui passionnent les gens normaux et qui est très bien dans son coin avec Chat. Cesser de me forcer et de dire "oui" quand je pense "non" avec tout le désespoir du monde. Et ne plus être blessée par tous les gens qui me parlent comme à un chien ou comme à une gamine qui ne connaît décidément rien à la vie, qui se permettent avec moi les piques qu'ils ne se permettent pas avec les autres, qui me font comprendre que mon avis importe peu. J'aimerais vivre dans mon coin et être capable de me foutre en toute honnêteté de ce qui n'est pas dans mon coin.

Bon, je suis bien consciente qu'il y a une multitude de gradations entre ces deux extrêmes, et notamment qu'on peut avoir une vie sociale équilibrée tout en gardant son individualité. :) Mais vraiment je désespère d'y arriver un jour... Vu que ça fait donc, comme je le disais, 10 ans que je tente de m'accrocher et que je reste complètement larguée...

samedi 13 avril 2013

Correspondance

De temps en temps, j'ai encore le bonheur de tomber sur des livres de Zola que je n'ai pas lus. Il en a été ainsi pour ce Correspondance.


Pour le fan inconditionnel, il est intéressant de découvrir un auteur sous un jour un peu différent. On reste dans l'écriture, mais il ne s'agit plus de raconter une histoire: Zola écrit à ses amis pour leur donner des nouvelles, à des journaux pour défendre ses livres, à d'autres écrivains pour leur parler de leurs livres à eux, ou à sa famille dont il est séparé pendant l'exil en Angleterre. De nombreux tons et discours se succèdent donc dans ce recueil de 137 lettres et on est très loin du style zolien habituel.

J'ai été très surprise par le ton employé avec sa maîtresse Jeanne. Zola lui disait qu'il avait trois enfants, une grande fille (elle, la maîtresse), une petite fille (leur fille) et un petit garçon (leur fils). Il lui programmait ses trajets et ses journées à l'heure près: tu prendras tel train, puis tu iras à pieds de la gare à tel endroit, et tu n'oublieras de passer dire telle chose à telle personne.. Un psychanalyste y verrait certainement une expression maladive de son désir de paternité frustré. De mon côté, ça n'a pas amélioré ma vision de cette relation adultère (que je vous ai déjà exposée ici).

Les autres lettres permettent de suivre la progression des Rougon-Macquart et la vie journalistique de Zola, qui a toujours beaucoup écrit pour la presse. On le voit régler ses comptes avec certains critiques et échanger ses points de vue avec d'autres écrivains. Une seule lettre de sa correspondance avec Maupassant, cependant: j'ai trouvé ça maigre....

Intelligemment découpé en trois parties intitulées "Lettres de jeunesse (1858-1867)", "Les combats littéraires (1868-1893)" et "Les années de l'affaire Dreyfus (1896-1902)", le livre comprend également une petite note biographique sur chacun des destinataires de Zola: bien pratique quand ceux-ci ne sont pas passés à la postérité et qu'on se demande de qui il peut bien s'agir.

La citation de la fin, que j'ai trouvée très juste: "Oui, il y a peu de gens heureux, complètement, comme il y a peu de gens qui se portent absolument bien. On paie tous les bonheurs par de terribles souffrances, et le mieux est peut-être encore d'avoir son malheur, comme on a une maladie incurable, qu'on connaît et qu'on soigne, et dont on ne meurt pas."

Émile Zola, Correspondance
Éditions Flammarion, collection GF, 8,80€, 381 pages

jeudi 11 avril 2013

Zola (1992)

Henri Troyat a publié de nombreuses biographies, notamment d'écrivains russes. J'ai déjà lu celle d'Alexandre Dumas et je voulais lire celle d'Émile Zola depuis longtemps. Lecture enfin réalisée grâce à un cadeau de Noël bien choisi.


Au final, cependant, je n'ai pas forcément grand-chose à en dire. Je connais bien la vie de Zola et je n'ai pas eu l'impression d'apprendre quelque chose de nouveau en lisant cette biographie. Le style de Troyat ne m'a pas beaucoup plu car il se met trop dans la tête de son écrivain et en parle trop comme s'il s'agissait de son ami de tous les jours. Comment peut-on affirmer que, à tel moment, Zola se voyait déjà en écrivain célèbre ou pensait précisément telle ou telle chose? Il a laissé de nombreuses lettres, certes, mais de là à donner forme à des pensées aussi précises, je pense qu'il y a beaucoup d'imagination. C'est quelque chose que j'ai déjà remarqué dans d'autres lectures sur cet écrivain.

En outre, encore une fois, j'ai été sidérée de voir que le comportement abject de Zola envers sa femme est abordé avec une immense indulgence. Il faut que vous sachiez que Zola, quand il avait sur les 45 ans, a pris pour maîtresse une femme deux fois plus jeune que lui, dont il a eu deux enfants. Quand sa femme l'a découvert, elle a --légitimement, je crois-- pété les plombs. Puis elle a accepté que son mari mène une double vie relativement peu dissimulée entre son épouse stérile et sa maîtresse féconde. Tous les biographes parlent de retour à la jeunesse, de renaissance et de découverte de la paternité, citent Zola qui écrit à ses enfants et soulignent qu'il perd du poids pour sembler plus jeune auprès de sa maîtresse. Ils y voient une histoire d'amour touchante. Moi, j'ai beau idolâtrer le monsieur, j'ai un peu de mal à avaler une telle pilule, digne d'un de ses personnages...

Bon, dit comme ça, on dirait que j'ai détesté le bouquin. Or, ce n'est pas du tout le cas. J'ai même beaucoup pesté de ne pas pouvoir le lire aussi vite que je le souhaitais à cause du boulot, tandis que le fait de lire des extraits des lettres de Zola et les résumés de ses bouquins m'a donné une grande envie nostalgique de relire les Rougon-Macquart. Du coup, j'ai lu le seul bouquin de Zola que j'avais sous la main et que je n'avais pas encore lu, Correspondance. Chronique à venir très vite. :)

mardi 9 avril 2013

Top Ten Tuesday (22)

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire de la blogosphère littéraire. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il a été repris en français par Iani.
 

Le thème de cette semaine:
Vos 10 confessions à propos de la lecture

En fait, je n'ai qu'une réelle confession à faire: dans ma tête, la lecture l'emporte généralement sur la plupart de mes activités!

Combien de fois ai-je pesté en entendant sonner mon téléphone ou en fixant des rendez-vous, parce que ça signifiait perdre du temps de lecture. Il y avait tellement de choses passionnantes dans ces pages, tellement de personnages inoubliables, que vraiment je ne pouvais pas m'absenter... Je dois souvent me forcer pour ne pas répondre: Non, je ne peux pas venir, j'ai un livre à lire...

Mais cela a aussi une influence plus agréable: des lieux prennent vie parce que je les ai vus défiler dans un livre. Madrid est la ville du Capitaine Alatriste, la Patagonie est la contrée de Sepulveda, Antibes est la ville où d'Artagnan a dormi alors qu'il escortait le Masque de Fer vers sa prison. Ça apporte un peu de sens et d'émotion à un monde que je trouve bien fade par ailleurs... Un peu comme quand je m'exclame "HO! UN TRANSFORMER!" en voyant passer une voiture de course. :p

Enfin, histoire de meubler un peu et de créer un troisième point à ce Top, je peux vous avouer que je dors avec mes bouquins. Je prends toujours un livre avec moi au lit, même si je ne suis pas très susceptible de lire à cause de l'heure. Puis, quand j'éteins, que j'aie lu ou pas, je garde le livre avec moi sur le lit. Ce matin, j'ai trouvé une discrète trace de patte de chat sur le livre que j'ai entamé hier soir... :)