samedi 20 août 2016

Troy (2004)

Je me demande depuis dix ans pourquoi personne n'adapte David Gemmell au cinéma, mais en fait, c'est comme si c'était fait: Troie de Wolfgang Petersen est un film purement gemmellien! :D


Certes, le fait que j'aie regardé ce film juste après avoir lu la trilogie de Troie de Gemmell m'a peut-être influencée, mais vraiment j'y ai retrouvé le même genre de personnages, d'intrigues, de situations et même de répliques que dans les bouquins de Gemmell.

J'avais déjà vu le film au cinéma lors de sa sortie et je l'avais revu sur petit écran en 2007, mais je ne m'en souvenais guère. Ça a été de la pure hystérie.

Bon, je dois quand même dire que j'ai relevé un gros point faible: le couple Pâris-Hélène. Orlando Bloom est complètement à côté de la plaque la moitié du temps, et Diane Kruger ne fait qu'avoir l'air triste, c'est juste insupportable. On peut aussi s'interroger sur la pertinence des personnages féminins, entre Hélène qui se met à poil au bout de deux minutes, Briseis qui couche avec Achilles une minute chrono après avoir essayé de le tuer et Andromaque qui a toujours son mioche au bras............. Heureusement, Briseis a un peu plus de relief que les deux autres et sauve l'honneur [spoiler] en tuant Agamemnon[fin spoiler].

Mais sinon, à part ça et de toutes petites erreurs pendant des combats (genre Ajax repousse un mec et on voit bien que son opposant fait de la figuration), j'ai ju-bi-lé.

C'est le pur film de guerriers fait pour des gens qui ont envie de voir des gens se battre pour la gloire et l'immortalité, avec des épées bien sûr – si c'était avec des armes à feu, ce ne serait pas aussi épique.

Les combats sont vraiment super, aussi bien entre armées qu'en face à face entre guerriers. J'ai trouvé le tout très crédible, plus que d'habitude, et très bien chorégraphié pour ne pas sembler, justement, chorégraphié. Bien sûr, Achille est le plus balaise et ses combats ont été particulièrement soignés pour allier la force brute et l'agilité (j'ai d'ailleurs eu l'impression que Brad Pitt n'était pas doublé?), mais Hector n'est pas en reste et Ajax a quelques plans bien bourrins.


Le point fort de ce film, de toute façon, c'est le personnage d'Achille, qui est torturé et insensible à souhait et porté par un Brad Pitt aussi génial que d'habitude. Ce regard quand il traîne le corps d'Hector devant les remparts de Troie, c'est fou...... Brad Pitt est vraiment unique quand même, donner de la profondeur à ce genre de personnage n'est pas donné à tout le monde. Hector / Eric Bana est vraiment super aussi, je me suis énormément attachée à lui, et il y a quelques rôles secondaires sympathiques comme Ulysses / Sean Bean.


Notons aussi que le film se veut relativement réaliste (même si on peut toujours reprocher des incohérences et des trucs pas plausibles bien sûr) puisqu'il n'y a ni magie ni dieux à l’œuvre. Et tenez-vous bien, il y a du sang sur les lames... C'est tellement rare qu'il faut le dire! :D

Bien sûr, le fait qu'il y ait des épées partout et quelques jolis chevaux (des vrais, pas des images de synthèse, ce qui est toujours tellement mieux) a tendance à m'envoyer en transe dans tous les cas, mais vraiment j'ai trouvé que ce film était le haut du panier en matière de film à grand spectacle. Je vous renvoie aussi vers l'avis de Lorkhan, moins enthousiaste mais juste, pour que vous en sachiez plus. J'aurais aimé voir la version longue moi aussi, d'ailleurs. :(


Pour finir, la remarque superficielle qui sert à rien mais qu'on ne peut pas s'empêcher d'avoir:
Mesdames et messieurs homosexuels, ce film est un vrai régal pour les yeux, Brad Pitt est trop scandaleusement beau tout du long et lui, Eric Bana et Orlando Bloom apparaissent à moitié ou aux trois-quarts nus. :D

La réplique que je ne veux pas oublier: 
Achille qui dit à Hector "You won't have eyes tonight; you won't have ears or a tongue. You will wander the underworld blind, deaf, and dumb, and all the dead will know: This is Hector, the fool who thought he killed Achilles."

mercredi 17 août 2016

Les vrais bonheurs (2005)

Chronique express!


Un livre emprunté dans la maison de vacances d'une amie. Le titre me parlait et j'avais bien aimé Une si belle école du même auteur. Je suis tombée sur un très joli mot de la personne qui a offert ce livre à la mère de mon amie et voilà, je suis repartie avec. Mais Les vrais bonheurs, encore plus que Une si belle école, est un hymne aux "C'était mieux avant". Chapitre après chapitre, Christian Signol parle de ses vrais bonheurs (par exemple les longs soirs de juin et les fleurs sauvages) en décrivant ce qu'ils ont de beau, ce qu'ils lui rappellent. La démarche est jolie, mais n'est pas portée par un style tellement élégant – il y a certes de l'envolée lyrique, mais rien de vraiment pertinent, c'est de l'envolée lyrique grand public – et tombe vite dans le culcul et le nombrilisme. On a un peu l'impression que plus personne, aujourd'hui, n'a le bon sens d'apprécier le bruit du vent dans les feuilles ou la compagnie d'un chien fidèle, à tel point qu'on a besoin que Christian Signol nous raconte ce qu'il faisait quand il était enfant, à la campagne, avec ses grands-parents, quand il tirait l'eau du puits et qu'on entendait les cloches sonner dans les champs, et que les gens avaient des vrais valeurs et qu'on fauchait les champs l'été et qu'il y avait plein de senteurs de campagne dans l'air. Malgré quelques passages plus réussis, le résultat est trop simpliste, trop grand public "vieille France" et nostalgique. Dans le même genre, je garde un bien meilleur souvenir de La première gorgée de bière de Philippe Delerm, que j'ai décidé de relire pour comparer. Je ne pense pas retenter du Signol du coup, tous ses bouquins (qu'il publie au rythme d'un par an depuis trente ans) ayant des titres appartenant clairement à cette catégorie "C'était mieux avant"...

dimanche 14 août 2016

Fall of Kings (2007)

Après Lord of the Silver Bow et Shield of Thunder, la trilogie de Troie de David Gemmell se termine avec Fall of Kings, le livre que sa femme Stella a terminé après sa mort.


J'ignore dans quelle mesure Stella a complété/rédigé/inventé ce tome, mais le fait est qu'on n'y voit que du feu; si je n'avais pas vu son nom sur la couverture, j'aurais bien cru avoir affaire à David Gemmell seul. J'ai relevé quelques petites erreurs à droite à gauche, comme une erreur de prénom je-ne-sais-plus-où pendant que deux personnages discutent, mais rien qui n'aurait pas pu être commis par David lui-même et zappé par un éditeur pas hyper bien organisé en termes de relecture...

Pour le reste, ce n'était que du bonheur, ou plutôt du bonheur mâtiné de terreur, de fol espoir, de jubilation, d'hystérie, de palpitations et pour finir de larmes. Toussa, oui oui... C'est l'effet que Gemmell a sur moi. :D

Mythe oblige, on sait depuis le début que Troie va tomber mais je n'ai pas pu m'empêcher d'espérer que... Et peut-être que... Et si.... Et puis Gemmell a changé des trucs, ce qui m'a fait couiner de plaisir (le combat d'Hector et d'Achille, je l'attendais tellement, il n'est pas forcément à la hauteur stylistiquement mais putain je n'oublierai jamais comment il se termine, c'est une des images qui m'ont le plus marquée chez Gemmell avec la dernière sortie de Druss de Dros Delnoch) et vraiment espérer que tout n'allait pas se terminer en désastre.

Mais entre la guerre et le temps qui passe, il a bien fallu en finir avec ces personnages que j'ai aimés, et ça a été dur, vraiment, de tourner les dernières pages. C'est un monde entier qui s'est effondré à Troie, une vraie page d'histoire qui s'est tournée, et le début de deux autres histoires tout aussi importantes – l'une en Égypte et l'autre dans la colonie des Sept Collines – n'a pas réussi à me consoler.

Ce bouquin a aussi un point fort qui a bien fait mouche chez moi, le fait que l'un des meilleurs personnages, Odysseus, soit du côté d'Agamemnon. Du coup, on a vraiment les deux points de vue de la guerre avec des personnages amis, ce qui complique un peu les choses. J'ai aussi beaucoup apprécié le fait que Achille, absent du premier tome et très antipathique dans le deuxième, prenne enfin un peu de relief et se révèle sous un jour plus positif.

Un autre élément que j'ai relevé cette fois-ci et que j'apprécie chez Gemmell: ses explications (relativement) rationnelles ou plausibles d'évènements mythiques. Il y a certes des Puissances Mystérieuses à l’œuvre dans ses livres, mais pas de reconnaissance particulière d'un système religieux par rapport à un autre, plutôt l'idée que l'homme est dépassé par certaines choses et ne peut les connaître. Bref, un point de vue agnostique, ce qui convient assez bien à l'athée que je suis.

Je me demande parfois ce qu'il faut penser de ses personnages féminins, qui sont très forts moralement mais peu enclins au combat et souvent caractérisés par leur beauté. Bon, dans le cas de Troie, il aurait pu être difficile de mettre en scène des guerrières dans un monde historique que l'on connait. Mais je me suis demandée si c'était bien valorisant pour ces jeunes femmes d'être toujours à attendre les nouvelles de la guerre, d'être presque toujours marquées par le viol et presque systématiquement mères et de ne se battre – si jamais elles se battent – qu'à l'arc. Mais bon. Ca reste une grande faiblesse du monde de la fantasy en général. Et ici, au moins, Andromaque est vraiment couillue, c'est un de mes personnages préférés.

Je ne vous ai rien dit sur l'histoire parce qu'on la connait déjà... Dans la première partie, les forces en présence posent leurs derniers pions et quelques personnages se déplacent sur la Méditerranée. Puis, dans la deuxième partie, Agamemnon et les rois de l'ouest arrivent aux portes de Troie et commencent le siège le plus célèbre de l'histoire. C'est d'ailleurs fou combien ces vieux mythes grecs de héros divins et de combats à la gloire éternelle conviennent parfaitement à l'univers de Gemmell.

Photo tordue, désolée! ^^

Et voilà, Troie c'est fini et ses héros sont allés rejoindre ceux des Drenaï dans mes étagères. J'ai tellement hâte de revoir le film de Wolfgang Petersen et de relire du Gemmell, je suis complètement hystérique.

mardi 9 août 2016

UGC Culte: Pulp Fiction (1994)

Chronique express!


Bon, j'avoue, je dis tout le temps que je n'aime pas Tarantino, mais je comprends mieux ce que tout le monde lui trouve maintenant que j'ai vu Pulp Fiction. Après un début un peu difficile, je me suis bien éclatée à partir du moment où Uma Thurman entre en scène. Il y a quelques scènes mémorables et j'ai beaucoup apprécié certains personnages (Mia, Vincent, Wolf). Mais j'ai surtout bien rigolé... Je pense à Uma Thurman qui se réveille avec une seringue dans le cœur et j'en ris encore. ^^ C'est un film un peu barré qui assume son délire et ose aller jusqu'au bout, ce qui n'a pas été sans me rappeler True Romance (mais Pulp Fiction est plus drôle et donc plus facile à appréhender). J'aime bien les gens qui osent aller jusqu'au bout même si je ne suis pas à 100% dans le trip et je comprends qu'il ait séduit son public et soit devenu une espèce de monstre sacré. Une belle découverte donc, et puis c'était cool de le voir au cinéma, merci UGC.


samedi 6 août 2016

Bête et méchant (1981)

Comme toujours, ce bouquin de Cavanna est aussi drôle qu'émouvant, aussi jubilatoire que perturbant; il y a cette rédaction inimitable, ce style plein de vie, une énergie unique et un franc-parler incroyable, mais aussi plein de choses tristes et de regrets.


Bête et méchant est le troisième tome de son cycle autobiographique et raconte l'après-guerre puis les années cinquante et soixante. Donc, déjà, les gens qui reviennent traumatisés d'Allemagne, ce n'est pas la joie. Mais la vie reprend, avec sa dose d'hypocrisie nationale et bien-pensante, et Cavanna s'est tourné vers le dessin et le journalisme. Il a connu l'amour (Liliane, trop touchante) et perdu son père (quelle tristesse, cette mort, vraiment c'était terrible), qui aura parlé jusqu'au bout son patois de Rital tellement particulier (quelle nostalgie pour moi que de lire cet entre-deux absolu, un langage encore plus italien que le français à accent que parlait ma mère...).

Et puis Cavanna a rencontré des gens, ils ont fait des blagues et des dessins ensemble et ils ont monté un journal, et c'est triste, vraiment, de rencontrer tous ces gens quand ils étaient jeunes et fous en sachant la fin qu'ils ont fait à Charlie Hebdo en janvier 2015. Et puis, je sais, ayant lu Lune de miel, que la bande de copains n'est pas toujours restée ce qu'elle était et que Cavanna a eu ses regrets et ses peines même s'il est mort avant les attentats...

Parfois, je pense que Cavanna joue au con, je ne suis pas sure du tout que l'humour d'Hara-Kiri était aussi innocent qu'il le dit, mais leurs aventures financières (aucun revenu à part le prix du journal, Hara-Kiri ne publiant aucune publicité pour garder son indépendance) et administratives ("Il n'y a pas de censure en France") m'ont fait réfléchir à ce qu'est le journalisme. Je me demande qu'est-ce que je peux bien faire dans ma vie pour que le monde soit un endroit meilleur, moi...

Livres de l'auteur déjà chroniqués sur ce blog
Les Russkoffs (1979) (avec une citation ici et ici)

mercredi 3 août 2016

La gamelle de juillet 2016

Après le petit loupé de lundi – la gamelle est sortie en mode brouillon, sans photos et avec "blabla" écrit partout pour me rappeler que je dois écrire des trucs :) – voyons de quoi s'est composé le mois de juillet...

Sur petit écran

Goldeneye de Martin Campbell (1995)
Bon, c'était bien pour ma culture gé de voir ce film (même si j'avais dû en voir des bouts avant), mais c'était quand même pas terrible et il y a tellement d'incohérences....... Bon, la Bond Girl est pas mal, elle est plutôt débrouillarde!

Jurassic World de Colin Trevorow (2015)
Hihihi. Plaisir un peu coupable. Hihihi. Combat de dinos au clair de lune, hihihi. "Look alive, boys! Look alive!" Hihihihi. J'en rigole encore. :D
(Précisons tout de même que la grande faiblesse de ce film est le nouveau méchant, l'Indominus Rex: on n'en a pas grand-chose à cirer...)
(Les seins de la fille grossissent au fur et à mesure du film, c'est désolant!)


Knight and Day de James Mangold (2010)
Comédie d'espionnage qui fait bien rire grâce à un Tom Cruise délicieusement poli et une Cameron Diaz complètement dépassée par les évènements. L'histoire d'amour est la vraie faiblesse de ce film que j'avais détesté au cinéma et que j'ai bien apprécié cette fois-ci.


Sur grand écran

Le Monde de Dory de Andrew Stanton (2016)
J'ai beaucoup aimé et beaucoup ri. Mention spéciale pour le poulpe qui essaye de s'évader pour rester en captivité.


Ninja Turtles 2 de Dave Green (2016)
HAHAHAHA c'était tellement drôle, une vraie réussite, on leur pardonne tout ce qui n'allait pas du coup. Un peu comme Jurassic World...

Tarzan de David Yates (2016)
Pas mal, pas mal. Il y a eu un petit effort pour donner du "fond" aux personnages et à l'intrigue, quelques bonnes idées... Jane sait se défendre et ne pousse pas de hurlements stridents, j'ai apprécié!!!

L'âge de glace 5 de Mike Thurmeier (2016)
Un peu déçue. J'adore L'Âge de glace mais cet épisode part un peu en vrille et "trop, c'est trop": franchement, un lapin bleu et un lama multicolore qui font du yoga dans un monde souterrain...... En plus Diego est très peu présent, tout comme Sid, c'est vraiment dommage de voir les personnages d'origine devenir des rôles secondaires de leur propre film.

Franz de François Ozon (2016)
Une séance Label des spectateurs UGC: vous êtes invité au ciné, vous ne savez pas quel film vous allez voir et on vous demande votre avis à la fin de la séance pour que le film reçoive (ou pas) le Label. J'adore ce genre de séance mystère, mais c'est très aléatoire. Là, c'était un beau loupé. Il y a quelques éléments intéressants dans ce film, ça traite de sentiments profonds, la mise en scène est léchée, les acteurs sont "challengés" et il faut évidemment dire que c'est un film Intelligent et Sérieux très éloigné des blockbusters de l'été, mais diable c'est le genre de film français où il ne se passe rien. Mais alors RIEN DU TOUT.

Florence Foster Jenkins de Stephen Frears (2016)
Retour sur le personnage de Florence Foster Jenkins, la chanteuse à la voix quelque peu "instable" qui a déjà inspiré Marguerite de Xavier Giannoli. Cette fois-ci, on est plus dans la comédie, je n'ai pas ressenti la dépression totale que m'avait inspiré Catherine Frot, mais le film garde quelque chose d'un peu tristoune tout de même. Meryl Streep est évidemment géniale, mais j'ai aussi été très marquée par Hugh Grant et son personnage peut-être plus intéressant. Par contre, Stephen Frears ronronne un peu, il y a quelques facilités comiques (comme le personnage hyper maniéré du pianiste) et aucune prise de risque, génie ou "vision" de réalisateur, on est loin des Liaisons dangereuses!

Top Gun de Tony Scott (1986)
Une séance UGC Culte chroniquée en détail ici.

Independance Day: Resurgence de Roland Emmerich (2016)
Bon, bon... C'était assez drôle, du coup on pardonne plus facilement sa grandiloquence à ce film de destruction massive, et puis il y a eu un petit effort pour valoriser les minorités (le président est une présidente, il y a un Noir et une Chinoise, il y a même des Chinois qui parlent chinois entre eux et pas anglais avec un accent chinois). Mais bon ça ne volait pas très haut quand même. Lol. Allez plutôt voir les Tortues Ninja. ^^

Du côté des séries

J'ai dû regarder un épisode de Star Trek avec l'Homme, et puis quelques épisodes de Scrubs. J'oublie de vous dire depuis des mois qu'on a attaqué la saison 1. Ça fait trop plaisir de retrouver cette série que je regardais en première année de fac à Florence sur une télé microscopique. Et qu'est-ce que je me marre... :D


Et le reste

J'ai enfin terminé le hors-série du Point sur quelques grands penseurs du catholicisme. C'était franchement au-dessus de mes moyens et je n'ai pas tout compris, mais c'était intéressant et la partie sur Paul correspondait bien à quelques traductions que j'ai faites pour une théologienne.

En fin de mois, comme d'habitude, j'ai lu mon Cheval Mag. 


Voili, voilou! :)

lundi 1 août 2016

Blabla :p

Message de service pour Tigger Lilly et Vert:

Oui oui c'était bien une erreur, la gamelle n'était pas censée sortir ce soir, haha!! :D

MERCI!!!!

dimanche 31 juillet 2016

Nicolas Eymerich, inquisitore (1994)

Chronique express!


Une relecture pour Eymerich, ce bon vieil allumé de l'Inquisition espagnole du XIIIe siècle, le personnage particulièrement peu sympathique de Valerio Evangelisti. Je ne me souvenais pas trop de ce que j'en avais pensé la première fois (et j'avais oublié que je l'avais chroniqué ^^), d'où la relecture. Je suis un peu mitigée: il y a vraiment du génial dans ce premier tome, mais il est aussi assez faible sous de nombreux aspects et ça l'empêche d'être un vrai bon livre. C'est le genre d'intrigue où le "méchant" raconte tout son plan au héros parce qu'il croit que le héros va bientôt mourir...... Lol! Je trouve ce genre d'élément absolument navrant dans un scénario.... C'est aussi assez faible en termes de rédaction, ce n'est vraiment pas de la grande littérature. Mais la triple intrigue sur trois époques différentes est très prenante et cette histoire de psytrons, des particules infiniment petites qui voyagent entre cerveaux à une vitesse supérieure à celle de la lumière, est assez jubilatoire bien que parfois plus que confuse, et offre une explication pseudo-rationnelle à toute sortes d'évènements mystiques qui satisfait assez bien l'athée que je suis. Et puis c'est tellement original d'avoir affaire à un vrai anti-héros, un mec vraiment détestable, que ça vaut le détour rien que pour ça. J'ai donc décidé de continuer avec Eymerich et viens de commander le deuxième et le troisième roman sur Amazon.it (Amazon, c'est le mal, mais c'est tellement pratique...).

lundi 25 juillet 2016

UGC Culte: Top Gun (1986)

Avantage des grandes vacances d'été: je n'ai plus de cours de yoga et je peux donc refaire des séances UGC Culte les jeudi soirs!

Aussi étonnant que ça puisse paraître pour une "Cruisette", je n'avais jamais vu Top Gun, le film qui a lancé Tom Cruise au milieu des années quatre-vingt. Je me suis ruée donc au cinéma avec un enthousiasme certain, qui a même frôlé l'hystérie quand j'ai découvert qu'il y a aussi Val Kilmer dans ce film (je suis aussi un peu une "Kilmerette").


Bon, en fait, l'enthousiasme s'est un peu refroidi quand le film a commencé: Top Gun n'a pas extrêmement bien vieilli et les années quatre-vingt piquent un peu les yeux. Ou plutôt les oreilles, je crois que c'est la musique de Game Boy pendant les manœuvres aériennes qui m'a vraiment achevée! ^^ Et puis les cheveux blonds de Val Kimer, quelle torture... =D

Quelle erreur, Val, quelle erreur.

En plus, il faut dire que ce n'est pas un film vraiment inoubliable, avec de la testostérone dans tous les sens, un personnage principal trop arrogant pour être vraiment apprécié, des dialogues un peu creux, la musique romantique et niaise pendant l'intrigue amoureuse et SURTOUT – catastrophe à mon avis – des manœuvres aériennes pas très lisibles. Les F-14 ont beau être classes, c'est difficile de s'intéresser longuement à eux quand on ne comprend pas du tout ce qu'ils font.

En bref, on accompagne le jeune Maverick, pilote de chasse extrêmement sûr de lui, qui intègre l'école Top Gun réservée aux meilleurs pilotes américaines avec son assurance de jeune con brillant et tombeur de ces dames. Il a vraiment le sens du vol mais fait preuve de trop d'impulsivité, ce qui lui provoque quelques problèmes avec sa hiérarchie. Il tombe amoureux d'une formatrice plus âgée que lui. Il est quelque peu poursuivi par la figure de son père, qui était également pilote. Il ne s'entend pas avec l'autre pilote super-brillant de sa promotion et ils se regardent fixement droit dans les yeux pour se défier...

En gros, c'est un film d'action sympatoche, mais sans plus, je crois qu'on peut vivre sa vie tranquillement sans jamais le voir... J'ai carrément pris ma tête entre mes mains à un moment tellement j'étais sidérée par une réplique. :D

Un paragraphe sur Tom Cruise tout de même
Mon acteur choucou n'offre pas une prestation inoubliable. Il est en mode "beau gosse viril" et ça s'arrête un peu là (et maintenant que j'ai dépassé les 30 ans, je trouve les beaux gosses de 24 ans un peu poupons ^^) (il n'y a qu'en moto qu'il m'a fait son effet habituel). Il ne dégage pas encore le charisme de folie dont il fera preuve dans ses grands films. Mais parfois, il est un peu plus subtil et on entrevoit l'acteur qu'il allait devenir; à un moment, j'ai même aperçu Lestat. Et puis le petit truc qui m'a fait sourire: à l'époque, il avait le droit d'être petit, on voit distinctement plusieurs fois qu'il est plus petit que les autres pilotes. :D


Deux petites choses que je ne veux pas oublier
Tous ces mecs musclés à moitié nus m'ont fait penser que ce film n'était pas destiné aux groupies féminines telles que moi mais au contraire totalement homo; et il a été réalisé par Tony Scott, le frère de Ridley, qui a aussi réalisé True Romance.

vendredi 22 juillet 2016

The Feast of All Saints (1979)

Anne Rice est depuis longtemps un de mes écrivains préférés, mais j'ai la nette impression que ses livres ont perdu en qualité à partir des années deux mille. Les Chroniques des Vampires se terminent plutôt mal avec un Cantique sanglant vraiment brouillon en 2003 (je n'ai pas lu Prince Lestat, sorti l'année dernière) et son incursion dans le monde des loups-garous en 2012-2013 laisse vraiment à désirer.

Quid de ce retour aux sources, The Feast of All Saints, son deuxième roman, publié trois ans après Entretien avec un vampire et bien avant qu'elle ne devienne le monstre sacré que Lestat allait faire d'elle?

Et bien ce n'est que du bonheur, vraiment – enfin, si vous aimez Anne Rice! :)



L'intrigue se passe à la Nouvelle-Orléans pendant les années 1840, au sein de la société des gens de couleur libres, c'est-à-dire des Noirs et des métis libérés de l'esclavage par leur maître ou descendants d'esclaves libérés. C'est le premier point en faveur de ce roman historique: j'ai trouvé super intéressant de plonger dans cet univers dont je ne soupçonnais pas l'existence et qu'Anne Rice fait revivre, à son habitude, avec une richesse époustouflante.

On y suit les parcours de Marcel et Marie Ste Marie, deux jeunes métis dont la mère, métisse également, est entretenue par un riche planteur blanc; de Christophe, un métis de retour à la Nouvelle-Orléans après avoir vécu à Paris; et d'Anna Bella, une jeune Noire libre. L'histoire se concentre surtout sur Marcel, mais les destins de tous les personnages sont étroitement liés et il y a pas mal de personnages secondaires.

L'histoire commence alors que Christophe provoque l'effervescence dans le quartier en annonçant qu'il va ouvrir une école pour les gens de couleur. Marcel est reçu dans l'école et commence à parfaire son éducation en vue de partir à Paris quand il sera assez grand, car son père a promis qu'il bénéficierait d'une éducation de gentilhomme. Mais les affres amoureux de l'adolescence commencent: Marie est amoureuse de Richard, un métis libre de bonne famille, mais comment sa mère accepterait-elle qu'elle épouse un homme de couleur alors qu'elle peut passer pour blanche? Et Marcel, qui aime la tendre Anna Bella, serait-il prêt à renoncer à son rêve parisien pour la sauver du destin auquel sa gardienne la prépare?

The Feast of All Saints est un roman très centré sur les sentiments amoureux et les destins de famille, un peu comme un Downton Abbey ou un Autant en emporte le vent pour rester plus près du contexte historique. Il n'y a aucun élément surnaturel (ce qui est très rare chez Anne Rice), mais la vie quotidienne de personnages plausibles. Sauf que c'est flamboyant, tous les personnages étant plus grands que nature, et que ça a quelque chose de glauque comme toujours chez cet auteur: un ado de quatorze ans qui couche avec une femme de quarante, c'est difficile à concevoir, et il y a la relation terrible entre Marie et sa mère Cécile, qui la déteste depuis sa naissance parce qu'elle peut passer pour blanche alors que Marcel ne peut pas, et puis le comportement minable de Philippe, le riche planteur blanc qui a pris la maîtresse métisse de son beau-père pour sa propre maîtresse à la mort de celui-ci et qui finira par provoquer les évènements absolument abjects de la fin du roman.

Mais les personnages principaux restent globalement bons et, sous leurs airs flamboyants et leur force morale unique, ils sont super fragiles et doutent constamment. Ce qui est une autre chose que j'apprécie chez Anne Rice, sa capacité à créer des personnages aussi riches et complexes, à la fois super naïfs et idéalistes et complètement lucides – même si Marcel m'a un peu gavée car il est extrêmement impulsif et se prend vraiment pour une victime...

Anne Rice écrit vraiment divinement bien, c'est un plaisir absolu de la lire; elle a une capacité absolument inouïe à faire revivre les périodes historiques qu'elle aborde et je me suis vraiment crue à la Nouvelle-Orléans en cette époque de transition entre l'ancien monde des Espagnols et des Français et le nouveau monde des États-Unis. Et elle décrit les sentiments avec une justesse incroyable. La courte scène de la veillée funèbre d'une petite fille m'a brisé le cœur... La séparation entre Marcel et Anna Bella aussi, c'était trop injuste, trop terrible, et pourtant absolument nécessaire et donc d'autant plus injuste!

Bien entendu, la ségrégation totale des Blancs et des Noirs/métis dans la ville est abordée, ce qui donne aussi quelques passages forts (le jugement de monsieur Rudolphe par exemple). Et on n'ignore pas le sort des esclaves: Lisette, l'esclave métisse de Marcel et Marie, est une figure particulièrement tragique bien qu'elle soit tout à fait détestable.

Un récit flamboyant, une plume luxuriante, quelques évènements glauques, des personnages aussi idéalistes que lucides, quelques considérations sur le bien, le mal et la condition humaine, et (je dois le dire) quelques longueurs et passages confus quand certains persos sont ivres ou désespérés: en bref, ce roman est du pur Anne Rice et donc, à mes yeux, un Grand Roman.

C'est le 21e livre que je lis de cet écrivain et je dois dire qu'il a bien ré-attisé ma passion pour elle après quelques lectures en demi-teinte. Et ça la classe très nettement à la deuxième place des auteurs que j'ai le plus lus après Zola, hihi!

À essayer si vous aimez l'écrivain ou avez envie de changer des vampires et des sorcières. The Feast of All Saints n'a cependant pas été traduit en français...

Autres livres de l'auteur déjà chroniqués sur le blog

mercredi 13 juillet 2016

Vipère au poing (1948)

Chronique express!


Lire Vipère au poing de Hervé Bazin, conseillé par une amie il y a des années, m'a permis de combler une petite lacune de plus. J'ai bien aimé ce récit d'enfance du jeune Jean Rezeau, qui grandit tranquillement dans la province angevine jusqu'à ce que sa mère revienne d'Asie et prenne le foyer en main. Le femme est odieuse et violente et limite la nourriture et tous les plaisirs. Deux de ses trois garçons la surnomment Folcoche et lui déclarent rapidement la guerre, le troisième étant un peu entre les deux camps, tour à tour mouchard et conspirateur. C'est un récit très lucide sur la haine que peuvent ressentir les enfants (et que beaucoup d'adultes oublient) et sur les mauvais parents et tous les dégâts qu'ils peuvent faire. C'est bien écrit et prenant et on évolue dans un univers perdu et charmant, une bourgeoisie provinciale très proche de l'église et affolée par les communistes, très à cheval sur les convenances et les castes, ce qui donne parfois des passages amusants (par exemple les remarques à côté de la plaque du grand-père sénateur ou la joute du père avec un communiste dans le train). J'ai juste été moins emballée par la fin pessimiste et "revancharde". Le narrateur devient un peu énervant dans les dernières pages alors qu'il était peut-être possible de s'élever au-dessus de tout ça... Mais bon, c'est une lecture sympa et ça transmet vraiment bien l'ambiance des souvenirs d'enfance, dans un genre complètement différent de Pagnol mais qui m'a néanmoins fait penser à ses récits (ou tout du moins à l'image que j'en ai vu que je ne l'ai pas lu ^^). À découvrir.

dimanche 10 juillet 2016

Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde (1886)

Chronique express!


Dis donc, il y a des livres qui ne trompent pas et dont on sait avec certitude que ce sont des chefs d’œuvre... C'est la troisième fois que je lis Strange Case et c'est toujours aussi bon! :)

C'est écrit tellement élégamment et simplement à la fois, c'est vraiment fou. Je ne sais pas comment faisaient les auteurs du XIXe pour réussir si bien ce petit exploit... Vous avez affaire à une très belle langue et ça se lit tout seul. Globalement, le livre est à la fois inquiétant et très triste, avec son évocation géniale et réussie de ce Londres super brumeux et mystérieux, où on voit passer des ombres pendant qu'on boit du vin au coin du feu, et sa fin pleine de compassion... J'adore!! C'est vraiment un livre à lire absolument, à la fois en tant que réflexion humaine, que livre de littérature de l'imaginaire et que réussite littéraire.

Et oui, si vous vous posez la question, c'est bien sûr à cause de Penny Dreadful que j'ai eu envie de remettre le nez dans ce classique! ^^

jeudi 7 juillet 2016

Le Château des Millions d'années (2015)

Ne sachant pas comment tourner cette chronique, et ayant déjà passé une heure sur l'ordi à réfléchir à la question, je vous propose ce soir une chronique structurée un peu différemment de d'habitude, avec moins de phrases et plus d'idées en vrac!


De quoi ça parle
D'un officier SS suivi à la trace par des êtres mystérieux et envoyé en expédition archéologique nazie en Irak, mais aussi de tous plein d'autres Allemands ou nazis.

Pourquoi j'ai lu ce livre
Parce que j'ai lu l'avis de Vert (qui en parle beaucoup mieux que moi, allez vraiment lire son avis si vous voulez en savoir plus), parce que mon libraire l'a mis en avant et que je suis donc tombée dessus en cherchant un cadeau de St Valentin pour mon Homme, parce que mon Homme adore Indiana Jones et que la somme "archéologie + nazis" m'a trop fait penser à L'Arche perdue, parce que j'ai emménagé avec mon Homme et que j'ai donc tous ses livres à disposition jour et nuit, parce que la couverture est belle.
(Ouais, tout ça comme raisons de lire un bouquin!)

Ce que j'ai aimé
Le contexte historique très détaillé et visiblement bien documenté, l'intrigue et le fait qu'on ait affaire à des Allemands et des nazis. C'est rare de voir l'histoire de leur côté et c'est vraiment appréciable. À la fin, on fréquente même Hitler pendant quelques pages.
La facilité de lecture qui m'a permis de le lire en quelques jours alors que je n'ai pluuuuuuus le temps de lire depuis des moooiiiis, houin houin.

Ce que je n'ai pas aimé
Quelques faiblesses d'écriture et le découpage trop court des différentes parties des chapitres, qui alternent entre les jours et les années dans un va-et-vient incessant qui oblige à beaucoup revenir en arrière pour s'y retrouver et que j'ai trouvé artificiel – c'est-à-dire que c'est une bonne idée à petites doses mais qu'à grosses doses ça fait un peu amateur emporté par son enthousiasme – à un moment donné je me suis même dit que c'est censé être ça le rôle de l'éditeur, expliquer à un écrivain qu'il en fait trop et l'aider à s'améliorer, mais visiblement ça n'a pas gêné le Bélial. :p

Le petit plus que vous devez absolument savoir
L'Homme a été tellement irrité par la brièveté des parties des chapitres qu'il s'est arrêté à la moitié du livre, j'ai croisé son marque-page en route.

Pour conclure
Malgré mes réserves stylistiques, j'ai bien aimé ce livre et je pense lire la suite, Le Marteau de Thor. Reste à voir comment me la procurer car je ne suis pas persuadée de vouloir payer chaque tome 20€... :)

lundi 4 juillet 2016

Forest of Secrets (Warrior Cats 3) (2003)

Je continue à lire La Guerre des Clans, jolie série jeunesse mettant en scène des clans de chats sauvages qui vivent plus ou moins en paix dans la forêt, ou plutôt qui sont constamment à deux pas de la guerre au fur et à mesure que les alliances se font et se défont...


Attention, je vais "divulgâcher" à mort!

Ce troisième tome est fidèle aux deux premiers avec son histoire relativement prévisible (en tout cas pour un lecteur adulte, j'ignore ce que j'aurais vu venir quand j'avais dix ans!) mais néanmoins intéressante et ses personnages très sympathiques et pleins de valeurs positives. Je dois cependant dire que j'ai été un peu surprise par la tournure relativement sombre que prend la fin; déjà, Silverstream meurt en mettant bas alors que je lui avais prédit un bel avenir de réconciliatrice entre Riverclan et Thunderclan (suite à quoi son amant Greystripe sombre dans la dépression), mais surtout Yellowfang empoisonne tout à fait délibérément et avec la froideur la plus absolue son propre fils... Heuh j'ai un peu flippé là!!

En plus, si le méchant Tigerclaw est enfin exilé, ce n'est pas du tout une victoire pour notre héros Fireheart, qui se retrouve chargé de responsabilités qu'il n'a pas demandées sans même bénéficier du soutien de sa chef Bluestar, qui a perdu pied, et de son ami Greystripe...

Bref, impossible de qualifier cette série de naïve ou de simpliste, il y a de vrais enjeux et on ne cache pas aux lecteurs que certains chats sont de vrais monstres et que d'autres, par ailleurs de très bons chats, sont faibles ou prêts à faire des choses horribles s'il le faut. Et surtout, pour résumer ce tome plein de secrets, que rien n'est jamais simple.


Une mention spéciale pour Cinderpaw, l'ancienne apprentie de Firepaw désormais infirme, qui trouve progressivement son chemin et s'affirme en toute discrétion. Un personnage vraiment sympa qui révèle une sagesse remarquable pour son âge tout en gardant toute sa fraîcheur.

Pour tout vous dire, j'ai eu bien du mal à ne pas enchaîner avec la quatrième tome quand j'ai fini celui-ci, donc je pense qu'il ne va pas tarder... :)

Livres de la série déjà chroniqués sur le blog
Into the Wild
Fire and Ice