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vendredi 15 mars 2019

The Broker (2005)

Chronique express!



Lors des toutes dernières heures de son mandat, le président des États-Unis accepte de pardonner Joel Backman, un puissant avocat et lobbyiste emprisonné depuis six ans, à la demande du directeur de la CIA. Le plan est simple: la CIA va cacher Backman quelque part, puis laisser l'information fuiter... et observer qui, des Russes, des Chinois, des Saoudiens ou des Israéliens, abattra l'avocat, qui a trempé dans une affaire de satellites espions encore obscure. Joel, ravi de sortir de prison avec quatorze ans d'avance, se retrouve ainsi catapulté en Italie, d'abord à Trévise puis à Bologne, encadré par deux Italiens chargés de lui apprendre la langue et les coutumes locales afin qu'il se fonde dans la masse et disparaisse. Bien sûr, notre homme ne sait pas qu'il a été libéré dans le but de savoir qui veut sa peau. Mais il ne manque pas de réfléchir à sa situation et mettra tout en œuvre pour s'en tirer...

Avec ses romans ultra-efficaces, simples, amusants et bien agencés, Grisham est une valeur sûre. Il ne m'a pas déçue avec ce roman très amusant, mettant en scène un ancien homme de pouvoir qui doit tout recommencer à zéro et apprendre une nouvelle langue. Les scènes où il apprend des mots d'italien et passe des heures au restaurant sont assez savoureuses. Ajoutez à cela que je l'ai justement lu en bonne partie en Italie, pays où je n'avais pas mis les pieds depuis cinq ans... Et vous comprendrez que j'aie beaucoup apprécié. J'ai toutefois une petite réserve sur la fin, vraiment les deux derniers chapitres à peine, qui bouclent rapidement pas mal de pistes mais pas tout le roman ([divulgâcheur] je me demande notamment si j'ai manqué une information sur le terrible tueur chinois: est-il toujours à la poursuite de Backman? Quand au retrait des Israéliens, il est trop facile...).

Je vous mets le premier paragraphe du roman pour vous donner une idée de l'humour permanent de cet auteur: "In the waning hours of a presidency that was destined to arouse less interest from historians than any since perhaps that of William Henry Harrison (thirty-one days from inauguration to death), Arthur Morgan huddled in the Oval Office with his last remaining friend and pondered his final decisions. At that moment he felt as though he’d botched every decision in the previous four years, and he was not overly confident that he could, somehow, so late in the game, get things right. His friend wasn’t so sure either, though, as always, he said little and whatever he did say was what the President wanted to hear." 😂

Allez donc voir ailleurs si cet avocat y est
L'avis de Grominou: partie 1 et partie 2