mardi 1 octobre 2013

La Salle des meurtres (2003)

Chronique express!


The Murder Room de P. D. James est un policier comme je les aime: un meurtre violent, un environnement clos, une atmosphère figée, un inspecteur taciturne, des suspects qui ont des tas de choses à cacher à la police, une enquête posée et détaillée. En bref, c'est comme chez Agatha Christie, sauf que les livres sont trois fois plus épais et permettent donc de mettre en place une intrigue nettement plus complexe et que les personnages sont tous plus torturés les uns que les autres. Un vrai régal. Et l'enquêteur Dalgliesh, quel homme! Je suis fan! Si vous aimez les whodunit, foncez!

dimanche 29 septembre 2013

Anne Rice en dédicace

Vendredi 20 septembre, la Fnac de Paris Saint Lazare recevait Anne Rice, la grande écrivain américaine, pour une rencontre suivie d'une dédicace. Son avant-dernier livre, Le don du loup, vient en effet de sortir en France. Un événement majeur pour moi qui vénère cette auteure depuis mes quatorze ans!


Ce fut un vrai plaisir que de la voir en vrai et de constater qu'elle a bien l'air aussi sympa en vrai que dans ses vidéos. Et modeste. Je crois que c'est ça qui m'a le plus marquée. Elle regardait la salle pendant que son interprète traduisait ses réponses en français et elle avait l'air tellement émue et touchée qu'il y ait des gens! Alors qu'elle a sorti Entretien avec un vampire en 1976 et que ça fait donc... 37 ans qu'elle est connue!

Les questions étaient relativement superficielles et, parfois, absolument évidentes (il y a encore des gens qui lui demandent si elle se retrouve dans la quête spirituelle de ses personnages. J'vous jure! C'est une des choses les plus flagrantes dans sa bibliographie, que la quête de ses personnages est précisément la sienne...). Mais bon, j'imagine qu'on ne peut pas creuser très loin en une heure et que tout le monde n'a pas lu dix-sept livres d'Anne Rice. ;) Et c'est un tel plaisir de l'écouter parler: cette femme est juste merveilleuse. Elle a tellement dépassé un certain nombre de conventions sociales, elle a tellement accepté ce qu'elle est sans le revendiquer outre-mesure comme si elle était mieux que les autres. À l'heure actuelle, Anne Rice est pour moi un vrai role-model, limite une figure maternelle tellement je l'aime -- j'ai faille me mettre à pleurer dans l'escalator de la Fnac quand j'ai réalisé qu'elle était quelques marches devant moi...

vendredi 27 septembre 2013

Jane Eyre (1847)

Jane Eyre de Charlotte Brontë est un des grands classiques de la littérature britannique. Je l'ai découvert en première année de fac dans le cadre d'une étude du genre dans la littérature du XIXème. C'est un livre que j'ai adoré et que j'ai relu avec plaisir plusieurs années plus tard, puis avec encore plus de plaisir cette fois-ci.


Pourquoi?

Ce livre a pour moi plusieurs atouts. D'abord, l'écriture de Charlotte Brontë. C'est un style très agréable, à la fois clair et élégant, et qui a un tout petit côté désuet qui permet de remonter le temps et de se plonger dans l'époque de l'action. Même son utilisation un peu déroutante des points virgule et des deux points est merveilleuse. Ensuite, l'ambiance: l'action se situe dans des coins assez perdus d'Angleterre, où il fait froid et sombre et où il vente à longueur de journée et de nuit. Tout ce que j'adore. On se promène d'un bon pas avant de rentrer se réchauffer au coin du feu avec une tasse de thé...

Mais encore plus que cela, c'est le message du livre qui me touche et me réconforte et qui fait que je l'adore. Car, à sa manière, Jane Eyre est un livre féministe dans lequel l'héroïne revendique sa liberté de penser et de décider et tient tête aux hommes quand il le faut. Évidemment, elle n'ira pas voter et la liberté sexuelle est encore loin, mais c'est tellement agréable de voir une héroïne qui utilise son cerveau et qui sait ce qu'elle veut, qui est capable de renoncer aux solutions de facilité pour faire ce qui est juste. Sous certains aspects, Jane est bien plus moderne que les jeunes femmes écervelées des comédies romantiques actuelles!

Enfin, ce que j'aime chez ce personnage, c'est qu'elle estime les gens qui méritent son estime et voit clair dans le jeu des autres. Elle accorde de la valeur à la modestie, la volonté de bien faire, le sens du sacrifice, et fuit l'hypocrisie, la cruauté et la superficialité. Logique, me direz-vous? Certes. Mais je fais partie de ces gens qui redécouvrent au quotidien à quel point la vie est injuste et qui ont envie de vomir en voyant que les gens les plus paresseux sont parfois les plus gâtés -- juste parce qu'ils viennent d'une famille aisée ou ont une chance de cocu --, que les gens qui en font le moins sont aussi ceux qui se plaignent le plus d'être débordés et revendiquent le plus de "mérite", que les gens qui ont des manques affectifs complètement pathologiques passent leur temps à extirper l'énergie des autres pour se rassurer, etc etc. Et des gens comme ça, il y en a dans Jane Eyre. Mais Jane les voit tels qu'ils sont et les plaint d'être si petits et malheureux, et quand je les vois à travers ses yeux je les vois comme elle au lieu d'être complètement effarée. Et franchement, ça fait du bien!

mercredi 25 septembre 2013

UGC Culte: Kubrick (puissance quatre)

Du 11 au 17 septembre, les cinémas UGC ont organisé une Rétrospective Stanley Kubrick en diffusant huit de ses films et le documentaire Room 237. Une bonne occasion de parfaire ma connaissance de ce réalisateur dont je connaissais seulement Orange mécanique, Spartacus et 2001.

Shining (The Shining) (1980): Flippant. Mémorable. Et mémorable justement parce que flippant! Un film maîtrisé de A à Z, une ambiance complètement figée, une musique terrifiante, un acteur simplement énorme (Jack Nickolson) et un autre limite encore plus flippant (l'enfant Danny avec son doigt qui parle). La scène pendant laquelle la mère feuillette le prétendu livre de son mari et découvre la vérité est un des moments les plus angoissants que j'aie jamais vécus au cinéma. Ce n'est pas mon genre de film, mais c'est à mes yeux le meilleur film de Kubrick. À revoir absolument, mais à tête reposée, pour tenter de le décortiquer.



Full Metal Jacket (1987): Un film de guerre. Je n'ai vraiment que ça à dire. Autant la première partie, pendant laquelle un groupe de marines est entraîné aux États-Unis, a un côté assez amusant (bien qu'elle se termine fort mal) et est prenante, autant la deuxième partie m'a peu intéressée. J'attendais patiemment d'être bluffée par la mise en scène léchée de Kubrick, mais j'ai été déçue. Le message ne m'a pas non plus semblé très percutant dans la mesure où Apocalypse Now était déjà passé par là plusieurs années plus tôt. Mais, au moins, je sais désormais ce que signifie le titre!


Barry Lyndon (1975): Un film historique sur les péripéties d'un jeune Irlandais exilé sur le continent. Il me semble que c'est le plus "humain" des films de ce réalisateur: il insiste plus que dans les autres sur le ressenti des personnages. Vraiment très beau visuellement et doté d'une musique superbe. Envie de rentrer en Irlande et de monter à cheval en Irlande et d'y rester...


Docteur Folamour (Dr Strangelove) (1964): Une comédie qui sent bon la Guerre froide. Un gradé américain un peu parano donne l'ordre à certains avions d'aller larguer leurs têtes nucléaires sur l'URSS. Le président et ses aides arriveront-ils à les arrêter à temps? Malheureusement, le film n'est pas aussi drôle que je m'y attendais et j'ai été un peu déçue. C'est surtout le dernier tiers et l'intervention du docteur Folamour qui sont comiques (et qui m'ont fait découvrir une référence de Young Frankestein de Mel Brooks que je n'avais pas comprise jusque là). C'est néanmoins le film de Kubrick que je reverrais le plus volontiers si j'en avais l'occasion.


J'aurais aimé voir également Room 237, mais mon cinéma l'a programmé en même temps que Shining, alors c'était compliqué; et j'aurais aimé découvrir Eyes wide shut parce que je trouve ce titre superbe et parce que j'aime Tom et Nicole. Mais bon voilà on ne peut pas tout avoir, parfois j'ai aussi une vie sociale, et quatre films du même réalisateur en une semaine, avec deux autres séances pour d'autres raisons, c'était déjà pas mal!

lundi 23 septembre 2013

UGC Culte: Taxi Driver (1976)

Premier ratage pour cette superbe initiative cinématographique qu'est UGC Culte: Taxi Driver de Martin Scorsese ne m'a guère captivée!

Ce film très lent et un peu planant suit le quotidien de Travis Bickle, un ancien marine insomniaque et taciturne désormais chauffeur de taxi. Au gré de ses courses dans une ville de New York fort peu reluisante, il tombe plus ou moins amoureux d'une jolie blonde qui travaille dans l'équipe d'un candidat à l'élection présidentielle. Mais leur deuxième rendez-vous tourne mal, la belle n'appréciant pas outre-mesure qu'il l'emmène voir un film porno au cinéma... (En même temps.......) Travis entreprend donc de s'équiper de plusieurs armes à feu, de faire du sport et de sauver Iris,une jeune prostituée, elle aussi blonde, qu'il a repérée pendant ses courses nocturnes. Et, SURTOUT, il s'entraîne à dire "YOU TALKING TO ME?"


Et ouais, en effet, c'est de là que vient cette réplique culte (c'est le cas de le dire). Et je dois dire que ça valait la peine de voir le film juste pour ça. Et aussi pour découvrir que Robert de Niro, quand il était jeune, jouait nettement mieux que maintenant. Je crains de l'avoir découvert alors qu'il commençait à auto-parodier son jeu en le poussant à l'extrême et que cela explique que je n'aime pas du tout cet acteur...

Ca valait aussi le coup de voir le film pour découvrir que Jodie Foster jouait dedans. Elle avait 14 ans à l'époque.


Ouais. Difficile à reconnaître (j'avais déjà eu du mal pour de Niro, mais là il m'a vraiment fallu de longues minutes pour réaliser que c'était elle). Ce rôle lui a valu d'être nominée à l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. À quatorze ans, donc. Le genre de personne avec qui il ne faut pas trop se comparer si on ne veut pas tomber dans la dépression. :p


Au final, bien que je n'aie pas aimé le film en tant que tel, c'était une belle découverte du point de vue acteurs. Pas sûre que j'aie tellement envie de creuser la filmographie de Scorsese, en revanche...

samedi 21 septembre 2013

Le boucher (2012)

"On m'a déjà donné de nombreux noms. Le faiseur de veuves. Le démon cornu. L'épée de feu. Les Koushites m'appelaient Unga'ular, le danseur rouge. Je suis Rekk le boucher. Et je fais toujours la différence."

J'ai découvert Olivier Gay l'année dernière avec Les talons hauts rapprochent les filles du ciel, un bon petit policier avec lequel j'ai passé un très bon moment et que j'ai pu faire dédicacer au Salon du Livre. Je guettais donc avec intérêt ses débuts en fantasy. Et franchement ça faisait longtemps que je ne me prenais pas autant au jeu en lisant un livre de fantasy – probablement depuis que j'ai découvert Michel Robert il y a deux ans!



Le Boucher, c'est Rekk, un homme à la réputation sanguinaire revenu dans la capitale de l'Empire après vingt ou trente ans d'absence pour trouver (et découper en morceaux) l'assassin de sa fille Deria. Accompagné de Mahlin et Shani, un jeune garde et une jeune servante amis de sa fille, il va tenter de mener son enquête tout en déjouant des tentatives de meurtre. Car certains souhaitent visiblement étouffer cette affaire...

J'ai fait le plein de sensiblement tout ce que j'aime avec ce Boucher violent et sanguinaire, une vraie bête sauvage lâchée dans la société policée de la capitale. J'adore ce genre de héros! La petite biographie en fin de volume indique qu'Olivier Gay admire David Gemmell et G. R. R. Martin et je dois dire que la gemmellienne que je suis a bien trouvé son compte ici. J'ai même cru reconnaître deux petits hommages à cet écrivain (le prénom du Boucher et la phrase discrète "Deria lui parlait de Felya le double-lame, qui avait traversé le monde entier et jusqu'aux enfers à la recherche de sa femme enlevée par des esclavagistes"...).

Malgré quelques répétitions (et deux-trois fautes d'orthographe qui m'ont fait grincer des dents), j'ai beaucoup apprécié le style direct et fluide de ce livre. Je pense que l'auteur a bien travaillé depuis Les talons hauts et a su gommer les petites maladresses stylistiques que j'y avais trouvées. C'est sobre et efficace et ça va droit au but. Et l'intrigue est prenante et bien rythmée, on ne s'ennuie pas une seconde. J'ai juste quelques réserves à propos des deux héros, Malhin et Shani, un peu trop gentiment archétypaux à mon goût, mais les autres personnages compensent plus que largement (y compris ceux qu'on a juste envie d'étrangler pour leur apprendre une bonne leçon, hihihi!!!).

J'AI JUSTE TROP HÂTE DE LIRE LA SUITE. Car oui, malheureusement, ce boucher se termine sur les diaboliques mots "Fin du Tome 1"... :(

Par contre, je ne m'explique pas plus la couverture maintenant que j'ai bouclé le livre qu'avant. Est-ce que quelqu'un a compris??

Allez donc voir ailleurs si ce livre y est!

Olivier Gay, Le boucher
Éditions Midgard, 16,50€, 580 pages

jeudi 19 septembre 2013

Lune de miel (2010)

Chronique express!


Cavanna reste fidèle à lui-même dans cette Lune de miel dont le ton est donné d'emblée:

Les médecins neurologues donnent plaisamment le nom de "lune de miel" à une période pendant laquelle les symptômes de la maladie de Parkinson s'atténuent au point de laisser croire à une guérison, avant de reprendre avec une implacable violence.

C'est mordant, c'est drôle, c'est révoltant, c'est triste. C'est Cavanna, quoi, et il n'a rien perdu de son envie de vivre et de son énergie avec l'âge – même si Les Russkoffs reste pour moi son meilleur livre. Mais avec Miss Parkinson qui ricane doucement dans son coin et les derniers chapitres consacrés à la fin du magazine Hara Kiri, c'est aussi assez sombre et j'en ai retenu une certaine amertume... L'impression que le courage et la bonté ne sont pas récompensés et que les petits malins sont souvent ceux qui s'en sortent le mieux. L'impression que Cavanna, comme moi, retombe des nues à chaque fois qu'il redécouvre cette triste réalité. Mais il ne regrette pas et il le dit et son livre est génial, comme toujours. Je crois que c'est le seul vrai Grand Écrivain français d'après la guerre et je ne peux que vous conseiller de le lire!

François Cavanna, Lune de miel
Folio, 7,20€, 336 pages

mardi 17 septembre 2013

Top Ten Tuesday (29)

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire de la blogosphère littéraire. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il a été repris en français par Iani.


Le thème de cette semaine:
Les 10 livres à lire cet automne

Tout d'abord, une précieuse mini-PAL orientée fantastique/horreur pour profiter des longues soirées pluvieuses:



1/ Un recueil de Contes fantastiques de Maupassant. Acheté il y a des lustres pour la fac, jamais relu depuis. J'ai envie de le relire depuis fort longtemps, mais j'attendais l'automne.

2/ The Haunter of the Ring & Other Tales de Robert E. Howard. Un recueil de nouvelles "of Lovecraftian horror" (dixit la quatrième de couverture). Ce sera ma première lecture de cet auteur en dehors de ses écrits concernant deux de ses personnages mythiques, Conan et Solomon Kane.

3/ Scottish ghost stories, un recueil d'histoires de fantômes écrites par des Écossais. Les seuls écrivains représentés que je connais sont Walter Scott et Robert Louis Stevenson.

4/ The Last Hieroglyph, cinquième et avant-dernier tome des Collected fantasies of Clark Ashton Smith. Horreurs et abominations grouillent dans les contrées fantastiques d'un de mes écrivains préférés.

Ensuite, une mini-PAL plus conventionnelle de classiques à découvrir:



5/ La Cousine Bette et Le Père Goriot, deux titres de Balzac que j'ai notés en lisant je ne sais plus quel livre sur Zola, qui les aurait particulièrement appréciés.

6/ Encore du Maupassant: le recueil Clair de Lune. Il faudra juste vérifier qu'il n'y a pas trop de doublons avec les Contes fantastiques.

7/ La guerre du feu de Rosny Aîné. Trouvé d'occasion à Gibert. Pour combler une autre de mes lacunes.

8/ Un livre prêté par des amis: Mystère rue des Saint-Pères de Claude Izner. Parce que j'ai offert un livre de cet auteur à une amie il y a quelques années et que j'ai depuis envie de découvrir ses romans. Autant commencer par le début.

Pour le reste de mes lectures, on verra!

Par ailleurs, l'automne a déjà commencé depuis plusieurs jours chez moi, puisque je profite du temps pluvieux qui s'est abattu sur la région parisienne pour replonger dans Jane Eyre de Charlotte Brontë. Déjà lu deux fois, mais toujours aussi bon!



Et qu'en est-il des livres que je devais lire cet été? Ce n'est pas franchement glorieux, puisque je n'en ai lu qu'un petit tiers à peine. J'espère que le TTT d'aujourd'hui aura un taux de réussite nettement plus élevé!

samedi 14 septembre 2013

UGC Culte: Certains l'aiment chaud (1959)

Après La dolce vita et Drôle de frimousse, place à Certains l'aiment chaud, un des films les plus connus des années cinquante!


Je ne l'avais jamais vu et je savais seulement que c'était un film avec Marilyn Monroe. Ce simple fait était une raison suffisante de le voir, vu que je n'ai jamais vu le moindre film de cette actrice célébrissime. Et quelle bonne surprise! Cette comédie est vraiment drôle et n'a pas pris une ride. On pourrait le proposer au cinéma avec des acteurs de maintenant et des couleurs au lieu du noir et blanc et personne ne se rendrait compte qu'il n'a pas été écrit en 2013!


À Chicago, deux musiciens fauchés, un saxophoniste et un contrebassiste, assistent par malheur à un règlement de comptes entre mafieux. Les mafieux encore en vie les recherchant activement pour les abattre et les empêcher de témoigner, ils se déguisent en femmes et quittent la ville en rejoignant un orchestre féminin devant se produire en Floride. Ils ne tardent pas à craquer pour Sugar, la jolie chanteuse de la troupe...


Ce film vous colle vraiment un gros sourire idiot sur le visage. J'ai ri de bon cœur et en toute simplicité et la réplique de fin est mémorable. La présence de ces deux travestis m'a semblé relativement osée pour l'époque, d'autant plus que, si leur jeu a un but comique, il n'a rien de grotesque. Les hommes sont même présentés sous un jour nettement mois flatteur que les femmes, c'est dire la modernité. ;) Au final, ma seule déception a été Marilyn Monroe... Car elle n'a pas un jeu mémorable et qu'il est évident que c'est son corps qui a lui a fait avoir le rôle. Pas étonnant qu'elle se soit suicidée, avec la terre entière qui regardait ses seins et pas son visage...


Encore une fois, merci l'UGC: cette initiative consistant à repasser de vieux films est tout simplement la meilleure nouvelle de l'année 2013!

jeudi 12 septembre 2013

2061: Odyssée trois (1987)

Chronique express!


Je n'ai jamais vu ça, une suite qui reste d'une telle qualité tome après tome. Odyssée trois d'Arthur C. Clarke est juste aussi bon que 2001 et 2010. On pourrait lui reprocher de reprendre une partie de l'intrigue de son prédécesseur, puisqu'il s'agit de nouveau d'une opération de sauvetage, mais qu'importe... C'est génialissime. C'est surtout le thème de la vie dans l'espace qui me fascine, mais aussi la découverte de nouveaux mondes (ici, la comète de Halley notamment). La possibilité de visiter un endroit totalement vierge de toute influence humaine et riche de surprises. En fait, bien que les paysages n'aient rien en commun, ce livre m'a ramené à ma fascination pour Pandora, une planète tellement splendide que j'ai pleuré d'émotion la troisième fois que j'ai vu Avatar au cinéma. Hâte de lire la suite et de boucler la tétralogie... Mais je vais laisser passer un peu de temps pour faire durer le plaisir. :)

mardi 10 septembre 2013

La Guerre des mondes (2005)

Spielberg et moi, c'est une relation contrastée. Autant Jurassic Park est probablement le film qui m'a le plus influencée (avec L'histoire sans fin et Coeur de dragon), autant ses autres films me laissent un peu sceptique à cause de la trop grande sentimentalité qu'ils véhiculent (sauf Lincoln, qui m'a beaucoup plu du premier coup). Comme, en plus, on ne m'avait dit que du mal de sa Guerre des mondes, je ne m'attendais pas à un chef d'oeuvre...

... Et si le film n'en est effectivement pas un, notamment à cause d'un certain "flottement" généralisé au début, comme si personne ne croyait à son rôle, d'une image de synthèse parfois brouillonne et d'une musique un peu fade, je dois dire que c'est une adaptation réussie et fidèle de La Guerre des mondes de H. G. Wells.


Ce film est d'ailleurs un bon exemple de combien il est compliqué de juger l'adaptation d'un livre. Je m'explique: le livre se passe à Londres à la fin du XIXème et met en scène un homme seul, tandis que le film se passe aux États-Unis à notre époque et met en scène un homme – Tom Cruise – responsable de la vie de ses deux enfants. On pourrait donc penser que c'est mal parti pour être fidèle à l'original.

Malgré cela, j'estime que cette adaptation est une réussite parce que les éléments et le ton du livre sont là: le passage de la curiosité face aux extra-terrestres à la panique, la fuite, la foule incontrôlable, la peur animale, le raisonnement résistance/peur du mec planqué dans la cave et même la chute toute bête que je craignais de voir disparaître au profit de l'intervention d'un héros balèze venu sauver l'humanité.

Je vous avais dit que le livre m'avait beaucoup marquée à cause de la panique des foules et de la dislocation de l'ordre social. Cet élément est très bien rendu dans le film et j'ai franchement été prise à la gorge pendant les scènes se passant autour du ferry.

Je sais que ce que je vais vous dire n'est pas très vendeur... Mais ce passage m'a furieusement fait penser à Titanic. Je garde une grande tendresse pour ce film malgré ses indéniables défauts, et je trouve notamment que James Cameron a bien mis en scène ce même procédé de dislocation – je dirais même de déglinguement si seulement ce mot existait. D'ailleurs, la progression est à peu près la même dans Titanic et La Guerre des mondes: la première réaction face au désastre est une simple curiosité ou une faible protestation parce que, quand même, ce n'est pas pratique de mettre des fichus gilets de sauvetage; puis viennent la réalisation du danger et la terreur qui l'accompagne; puis fait irruption la panique pure, la lutte irrationnelle pour la survie.

D'autres passages m'ont marquée et m'ont semblé, à leur manière, très durs. Je pense au moment où le personnage de Tom Cruise se nettoie de toute la poussière qui le recouvre (poussière qui ne vient pas seulement des bâtiments détruits, mais aussi des gens tués autour de lui), au moment où il comprend pourquoi les plantes extra-terrestres sont rouges, et surtout au moment où il bande les yeux de sa fille et s'enferme dans la cave avec le mec cité plus haut... Cette scène-ci est, dans les faits, abominable, mais elle est présentée avec une grande pudeur, un peu comme l'entrée dans le camp allemand dans Cheval de guerre. Il y a une grande différence entre montrer la violence physique et transmettre l'idée de la violence et je crois que Spielberg sait très bien faire les deux.


Enfin, la performance de Dakota Fanning, qui avait dix ou onze ans au moment du tournage, est vraiment très marquante. Dommage qu'une actrice aussi prometteuse ait ensuite atterri dans cette daube intergalactique qu'est Twilight!

Tom Cruise ne joue pas forcément son meilleur rôle, mais c'est agréable de le voir dépassé par les événements et ne pas être un surhomme mais juste un gars normal. Je suis de toute manière très friande de cet acteur, donc je ne suis peut-être pas hyper objective.

Au final, cette Guerre des mondes n'a pas été un coup de cœur incontrôlable, mais je lui ai trouvé beaucoup de bons côtés et je pense que c'est un film de SF tout à fait valable, dans la mesure où il a avant tout pour objectif de faire réfléchir le spectateur et de le sortir de son petit confort. (Il me semble que la SF ne se résume pas purement à la présence d'extra-terrestres et de gadgets futuristes, mais nécessite aussi une certaine réflexion sur ce que nous sommes et où nous allons.) Je me serais bien passée des éléments critiqués en début de billet et des passages sentimentaux typiquement spielbergiens... On ne bat quand même pas le record de niaiserie de la fin de Cheval de guerre, mais on sent qu'il avait envie d'en approcher, lol.

dimanche 8 septembre 2013

Pèlerinage littéraire de Médan: programme (2013)

Comme tous les ans, le premier dimanche d'octobre verra une petite foule de "zolistes" prendre d'assaut la ville de Médan (Yvelines) à l'occasion du Pèlerinage littéraire à la maison d'Émile Zola. Prendront la parole Bernard-Henri Lévy (oui, le célèbre) et Karl Zieger, professeur de littérature à Lille 3.

Sauf cyclone ou accident majeur, je serai une troisième fois dans le public pour assister à cet événement. Si je ne peux nier que les éditions 2011 et 2013 avaient un côté pompeux et faisaient preuve d'une lenteur déroutante, c'est toujours un plaisir d'entendre parler de Zola et j'ai hâte de voir où en sont les travaux sur sa maison. Avis aux amateurs.

Pélerinages déjà effectués

vendredi 6 septembre 2013

Rien ne s'oppose à la nuit (2011)

Chronique express!


Déception terrible pour ce livre dans lequel Delphine de Vigan raconte l'histoire de sa mère, qui a vécu une vie difficile marqué par les troubles mentaux et a fini par se suicider. Je n'ai pas aimé le style un peu grandiloquent et "victimiste" employé par l'auteur, qui raconte sans fin à quel point écrire ce livre est difficile pour elle. Je comprends bien que c'est un cataclysme émotionnel, mais elle le répète tellement qu'elle semble surtout vouloir se faire plaindre. Je n'ai pas non plus apprécié l'histoire de cette famille nombreuse frappée par les suicides et les non-dits, mais ça Delphine de Vigan n'y peut rien... Quoique j'aurais apprécié un peu plus de condamnation de la figure de Georges, le patriarche en manque d'attention, autoritaire et au comportement plus qu'ambigu avec ses filles et d'une manière plus générale l'ensemble des femmes plus jeunes que lui. Si l'hypothèse de l'inceste reste non vérifiée, il me semble néanmoins que la famille a accumulé assez d'épisodes douteux sur sa conduite pour lui tourner le dos. Mais tout le monde a fait comme si de rien n'était, et l'auteur ne prend pas plus position ici. Déprimant...

Delphine de Vigan, Rien ne s'oppose à la nuit
Le Livre de Poche, 7,60€, 408 pages

mercredi 4 septembre 2013

UGC Culte: Drôle de frimousse (1957)

Après La dolce vita, l'UGC m'a permis de découvrir au cinéma Drôle de frimousse (Funny Face), une comédie musicale sortie en 1957. Je voulais voir ce film parce qu'il met en scène Audrey Hepburn, une actrice que je n'ai vue que dans un seul film mais que je vénère justement à cause de celui-ci, Diamants sur canapé. J'ai découvert en salle qu'il s'agit en réalité d'une comédie musicale et qu'il y avait aussi Fred Astaire. J'ai donc fait d'une pierre deux coups, puisque je n'avais jamais vu un film de ce monsieur...


Tout ça n'a pas très bien vieilli sous certains aspects, mais c'était bien sympa. Le film se déroule en grande partie à Paris et permet donc de s'extasier devant une capitale qu'on reconnaît sans la reconnaître: la ville a bien changé, mais les vues du ciel restent identiques, c'est assez amusant. J'ai bien aimé la chanson qui accompagne l'arrivée des trois personnages principaux en France, Bonjour Paris. Il y a pas mal d'humour et des chorégraphies ou des mises en scène bien pensées, par exemple le shooting photo dans les rues de Paris. Audrey Hepburn est également très amusante en libraire dépassée par les événements du début.


Le personnage de la directrice de magazine fashion qui fait tellement la loi en matière de style qu'elle repeint l'Amérique en rose juste en disant que "le rose, c'est bien", a clairement servi d'inspiration, ou tout du moins de précurseur, au personnage joué par Meryl Streep dans Le Diable s'habille en Prada. La première scène, qui voit son arrivée au bureau puis une danse portant justement sur le rose ("Think pink!"), fait partie des passages les plus réussis.


D'une manière générale, le film a un côté mièvre, qu'on excuse cependant à cause de son époque... Je n'irai pas le revoir, mais c'était une belle découverte. Merci de nouveau, l'UGC. :)

lundi 2 septembre 2013

Into the Wild / Voyage au bout de la solitude (1996)

Ce livre m'a capturée!


Ce n'est pas à proprement parler un coup de cœur, mais il m'a vraiment happée dès les premiers paragraphes et je l'ai dévoré. Jon Krakauer, qui est avant tout journaliste, écrit ici la biographie de Christopher Johnson McCandless, un jeune garçon américain qui est parti camper en Alaska en 1992... et qui est mort dans un bus délabré abandonné dans la forêt.

Après avoir écrit un article sur ce fait divers, Jon Krakauer a ressenti le besoin de faire plus de recherches sur ce jeune homme et de lui consacrer un livre entier. Il retrace son parcours depuis le jour où il a quitté l'Est des États-Unis en voiture pour aller vivre comme un vagabond. Compte en banque vidé pour faire un don à un organisme de bienfaisance, argent en poche brûlé, papiers jetés: Chris veut couper tous les ponts avec la société et avec sa famille.

Jon Krakauer retrace les deux dernières années de sa vie en interviewant des personnes qui l'ont rencontré, par exemple un employeur ou d'autres vagabonds. C'est vraiment fascinant et pas tellement naïf. Je redoutais énormément que l'auteur ne nous donne une vision sublimée de ce jeune qui décide de tout plaquer pour "vivre ses rêves"; je n'avais pas envie de lire un hymne au courage d'un jeune homme qui a tout plaqué pour aller camper dans le désert, puis en Alaska.

Mais j'ai, au contraire, trouvé le ton de Jon Krakauer très juste. Il admire Chris McCandless et ne s'en cache pas. Mais il est aussi capable d'analyser finement son caractère et d'en souligner les contradictions et les défauts. Il le comprend et prend ses distances en même temps. C'était vraiment ce qu'il fallait pour aborder cet épisode très symbolique. Il précise d'ailleurs que s'il n'était pas mort dans son bus, Chris McCandless n'aurait pas fait couler autant d'encre...

Reste désormais à voir le film de Sean Penn. Je pense attendre plusieurs mois, voire un an, afin de bien digérer ce livre que j'ai beaucoup aimé.

samedi 31 août 2013

Margherita Dolcevita (2005)

Chronique express!


Margherita Dolcevita de Stefano Benni est un roman atypique. Il démarre comme un roman jeunesse mettant en scène une adolescente cynique et amusante, Margherita, qui décrit avec mordant les membres de sa famille et ses nouveaux voisins. Ces gens trèèès comme il faut ne lui plaisent pas beaucoup et se mêlent un peu trop de la vie de ses parents à son goût... Puis, vers les trois quarts du livre, le récit change complètement et part vraiment en vrille. J'en suis restée bouche bée! J'ai beaucoup aimé malgré tout, mais c'est vrai qu'une fin moins improbable m'aurait plus satisfaite. À lire si vous avez envie de vous changer les idées – et ça tombe bien, il a été traduit en français. :)

jeudi 29 août 2013

El libro de las ciudades (1999)

Chronique express!


Je crains qu'il ne soit temps pour moi de revoir mes aspirations en matière de lecture en espagnol à la baisse: encore un livre auquel je n'ai pas compris grand-chose! Je me suis vraiment perdue dans ce recueil d'articles sur les grandes villes que l'écrivain cubain Guillermo Cabrera Infante a eu l'occasion de visiter. J'en garde néanmoins le souvenir de quelques passages très amusants, un chapitre très intéressant sur Las Vegas et un vrai coup de cœur pour Paris lue par, un texte qui résume parfaitement ce que j'éprouve au sujet des endroits que j'ai découverts dans des livres. Peut-être le fait que cet article ne fasse que deux pages et demi et soit à moitié en français m'a aidé à l'apprécier à sa juste valeur... :p

mardi 27 août 2013

A Haunted House (1943)

Chronique express!


Déroutante, cette rencontre avec Virginia Woolf. Je n'ai pas compris grand-chose à la majorité des nouvelles de ce recueil. Impossible de suivre le raisonnement des personnages, de saisir le sens véhiculé par les mots... Il s'en dégage néanmoins une grande mélancolie, une grande tristesse et une tendresse certaine pour les pauvres humains un peu perdus qui s'y promènent. Certaines nouvelles m'ont beaucoup touchée, comme Lappin and Lapinova et The Legacy. Des destins brisés, la victoire de la banalité du quotidien sur la vie et les rêves. Rien de très joyeux, mais une exploration juste de l'âme humaine. Il faudra que je redonne une chance à cette écrivain, voire même à ce recueil en particulier afin de l'apprécier pleinement...

dimanche 25 août 2013

Ce que le jour doit à la nuit (2008)

Chronique express!


Ma deuxième rencontre avec Yasmina Khadra n'aura pas été plus concluante que la première! Ce que le jour doit à la nuit est un récit étrange à l'écriture maladroite alternant entre tournures recherchées et termes familiers, avec des comparaisons récurrentes et incompréhensibles. Le héros est tellement mou que la célèbre Joséphine de Katherine Pancol est, par comparaison, un foudre de guerre... Et il n'y a pas d'intrigue. Ce livre est certainement intéressant pour réviser l'histoire algérienne, mais rien de plus!

Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit
Pocket, 7,60€, 437 pages

vendredi 23 août 2013

UGC Culte: La dolce vita (1960)

Depuis quelques mois, UGC repasse des films qui ont marqué l'histoire du cinéma. Cette initiative que je trouve absolument merveilleuse a commencé à l'UGC de La Défense, puis a essaimé dans d'autres UGC, dont le mien.

J'ai donc enfin eu l'occasion de voir La dolce vita de Federico Fellini, certainement le film italien le plus connu au monde. Presque trois heures d'un film étonnamment moderne et très peu conventionnel.


Surprenant parce que je croyais plus ou moins que La dolce vita était une histoire d'amour couplée d'une vision romantique et niaise d'une Italie où il fait bon vivre. Que nenni! C'est un film pessimiste et plutôt triste mettant en scène un personnage insatisfait et indécis: Marcello Rubini. Trois semaines après ma séance, j'en ai retenu les points suivants.

L'illusion, les faux-semblants. Tout au long du film, on découvre que ce qui semble être n'est pas. Je pense par exemple à l'actrice jouée par Anita Ekberg. Arrivée à Rome le visage serein, elle visite la ville émerveillée, passe la soirée à danser et fait un petit passage – devenu mythique – dans la fontaine de Trevi. Mais c'est en réalité une femme malheureuse qu'un homme traite comme un chien... et ce en public. Je pense aussi à la prétendue vision mystique des deux enfants et à l'apparent bonheur de Steiner, le personnage qui m'a le plus touchée.


L'amour comme source de malheur ou comme mirage. La relation de Marcello avec sa petite amie officielle, Emma, leur fait plus de mal que de bien. L'amour de Steiner pour ses enfants ne suffit pas. L'actrice étrangère souffre à cause de l'homme cité plus haut.

Une vision déprimante de la femme. Bon, ce point est plus personnel. Mais le personnage d'Emma est tellement taré que je me suis demandée si Fellini haïssait les femmes.

Une critique féroce du journalisme à sensation. Ce point est symbolisé par le comportement de Paparazzo, le "journaliste" ami de Marcello. Un personnage tellement odieux et méprisable qu'il a marqué le public au point de voir son nom devenir un nom commun en tout plein de langues... Car oui, c'est lui le tout premier paparazzi. La scène où lui et ses compares se jettent sur la veuve de Steiner, qui ne sait même pas encore qu'elle est veuve, m'a profondément révoltée et dégoûtée.


Les illusions perdues, la déchéance, la tristesse. C'est l'impression générale que j'ai retenu du film. Marcello avait apparemment, quand il était jeune, des aspirations littéraires. On le retrouve journaliste de bas étage passant de soirée en soirée sans but précis, coincé dans une relation amoureuse détraquée qu'il met régulièrement entre parenthèses pour courir après ou coucher avec d'autres femmes. Le dernier plan me semble symboliser qu'il est passé à côté de sa vie parce qu'il n'a pas su voir ou comprendre ce qui aurait pu le sauver. Il a passé le point de non retour. Mais Steiner, qui avait apparemment obtenu à la fois la richesse et le prestige intellectuel, a lui aussi rencontré seulement le malheur, à tel point [spoiler] qu'il finira par se suicider après avoir abattu ses deux enfants...


Rome. La capitale italienne joue en effet un vrai rôle dans ce film. Elle participe à l'intrigue autant que les envies des personnages.

Enfin, j'ai été surprise de voir des acteurs noirs tenir des rôles d'arrière-plan et un personnage clairement homosexuel. Je n'aurais pas attendu une telle représentation des minorités dans un film italien âgé de plus de cinquante ans.

D'une manière générale, je n'ai pas vraiment aimé La dolce vita. C'est un film lent et un peu décousu. Je n'aime pas du tout l'accent romain, que je trouve très vulgaire. La vision de la femme m'a déplu et je n'ai pas du tout aimé le personnage principal. En plus, je ne suis pas convaincue d'avoir saisi tous les tenants et les aboutissants du film. Mais il m'a vraiment donné à réfléchir, comme le prouve ce billet, et il m'a perturbée dans ma vision de l'époque. Et ça, ça fait précisément partie de ce que j'aime dans le cinéma... :) Merci l'UGC.

mercredi 21 août 2013

Le Secret de la planète des singes (1970)

Mieux vaut tard que jamais! Je reprends mon petit challenge perso, lancé et aussitôt abandonné il y a maintenant deux ans. (J'ai honte.) J'ai enfin exploité le joli coffret reçu pour la Saint Valentin et regardé le deuxième volet de la série, Le Secret de la planète des singes (Beneath the Planet of the Apes), réalisé en 1970, soit deux ans après le premier, par un certain Ted Post.

L'histoire reprend en 3955, précisément à la fin du premier film, en nous repassant carrément les dernières scènes. Pratique pour se rafraîchir la mémoire et replonger dans le contexte. La musique stridente refait son apparition. Puis notre attention se tourne vers un autre astronaute américain blond, Brent, un véritable clone de Charlton Helston, qui vient de s'écraser sur cette planète alors qu'il venait justement au secours du perso de Charlton Helston. Comment lui et son coéquipier étaient-ils au courant que les autres membres d'équipage du premier navire étaient morts et que seul Taylor pouvait être sauvé...? Bonne question...


Par bonheur, Nova, la jeune femme fort peu couverte qui partageait les aventures de Taylor dans le premier film, passe par là sur son cheval noir. Elle fera désormais équipe avec Brent pour échapper aux singes et retrouver Taylor, qui a mystérieusement disparu dans la Zone interdite...


Quand j'ai lu le résumé sur la jaquette du DVD, j'ai un peu blêmi. Mais le film est plutôt bien passé. Il faut bien entendu faire abstraction d'un certain nombre de choses: le héros qui n'est qu'un clone du premier, le personnage féminin qui bat des records d'inutilité vu qu'elle ne sait rien faire et ne peut même pas parler (vu que les humains natifs de la Planète des singes ne parlent pas) et les effets spéciaux dépassés. Et moi, en plus, je ne peux décidément pas m'habituer à la tête de Charlton Helston... Mais il y a du bon, et, si on le replace dans son contexte d'origine, c'est même un film plutôt intelligent sur les risques de la guerre, mais plus encore sur ceux de la prétendue recherche de la paix à travers le développement d'armes de plus en plus balèzes.

La société des singes reste divisée en trois grands groupes. Les orang-outans se font discrets, tandis que les chimpanzés manifestent en faveur de la paix et que les gorilles s'en vont en guerre. (Tim Burton s'est-il inspiré de ce film pour son remake? Mes souvenirs sont fortement nébuleux, mais je suis à peu près certaine que les gorilles sont en formation de combat à un moment donné.)



J'ai retrouvé avec grand plaisir Zira et son époux Cornélius, les deux scientifiques chimpanzés très en avance sur leur temps. La scène où ils rentrent chez eux est d'ailleurs la seule un peu drôle du film. J'ai hâte de les retrouver dans Les Évadés de la planète des singes.


Quant à la fin... Disons que j'ai été prise par surprise. Attention, spoiler: Il faut dire qu'une société clandestine d'humains irradiés dont le dieu est une tête nucléaire, puis un Charlton Helston mourant qui fait détonner ladite tête nucléaire et détruit ainsi la planète, c'est un peu déroutant. ^^

Conclusion: un deuxième volet inévitablement moins innovant, mais suffisamment intéressant pour bien me relancer dans mon challenge. Normalement, je regarde le troisième volet le mois prochain.

lundi 19 août 2013

Il arrive!

Nous sommes lundi 19 août 2013 et une invasion un peu particulière se prépare partout en France. Des millions d'exemplaire du plus célèbre des catalogues commencent en effet à prendre d'assaut vos boîtes aux lettres. Et cette année vous l'accueillerez avec encore plus de curiosité que d'habitude, puisque je vous invite à y retrouver ma modeste contribution...


Alors pensez à retirer vos autocollants "Stop Pub" – sinon on n'a pas le droit de vous le donner :( – et, puisque vous êtes des lecteurs, retrouvez ma vision de la lecture pages 73 et 120, mais aussi mes revendications en matière de droit au logement page 82, mon subtilissime humour animalier page 328 et des titres que j'aime d'amour pages 237 et 238.

Je n'ai qu'un regret sur ce projet unique dans le monde de la traduction: n'être justement qu'une traductrice et pas une écrivain et ne pas avoir eu le talent pour en faire un texte vraiment à part. Mais c'est une expérience tellement enrichissante et c'est une telle satisfaction de voir le résultat sur papier que je n'en suis pas moins enthousiaste. Pensez bien à moi en le feuilletant! (Et si en plus vous pouvez faire vos achats chez nous pour que mon employeur prospère, ce serait juste merveilleux! ^^)

samedi 17 août 2013

2010: Odyssée deux (1982)

Chronique express!


Voilà une suite qui n'a rien à envier à son premier tome. 2010: Odyssée deux d'Arthur C. Clarke nous fait rejoindre Heywood Floyd, un scientifique déjà rencontré dans 2001, alors que les États-Unis souhaitent mettre en place une mission de sauvetage pour aller du côté de Jupiter, voir s'il peuvent comprendre ce qu'il est arrivé à David Bowman après qu'il se soit exclamé "Ho my God, it's full of stars!" et ait disparu dans l'espace... J'ai juste adoré. Des Russes non-archétypaux, des références culturelles que j'aime (Le Seigneur des Anneaux, Alien, Star Trek), une plume soignée, de la vie dans l'espace, une capitaine de vaisseau (notez le féminin), la résurrection de HAL... J'ai été comblée. Trop hâte de lire 2061: Odyssée trois!