mercredi 21 septembre 2016

A Natural History of Dragons (2013)

Chronique express!



Un livre de fantasy, pour une fois.

Une histoire naturelle des dragons de Marie Brennan ouvre la série des mémoires de Lady Trent, une naturaliste qui a révolutionné l'étude des dragons dans un monde fictif rappelant l'Angleterre du XIXe. Jeune fille de bonne famille, elle est destinée à devenir une épouse raffinée, mais son obsession pour les dragons et l'ouverture d'esprit de son mari vont lui permettre de partir en expédition en Vystranie pour y étudier les dragons locaux.

Ce livre part d'une idée vraiment géniale et se lit très agréablement; le ton est léger et plein d'humour, l'univers est suffisamment connu pour qu'on se repère mais suffisamment exotique pour faire rêver. L'intrigue réunit deux fils très intéressants, l'étude scientifique des dragons – bestioles très diversifiées que l'on retrouve dans de nombreux environnements du monde – et le combat d'une femme passionnée de science et obligée de "contrôler" sa passion car la société n'a pas du tout prévu qu'elle se consacre à un tel passe-temps. Au final, je n'ai pas trouvé qu'il s'agissait d'une réussite absolue car le ton est parfois un peu forcé (on sent trop que l'auteur veut faire de l'humour, on s'extasie un peu trop longuement sur les dragons...) et que la fin m'a déçue (tout ça pour [spoiler] des os de dragon?), mais la série a un très gros potentiel et je lirai certainement la suite!

Allez donc voir ailleurs si ces dragons y sont!

dimanche 18 septembre 2016

Mais je fais quoi du corps? (2014)

Chronique express!


Avec un titre pareil, je ne pouvais pas ne pas lire le troisième opus des enquêtes de Fitz, le "parasite mondain" dealer de drogue d'Olivier Gay. Le ton reste le même que dans les tomes précédents, très léger et plein d'humour, avec un personnage principal qui ne se prend pas du tout au sérieux (sauf pour son côté beau gosse ^^) et qui, au contraire, a plutôt tendance à être consterné par ce qui lui arrive. C'est très plaisant et amusant et, du coup, on pardonne facilement à l'intrigue, d'abord assez plausible, de prendre des dimensions un peu excessives à la fin (un enlèvement, rien que ça, vraiment...). Notre pauvre Fitz est bien emmerdé d'apprendre la mort d'un de ses clients, un homme politique influent, qui se serait suicidé juste après lui avoir demandé de lui livrer de la drogue, mais l'emmerdement va prendre des proportions colossales quand il apprend qu'un homme de main l'attend dans son appartement en son absence pour lui faire la peau (et se demande, justement, que faire du corps... ^^). Dans quoi a-t-il bien pu se fourrer cette fois-ci?

Autres livres de l'auteur déjà chroniqués sur ce blog

jeudi 15 septembre 2016

Il corpo e il sangue di Eymerich (1996)

Chronique express!


L'éditeur italien s'étant trompé dans le rabat des deuxième et troisième tomes des aventures d'Eymerich, le charmant inquisiteur du XIVe siècle mis en scène par Valerio Evangelisti, j'ai lu ce tome-ci, Le corps et le sang d'Eymerich, en deuxième alors qu'il s'agit du troisième. Heureusement, ce n'est pas très grave, les volumes semblant indépendants les uns des autres (mais bravo Mondadori quand même, c'est du propre!). Au menu dans ce tome, des Américains blancs racistes qui essayent de massacrer les Noirs en déclenchant l'apparition de l'anémie falciforme au XIXe siècle et des hérétiques buveurs de sang qui déplaisent fortement à notre inquisiteur à Castres en 1358. J'ai eu beaucoup de mal à suivre la partie "politique" de l'intrigue car j'ai entamé le livre dans de très mauvaises conditions, en lisant quelques pages à peine par jour sans réussir à bien m'en souvenir, mais j'ai adoré à partir de la moitié à peu près, lorsque j'ai pu lire plus longtemps et attentivement. Ce tome est nettement plus macabre que le premier et l'inquisiteur est encore plus extrémiste et allumé, c'est un vrai massacre!! Dommage que la rédaction reste médiocre, c'est vraiment la faiblesse de cette série; par exemple, quand j'ai lu la réplique "Voi sapete quale" je-ne-sais-plus-où, j'ai défailli tellement ça sent (à mes narines d'Italienne francophone qui ne parle plus italien depuis des lustres) le calque sur l'anglais. Autrement, la série est vraiment géniale en termes de mélange histoire-fiction à travers les âges, je suis assez fan, et le dernier chapitre en hommage à Poe était juste jubilatoire.

La réflexion que je ne veux pas oublier:
Les inquisiteurs, comme les nazis, sont des méchants parfaits: leur figure est tellement abjecte et condamnée par l'Histoire moderne qu'on peut leur attribuer tous les défauts et les pousser très loin dans le diabolique, personne n'ira jamais les défendre ou critiquer le manque de subtilité du personnage. ^^

Allez donc voir ailleurs sur ce blog si cet inquisiteur y est!

lundi 12 septembre 2016

UGC Culte: Fargo (1996)

Chronique express!


Très belle découverte que ce grand classique des frères Cohen, Fargo. Jusqu'ici, je n'avais pas compris grand-chose à leurs films, mais The Big Lebowski avait déjà fait évoluer les choses et Fargo m'a vraiment emballée. C'est un film très particulier à la croisée des genres, avec une mise en scène très soignée (tous les plans trop beaux dans la neige) qui lui donne vraiment du cachet et qui (me semble-t-il) le pose dans une catégorie bien à part dans la filmographie des Cohen. Les acteurs sont excellents, avec notamment Frances McDormand merveilleuse en flic enceinte et Peter Stormare plus flippant que jamais dans la scène de poursuite en voiture. Mais j'en retiendrai surtout que c'est un film drôle et cruel, parce qu'on ne peut s'empêcher de rire mais qu'on a tout de même affaire à une vision particulièrement navrante de l'humanité. En fait, c'est une vision comique d'un échantillon particulièrement navrant d'humanité. Une belle réussite en tout cas.




(PS: Il n'y a que le passage avec l'ancien collègue de cours de Frances McDormand que je n'ai pas compris – là, je me suis bien souvenue de mon désarroi devant Burn After Reading, quelqu'un peut m'expliquer?)

vendredi 9 septembre 2016

Rising Storm (Warrior Cats 4) (2004)

Je continue à lire avec autant de plaisir La Guerre des Clans, la série jeunesse sur des clans de chats sauvages.


Le quatrième tome est dans la lignée des précédents: c'est accessible à un jeune lectorat, mais pas non plus simpliste et surtout pas naïf. On voit bien que les choses sont expliquées clairement, c'est un peu trop transparent pour un adulte, mais ça se lit très agréablement.

Fireheart, le jeune chat domestique devenu guerrier du Clan du Tonnerre, est désormais adjoint de la chef du Clan, Bluestar. L'ennemi de toujours a été éloigné mais Fireheart ne baisse pas sa garde, d'autant plus que Bluestar a complètement perdu pied et que la gestion de la vie quotidienne du Clan repose clairement sur ses épaules (à lui).

En parallèle, se développent quelques sous-intrigues, comme l'évolution incertaine de Cloudpaw, et on assiste à l'évolution des relations entre Clans avec le rôle obscur mais certainement déterminant de Shadowclan, qui est décidément le clan de tous les malheurs. Et il y a bien sûr quelques petites prophéties envoyées par Starclan pour que Fireheart se creuse un peu la cervelle! :)

D'ailleurs, je me suis moi-même beaucoup creusé la cervelle, je me demande vraiment quel est le rôle exact de Shadowclan à cause d'une histoire de maladie dont je n'ai pas saisi toute la portée...

En négatif, je dois dire que la dépression de Bluestar m'a gavée, c'est une évolution très irritante et vraiment trop abrupte et extrême pour ce personnage que j'aimais beaucoup et à qui on a maintenant envie de mettre des baffes (ou de tirer les moustaches peut-être?).

Comme les précédents, ce tome se termine assez durement, puisque le Clan du Tonnerre perd trois ou quatre de ses membres dans un incendie (dont mon personnage préféré, je suis trop désespérée!) qui ravage son camp. Nos chats sont affamés, exténués, inquiets pour Bluestar, plus ou moins SDF et effrayés par la présence de Tigarclaw dans la forêt... Que peut bien leur réserver l'avenir?

Allez donc voir ailleurs sur ce blog si ces chats y sont!

mardi 6 septembre 2016

La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules (1997)

Chronique express!


Après avoir lu Les vrais bonheurs, j'ai voulu relire La première gorgée de bière de Philippe Delerm. Il y a quelques années, c'est l'un des premiers livres de littérature contemporaine qui m'ont fait découvrir qu'il y a autre chose que Lévy et Musso en librairie. C'est vraiment un livre touchant et plein d'humanité. Il met parfaitement bien le doigt sur ces toutes petites choses qui rendent le quotidien plaisant ou serein. J'aime particulièrement Aider à écosser les petits pois, On pourrait presque manger dehors, Aller aux mûres, Le bibliobus, mais tous les mini-textes de ce mini-livre sont très réussis. C'est une lecture-doudou, une heure de cocooning devant la cheminée ou dans un beau jardin (même si vous n'avez pas de cheminée et pas de jardin). Je dois tout de même dire que j'en gardais un souvenir encore plus excellent; peut-être l'effet de surprise est-il passé puisque c'est ma troisième lecture. Mais c'est vraiment une rencontre littéraire qui en vaut la peine (et c'est immensément mieux que Les vrais bonheurs!).

samedi 3 septembre 2016

La gamelle d'août 2016

Gros passage à vide en ce mois d'août. J'étais censée profiter de ces quelques semaines de calme relatif pour faire plein de choses – comme par exemple me refaire tout Penny Dreadful et en fait j'ai surtout perdu mon temps à me morfondre sur mon sort et à jouer avec mon nouveau smartophone qui me permet notamment de me servir d'Instagram. Il n'y a que pour les films que je suis restée motivée, ce qui donne au final un mois assez jouissif de ce point de vue; mais putain ce serait bien que je bouge mon cul pour faire des trucs... ^^

Sur petit écran

Robin des bois, Prince des voleurs de Kevin Reynolds (1991)


Tellement trop génial!! Je n'avais pas vu ce film depuis des années et je l'ai revu avec un enthousiasme sans bornes. C'est vraiment le film parfait: intrigue, acteurs, décors, costumes, tout y est! Et Christian Slater est toujours aussi canon... ^^

Hellboy de Guillermo del Toro (2004)
Autre film trop génial, une des adaptations de comics les plus réussies, Mike Mignola a eu de la chance. :) J'adore vraiment cet univers fantastique avec des tentacules qui tombent du ciel. Et il y a beaucoup d'humour, ce qui est toujours bien dans les films d'action ou d'aventure.

Hellboy 2: Les Légions d'or maudites de Guillermo del Toro (2008)


Une fois n'est pas coutume, le deuxième volet des aventures de Hellboy est aussi bon que le que le premier. Guillermo del Toro est un visionnaire. Si on aime son esthétique, ce film est tout simplement jubilatoire. Il faudrait vraiment que je voie Le Labyrinthe de Pan.

Transformers de Michael Bay (2008)
Mon mec est parti en week-end et j'ai décidé de profiter de son absence pour me faire tout plein de films qu'il n'a pas forcément envie de voir. J'ai ouvert le bal avec le premier Transformers et c'était bien sûr complètement jubilatoire. Je suis complètement fan. Ce film est vraiment une comédie, pas juste un film d'action, et c'est ce qui fait tout son charme. Bon, bien sûr, en plus il y a des robots géants qui se tapent dessus, c'est génialissime.

Troie de Wolfgang Petersen (2004)
Deux heures quarante d'hystérie chroniquées ici.

Solomon Kane de Michael J. Bassett (2009)


Encore plus d'hystérie, décidément. Je suis trop fan de ce film, j'adore James Purefoy qui joue Solomon et toute l'esthétique qui s'en dégage. Quand le méchant apparaît à la fin, avec son visage tout tatoué, je suis juste en transe. J'ai super envie de relire du Robert E. Howard du coup (mais où trouver le temps, toussa).

Legend de Ridley Scott (1985)
 


Ce conte de fées est vraiment charmant et je le revois toujours avec grand plaisir. C'est vraiment culcul mais je crois que c'est un parti pris et que c'est précisément comme un conte de fées qu'il faut le voir. J'aime bien l'univers et il y a vraiment pas mal de choses intéressantes en termes esthétiques, je me suis régalée. Dommage que je l'aie découvert quand j'étais déjà grande, à 13 ans environ; si j'avais grandi avec ce film, il aurait autant compté pour moi que L'Histoire sans fin.
Quelques trucs que je ne veux pas oublier: il y a des paillettes partout, sur les cornes des licornes et même sur les sabots du méchant; le méchant Darkness ressemble à Hellboy, ou plutôt Hellboy ressemble à Darkness; il y a de l'humour; Tom Cruise était trop mignon et beaucoup plus séduisant que dans Top Gun, pourtant sorti un an plus tard.

Le Choc des Titans de Louis Leterrier (2010)
Autre film trop génial dont je me suis ré-ga-lée. Il y a une plétore d'acteurs que j'apprécie (de Cora "Her Ladyship" de Downton qui fait une apparition express au début à Mads Mikelsen) et des guerriers et des épééééééééées HAAAAAAAAA. Dommage qu'il y ait aussi des trucs trop nuls, genre les dieux de l'Olympe qui **brillent**... :D 

La Colère des Titans de Jonathan Liebesman (2012)
L'Homme est rentré de week-end mais on a continué cette belle série de films de guerriers! :D
Ce deuxième volet des aventures de Sam Wortington - Persée est plus dispensable que le premier, c'est un peu une redite. Ça reste très sympa si vous aimez ce genre de film mais bon il n'y a pas de réplique mémorable telle que "And don't look that bitch in the eye", c'est triste.

Gods of Egypt de Alex Proyas (2016)
J'aimerais pouvoir dire "Un grand moment! J'ai trop rigolé!" ou "J'étais hystérique" comme pour les films précédents, mais en fait c'était vraiment nul, tellement nul que ce n'était même pas drôle. Il y a bien deux-trois bonnes idées, mais diable qu'est-ce que c'est raté... Lol.

Sur grand écran

Comme des bêtes de Yarrow Cheney et Chris Renaud (2016)


Film d'animation drôle, choupinou et touchant parfait pour les amateurs d'animaux. J'ai beaucoup aimé. Un peu trop rapide par moments, c'est dommage (par exemple, les chats de gouttière de l'allée sont filmés tellement vite qu'on ne les voit pas); j'ai souvent l'impression que les dessins animés actuels sont un peu trop rythmés pour moi. Mais bon c'est très sympa. Vu deux fois. Bien entendu, le personnage le plus réussi du film est le chat.

Suicide Squad de David Ayer (2016)
Je craignais le pire mais j'ai bien aimé. Rien de bien révolutionnaire mais un film sympathique. Je crois cependant que les fans ont été trompés sur la marchandise, on ne voit presque pas le Joker...

Pulp Fiction de Quentin Tarantino (1994)
Une séance UGC Culte chroniquée en détail ici.

Total Recall de Paul Verhoeven (1990)
Une séance UGC Culte chroniquée en détail ici.

Agents presque secrets de Rawson Marshall Thurber (2016)
Sympathique film du dimanche soir beaucoup moins pire que je ne le pensais, notamment grâce à l'é-nor-me capital sympathie de The Rock. :D

Du côté des séries

On a fini la première saison de Scrubs et entamé la deuxième, c'est trop fou! Ça va super vite une série avec des épisodes de moins de 20 minutes! :D C'est toujours aussi drôle. J'adore.

Et le reste

J'ai lu une BD toute pourrie de Joss Whedon, Sugar Shock, parce que j'avais besoin de lire quelque chose en italien ou en espagnol et que mon Homme l'a, justement, en italien. (Par erreur, il ne lit pas l'italien en fait.) Je n'ai pas du tout compris l'intérêt du truc. Si quelqu'un l'a lue, je veux bien qu'il m'explique.

Exceptionnellement, je n'ai pas lu mon Cheval Mag du mois car le numéro de septembre sort un peu plus tard que d'habitude et qu'il n'est donc pas arrivé en août dans ma boîte aux lettres!! :p


Et voilà!

mercredi 31 août 2016

Cuore di ferro (2009)

Chronique express!


À Bologne en 1311, en pleine nuit, un jeune Templier en fuite débarque chez Mondino de' Liuzzi, célèbre médecin, avec le cadavre d'un autre Templier dont la cage thoracique a été ouverte et le cœur transformé en fer. Un deuxième cadavre ne tarde pas à faire son apparition. L'Inquisition se frotte les mains car elle souhaite utiliser ces deux morts peu naturelles comme preuves de sorcellerie dans le grand procès des Templiers, mais Mondino aimerait bien savoir comment on transforme le sang en fer pour étudier le système circulatoire humain et il décide de mener sa propre enquête.

Voici un thriller historique assez bas de gamme, un vrai "roman de gare" sans qualités particulières. Alfredo Colitto n'écrit pas très bien. Les personnages sont plutôt simplistes. L'intrigue n'est ni très intéressante ni très crédible. Il y a tout plein de déplacements à gauche à droite pour donner du rythme mais pas vraiment de suspense. Le fond historique n'est pas tellement exploité. Un truc vite lu et vite oublié, qui ne vous aura pas non plus fait passer un mauvais moment mais que vous êtes quand même content de payer moins de 6€ (même si je monte à 8 environ avec les frais de port). Un vrai petit nanar en fait. :D Pour vous donner une idée du niveau, le titre français est L'Elixir des Templiers... :D

lundi 29 août 2016

In the Company of Cheerful Ladies (2004)

Chronique express!

Je continue les enquêtes de Mma Ramotswe, première femme détective du Botswana, avec ce sixième tome et c'est toujours aussi bon! Voilà un très bel exemple de série qui garde toute sa fraîcheur sans changer de recette, puisqu'on sait bien à quoi s'attendre et qu'on retrouve avec grand bonheur les éléments qui ont fait le succès des tomes précédents. Precious Ramotswe et Grace Makutsi boivent du bush tea entre deux affaires de la No. 1 Ladies' Detective Agency et tout semble en ordre sous le grand ciel du Botswana. Mais il y a aussi du nouveau, comme les cours de danse de Mma Makutsi, et des imprévus, comme cet accident de Mma Ramotswe, le départ d'un des apprentis décérébrés du garage de J. L. B. Matekoni et surtout le retour d'un personnage fort peu agréable tout droit issu du passé de Mma Ramotswe. Mais pas d'inquiétude, on a toujours affaire à un livre-doudou. :)

PS: Attention, la couverture est à nouveau trompeuse, il n'y a pas de zèbre dans ce livre.

Livres de la série déjà chroniqués sur ce blog

vendredi 26 août 2016

UGC Culte: Total Recall (1990)

Chronique express!


J'ai enfin vu ce célèbre Total Recall de Paul Verhoeven, film avec Schwarzenegger dont j'ai beaucoup entendu parler à l'occasion de la sortie du remake avec Colin Farrell il y a quelques années. C'était très sympa et très drôle (Schwarzenegger avec sa serviette mouillée sur la tête...), un vrai film qui n'a pas peur d'en faire trop (le célèbre "too much"). Quand j'ai vu la naine en porte-jarretelles se saisir d'une arme à feu, je me suis dit que Tarantino doit a-do-rer ce film... :D La charmante patine des années quatre-vingt rajoute au charme bien sûr, mais vraiment c'est un film très sympathique en soi. L'histoire est assez éloignée de la nouvelle de Dick mais aussi assez fidèle, on retrouve des points communs dans la thématique même si la nouvelle n'est pas du tout une histoire d'action. J'ai découvert avec étonnement qu'il y avait Sharon Stone dans ce film et elle tient son rôle plutôt bien. Son personnage, Lori, est certes aguicheuse au début mais aussi super bagarreuse, et l'autre perso féminin, Mélinda, n'a besoin de l'aide de personne. Quand elles se battent entre elles, elles se battent vraiment, ce n'est pas le grotesque "combat de filles" qui dégénère en corps-à-corps sexy, et elles ne poussent pas de petits cris orgasmiques toutes les cinq secondes... Qu'est-ce qu'Hollywood a régressé depuis! :/


mardi 23 août 2016

Historia de una gaviota y del gato que le enseñó a volar (1996)

Chronique express!


J'ai déjà lu deux fois cette Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler de Luis Sepúlveda, mais j'avais besoin d'une lecture simple pour me repencher sur l'espagnol que j'ai complètement abandonné il y a deux ans (rien lu dans cette langue depuis Todo bajo el cielo). Cette nouvelle "pour jeunes de 8 à 88 ans" est un vrai bijou, je recommande chaudement à tous les parents et enseignants de la faire lire à leurs enfants et élèves. C'est profondément humain et bon et ça met du baume au cœur, sans pour autant être trop naïf puisqu'on y parle de la dégradation de l'environnement et de la mort. C'est un vrai roman d'initiation sur le passage à l'âge adulte et la prise de responsabilité, un vrai conte moderne en somme. Et puis il y a des chats, les chats du port, et c'est toujours bien quand il y a des chats, surtout quand ils sont rigolos et sympathiques comme ici. Mais le meilleur, bien sûr, c'est Zorbas, "mon héros" comme je l'ai dit en balbutiant à Sepúlveda en personne au Salon du Livre de 2013, ce chat "grand, noir et gros" qui voit atterrir une mouette mourante sur son balcon et qui lui promet de ne pas manger l’œuf qu'elle va pondre avec ses dernières forces, de prendre soin du poussin et de lui apprendre à voler... ♥

PS: Ma reconnaissance éternelle à mes neurones qui m'ont permis de lire ce livre sans difficulté particulière alors que je ne travaille pas mon espagnol depuis deux ans... :)

samedi 20 août 2016

Troy (2004)

Je me demande depuis dix ans pourquoi personne n'adapte David Gemmell au cinéma, mais en fait, c'est comme si c'était fait: Troie de Wolfgang Petersen est un film purement gemmellien! :D


Certes, le fait que j'aie regardé ce film juste après avoir lu la trilogie de Troie de Gemmell m'a peut-être influencée, mais vraiment j'y ai retrouvé le même genre de personnages, d'intrigues, de situations et même de répliques que dans les bouquins de Gemmell.

J'avais déjà vu le film au cinéma lors de sa sortie et je l'avais revu sur petit écran en 2007, mais je ne m'en souvenais guère. Ça a été de la pure hystérie.

Bon, je dois quand même dire que j'ai relevé un gros point faible: le couple Pâris-Hélène. Orlando Bloom est complètement à côté de la plaque la moitié du temps, et Diane Kruger ne fait qu'avoir l'air triste, c'est juste insupportable. On peut aussi s'interroger sur la pertinence des personnages féminins, entre Hélène qui se met à poil au bout de deux minutes, Briseis qui couche avec Achilles une minute chrono après avoir essayé de le tuer et Andromaque qui a toujours son mioche au bras............. Heureusement, Briseis a un peu plus de relief que les deux autres et sauve l'honneur [spoiler] en tuant Agamemnon[fin spoiler].

Mais sinon, à part ça et de toutes petites erreurs pendant des combats (genre Ajax repousse un mec et on voit bien que son opposant fait de la figuration), j'ai ju-bi-lé.

C'est le pur film de guerriers fait pour des gens qui ont envie de voir des gens se battre pour la gloire et l'immortalité, avec des épées bien sûr – si c'était avec des armes à feu, ce ne serait pas aussi épique.

Les combats sont vraiment super, aussi bien entre armées qu'en face à face entre guerriers. J'ai trouvé le tout très crédible, plus que d'habitude, et très bien chorégraphié pour ne pas sembler, justement, chorégraphié. Bien sûr, Achille est le plus balaise et ses combats ont été particulièrement soignés pour allier la force brute et l'agilité (j'ai d'ailleurs eu l'impression que Brad Pitt n'était pas doublé?), mais Hector n'est pas en reste et Ajax a quelques plans bien bourrins.


Le point fort de ce film, de toute façon, c'est le personnage d'Achille, qui est torturé et insensible à souhait et porté par un Brad Pitt aussi génial que d'habitude. Ce regard quand il traîne le corps d'Hector devant les remparts de Troie, c'est fou...... Brad Pitt est vraiment unique quand même, donner de la profondeur à ce genre de personnage n'est pas donné à tout le monde. Hector / Eric Bana est vraiment super aussi, je me suis énormément attachée à lui, et il y a quelques rôles secondaires sympathiques comme Ulysses / Sean Bean.


Notons aussi que le film se veut relativement réaliste (même si on peut toujours reprocher des incohérences et des trucs pas plausibles bien sûr) puisqu'il n'y a ni magie ni dieux à l’œuvre. Et tenez-vous bien, il y a du sang sur les lames... C'est tellement rare qu'il faut le dire! :D

Bien sûr, le fait qu'il y ait des épées partout et quelques jolis chevaux (des vrais, pas des images de synthèse, ce qui est toujours tellement mieux) a tendance à m'envoyer en transe dans tous les cas, mais vraiment j'ai trouvé que ce film était le haut du panier en matière de film à grand spectacle. Je vous renvoie aussi vers l'avis de Lorkhan, moins enthousiaste mais juste, pour que vous en sachiez plus. J'aurais aimé voir la version longue moi aussi, d'ailleurs. :(


Pour finir, la remarque superficielle qui sert à rien mais qu'on ne peut pas s'empêcher d'avoir:
Mesdames et messieurs homosexuels, ce film est un vrai régal pour les yeux, Brad Pitt est trop scandaleusement beau tout du long et lui, Eric Bana et Orlando Bloom apparaissent à moitié ou aux trois-quarts nus. :D

La réplique que je ne veux pas oublier: 
Achille qui dit à Hector "You won't have eyes tonight; you won't have ears or a tongue. You will wander the underworld blind, deaf, and dumb, and all the dead will know: This is Hector, the fool who thought he killed Achilles."