mardi 3 janvier 2012

Top Ten Tuesday (2)

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français par Iani.


L'heure est aux bilans sur ce blog, mais le thème du Top Ten Tuesday de cette semaine est suffisamment intéressant pour que je me lance dans les objectifs pour 2012...

Les 10 livres à lire en priorité en 2012

1. Le Hobbit de Tolkien. Évidemment.

2. Le Vicomte de Bragelonne d'Alexandre Dumas. Il est grand temps que je finisse la trilogie des mousquetaires, sachant que j'ai lu Les Trois mousquetaires en... août 2010.

3. Les Quarante-cinq d'Alexandre Dumas. Là aussi, il est grand temps que je finisse la trilogie des Valois... sachant que j'ai lu La Reine Margot en octobre 2010.

4. Pandora d'Anne Rice.

5. A Game of Thrones de George R. R. Martin, parce que ça me rend folle que tout le monde ne parle que de cette saga du Trône de fer dont j'ignore tout!!!

6. Death Comes to Pemberley de P. D. James. Commandé en pleine crise d'hystérie avant la parution, il campe depuis deux mois sur ma table basse.

7. Il pendulo di Foucault (Le pendule de Foucault) d'Umberto Eco, parce que c'est l'autre grand classique d'un des écrivains italiens les plus connus des temps modernes.

8. The Complete Chronicles of Conan de Robert E. Howard. J'étais déjà censée le relire cet automne, dans le cadre de mon "programme" horreur/fantastique/auteurs publiés dans Weird Tales, mais l'abus de recueils de nouvelles l'a fait passer à la trappe.


9. Les cinq romans ou recueils de nouvelles de Sherlock Holmes que je n'ai pas encore lus, d'autant plus que Copine T. m'a offert une très très belle édition de l'intégrale (avec une introduction de P. D. James!!) (merci encore!!).

10. Un recueil de nouvelles de Clark Ashton Smith et/ou de Lovecraft, deux auteurs que j'achète bien plus rapidement que je ne les lis...

lundi 2 janvier 2012

Bilan 2011 - Cinéma

Avec 102 séances, l'année a été plutôt bien remplie du point de vue cinématographique. Comme il m'est difficile de faire le tri des dix meilleurs films de 2011 dans tout ça, je vais citer ceux qui m'ont le plus marquée, sans faire de véritable classement.

Le meilleur film de l'année: Le Discours d'un Roi et The Artist ex-æquo.

Le moins bon: Houlà! Entre Green Hornet, Au-delà, Le Mytho, Fright Night et Immortels mon cœur (ne) balance (pas)...

La meilleure surprise: Minuit à Paris. Je n'attendais rien de Woody Allen, dont je n'avais vu qu'un seul film que je n'avais pas aimé du tout (Vicky Christina Barcelona), mais j'ai été absolument conquise.


Le plus drôle: Morning Glory et Le Chat potté.

Le plus émouvant: Arietty, le petit monde des chapardeurs, en grande partie à cause de la musique qui est extrêmement touchante, et Le Chat du Rabbin, car le cauchemar du chat m'a fait verser ma petite larme.

Le coup de cœur de l'année: This must be the place -- et de loin !!!


Celui qui m'a le plus amusée: Les trois mousquetaires, comédie kitsch et encore plus invraisemblable que le livre de Dumas, truffée d'acteurs que j'adore.


Les films qui n'ont pas trouvé leur public alors qu'ils méritaient de cartonner: Philibert Capitaine puceau et Michel G., milliardaire, maître du monde, deux films français qui sont passés inaperçus (mais que mon UGC a programmés par miracle), et Rabbit Hole, avec Nicole Kidman et Aaron Lockart.

L'affiche de l'année, soit dit en passant.

Le plus barré: Sans hésitation aucune, Balada Triste de Alex de la Iglesia, un film espagnol sanguinolent et totalement hors de contrôle. À voir, mais en se préparant à quelque chose de TOTALEMENT DIFFÉRENT.

Quand le clown triste se maquille au fer à repasser.

Je retiendrai aussi tous les films qui m'ont plu pour une raison ou pour une autre, des découvertes intéressantes aux blockbusters bêtes et méchants que j'adore: Les femmes du sixième étage, Sucker Punch, Detective Dee, X-Men: Le commencement, Harry Potter et les reliques de la mort, Hannah, Transformers 3, Conan, Le Cochon de Gaza, Polisse, La couleur des sentiments, Or noir et L'Irlandais...

Comme toujours, je suis cependant au regret de constater qu'il est difficile de voir des films "exotiques" (entendre: ni anglo-saxons ni français) du côté de chez moi, puisque je n'ai vu que deux films italiens (Habemus Papam et L'ange du mal), deux films espagnols (Balada Triste et La piel que habito), un dessin animé japonais (Arietty) et un film chinois (Detective Dee)...

mercredi 28 décembre 2011

Le Monde perdu (1912)

Arthur Conan Doyle, le génie qui nous a offert Sherlock Holmes, a aussi écrit d'autres livres, notamment Le Monde perdu, un livre d'aventures de SF publié en 1912.

Avec beaucoup d'humour, nous suivons les aventures de l'équipe du professeur Challenger. Accusé par les cercles scientifiques de Londres d'être un fraudeur, cet excentrique professeur emmène un petit groupe au cœur de l'Amazonie, à la recherche d'un haut plateau inaccessible dans lequel le temps semble s'être arrêté et où les dangers ne manquent pas. Animaux disparus et hommes-singes assoiffés de sang vont sérieusement mettre en péril son expédition!

Mon chat garde un œil sur l'Allosaure de couverture...

Bien entendu, j'ai lu ce livre parce qu'il s'agit d'une histoire de dinosaures, mais je pense que tout le monde peut s'y retrouver. C'est un bon roman d'aventures bourré d'humour --les interminables disputes des deux professeurs sont hilarantes--, qui met en scène des personnages très sympathiques et est porté par une plume fort agréable. S'il ne semble plus être tellement connu, il a exercé une influence indéniable: bien entendu, Michael Crichton a intitulé la suite de Jurassic Parc Le Monde perdu en référence à cette œuvre, et le schéma de l'histoire a été repris presque tel quel dans King Kong -- à la différence près que Kong vit dans une île et pas au milieu de la forêt amazonienne. Par ailleurs, bien que je ne l'aie pas lu, je pense que ce roman s'inscrivait à son époque dans la lignée du Voyage au centre de la Terre de Jules Verne.

J'ai passé un tellement bon moment que j'ai même pardonné à Conan Doyle de décrire les dinosaures comme des brutes épaisses totalement dénuées d'intelligence. C'est dire.

mardi 20 décembre 2011

Top Ten Tuesday (1)

Je participe enfin au Top Ten Tuesday, le rendez-vous hebdomadaire de la blogosphère littéraire géré en France par Iani.

Le thème de cette semaine est tout particulièrement facile, vu que ma liste de Noël regorge de livres à acheter:

Les 10 livres que vous aimeriez recevoir à Noël

1/ The Miscellaneous Writings of Clark Ashton Smith de Clark Ashton Smith, aux éditions Night Shade Books, pour compléter la splendide et jouissive collection initiée par cette maison d'édition américaine il y a quelques années et passer encore quelques centaines de pages avec mon auteur préféré.


2/ The Lost World d'Arthur Conan Doyle, pour lire une histoire de dinosaures racontée par un auteur que j'apprécie beaucoup pour Sherlock Holmes.

3/ Pandora d'Anne Rice, car je piaffe d'impatience depuis que j'ai fini de lire Armand il y a une dizaine de jours.

4/ A Mind to Murder de P. D. James, pour retrouver l'inspecteur Adam Dalgliesh dans une de ses sombres et passionnantes enquêtes.

5/ The Children of Men de P. D. James, juste pour avoir la satisfaction de l'avoir chez moi (je l'ai emprunté en bibliothèque lorsque je l'ai lu et que je suis tombée amoureuse de P. D. James, qui est immédiatement devenue mon auteur préféré).

6/ El juego del angel de Carlos Ruis Zafon, pour repartir à Barcelone.

7/ El capitan Alatriste d'Arturo Perez-Reverte, pour reprendre les aventures du Capitaine Alatriste à zéro maintenant que je suis un peu plus à l'aise en espagnol.

8/ A Game of Thrones de Georges R. R. Martin, pour enfin découvrir cette saga du Trône de Fer dont tout le monde parle tant.

9/ La biographie de Zola par Henri Troyat, pour en savoir (encore) plus sur mon auteur préféré.

10/ The History of Middle Earth de Christopher Tolkien, juste histoire d'avoir une encyclopédie de dix tomes sur le monde de mon auteur préféré, Tolkien.

Vous noterez que je suis actuellement incapable de désigner un auteur préféré précis, Clark Ashton Smith, Tolkien, Zola et P. D. James jouant à celui (ou celle!) qui me rendra la plus hystérique.

Par contre, je trouve, comme toujours, qu'il est tout à fait désolant de voir à quel point les livres d'origine anglo-saxonne occupent le devant de la scène et expulsent littéralement l'italien.

La semaine prochaine, le thème sera: Le Top 10 des livres lus en 2010

mardi 13 décembre 2011

Le goût des pépins de pomme

Une déception certaine pour ce Goût des pépins de pomme de Katharina Hagena, dont le titre m'avait intriguée en librairie. Je ne le recommande décidément pas. J'ai eu un mal fou à identifier les personnages et à me souvenir de leurs relations, je me suis ennuyée et j'ai été un peu mal à l'aise face à certains aspects un peu glauques, tout en étant navrée par le degré d'"harlequinitude" de l'histoire d'amour.


Je vous propose cependant quelques citations qui m'ont amusée.

"J'aimais lire et manger en même temps. Une tartine après l'autre, sucré et salé en continuelle alternance. C'était merveilleux: les histoires d'amour avec une portion de gouda, les récits d'aventure avec du chocolat aux noisettes, les drames familiaux avec du muesli, les contes de fée avec du caramel mou, les romans de chevalerie avec des cookies."

"Il se passe si peu de choses ici que je vais m'asseoir au cimetière pour y boire un coup de rouge, et je fais cela uniquement pour qu'il se passe enfin quelque chose. Je suis un type qui s'ennuie à mourir et qui est tout juste assez intelligent pour s'en rendre compte. Pas de chance pour moi."

"Vous savez, les enfants, il y a trois choses que l'on peut contempler continuellement sans jamais s'en lasser. L'une de ces choses, c'est l'eau. L'autre, c'est le feu. Et la troisième, c'est le malheur des autres."

mercredi 7 décembre 2011

Le Chat du Rabbin (2)

En juin dernier, je vous recommandais d'aller voir Le Chat du Rabbin au cinéma.

Il y a deux semaines, suite à un retard dont il n'était même pas responsable, l'Homme a eu l'extrême gentillesse de m'offrir un de mes cadeaux de Noël très en avance et j'ai eu l'immense plaisir de lire la BD de Joann Sfar dont est tiré le film...

Le Chat du Rabbin rencontre un bout des Transformers!

Après avoir avalé le perroquet de la maison, le chat du rabbin devient soudainement capable de parler, mais le rabbin n'est pas du tout content de l'entendre proférer des mensonges (le chat nie en effet avoir mangé le perroquet!); il va donc l'éloigner de sa fille (Zlabya, la maîtresse du chat) et tenter d'en faire un bon Juif.

Le bilan est simple: c'est génial!

Le dessin est un peu tremblotant (même les bords des cases ne sont pas droits) et j'avais peur que cela me rebute, mais en fait ce n'est pas du tout gênant. C'est drôle, ironique, intelligent. Un hymne à la tolérance qui n'est absolument pas utopique ou naïf, le chat du rabbin étant bien plus lucide que les humains avec lesquels il interagit (de toute manière, qui a déjà rencontré un chat qui ne serait pas lucide?). Bien entendu, le chat tient le devant de la scène et la BD parlera plus aux amateurs de chats ou aux personnes les fréquentant, mais je pense que tout le monde peut apprécier l'humour et le message de Joann Sfar.

Il s'agit ici de l'édition intégrale, qui reprend les cinq tomes de la série: La Bar-Mitsva, Le Malka des Lions, L'Exode, Le Paradis terrestre et Jérusalem d'Afrique. Il s'agit donc d'un petit pavé de 288 pages, qui demande un temps de lecture non négligeable (petite précision pour les gens qui pensent que les BDs "ça se lit vite"...^^). Le site officiel de la BD annonce en outre un sixième tome, Tu n'auras pas d'autre Dieu que moi, qui sera une "tragédie érotique", mais il n'y a pas encore de date de publication... Vivement la suite!

mardi 6 décembre 2011

Quo Vadis?

Quo Vadis?, publié en 1896, a permis à l’écrivain polonais Henryk Sienkiewicz d’obtenir le prix Nobel de littérature en 1905 (c’était un des tout premiers lauréats). Mervyn LeRoy, réalisateur par ailleurs de Les Quatre filles du Docteur March (1949), l’a adapté au cinéma en 1951, dans une superproduction avec Robert Taylor (huit nominations aux Oscars, même si on n’en gagne aucun, ce n’est pas rien); je vous en reparlerai si j’arrive à emprunter le DVD quelque part.


L’histoire: Nous sommes en 64, sous le règne de l’empereur Néron. Marcus Vinicius, riche soldat blessé pour une raison que j’ai oubliée (il me semble qu’il est tombé de cheval), est recueilli par une riche famille romaine, qui le soigne pendant plusieurs jours. Ayant aperçu leur fille adoptive, Lygie, la fille d’un roi barbare retenue à Rome comme otage depuis des années, il en tombe éperdument amoureux.

Vous savez, c’est le coup de foudre incontrôlable entre un jeune homme aux muscles bien saillants et une jeune fille vierge au regard pur comme de l’eau claire, dont on devine les formes rondes et souples à travers les voiles de ses vêtements, mais qui reste tout de même profondément virginale, prude et naïve.

Après avoir retrouvé la santé et quitté la famille en question, Marcus parle de sa passion à son oncle, Pétrone, un riche patricien très bien placé à la cour. Afin d’aider son neveu, Pétrone n’a d’autre idée que de suggérer à Néron de convoquer Lygie au palais –comme il en a tout à fait le droit du fait qu’elle est un otage de Rome– pour ensuite l’offrir à Marcus.

Lygie, qui n’a jamais mis les pieds en dehors de la maison de sa famille adoptive, se retrouve ainsi à la cour, le lieu de tous les excès et de tous les crimes. Terrorisée par l’attitude de Marcus, qui lui saute pratiquement dessus en pleine orgie, elle décide d’appeler à l’aide ses camarades chrétiens et de prendre la fuite, afin d’éviter de finir comme concubine chez Marcus.

Ce long résumé du début de l’intrigue a son importance: le court passage de Lygie au palais de Néron, puis la recherche frénétique mise en œuvre par Marcus pour la retrouver à tout prix, auront en effet des conséquences très néfastes pour eux et pour l’ensemble des chrétiens.

Malgré le résumé un peu ironique que je viens d’en faire, je me suis bien amusée à relire ce livre-péplum, que j’avais déjà lu quand j’étais plus jeune. J’aime tout ce qui tourne autour de l’Antiquité et surtout de Rome à l’époque où Rome était le monde (ou du moins le monde qu’il valait la peine de connaître, le reste de l’univers étant alors peuplé de barbares recouverts de peaux de bêtes et chassant les sangliers). J’ai été servie: banquets somptueux, esclaves et fauves en provenance de l’Empire tout entier, Empereur fou à lier et totalement mégalo, décadence et splendeur dans des palais incroyables, parmi les marbres les plus précieux et les parfums les plus rares...

Dans sa deuxième partie, ce livre possède aussi un côté spectaculaire indéniable, lorsque Néron fait mettre le feu à Rome pour avoir un spectacle digne de son art et fait porter le chapeau aux premiers chrétiens, qu’il fait torturer et massacrer par milliers. Je précise d’ailleurs que cet empereur matricide et fratricide a toute ma sympathie et que je lui trouverai un ministère quand je pourrai enfin composer mon Gouvernement Idéal de Super-Méchants (Sauron président, Scar ministre de la Destruction des familles et des environnements naturels, Voldemort ministre de la Magie noire avec Jafar pour vice-ministre, Mégatron ministre des Technologies et des Télécommunications, etc etc).

J’aime tout particulièrement le personnage de Pétrone, le patricien esthète et indolent, qui navigue tant bien que mal dans un contexte politique dangereux et qui finit par tirer sa révérence à Néron avec une verve toute particulière; et je dois avouer une certaine tendresse pour (Saint) Pierre, qui nous est présenté ici comme un vieil homme bon et aimant.

Le titre de l’œuvre vient d’ailleurs de la question posée par Pierre au Christ, qui lui apparaît alors qu’il quitte Rome pour fuir les persécutions: "Quo vadis, domine?" ("Où vas-tu, Seigneur?"). L’apparition lui ayant répondu qu’il va à Rome pour s’y faire crucifier une deuxième fois, Pierre fait demi-tour… Et finira effectivement crucifié, la tête en bas paraît-il.

Attention! Une bonne partie du livre consiste à partager les pensées religieuses des chrétiens. S’il est évident que ces personnages sont croyants (bien qu’ils soient quand même très exaltés et enchaînent les crises mystiques à une vitesse tout à fait déroutante), il est un peu irritant que l’auteur-narrateur soit aussi clairement de leur côté et utilise lui aussi des expressions comme "la lumière de la véritable religion" à propos de leur foi. Si vous n’êtes pas catholique et si les manifestations extatiques d’une foi que vous ne partagez pas vous irritent, passez votre chemin!

lundi 5 décembre 2011

Comment domestiquer son maître quand on est un chat

Amis chats, ce petit livre de Monique Neubourg vous explique en détail comment se comportent les humains au quotidien et vous indique comment les dresser et les encadrer afin qu'ils satisfassent tous vos désirs.

Le principe est simple: "Le moment est venu de faire comprendre à l'homme qui est le maître. Certainement pas lui. Mais vous. Moi. Nous."

Écrit par les chats, pour les chats, il vous fournira également quelques idées de jeu, comme par exemple "Compter combien de plumes il y a dans un oreiller", qui arrive en troisième position dans le Top 5  des Divertissements en solo.


Un livre offert par Anne Quent, à mettre entre toutes les pattes!

vendredi 25 novembre 2011

El puente de los asesinos

J'ai replongé avec un bonheur et une exaltation considérables dans les aventures du capitaine Alatriste.

Cette fois-ci, Diego Alatriste et Iñigo Balboa se dirigent vers Venise pour une mission délicate: assassiner le doge de cette ville italienne afin de le faire remplacer par une personne plus favorable à la couronne espagnole.

Si vous avez déjà lu un ou plusieurs tomes des aventures du Capitaine Alatriste, vous savez à quoi vous attendre. Vous aimerez si vous avez aimé les livres précédents, et vous n'accrocherez pas plus si vous ne les avez pas aimés. Cependant, comme cette série --pour des raisons que j'ignore totalement-- n'est pas du tout connue en France, j'ai pensé faire un topo sur le sujet, pour essayer de vous inciter à lire au moins le premier livre.

Lorsqu’on le rencontre dans Le capitaine Alatriste, Diego Alatriste, ancien soldat de l’armée espagnole, vit à Madrid, où il gagne sa vie plus ou moins misérablement en vendant ses talents à l’épée. Nous sommes en 1620 ou en 1621, sous le règne de Philippe IV, et l’Espagne, qui domine deux mondes depuis plus d’un siècle, n’a plus d’argent pour payer ses soldats (enfin, disons plutôt que cela ne fait pas partie des priorités financières du pays). Les vétérans de la guerre des Flandres qui reviennent au pays sont donc abandonnés à leur sort, sans aucune forme de pension ou de retraite, et survivent comme ils le peuvent.

Alastriste a recueilli un jeune garçon, Iñigo Balboa, après que son père soit mort sur le champ de bataille, et c’est Iñigo qui nous raconte ces histoires.

Dans cette première aventure (contenant d'ailleurs un gros clin d’œil à l'autre géant du roman de cape et d'épée, Les trois mousquetaires), Alatriste accepte de travailler avec un Italien pour tuer deux voyageurs devant entrer dans Madrid pendant la nuit –une courte collaboration pendant laquelle Alatriste se fera de nombreux ennemis, depuis cet Italien au visage ravagé par la vérole jusqu’aux membres les plus éminents de la cour. Par la suite, il aura affaire à l’Inquisition, retournera se battre en Flandre, reviendra en Espagne et deviendra enfin corsaire sur la Méditerranée, toujours accompagné d’Iñigo.

Un héros taciturne et fataliste qui se bat exceptionnellement bien, une mission dangereuse et des ennemis redoutables: de tome en tome, les ingrédients sont souvent les mêmes, mais Arturo Perez-Reverte a un don pour tenir ses lecteurs en haleine et les captiver totalement. Je lis Alatriste en espagnol et je vous assure que je ne maîtrise pas bien cette langue et que je fatigue vite, mais je ne veux jamais reposer ces bouquins et je quitte les personnages à grand regret.

J’apprécie énormément, en outre, de vivre cette période de l’histoire du point de vue de l’Espagne: c’était l’époque où le Nouveau Monde et ses mines d’or en faisaient le royaume le plus riche du monde et où ce pays pouvait se permettre d’être en guerre contre tout le monde à la fois (contre la France, contre l’Angleterre, contre les républiques d’Italie, contre la Turquie et même contre les Pays-Bas espagnols, qui tentaient de devenir indépendants); mais c’était aussi l’époque des intrigues de cour, des complots et des assassinats, et surtout de la toute-puissante Inquisition.

J’apprécie aussi de voyager d’une ville et d’un pays à l’autre, de Madrid à Tolède, de Séville à Breda et du Maroc à Venise, avec ces hommes durs et résignés, prêts à se battre jusqu’à la mort pour rester fidèles à leur roi et à leur patrie…

Une série de cape et d'épée redoutablement efficace, donc, que je recommande chaudement. Les six premiers tomes ont été publiés en France et sont disponibles en poche. Par contre, le septième vient tout juste de sortir en Espagne et il faudra donc patienter encore un peu.

Un marque-page de cape et d'épée
pour un roman de cape et d'épée;
avouez que j'ai le sens des associations.

Pour en savoir plus: Le site officiel de l'auteur
(en espagnol - désolée, je ne trouve rien de pertinent à vous proposer en français, si ce n'est vous renvoyer vers le minuscule article de Wikipédia)

jeudi 24 novembre 2011

Tales of Solomon Kane

The Hangman asked of the carrion crow,
but the Raven made reply:
"Black ride the men who ride with Death
beneath the midnight sky,
"And black each steed and grey each skull
and strange each deathly eye.
"They have given their breath to grey old Death
and yet they cannot die."
Robert E. Howard
Death's Black Riders

À lire, à lire, à lire! Howard était un génie et le personnage de Solomon Kane est tout simplement irrésistible.

lundi 21 novembre 2011

Tristesse

On ne s'habitue JAMAIS à la mort, c'est tout à fait épouvantable et surprenant. A la longue, on s'habitue en fait très bien à la mort de quelqu'un en particulier, mais l'action MORT --le fait que quelqu'un passe de l'existence à la non-existence-- reste une surprise à chaque fois, comme si on n'y avait jamais été confrontés et comme si ce n'était pas normal.

Je n'ai pas vu ce chat depuis des années, mais le fait de savoir qu'il existait encore, qu'il rôdait dans le quartier de mon enfance et qu'il habitait la porte à côté de mon autre ex-chat avait un côté rassurant et me faisait chaud au cœur.

Mais le véto m'a dit qu'il est mort. Il n'existe plus. Cela fait même plusieurs mois qu'il n'existe plus.

Un adieu rétrospectif à Gi-gi, donc, chat lunatique, indépendant et un peu je-m’en-fichiste, qui me manquera encore plus à partir de maintenant.

La question existencielle du lundi matin

Comment expliquer à mes clients que je ne peux absolument pas travailler parce que je suis tout à fait dé-bor-dée de livres passionnants à lire et de séries cultes à regarder...?

mardi 15 novembre 2011

Résolutions de fin d'année

La fin de l'année approche! Avant de faire le bilan culturel de 2011 et de me donner de nouveaux objectifs pour structurer 2012, j'ai encore six semaines pour donner un bon coup de collier, démolir ma pile à lire et me cultiver l'esprit. Sauf excès de travail imprévu et incontrôlable, votre dévouée blogueuse va donc bientôt:

- finir la première saison de L'inspecteur Barnaby;

- regarder la deuxième saison de Stargate SG1;

- finir la deuxième saison de La famille Addams, et, idéalement, regarder la troisième et dernière saison;

- finir la onzième saison d'Arabesque;

- lire les trois livres que ma belle-mère m'a prêtés en juillet et qui traînent depuis sur ma table basse;

- mener à bien le programme de lectures fantastico-horrifiques prévues pour cet automne pour l'anglais et le français, en profitant du fait que l'italien est totalement passé à la trappe depuis que j'ai épuisé le rayon de ma bibliothèque en cette langue;

- finir mon challenge sur la Planète des singes si j'arrive à mettre la main sur les films des années soixante-dix;

- faire le tour de ma DVDthèque et regarder les films que je n'ai pas vus depuis des lustres, comme Sleepy Hollow, Le Pacte des Loups et Elizabeth - L'âge d'or, et ceux que je n'ai jamais regardés depuis que je les ai, c'est-à-dire La Comtesse (arrivée récente) et surtout Danse avec les loups ;

- et sûrement d'autres choses qui m'échappent temporairement. ^^

dimanche 13 novembre 2011

La dernière licorne

"You can find your people if you are brave. They passed down all the roads long ago, and the Red Bull ran close behind them and covered their footprints."

Peter S. Beagle
The Last Unicorn

vendredi 11 novembre 2011

Navet

Photo d'un navet géant qui a élu domicile dans Paris, en face du Louvre et de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois.