mercredi 5 août 2015

The Perks of Being a Wallflower (1999)


The Perks of being a Wallflower de Stephen Chbosky est un roman épistolaire constitué des lettres envoyées par un adolescent, Charlie, à un destinataire anonyme, à qui il raconte sa première année au lycée. Publié en France sous le titre Pas raccord, le roman a été réédité sous le titre Le Monde de Charlie à l'occasion de la sortie du film, réalisé par l'auteur en personne... Et forcément, comme j'ai d'abord vu le film, je connaissais déjà l'histoire et j'ai un peu collé les visages des acteurs sur les personnages. Ce qui n'est pas forcément un mal d'ailleurs: pour une fois, on peut supposer que le réalisateur-auteur a choisi des acteurs correspondant vraiment à ses personnages!


Dans le livre, Charlie est plus "simplet" que dans le film. Au début, d'ailleurs, j'ai pensé qu'il était vraiment autiste et j'ai craint de ne pas accrocher. Mais en fait on s'habitue à ce ton très direct et clair, parfois rigolo et parfois touchant, toujours très juste... Charlie décrit sa vie de lycéen taciturne et discret, les relations avec sa famille, les lectures conseillées par son prof d'anglais qui le prend sous son aile, la rencontre déterminante avec des élèves en dernière année. On le voit observer avec attention les actions des autres et tenter de "participer" lui aussi, c'est-à-dire d'entrer dans le jeu. Il va faire quelques expériences avec sa candeur caractéristique et en tirer des enseignements, mais aussi commettre plein d'erreurs.
 
Par rapport au film, l'accent est beaucoup plus mis sur la famille de Charlie. Il décrit plusieurs fois ses parents, sa sœur et son frère, mais aussi la famille plus éloignée qu'ils ne voient que quelques fois par an, en soulignant les tensions accumulées depuis des lustres et les travers des uns et des autres. La question qui en ressort le plus clairement est celle du bonheur: ont-ils réussi à être heureux? Les violences et les malheurs de l'enfance ne les ont-ils pas déterminés à devenir les adultes qu'ils sont?

Charlie aborde aussi d'autres sujets graves, comme le rejet de l'homosexualité, la violence psychologique au lycée, le viol, le suicide... Ce n'est jamais sordide mais certains passages sont très très tristes, comme le poème que Charlie lit à ses amis. L'histoire d'amour complètement catastrophique de Patrick et finalement ses errances dans le parc la nuit sont le plus triste dans tout ça, le plus grand gâchis...

"Patrick just said that he wasn't sad because at least now, Brad doesn't have to get drunk or stoned to make love."

"We accept the kind of love we think we deserve."

The Perks est bien un livre que je regrette de n'avoir pas pu lire quand j'étais moi-même au collège et au lycée. Je pense qu'il m'aurait bien aidée à affronter la sensation de solitude profonde qu'on ressent forcément quand on ne rentre pas pile-poil dans le moule et que la majorité des élèves te regarde comme une bête curieuse. Mais je dois dire que même à mes presque trente ans, le livre m'a réconfortée et fait réfléchir, tout comme le film m'avait donné bien de l'espoir et du courage il y a deux ans.
 
Au final, j'ai préféré le film, peut-être parce que la musique, qui joue un rôle vraiment important dans la vie de Charlie, est bien mise en avant, tandis qu'elle se limite à des noms de chansons dans le livre (et forcément quand on n'a pas de baladeur et de connexion avec soi, on ne peut pas se ruer sur Deezer pour écouter les morceaux dont parlent les personnages en même temps qu'on lit); et certainement parce que l'effet de découverte est passé et que j'adore Logan Lerman en Charlie. ♥

Un dernier point sur le titre:
The Perks of Being a Wallflower signifie littéralement "les avantages d'être une fleur dans la tapisserie". Je l'aurais bien traduit par "De l'avantage de faire partie du décor" ou en utilisant l'expression "faire plante verte". L'idée est que Charlie est tellement discret que personne ne fait attention à lui, ce qui lui permet de tout observer tranquillement. Le titre français Pas raccord n'a rien à voir mais colle très bien au personnage et au contenu, parce que Charlie est vraiment tout sauf raccord (et cela m'a d'ailleurs fait cogiter que c'est une super traduction du mot anglais misfit). Le titre du film Le Monde de Charlie, en revanche, ne présente vraiment aucun intérêt du point de vue adaptation ni du point de vue du sens...

dimanche 2 août 2015

La gamelle de juillet 2015

Un mois un peu modeste niveau films, mais c'est tout de même mieux que les deux-trois derniers mois et il y a du progrès niveau lecture. Et comme en juillet j'ai plus monté que d'habitude et que je suis même PARTIE EN WEEK-END, je suis contente!

Sur petit écran

Que dalle. ^^

Sur grand écran

Terminator: Genisys de Alan Taylor (2015)
Un film d'action sympathique. Je n'ai même pas essayé de suivre la partie "voyage dans le temps" (si tant est qu'elle est "suivable") et j'ai passé un bon moment parce que Schwarzenegger a un capital sympathie énorme et ne se prend pas trop au sérieux, que les acteurs y croyaient et que j'ai bien aimé le personnage de Sarah Connor. En gros c'est un film d'action parmi d'autres mais il remplit bien son cahier des charges.
 

Magic Mike XXL de Gregory Jacobs (2015)
"We're gonna see if he still got some magic in that Mike...." Le verdict est sans appel, la magie Channing Tatum opère toujours! ^^ Autant le premier film proposait une certaine dimension psychologique, autant on est ici dans le divertissement pur: le film est drôle et ressemble aux films de danse qu'on nous propose régulièrement, avec même le but ultime de ce super spectacle qui cristallise les espoirs et les rêves des protagonistes. Sauf qu'il s'agit de strip-teasers! Et qu'il y a un strip-tease hilarant sur une chanson des Backstreet Boys. Et une théorie intéressante sur le strip-tease masculin comme thérapie pour les femmes. Et un strip-teaser absolument irrésistible, André je crois (le noir à chapeau). Et que la maîtresse de cérémonie est juste à tomber. Et que Channing Tatum danse trop bien (ce qu'il fait dans l'atelier, c'est juste pas humain!!) et a l'air trop sympa. Je suis sortie du cinéma avec un sourire idiot sur le visage.



Ant-Man de Peyton Reed (2015)
Le film de super-héros du moment, sympathique et malin en ce qu'il accepte et joue sur le fait qu'être un homme-fourmi... bein ça fait un peu pitié. Michael Douglas est super dans son rôle et c'est plutôt agréable de voir la bataille finale ravager une chambre d'enfants et pas une ville entière. Bon, ce n'était pas génial non plus, mais sympa... La réplique à retenir: "I think our first move should be to call in the Avengers".

Les Minions de Kyle Balda et Pierre Coffin (2015)
Film d'animation rigolo, plus efficace que je ne le pensais, qui frise la lourdeur mais ne s'y attarde pas. J'ai beaucoup répété "Mi, me cassos" aux collègues les jours suivants.

La Rage au ventre de Antoine Fuqua (2015)
Un film de boxe prenant, dans lequel tout spectateur pourra se retrouver du fait que notre héros tente foncièrement de se dépasser – et qu'y-a-t-il de plus universel que d'avoir envie de dépasser ses limites? Jake Gyllenhal est assez impressionnant et Forest Whitaker très convaincant. Je ne le reverrai sans doute jamais et il ne m'a pas réconciliée avec la boxe, une discipline que je trouve assez dégoûtante, mais c'est un film tout à fait valable.


Du côté des séries

Arabesque
J'ai continué et même fini la saison 5 et j'ai entamé la 6. Grignoter devant Arabesque est devenu un symbole du vendredi soir et du week-end et ça me détend donc encore plus qu'avant, un vrai bonheur.

Inspecteur Barnaby
Deux épisode de la saison 4. Mener l'enquête avec Barnaby est un des grands plaisirs que je partage avec l'Homme. On fait pause toutes les dix minutes pour faire le point et proposer des théories.

Penny Dreadful
Et voilà que nous avons enchaîné les quatre derniers épisodes et donc fini la saison 2 de Penny Dreadful, que j'ai autant adorée que la première.
Il y a certes des petites choses que je n'approuve pas. Une relation amoureuse est devenue un peu lourde dans un épisode. Une autre s'est terminée en meurtre. Un personnage que je n'apprécie guère a pris beaucoup d'importance et a entraîné un personnage que j'adore dans une direction qui ne me plaît pas, notamment parce que cela a entraîné le meurtre précédemment cité. Une mort que je n'avais absolument pas vu venir m'a sidérée et désespérée. Je trouve toujours le maquillage de la Créature complètement cheap et je n'ai pas plus aimé le look des sorcières que je n'avais aimé celui des vampires de la première saison, sans même parler du loup-garou. (Mais au fond, je ne me suis jamais remise du look des vampires de Buffy non plus, alors...)
Il n'empêche qu'à mes yeux Penny Dreadful approche vraiment de la perfection, avec sa mise en scène soignée, ses personnages plus grands que nature pleins de couches de secrets et le mystère permanent qui plane sur eux. Tu les regardes dans les yeux et tu sais que tu ne sais rien et qu'il y a tant derrière leur regard...! Quand je regarde cette série, je ne peux juste pas quitter l'écran des yeux.



Dans cette saison, en plus, ce sont les femmes qui ont mené le jeu, et elles sont re-dou-ta-bles.
Tellement hâte de voir la troisième saison et de découvrir comment nos personnages éparpillés aux quatre coins du monde vont s'en tirer...

Le reste

En début de mois, j'ai lu Cavalière Magazine, car j'avais dévoré le Cheval Mag de juillet tellement vite à la fin du mois de juin que je ne me voyais pas attendre le numéro suivant sans rien d'équestre à me mettre sous la dent. Le magazine est plutôt bien et ne présente pas de trucs idiots généralement destinés au public féminin du genre horoscope et tests "psycho". En fait il utilise juste systématiquement le féminin pour parler des cavaliers. Ce qui est plutôt justifié pour un sport pratiqué à 75% par les femmes... ^^

En fin de mois, comme d'habitude, j'ai lu mon Cheval Mag, celui d'août.

En parallèle, je lis tout doucement Les Caractères de La Bruyère (depuis le 11 avril tout de même), La Destruction des Juifs d'Europe et... Le Yoga pour les nuls! :)



L'un des éléments de cette photo est un intrus.
Lequel?

vendredi 31 juillet 2015

Le Liseur (1995)


Le Liseur ayant d'abord été pour moi un film, The Reader, j'ai forcément été influencée par la version cinématographique lorsque je l'ai lu. Cette relecture, plusieurs années plus tard, en porte certainement aussi la trace, mais elle m'a semblé plus autonome; certaines scènes du film, que j'avais trouvées après-coup extrêmement fidèles au livre, me restaient en tête, mais je me souvenais moins des détails de l'intrigue.


L'intrigue à proprement parler est relativement limitée car ce n'est pas l'action qui compte ici. À quinze ans, un jeune garçon allemand des années cinquante rencontre et devient l'amant d'une femme plus âgée, Hannah, qui disparaît mystérieusement du jour au lendemain. Profondément marquée par cette première relation amoureuse et sexuelle, sa vie sera encore plus influencée par Hannah lorsqu'il la retrouvera par hasard des années plus tard durant un procès sur lequel il travaille pendant ses études.

Le Liseur est un livre vraiment très fin et très juste parce que Bernard Schlink y aborde de nombreux thèmes difficiles avec beaucoup de pudeur et de tact, mais sans perdre en lucidité. C'est-à-dire qu'il ne diminue pas la peine et la cruauté que certaines choses infligent. Mais il travaille vraiment en nuances de gris et jamais dans le noir ou le blanc. Parfois le gris n'est guère encourageant... Parfois il est un peu plus serein. Dans tous les cas, c'est le gris qui est là et c'est avec lui qu'il faut composer.

J'ai été particulièrement marquée par la notion de culpabilité soulignée par le narrateur, qui insiste vraiment sur la différence entre la culpabilité des actes et celle des pensées. "J'avais eu la conviction que c'était moi qui la faisais partir parce que je l'avais trahie et reniée [...]. À vrai dire, qu'elle ne fût pas partie à cause de moi n'empêchait pas que je l'avais trahie. Je restais donc coupable." Si triste et si vrai... Cette notion-là est aussi traitée de manière plus globale au niveau de l'Allemagne tout entière et surtout de la génération née juste après la Seconde Guerre mondiale, qui côtoyait forcément ceux qui avaient vécu/fait/subi/soutenu l'Allemagne nazie. Bernard Schlink n'a aucune réponse à fournir, ni même des questions précises à poser, mais il parle du ressenti de cette génération, de ses tentatives de régler symboliquement certains comptes et de combien cela est impossible.

La discussion entre le narrateur et son père m'a aussi beaucoup touchée. C'est une impasse qui en ressort mais une impasse qu'il faut accepter avec tristesse...

Je ne sais pas trop comment formuler cela, mais j'ai lu en grande partie ce livre dans un train qui m'emmenait en week-end et dans les dernières minutes avant l'entrée en gare, après l'avoir fini, j'ai beaucoup réfléchi à ce que j'avais lu, à ce que j'allais faire, au destin si triste d'Hannah et à toutes les erreurs que nous commettons même quand nous essayons vraiment de faire au mieux...

"Pourquoi ce qui était beau nous paraît-il rétrospectivement détérioré parce que cela dissimulait de vilaines vérités? [...] Parce qu'on ne saurait être heureux dans une situation pareille? Mais on était heureux!"

Le détail que je ne veux pas oublier: j'ai relu ce livre cet été pour trois raisons concomitantes: Grominou l'a lu et chroniqué début juin, ce qui me l'a remis en tête; depuis fin juin, je lis petit à petit La Destruction des Juifs d'Europe; et en juillet j'ai lu Jézabel d'Irène Nemirovsky, dans lequel une autre femme se tient à la barre pour défendre le secret sur lequel est construite sa vie. Un nouvel exemple de l'enchaînement imprévisible et parfois fortuné des évènements.

Prochaine étape: revoir le film.

mardi 28 juillet 2015

Les mannequins ne sont pas des filles modèles (2013)

Chronique express!


Après Les Talons hauts rapprochent les filles du ciel, le roman qui a lancé sa carrière, Olivier Gay remet en scène le personnage de Fitz, un dealer parisien amené un peu par hasard à enquêter sur des affaires louches. Ici, la petite amie de son meilleur pote a disparu alors qu'elle participait à un concours de beauté. Roman policier très sympa, Les Mannequins se veut ironique et léger et ne se prend pas plus au sérieux que son personnage principal, toujours enclin à souligner son incompétence et les travers de ses rencontres. Mais l'humour de looser devient un peu lourd quand il fait son apparition à chaque paragraphe et les dialogues très "parlés" ne passent pas toujours très bien à l'écrit, ce qui m'a un peu irritée dans ma lecture. Mais bon c'est un livre sympa et je continuerai certainement à lire les aventures de Fitz car le titre du prochain opus est juste énorme: Mais je fais quoi du corps? :)

samedi 25 juillet 2015

Fantasy, de l'Angleterre victorienne au Trône de fer

Au cours des mois de juin et de juillet, j'ai tant bien que mal suivi le MOOC Fantasy proposé par l'Université d'Artois.

Après Dino 101, The Horse Course et Les chansons des troubadours, je dois dire que mon sérieux et mon intérêt pour le concept du MOOC ont pas mal diminué et que j'ai suivi ce cours-ci comme j'aurais regardé un documentaire à la télé. C'est-à-dire que je n'ai même pas essayé de prendre des notes, alors que je l'avais fait très sérieusement pour les deux premiers et que j'avais commencé à le faire pour le troisième (avant de réaliser que le sujet ne s'y prêtait guère).


Mon "verdict" (si je puis dire) est le même ici que dans les autres cas: il ne s'agit vraiment aucunement d'une formation, mais "juste" d'un apport de connaissances de qualité sur un sujet. Précisément comme un documentaire. Mais bon, c'est déjà pas mal de recevoir gratuitement des connaissances de qualité, alors on ne va pas se plaindre!

Côté négatif, j'ai retenu ici le singulier manque de dynamisme de certaines intervenantes, une prononciation extrêmement douteuse de certains noms et mots anglais (désolée, ça n'est pas pertinent comme remarque mais j'ai vraiment rigolé!) et une certaine "légèreté" dans le traitement de certains œuvres. Évidemment, c'est un débat sans fin, chacun voudrait entendre parler de ce qu'il aime le plus et on ne peut pas mettre tout le monde d'accord; mais bon parler de vampires pendant deux heures en analysant finement des livres qui passeront certainement à la postérité comme Les vampires de San Francisco ou Vampire Academy et à peine citer Anne Rice en passant, ça m'a laissée pas mal sceptique.

Côté positif, et bien il y a évidemment la débauche d'idées de lecture, que je n'ai pas notées mais qui m'ont donné tellement, tellement envie de lire plus et même de lire tout le temps. "So many books, so little time", c'est juste dingue! C'était aussi une belle excursion dans des sous-genres différents, avec une ouverture finale sur les autres supports médiatiques, comme les jeux vidéos, que j'ai trouvée passionnante. J'ai adoré entendre parler de L'Histoire sans fin et de Conan, adoré les illustrations proposées, et bien sûr adhéré corps et âme à la présentation d'une vidéo complète sur les figures féminines. L'historique de début était aussi super intéressant.

Je ne sais pas trop ce qu'il me restera de ce MOOC dans un an, mais il est certain que je me suis sentie un peu plus cultivée en le suivant! :)

En revanche, l'investissement en temps que j'ai consacré à ces MOOC ayant été assez conséquent, j'ai décidé de ne pas suivre le cinquième et dernier cours auquel je suis inscrite, Fantasy and Science Fiction: The Human Mind, Our Modern World. J'ai besoin de souffler jusqu'à la rentrée de septembre, même si je passe à côté d'heures d'infos passionnantes. Une nouvelle session semble devoir être lancée en octobre, peut-être que la période sera plus propice!

mercredi 22 juillet 2015

Mont-Oriol (1887)

Chronique express!


Au détour de mes trouvailles chez Gibert, je continue de creuser la biographie de Maupassant, un de mes écrivains préférés. Je dois dire que je n'ai pas vraiment retrouvé le Maupassant que j'aime dans Mont-Oriol, avec son élégance typique du XIXe, son lyrisme et sa noirceur cosmique... Stylistiquement, ce roman m'a semblé vraiment en-dessous de ses autres œuvres. Mais il est très intéressant parce qu'il présente la construction d'une ville d'eau via un vaste et subtil enchaînement de magouilles et d'ententes à demi-mot. La source découverte sur les terres des Oriol n'est peut-être pas bien miraculeuse, mais qu'importe si l'on peut convaincre des médecins en vue d'en dire le plus grand bien? En parallèle, une intrigue amoureuse se noue entre deux personnages situés au cœur de la machination, un vrai amour absolu qui occupe nos héros corps et âme et dont on devine d'emblée qu'il est voué à l'échec (sinon ce ne serait pas du Maupassant). En bref, un roman intéressant, certes plaisant à lire car c'est tout de même très bien écrit, mais pas le chef d’œuvre de l'auteur.

Lisez plutôt...
Contes fantastiques (1875-1890)
Clair de lune (1883)
La Main gauche (1889)

mardi 7 juillet 2015

Jézabel (1936)

Au milieu des années trente, une femme d'une grande beauté est jugée pour meurtre: elle a froidement abattu son amant, un homme plus jeune qu'elle. Les témoins se succèdent, les faits ne font pas de doute et le verdict est prononcé. Les spectateurs quittent la salle et passent aussitôt à autre chose. La belle accusée est déjà de l'histoire ancienne.


Après une cinquantaine de pages sur le procès, Irène Némirovsky entre dans le vif du sujet en retraçant le parcours de Gladys Eysenach, depuis son entrée dans le monde aisé du début du XXe ("une enfant qui avait dansé pour la première fois à Londres, au bal des Melbourne, par un beau soir de juin depuis longtemps passé") jusqu'à ce moment fatidique où, bien plus tard, après une vie de mondaine marquée par le plaisir mais aussi par le malheur, elle a fait feu sur le jeune Bernard Martin. Comment une obsession superficielle, mais si compréhensible, peut-elle se mettre en place dans la vie d'une femme qui a tout pour elle? Comment l'angoisse peut-elle prendre le dessus de tout autre sentiment? La vie de Gladys a été marquée et écrite par sa beauté ("dont l'éclat effaçait la beauté de toutes les rivales") et la séduction que celle-ci lui offrait dans un monde insouciant dédié aux bals et aux flirts, où l'argent coule à flots et où les femmes n'ont qu'une chose à faire: précisément être belles et séduire. Mais cette beauté a un ennemi implacable: le temps. Si Gladys est horrifiée par la vieillesse des autres, elle est surtout paniquée à l'idée d'être un jour elle-même celle dont on dira qu'elle "a été belle"...

Jézabel n'égale pas Suite française du même auteur, mais est néanmoins un beau roman sur un personnage complexe, saisi avec une grande justesse par une plume simple et élégante, parfaitement adaptée. Outre la solitude et le vieillissement, qui sont les thèmes principaux, j'ai aussi cru y voir une critique voilée de la place de la femme (oisive) dans la (haute) société: Gladys est certes un cas extrême, mais dans son milieu les femmes n'ont de place que tant qu'elles sont jeunes et belles. Une fois passés les quarante ans, elle ne sont plus que "la mère de" et l'on parle d'elles au passé.

Cela m'a beaucoup fait penser à Gatsby le Magnifique de Fitzgerald et à Daisy, notamment quand elle souhaite à sa fille d'être une petite sotte car c'est ce qui peut arriver de mieux à une femme... Comme pour Daisy, d'ailleurs, j'ai un peu eu envie d'étrangler Gladys, mais il faut se resituer dans le contexte de l'époque et ne pas juger avec notre regard du XXIe, époque à laquelle nous avons malgré tout des horizons autrement plus larges.

En définitive, un beau et triste roman très bien écrit qui fait réfléchir sur le passage du temps. Je recommande.

Livres de l'auteur déjà chroniqués sur ce blog

samedi 4 juillet 2015

The Hobbit Location Guide

Chronique express!



Quel beau coup marketing! Les films de Peter Jackson ayant fait exploser le tourisme en Nouvelle-Zélande, pourquoi ne pas pousser le concept jusqu'au bout et proposer un guide de voyage présentant les lieux de tournage du Hobbit? Et bien c'est chose faite par Ian Brodie, qui avait apparemment déjà réalisé le même projet pour Le Seigneur des Anneaux. The Hobbit Location Guide est précisément un guide proposant de nombreuses visites de lieux utilisés dans Le Hobbit, que ce soit (évidemment) Hobbiton ou un champ, une rivière ou un bout de montagne à l’autre bout du pays. Avec de très belles photographies d’une nature sauvage et préservée, il fait vraiment rêver et donne vraiment envie de voyager (pas forcément aussi loin par manque de sous, mais au moins quelque part). On n’apprend pas grand-chose sur les films et le ton est parfois un peu béat, mais ce n’est pas bien grave… Je regretterais juste que l’accent ne soit jamais mis sur la randonnée équestre, qui est à peine citée deux ou trois fois alors qu’elle me semble une méthode de voyage incroyablement adaptée à la beauté des lieux. À lire pour rêver les yeux grands ouverts.




Allez donc voir ailleurs si ce photographe y est!

mercredi 1 juillet 2015

La gamelle de juin 2015

Le mois de juin a progressivement marqué le retour à un rythme professionnel normal. Je manque toujours de temps pour lire mais je ne travaille plus sept jours sur sept! :) C'est aussi le mois où j'ai découvert le yoga, ce qui m'a permis de sortir un mythique et très justifié "Je peux pas, j'ai yoga" à un pote qui organisait une soirée! \o/

Sur petit écran

Rien. ^^

Sur grand écran

À la poursuite de demain de Brad Bird (2015)
Un film de SF grand public très réussi et très positif avec une héroïne vraiment intelligente et débrouillarde qui ne vit pas d'histoire d'amour, n'est jamais mise en avant pour son physique – elle se balade en jean, en sweat informe et avec une casquette de baseball – et n'est même pas le seul personnage féminin du film puisqu'elle reçoit l'aide d'une petite fille, c'est assez rare pour être souligné. Ajoutez un message positif sur la prise de décision individuelle, la valorisation de l'intelligence et de la science, un peu d'humour et un sens de l'émerveillement vraiment démesuré... J'aime tellement Disney. ♥

Jurassic World de Colin Trevorow (2015)
LE film tant attendu et tant redouté!!! Au final, un bon moment de rigolade qui ne se prend pas excessivement au sérieux et qui se fait facilement pardonner sa démesure un peu ridicule. Avec autant de clins d'oeil au premier film, de toute façon, il me caressait vraiment dans le sens du poil... ^^ Comme tous les films d'action du moment, il est rempli d'incohérences, mais si on l'accepte en tant qu'amusement pur il est tout à fait efficace. Notons que le personnage de Bryce Dallas Howard est plus présent et utile que la bande-annonce ne le laissait craindre.

Spy de Paul Feig (2015)
Un film d'espionnage comique et parodique qui marche plutôt bien sur une discrète employée de la CIA en surpoids flagrant qui part pour la première fois sur le terrain, l'identité des autres agents étant compromise. Il y a des passages lourds et je me suis parfois demandée si le film n'était quand même pas, au fond, moqueur contre les gros, mais il n'empêche qu'on ne voit ni de gros héros ni de femmes espionnes tous les jours et que ce film a donc quelque chose de révolutionnaire! :D Il est en tout cas bien drôle et la performance de Jason Statham est hilarante.

Vice-Versa de Peter Docter (2015)
Encore une victoire de Pixar avec ce dessin animé plutôt fin et très amusant sur les différentes émotions qui occupent le cerveau d'une petite fille de onze ans. J'ai adoré Tristesse et Peur et évidemment hautement désapprouvé Joie. J'ai fondu en larmes au quart de tour lors de la scène que je ne citerai pour ne pas spoiler; l'émotion était telle que le lendemain j'ai dû aller m'isoler à l'imprimante car je me mettais à chialer sur l'ordi au boulot. En plus le film est plein de petites infos simplifiées mais réelles sur le cerveau, ce qui en fait aussi un truc intelligent pour éveiller les gosses au monde. Et en plus il y a une licorne arc-en-ciel. Bref, un film très réussi, qui a cependant pour moi un gros bémol: je n'aime pas du tout les graphismes...

Du côté des séries

Plein d'épisodes de la saison 5 d'Arabesque; un épisode de la saison 2 de l'Inspecteur Barnaby; deux ou trois épisodes de la saison 2 de Penny Dreadful.

Le reste

Bein j'ai lu mon Cheval Mag, comme tous les mois. ♥

dimanche 28 juin 2015

Hokusai (1987)

Chronique express!


Une lecture très instructive: voilà ce qu'il faudra retenir de Hokusai de Shōtarō Ishinomori. Déjà, c'est la première fois que je lis un manga et ce n'est pas rien. Mais évidemment le plus important est que je ne connaissais pas du tout Hokusai – à l'exception de son nom et de sa célèbre vague – et que cette biographie m'a fait découvrir plein de choses, notamment des œuvres très éloignées de l'idée que je me faisais de son art, comme le montrent les deux premières photos ci-dessus (La femme au poulpe et Cent histoires de fantômes). Par contre, je n'ai pas trop aimé notre artiste, un personnage assez déplaisant et égoïste, qui ne m'a même pas émue dans sa recherche éternelle et vaine de l’Œuvre qui serait vraiment son Œuvre... Et j'ai trouvé que l'apparition récurrente de poitrines féminines fort développées en disait plus long sur l'auteur du manga que sur son personnage principal (voir troisième photo)... ^^ Un manga à lire néanmoins, porté par de beaux graphismes en noir et blanc (voir quatrième photo pour la première page).







dimanche 14 juin 2015

Le Fantôme de l'Opéra (1910) (+ 1980 et 2002)

Grand classique de la littérature française et de l'imaginaire gothique/baroque, Le Fantôme de l'Opéra est typiquement le genre de livre que je connais bien de nom et dont je connais même quelques images – ici, le masque – mais dont je ne sais en réalité pas grand-chose. Au moment de l'acheter, j'ai même dû aller chercher une libraire car j'étais incapable de me souvenir du nom de l'auteur...

Au final, c'est une déception assez marquée, car ce roman de Gaston Leroux n'a pas très bien vieilli. Le style a failli m'arrêter après quelques pages et les transports amoureux des héros sont vraiment complètement désuets. Mais j'y ai néanmoins trouvé plein de bonnes choses, et ce sont ces points que je souhaite noter ici.


L'histoire est une sorte de jeu du chat et de la souris entre notre Fantôme, qui hante l'Opéra depuis des années, et la jeune chanteuse Christine Daaé qui entend en lui l'esprit de la musique et est complètement ensorcelée par la voix mélodieuse qui l'accueille dans sa loge. Le changement de direction de l'Opéra, la découverte d'un cadavre, un grave accident pendant une représentation et l'entrée en scène d'un jeune noble amoureux de Christine, forment les éléments déclencheurs d'une grande histoire d'amour tragique en triangle.

Le Fantôme de l'Opéra a un atout immense: l'histoire se passe dans l'Opéra Garnier. Rien que pour ça, la lecture vaut le coup d'être faite car c'est un décor absolument superbe, fascinant et propice à tous les mystères. Du toit aux souterrains oubliés, il y a bien des endroits où un Fantôme peut se cacher et où on peut trouver des pendus ou perdre un cheval... Et on ressent l'envie irrésistible de suivre la jeune chanteuse dans sa loge ou les fermeurs de portes dans des couloirs obscurs.

Autre atout: il y a un certain humour. C'est loin d'être majoritaire dans cette histoire largement composée de soupirs amoureux et de discours hachés par la peur, mais parfois on sent que Leroux se moque de ses personnages et c'est fort plaisant. C'est surtout le cas des personnages secondaires, comme les nouveaux directeurs qui refusent de se soumettre aux demandes financières de F. de l'O. ou de la petite employée qui, elle, est en excellents rapports avec ce dernier.

Mais l'atout principal est évidemment le Fantôme lui-même. Personnage plus grand que nature et plein de ressources, il hante l'Opéra dont il connaît le moindre recoin et secret et contrôle le moindre mécanisme. Au final, dans ce livre un peu mièvre, il est très dur et inquiétant, comme un autre personnage très connu qu'il m'a vite rappelé, le Capitaine Nemo. Et quand le Fantôme n'est pas content, on tremble à l'idée de ce dont il est capable. Les quelques bribes d'informations inquiétantes qu'on apprend sur son passé viennent compléter le portrait.

Grâce à ce personnage fort, tout le mystère qui l'entoure devient très crédible: la manière dont il enlève Christine de sa loge, l'ombre qui suit les deux amoureux partout, sa présence dans les murs. On oscille vraiment sur la frontière entre tour de passe-passe et fantastique et c'est très réussi...

... Même si, au final, le roman est quand même avant tout désuet et n'a même pas empêché la grande froussarde que je suis de dormir!

Le roman étant lu, j'ai pu revenir sur deux chansons qui en sont inspirées.

Phantom of the Opera de Nightwish (2002)
En réalité, cette chanson n'est pas inspirée du roman: c'est une reprise du morceau phare de la comédie musicale américaine qui en est tirée. Ce n'est pas mon titre préféré de Nightwish mais il est efficace et j'aime bien la contraste entre les voix de la chanteuse et du chanteur, la voix grave de ce dernier se prêtant bien à la rugosité du Fantôme. Les paroles sont bien adaptées au dialogue entre Christine et le Fantôme et la mélodie est plutôt réussie, avec un côté gothique très plaisant, donc bravo à Andrew Lloyd Webber qui l'a composée. La reprise de Nightwish se trouve sur l'album Century Child.


Phantom of the Opera de Iron Maiden (1980)
Je passe à cette chanson plus ancienne en deuxième car j'ai connu Iron Maiden bien après Nightwish et que je n'ai connu cette chanson-ci que plus tard encore, ma relation avec Iron Maiden ayant reposé exclusivement sur l'album Fear of the Dark pendant plus d'un an. Sans surprises, c'est beaucoup plus pêchu que Nightwish ou la comédie musicale et ça n'a rien de gothique ou d'aspirant gothique: on n'est pas dans l'amour maudit mais dans une vraie relation de domination et de harcèlement et les paroles me semblent plus dures (et plus adaptées au livre, dans lequel Christine est réellement terrorisée par le Fantôme).
L'intérêt principal réside cependant dans la vitesse du tempo et dans les nombreux changements de rythme et de mélodie qui font que la chanson en contient plusieurs, un procédé très commun chez ce groupe.
Phantom of the Opera est vraiment une des belles chansons des débuts de Maiden qui en ont fait le groupe qu'il est devenu, ces morceaux tellement prenants qu'il faut forcément s'arrêter de faire ce qu'on fait pour mettre la musique plus fort quand on les entend – et qui vous tiennent en haleine un bon bout de temps puisqu'il est le premier à dépasser les sept minutes.

(Tellement les meilleurs!!)

mercredi 10 juin 2015

Le 10 juin 2015...

.... Le jour le plus long.

Le jour que tu attends depuis dix ans. Le jour que tu redoutes depuis dix ans.

Tu sais que ça va être nul. Scénario absurde, Chris Pratt qui fait de la moto avec des raptors, fille qui promet de servir à rien, image de synthèse bâclée. Tu sais que la dégringolade qualitative des précédents opus va continuer et que le quatre ne servira qu'à une chose – rendre le trois qualitatif en comparaison.

Et pourtant c'est le jour le plus long.

Parce que j'ai tellement, tellement, tellement hâte d'être à la séance de ce soir...

dimanche 7 juin 2015

Le Soleil des Scorta (2004)

Chronique express!


Laurent Gaudé a réalisé dans Le Soleil des Scorta une fresque familiale très efficace. Dans un petit village des Pouilles écrasé de chaleur, il retrace le destin de plusieurs générations de Scorta, cette famille à part née du viol et de la vengeance, crainte et ostracisée par les autres habitants. Je dois dire que malgré quelques retenues (une certaine irritation face à l'égo démesuré de certains personnages ou le style parfois grandiloquent, notamment) j'ai complètement adhéré à cette lecture, qui a réussi à me captiver plusieurs heures d'affilée en cette période où je n'ai plus ni temps ni énergie pour lire... Et les passages de la fin m'ont beaucoup émue et fait réfléchir. Après Ouragan, ce roman me confirme que Laurent Gaudé est un écrivain talentueux sur lequel il est judicieux de garder un œil. C'est le premier prix Goncourt que je trouve réellement pertinent...

Allez donc voir ailleurs si ce Soleil y est!
L'avis de Grominou

lundi 1 juin 2015

La gamelle de mai 2015

Entre la programmation peu motivante de mon cinéma, la surcharge de travail et les jours fériés passés chez l'Homme, chez qui la télévision est toujours allumée, le mois de mai s'est transformé en débauche de films sur petit écran!

Sur petit écran

Men In Black II de Barry Sonnenfeld
Je n'ai gardé aucun souvenir ce de film regardé en somnolant, si ce n'est que c'est assez amusant et que j'aimerais bien revoir le premier.

Benjamin Gates et le Trésor des Templiers de Jon Turteltaub (2004)
Un film très inutile. Je l'ai regardé d'un œil en travaillant et en me demandant pourquoi Sean Bean et Diane Kruger avaient accepté d'y figurer.

Ghostbusters et Ghostbusters II d'Ivan Reitman (1984 et 1989)
Deux films très rigolos, même si le deuxième fait vraiment répétition à l'identique du premier. Je ne les regarde pas avec la vision nostalgique des gens dont ils ont marqué l'enfance (je les ai découverts tard et n'avais pas la cassette pour les regarder chez moi), mais ils se revoient toujours avec plaisir. Même le côté complètement dépassé des effets spéciaux passe bien car les films ne se prennent pas du tout au sérieux et sont toujours très drôles (à bon entendeur...). Ayant vu Men In Black II la veille, j'ai soudain réalisé que Barry Sonnenfeld avait essayé de se faire un Ghostbusters à la sauce alien avec ses hommes en noir.

Shutter Island de Martin Scorsese (2010)
Un revisionnage pour que l'Homme découvre un film que j'avais trouvé super. Cette fois-ci, cependant, j'y ai un peu moins cru, même si évidemment c'est facile vu que je connaissais la chute... L'atmosphère pesante et flippante a tout aussi bien fonctionné, par contre, car vraiment la folie est une des choses les plus inquiétantes qui soient. Cet asile glauque et détrempé, plein de gens plus dangereux les uns que les autres et tout à fait convaincus de ne pas du tout être malades, m'a donné des frissons. La toute fin, avec la terrible question de Di Caprio, reste forte, et c'est avec tristesse que je suis sortie du film. Sinon, j'ai cru y voir énormément de parallèles avec Inception, est-ce que quelqu'un d'autre a eu cette impression?

Là-haut de Pete Docter et Bob Peterson (2009)
Un Disney/Pixar très touchant et drôle. J'ai loupé le début, qui est le plus triste et le plus drôle à la fois, mais j'ai bien ri et bien pleuré néanmoins. Dommage que je n'aime pas du tout les graphismes, sinon ce serait vraiment un de mes dessins animés préférés...

Fatal de Mickaël Youn (2010)
J'adore ce film et je l'ai revu avec grand plaisir, toujours hilare devant cet humour débile et la manière ouverte et subtile à la fois qu'a Mickaël Youn de se moquer de l'univers de la télé-musique à deux balles. "Représente le hard-core des montagnes en direct de la Savoie..." En plus le rôle de Chris Prolls va comme un gant à Stéphane Rousseau. Dire que je ne voulais pas le voir quand il est sorti au cinéma HAHAHAHA.


L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux de Robert Redford (1998)
Un très beau film qui m'a tiré, encore une fois, pas mal de larmes. J'aime beaucoup les personnages fragiles (mais pas naïfs) et forts à la fois, leur volonté de bien faire et leurs erreurs... J'aime qu'Annie soit une femme décidée et énergique et ne tombe pas dans la mièvrerie. J'adore la manière dont Redford a filmé Pilgrim et a montré sa rage et sa peur. J'aime tous les acteurs: Redford qui représente la force tranquille et pourtant si fragile, Christin Scott Thomas glaciale et si chaleureuse en même temps, Scarlett Johansson en ado perdue et surtout Sam Neill qui est absolument parfait dans son rôle. Et même si l'histoire d'amour occupe le devant de la scène et s'éternise un peu, et que l'opposition entre le mode de vie de New York et celui du ranch est un peu simpliste, le charme opère et le parcours de Grace et Pilgrim me prend aux tripes à chaque fois.


Daredevil de Mark Steven Johnson (2003)
Houlàlàlà quel film dispensable. Je me suis beaucoup demandée ce que ces pauvres acteurs étaient allés faire dans cette galère...

Pacific Rim de Guillermo del Toro (2013)
J'adooooore ce film! J'adore la musique! J'adore les robots géants qui prennent des poses et bastonnent des reptiles géants à coups de bateau!! Kaiju groupie!!! Vivement le deuxième opus dans deux ans!!!


Sur grand écran

Avengers II de Joss Whedon (2015)
Un film de super-héros qui a toutes les qualités et tous les défauts du genre (mais qui part quand même un peu en vrille pour mes goûts, j'ai soupiré en voyant la Vision et le soulèvement de terrain de la fin). Je n'ai vraiment pas grand-chose d'autre à en dire si ce n'est "No Loki, no movie"!

Mad Max: Fury Road de George Miller (2015)
Il semblerait que je sois la seule blasée de la vie à ne pas avoir adoré ce film qui, s'il a beaucoup de bon, notamment le personnage de Furiosa, a aussi du moins bon, notamment le personnage du méchant, que j'ai trouvé plutôt pitoyable. À voir certainement, à revoir probablement, à apprécier à sa très juste valeur en cette époque de films d'actions ultra-formatés et phallocrates, mais pas de coup de foudre pour ma part.

San Andreas de Brad Peyton (2015)
Un film catastrophe pas désagréable, porté par un certain humour et un Rock hautement charismatique, pas aussi phallocrate que les premières minutes pouvaient le laisser craindre, mais néanmoins pas agréable non plus, la faute à trop de bons sentiments et d'absurdités.

Du côté des séries

Finie la saison 10 de L'Inspecteur Barnaby, l'Homme et moi avons emprunté et commencé la saison 4 (on avance dans le désordre par la force des choses). Nous regardons avec enthousiasme la saison 2 de Penny Dreadful sur Netflix et j'ai réussi à caser deux ou trois petits épisodes de la saison 5 d'Arabesque.