jeudi 15 août 2013

Chroniques de Jérusalem (2011)


Guy Delisle est auteur de bandes dessinées. Sa compagne, Nadège, travaille pour Médecins sans frontières. En août 2008, ils emménagent pour un an à Jérusalem avec leurs enfants. Pendant que Nadège est au travail et que les enfants sont à l'école, Guy Delisle part explorer la ville, crayon en main, et nous fait partager ses découvertes et ses petites aventures dans cette ville bien particulière.


Comme il ne connaît pas bien la situation en Israël, il explique peu à peu comment fonctionnent la ville et le pays, où les communautés juive et arabe sont complètement séparées. On découvre avec humour le quotidien bordélique d'un père au foyer dont les deux enfants et la compagne n'ont pas les mêmes jours de week-end, puisque leurs établissements respectifs suivent le calendrier de religions différentes. On rencontre des orthodoxes plus conservateurs les uns que les autres, des expatriés du monde entier, des gens qui se baladent fusil sur le dos et des gens modestes qui essayent juste de vivre leur vie tant bien que mal.



Voici un exemple du ton très ouvert de cette BD: Guy Delisle a visité une colonie juive en territoire palestinien, d'abord avec un groupe favorable aux Palestiniens et ensuite avec un groupe favorable aux colons. C'est vraiment très instructif de voir ces deux visites. (D'ailleurs, l'idée de revenir avec le deuxième groupe lui a été suggérée par le guide de la première visite: c'est incroyable!) D'une manière plus générale, la plupart des personnages, quelles que soient leur nationalité et leur religion, sont présentés de manière positive, avec un côté humain et authentique qui fait qu'ils ont quelque chose à offrir à leur prochain. Ça m'a un peu redonné confiance en l'être humain!



Pour autant, le ton n'est pas du tout naïf. Guy Delisle aborde aussi les problèmes de sécurité au quotidien. Les longues heures passées à attendre à l'aéroport quand il explique à la sécurité que sa femme travaille une partie du temps à Gaza, sa femme qui reste bloquée, justement, à Gaza à cause des tirs de roquette, l'atmosphère tendue des check-points de l'armée israélienne, l'Opération Plomb durci de fin 2008-début 2009. Et il parle régulièrement du mur de séparation, un symbole que j'ai trouvé bien triste et effrayant.

Le dessin en noir et blanc est à la fois simple et fouillé. Il m'a un peu rappelé Les ignorants d'Étienne Davodeau. C'est parfait pour moi qui n'aime pas les cases et les dessins bordéliques... :)


Cette BD a reçu un prix au Festival de BD d'Angoulême, le Fauve d'Or, en 2012. Un beau voyage que je ne peux que vous conseiller.

Allez donc voir ailleurs si cette BD y est!

Guy Delisle, Chroniques de Jérusalem
Éditions Delcourt, 334 pages, 25,50€ (ouch!!)

mardi 13 août 2013

Top Ten Tuesday (28)

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire de la blogosphère littéraire. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il a été repris en français par Iani.


Le thème de cette semaine:
Les 10 problèmes auxquels on fait face en tant que lecteurs

Bon, tenez-vous bien, certains de ces problèmes prouvent une fois de plus que je suis profondément misanthrope! ^^

Problème n°1: Sortir de chez soi alors qu'on a un livre à lire.

Problème n°2: Voir des gens alors qu'on a un livre à lire.

Problème n°3: Travailler alors qu'on a un livre à lire.

Problème n°4: Répondre au téléphone alors qu'on a un livre à lire.

Voilà pour la misanthropie..... Maintenant, les problèmes moins sociopathes mais tout aussi pénibles!

5/ Attendre la suite d'un livre qu'on aime. Pas que ça m'arrive très souvent... Mais c'est dur.

6/ Ne pas trouver le énième tome d'une série dans la même édition que les livres précédents. Une telle catastrophe donne lieu à des "sagas" folkloriques qui mettent le bordel (mais aussi de la vie! ^^) dans les étagères. Comme mes livres de David Gemmell.


Désolée pour le reflet gênant...
Mais qui n'empêche pas de constater la variété d'éditeurs présents...

7/ Commencer à lire une suite trop longtemps après le tome précédent, quand on a oublié à peu près toute l'intrigue.

8/ Voir diminuer les pages qu'il nous reste à lire d'un livre qu'on voudrait ne jamais, jamais terminer.

9/ Finir un livre et devoir revenir à la vie normale...

10/ Ressentir l'absence des personnages qu'on aime parce qu'on n'est plus en train de les lire et/ou parce qu'ils ne sont pas dans le monde réel. Constater année après année qu'Armand ne semble pas rôder à Paris en même temps que moi... Qu'aucune chouette ne m'apporte ma première lettre en provenance de Poudlard... Qu'il ne suffit pas de se réfugier dans une librairie pour finir à Fantasia... (Quoique... au sens métaphorique...)

11/ Ne pas retrouver le même plaisir que la première fois lors d'une relecture... Se demander ce qu'on avait bien pu trouver à un livre... Se demander si on est devenu un vieux schnock parce que la lecture phare de votre enfance vous semble enfantine au mauvais sens du terme.

12/ Se tuer à expliquer aux gens que je ne vais pas dans l'eau parce que j'ai peur des monstres marins et de Toutes Les Abominations Que Lovecraft A Révélées Au Monde. Retrouver année après année le même regard sceptique des gens qui n'ont pas lu Lovecraft vont dans l'eau.

13/ Être observé comme une créature anormale parce qu'on préfère rester enfermé à lire que sortir, voir des gens...

14/ Constater mois après mois et année après année que l'on n'aura jamais le temps de tout lire... Voir les listes de lecture s'allonger démesurément.

15/ Ne plus avoir de place dans sa bibliothèque (le drame!!!).

Et enfin, le plus gros problème de mon existence de lectrice:

16/ Ne pas pouvoir acheter de livres parce qu'on a une profession libérale précaire. :(

dimanche 11 août 2013

La première chose qu'on regarde (2013)

Chronique express!


La première chose qu'on regarde de Grégoire Delacourt, auteur rencontré avec La Liste de mes envies. Typiquement le livre que je n'aurais pas chroniqué avant de lancer ce concept de chronique express. Simplet, romantique, gnangnan... Je me suis ennuyée ferme! Je ne comprends pas le principe de ce genre de livre interchangeable et oubliable...

Grégoire Delacourt, La première chose qu'on regarde
Éditions J. C. Lattès, 250 pages, 17€

vendredi 9 août 2013

Sex And The City (2008)

Big: Are you the last person in New York still taking out library books?


Carrie: I love the smell.



Big: Oh. That's an oldie.

mercredi 7 août 2013

Le fil du rasoir (1944)

William Somerset Maugham est un écrivain britannique que j'ai découvert par hasard et de manière mystérieuse: l'Homme est arrivé un jour chez moi avec un vieux poche abîmé, The Moon and Sixpence, en me disant qu'il me le donnait de la part de ses parents. Je n'avais jamais entendu parler de cet auteur et de ce titre et je n'ai pas compris comment ce livre en anglais pouvait sortir de chez les parents de l'Homme, qui ne lisent pas en anglais. Mais je l'ai lu, et j'ai beaucoup, beaucoup aimé...

Il en est de même pour ce Fil du rasoir, qui, s'il n'est pas entré dans ma vie en catimini vu que je l'ai très délibérément emprunté en médiathèque, a su me séduire sans que je ne sache comment au juste. Je pense que c'est une question de style et de contenu, enfin plutôt de sous-contenu glissé entre les lignes...


Je m'explique: techniquement, ce roman n'a pas vraiment d'intrigue. Le narrateur, qui serait Maugham en personne, raconte ses rencontres successives avec quelques Américains connus à Chicago au lendemain de la Première Guerre mondiale et fréquentés à Paris, à Londres et à Antibes pendant les années vingt et trente. Au fil du temps, ces amis très aisés, qui passent leurs soirées à des réceptions chez des gens bien, vont se perdre de vue, se marier, faire des choix contestés. Le narrateur s'attache plus particulièrement à suivre le destin de l'un d'entre eux, Larry, un jeune homme posé qui n'est pas plus intéressé que cela par le modèle que la société lui propose et par le rôle que son entourage attend tout naturellement de lui.

Très franchement, Larry est l'archétype du jeune rêveur idéaliste, à la fois perdu et parfaitement sûr de lui, ou plutôt de son bon droit. Sur la fin, ses considérations théologiques ont même failli me perdre. Mais je me suis sentie vraiment très proche de lui et sa recherche un peu enfantine de quelque chose qui lui donnerait l'impression d'être là pour une bonne raison.

Pas vraiment d'intrigue, donc. Et pourtant, le livre est efficace dès les premières lignes. Parce que le ton est clair et recherché. Parce que le narrateur analyse avec subtilité les caractères des personnes qu'il fréquente et que c'est fascinant de rencontrer, à travers lui, des gens complexes. Parce qu'il a des éclairs de lucidité triste et qu'une petite phrase apparemment anodine réussit à transmettre un abîme de tristesse. Parce qu'il nous promène dans plusieurs pays et dans des cercles aisés où se côtoient des gens de plusieurs nationalités, et que j'aime voir des Français, des Anglais et des Américains se retrouver autour d'un verre de vin à Paris. Parce qu'il fait revivre à la fois une atmosphère d'années folles après la guerre et un monde perdu où les lords ne fréquentent que des princesses italiennes et des nobles polonais. Parce que Larry vit dans un Paris estudiantin et intellectuel que je n'ai jamais fréquenté et que j'aime respirer dans les livres, un peu comme dans un Guide triste de Paris... Et parce qu'il y a aussi de l'humour: on n'éclate pas de rire, mais l'humour est bien là, et parfois il est bien triste, lui aussi.

J'ai aussi beaucoup aimé un des personnages secondaires, Suzanne. Cette Française pose nue pour les jeunes artistes peintres du Quartier Latin et vit plus ou moins une existence de prostituée: elle s'attache pendant quelque mois ou années à un peintre dont elle partage le lit en échange du couvert. C'est une vraie battante et un des personnages les plus authentiques du livre.

"And I remember after a battle seeing a pile of dead French soldiers heaped upon one another. They looked like the marionettes in a bankrupt puppet show that had been cast pell-mell into a dusty corner because they were of no use any more. I thought then just what Larry said to you: the dead look so awfully dead."

Vous noterez ici l'utilisation de l'expression "pell-mell", qui m'a fait découvrir que le français "pèle-mêle" était passé en anglais à mon insu... La linguiste que je suis en bondit intérieurement de joie depuis quinze jours. :)

lundi 5 août 2013

2001: L'odyssée de l'espace (1968)

2001, L'odyssée de l'espace de Stanley Kubrick: un grand classique du cinéma et de la SF qui faisait (cruellement) défaut à ma culture. Et dont il va être quelque peu... difficile de parler. ;)


Bien sûr, le film est très fidèle au livre: comme je vous l'a déjà dit lorsque j'ai chroniqué ma lecture, Kubrick et Clarke ont collaboré à l'histoire. Clarke écrivait le livre pendant que Kubrick tournait le film, et vice-versa. Rien de surprenant, donc, à ce que le scénario soit précisément le même. En revanche, c'est un film assez déroutant à cause de son extraordinaire lenteur. Les plans sont hyper longs, qu'on observe des vaisseaux dans l'espace sur fond de Beau Danube bleu de Strauss ou qu'on regarde fixement un astronaute --ou un ordinateur-- dans les yeux. Cela ne rend pas le film ennuyeux. C'est très joli et très intéressant. Et franchement j'ai aimé. Mais c'est un peu déstabilisant quand on ne s'y attend pas...

Techniquement, la mise en scène est ce qu'on appelle magistrale. Tout est pensé dans les moindres détails. Les vaisseaux sont spectaculaires et les intérieurs sont léchés. Et ça n'a pas pris une ride en plus de quarante ans, ce qui est plus que rare... Mention spéciale à HAL, l'ordinateur de bord, et à sa voix hyper posée, ainsi qu'aux scènes du début avec nos amis les singes: le passage du stade d'animal comme les autres au stade de premier homme est assez spectaculaire.



Et la célébrissime musique d'intro mérite d'ailleurs de voir le film à elle toute seule. Mis à part ça, je ne sas pas quoi vous dire... C'est un film hors norme difficile à décrire... Je ne peux que vous recommander de le voir et de vous faire votre propre opinion!

samedi 3 août 2013

Retour à Killybegs (2011)

Voilà une relative bonne surprise: s'il ne m'a pas non plus totalement séduite, Retour à Killybegs m'a beaucoup plus plu que Mon traître.


Ces deux livres de Sorj Chalandon racontent  la même histoire --celle d'un membre assez haut placé de l'IRA qui trahit sa cause et se met au service des Britanniques--, mais ce livre-ci donne la parole au traître lui-même et non pas à son ami. Du coup, au lieu de voir l'Irlande du Nord à travers les yeux naïfs d'un étranger qui semble se nourrir de clichés, on suit le parcours d'un vrai Irlandais. Ce Tyrone Meehan né à Killybegs, c'est-à-dire en République d'Irlande, découvre dans son enfance la vie des Catholiques de Belfast et s'engage presque naturellement dans l'IRA. Il finit très tôt en prison. Les conditions de détention des Irlandais étant très dures, ce séjour le conforte dans sa décision qu'il faut lutter à main armée contre l'occupation britannique, et il retrouve l'IRA dès qu'il sort de cellule.

Avec lui, on suit donc la lutte de l'IRA de manière plus précise que dans Mon traître, où les événements étaient cités plutôt que décrits, et surtout on comprend mieux le contexte qui l'a amené à collaborer avec les Britanniques. La raison de la trahison, en effet, n'était pas du tout abordée dans Mon traître, le narrateur se contentant de hurler à la mort parce que son super copain irlandais l'avait trahi. Le rôle et la personnalité de ce narrateur sont d'ailleurs vus avec une certaine lucidité dans ce livre-ci, le traître étant sensiblement du même avis que moi, c'est-à-dire que ce petit Français plein de bonne volonté se déguise tout bonnement en Irlandais...

Stylistiquement, je n'ai pas trouvé la plume de Sorj Chalandon très bonne, mais il semble au moins s'être partiellement défait des tics d'écriture qui m'avaient vraiment agacée dans le premier livre. Ce n'est donc pas du tout un coup de cœur, mais si vous devez lire un de ces deux livres, lisez plutôt celui-ci!

Sorj Chalandon, Retour à Killybegs
Le Livre de Poche, 7,10€, 336 pages

jeudi 1 août 2013

L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux (1998)


Annie: I read this article about what you do for people with horse problems.


Tom: Truth is, I help horses with people problems.

mardi 30 juillet 2013

Les Contes de Beedle le barde (2007)

Quel plaisir immense que de replonger dans l'univers d'Harry Potter!


Les Contes de Beedle le barde de J. K. Rowling, c'est un tout petit bijou de bon sens et d'humanité. Des vrais contes, quoi. Traduits par Hermione Granger (), très joliment illustrés et suivis par les notes d'Albus Dumbledore, qui nous explique comment ils ont été interprétés ou reçus à travers l'histoire... Décidément, il y a toujours un Malfoy pour râler! :p




J'ai retrouvé avec plaisir certains noms et éléments des célébrissimes sept tomes (Mc Connaghal, les fantômes de Poudlard, l'Ordre du Phénix...) ainsi que l'humour qui fait, à mon avis, la force des livres. Dumbledore qui écrit "My response prompted several further letters from Mr Malfoy, but as they consisted mainly of opprobrious remarks on my sanity, parentage and hygiene, their relevance to this commentary is remote", c'est juste merveilleux!

PUTAIN JE VEUX RELIRE HARRY POTTER!!!!!!!!!!

Allez donc voir ailleurs si ces contes y sont!
L'avis de Tigger Lilly
L'avis de Cachou

dimanche 28 juillet 2013

Dieu voyage toujours incognito (2010)

Les prêts de livres entre copines, il y a pas mieux! :)

...Même quand on est déçus! :p Je pense que Dieu voyage toujours incognito de Laurent Gounelle est un bon exemple de ce qu'on appelle communément de la littérature de gare: facile à lire et très convenu... Un peu comme les blockbusters que j'adore. Mais les blockbusters, eux, me font rire et m'en mettent plein la vue avec des scènes toujours plus spectaculaires et une image de synthèse toujours plus merveilleuse, tandis qu'ici, je reste sur ma faim...


C'est l'histoire d'un jeune Franco-américain qui décide de mettre fin à ses jours en se jetant de la Tour Eiffel. Mais quelqu'un d'autre se balade par là et lui propose de l'aider en s'occupant de son cas. Notre héros ne se pose pas plus de questions que cela et accepte. L'inconnu lui confie alors des missions pour l'obliger à trouver sa place face aux autres et à ne plus se laisser marcher sur les pieds par tout le monde.

Stylistiquement, je reproche à ce livre son extrême simplicité, mais aussi et surtout sa propension à répéter deux fois d'affilée la même chose (peut-être au cas où le lecteur n'aurait pas compris la première fois). L'exemple le plus spectaculaire: "[...] Dunker Consulting avait sciemment décidé de prospecter des sociétés insolvables, en toute connaissance de cause". Sciemment = en connaissance de cause. Voilà.

Ensuite, j'ai aussi trouvé certains défauts du narrateur très archétypaux. C'est le genre de gars qui mange du pain trop cuit parce qu'il n'ose pas dire au boulanger qu'il veut une baguette pas trop cuite. Ça me gave un peu, ce genre de dilemme....... Mais je suis mal placée pour râler, vu que je suis précisément quelqu'un qui se laisse exploiter et marcher dessus du matin au soir, à la boulangerie comme ailleurs: "serpillière" semble être écrit en caractères clignotants sur mon front depuis toujours! C'est peut-être moi qui ai besoin de faire une rencontre improbable en haut de la Tour Eiffel! :p

Il semble y avoir un mystère quant au nom du livre: il est indiqué partout comme étant Les dieux voyagent toujours incognito, mais je vous assure qu'il s'agit d'un singulier sur mon exemplaire... Allez comprendre!

Allez donc voir ailleurs si ce livre y est!
La présentation de l'éditeur
La fiche sur le site de l'auteur

Laurent Gounelle, Dieu voyage toujours incognito
Éditions Pocket, 7,60€, 420 pages

vendredi 26 juillet 2013

Guide triste de Paris (1999)

"Il y a des guides pratiques, des bons, des mauvais, mais que je sache il n'y a pas de guides tristes, et encore moins de Paris."



Ce recueil de nouvelles de l'écrivain péruvien Alfredo Bryce Echenique peut, en effet, se présenter comme un guide triste de Paris. Dans quatorze nouvelles se déroulant dans un petit univers de Péruviens exilés à Paris pendant les années soixante et soixante-dix, il met en scène des destins plus ou moins tristes, plus ou moins banals... tristement banals ou banalement tristes. Le jeu de mots est un peu convenu, je l'avoue, mais c'est ce qui en ressort...

Et pourtant, on rit aussi dans ce recueil. Les différents narrateurs abondent de phrases assassines ou ironiques sur les personnages ou la ville, ainsi que d'expressions hispanophones rigolotes (une employée de l'Ambassade du Pérou qui arrive au bureau  "fresca como una lechuga" --c'est-à-dire "fraîche comme une laitue"-- tous les matins, même si elle a bu toute la nuit, c'est spectaculaire, non?).


Alfaguara est bien partie pour devenir ma maison d'édition préférée. 

Il est dommage que je n'ai pas profité de ce recueil complètement à fond: l'espagnol est ma quatrième langue et je n'en saisis pas tous les tenants et les aboutissants. J'ai donc ressenti une certaine frustration lorsque je devais revenir en arrière pour bien comprendre ce qu'il se passait ou pour suivre une narration parfois compliquée, avec beaucoup de changements temporels. D'ailleurs, je n'ai rien compris à la dernière nouvelle, qui est aussi la plus longue et que j'ai donc lue en plusieurs fois... :(

Mais si j'ai autant aimé ce livre --j'ai particulièrement aimé la nouvelle sur Chat Noir et celle sur les horribles gardiennes d'immeubles--, il ne pourra que faire votre bonheur si vous le lisez dans une langue que vous comprenez parfaitement! Et c'est toujours bon de partir explorer le monde et de rencontrer des gens venus de loin... y compris en restant dans les rues de la capitale. :)

Allez voir ailleurs si ce livre y est!

mercredi 24 juillet 2013

Little Big Man (1970)

Un petit mot rapide pour vous parler de Little Big Man, un film réalisé en 1970 par Arthur Penn, avec Dustin Hoffman (jeune!!) dans le rôle-titre.

J'ai été assez surprise par ce film à cause de son humour assez étrange. Au début, je ne comprenais pas trop si le film était complètement grotesque ou s'il fallait le prendre un peu au deuxième degré. Je pense au final que l'idée était de traiter avec une certaine légèreté un thème fort pénible, puisque le personnage de Dustin Hoffman, devenu un vieil homme, y raconte sa vie avec les Cheyennes qui l'ont élevé. Une histoire mouvementée qui verra son inévitable lot de massacres d'Indiens...

Ce film est vraiment appréciable parce qu'il ne correspond pas tout à fait à un genre établi: ni western, ni comédie, ni film historique... Mais un mélange réussi des trois!

À regarder aussi pour voir Dustin jeune avec une touffe de cheveux rigolote...


Pour voir son personnage essayer de se la jouer cool comme Wild Bill Hickok...


Pour des scènes de batailles bien pensées...


Et pour un Custer odieux à souhait.


Ha, il y a aussi un gros clin d’œil au Lauréat, qui n'avait que trois ans à l'époque. ;)

lundi 22 juillet 2013

La Guerre des Mondes (1898)

Il arrive très rarement de lire un livre tellement superbe que, arrivés à la dernière page, on souhaite le rouvrir à la première afin de le relire immédiatement d'une traite et de prolonger un plaisir incroyable. C'est une sensation très rare, que je n'ai ressentie que quelques fois, pour L'Ombre du vent, Les Fils de l'homme, certains livres de Zola... Et pour cette Guerre des Mondes de H. G. Wells.


Ce livre est tout bonnement exceptionnel. Il est d'une modernité incroyable. Saviez-vous que tous les films des 20 dernières années mettant en scène des villes dévastées ou désertes, de Transformers à 28 Jours plus tard, sont en réalité tout droit sortis de ce livre qui a 115 ans?

À la fin du XIXème, H. G. Wells a vu l'exode d'une Londres battue d'avance par les Martiens fraîchement débarqués. Il a écrit des pages inoubliables sur la fuite de la population, la panique qui s'empare des foules, la dislocation quasi immédiate de l'ordre établi. Bien que "rodée" par la récurrence de cette image au cinéma, j'ai senti mes cheveux se dresser sur ma tête en lisant certains passages. J'ai ressenti l'angoisse et le désarroi du narrateur, sa terrible lucidité quant au sort de l'être humain, portée par des images terrifiantes dans lesquelles l'homme face aux Martiens est comparé au dodo face aux colons. De quoi donner quelques sueurs froides...

Par ailleurs, c'est toujours un plaisir de lire les auteurs britanniques de cette époque. Comme Stoker et Conan Doyle, Wells écrit très bien et exploite merveilleusement la langue anglaise: le tout premier paragraphe est un incipit absolument grandiose, tandis que la dernière phrase de la première partie ("And as it flew it rained down darkness upon the land.") est un petit bijou de concision anglophone. (À vous de voir si vous souhaitez la lire tout de suite ou préférez attendre de la rencontrer dans son contexte...)

[Je suis d'ailleurs toujours émerveillée de (re)découvrir la variété de styles qu'une langue offre à ceux qui savent la manier: lire Stoker en VO, ce n'est pas lire Wells et ce n'est pas lire Doyle. Et que dire de l'incroyable différence entre les formules légèrement archaïques de Tolkien, qui alternent avec le rythme épique qui me fait vénérer Le Seigneur des Anneaux, et la volupté ensorcelante d'Anne Rice, qui me fait toujours louper un battement de cœur? C'est comme lire Zola ou Camus: la langue est la même, mais tout est différent...]

J'ai laissé passer trop de temps entre la fin de ma lecture et ma rédaction de cette chronique pour bien vous expliquer tout ce que j'ai trouvé à cette Guerre des Mondes, mais je ne peux que vous inciter à lire ou relire ce grand classique. Et j'ai hâte de mettre la main sur le film de Spielberg: l'incipit repris par Morgan Freeman, que vous pouvez écouter avec la bande originale du film sur Deezer, m'a donné des frissons...

samedi 20 juillet 2013

Mon traître (2009)

Chronique express!
(Oui, décidément il n'y a vraiment plus que ça sur ce blog!)


Je voulais lire Mon traître depuis longtemps parce qu'il se passe en Irlande et qu'il m'avait été présenté en speed-booking... Mais quelle déception. Le style saccadé et haché de Sorj Chalandon, avec des enchaînements interminables de phrases courtes du type sujet-verbe-complément, et le narrateur antipathique ont vite eu raison de mon enthousiasme. Et il n'y a pas d'enjeu, vu que l'on sait d'emblée qui est le traître qui fournit des renseignements sur l'IRA aux Britanniques, et que l'on apprend rien sur ses motivations. Au moins, ça se lit vite et j'ai révisé l'histoire récente de l'Irlande du Nord; mais j'aurais nettement préféré l'emprunter en médiathèque plutôt que de l'acheter. Et dire que j'ai déjà acheté la "suite", Retour à Killybegs...

Sorj Chalandon, Mon traître
Le Livre de Poche, 6,10€, 224 pages

jeudi 18 juillet 2013

Le fils (2011)

Chronique express!


J'ai emprunté ce livre de Michel Rostain au boulot parce qu'il était cité dans une critique Amazon de Tu verras de Nicolas Fargues. Ayant lu ce livre-ci, la personne ayant rédigé la critique n'avait pas trouvé Tu verras à la hauteur. Les deux livres abordent en effet le même sujet: le deuil d'un père ayant perdu son fils. Malheureusement, ça n'a pas du tout marché sur moi et je n'ai ressenti aucune émotion, malgré quelques passages assez justes et le fait que Michel Rostain a vraiment perdu son fils. Et si l'idée de donner la parole au jeune mort, qui parle de ce que font papa et maman, était bonne, elle ne m'a pas semblé bien exploitée. Une lecture qui sera vite oubliée, donc! Mais peut-être que d'autres l'apprécieront plus que moi... À vous d'essayer.

Michel Rostain, Le Fils
Éditions Pocket, 6,10€, 150 pages

mardi 16 juillet 2013

L'île du Docteur Moreau (1896)

Chronique express!
(Décidément, il n'y a plus que ça sur ce blog! ^^)


Un grand classique et un grand écrivain enfin découverts! L'île du Docteur Moreau de H. G. Wells est vraiment super. Bien écrit, comme tous les livres de l'époque, et relativement flippant malgré son grand âge, il a vraiment su me captiver. À ranger aux côtés de Frankestein et des autres livres qui dénoncent les folles tentations de la science...

dimanche 14 juillet 2013

A Feast for Crows (2005)

Chronique express!


A Feast for Crows de G. R. R. Martin. Quatrième tome de la série A Song of Ice and Fire.

Enfin! J'ai enfin lu ce quatrième tome et je crois que j'accroche enfin cette série universellement aimée! Des chapitres plus courts qui donnent moins l'impression de se perdre en inutilités et, surtout, la présence massive de personnages que j'apprécie ont rendu cette lecture prenante et même tout à fait prédominante dans mon quotidien. En plus, certaines intrigues avancent, ou évitent tout du moins de se compliquer encore plus, et ça fait du bien. Par contre, Martin garde l'habitude d'écrire un prologue qui n'a rien à voir avec le contenu du livre et je trouve le devenir de certains personnages vraiment grotesque d'invraisemblance... Et quelques scènes super importantes, où la situation change du tout à tout, m'ont semblé manquer de force, à tel point que je me suis demandée si j'avais bien lu tellement l'énormité était amenée sans être soulignée... Mais l'ensemble me plaît!  Reste à voir si je me penche sur le cinquième tome, qui met surtout en scène des personnages que je n'aime pas... Et qui risque de me laisser sur ma faim, vu que le sixième tome n'est pas prêt de voir le jour...

samedi 13 juillet 2013

L'Adversaire (2000)

Chronique express!


Ma merveilleuse histoire d'amour avec Emmanuel Carrère -- dont ce dernier n'est absolument pas conscient -- continue! J'ai adoré cet Adversaire. C'est un peu moins spectaculaire ou complètement exceptionnel que Limonov et D'autres vies que la mienne, mais c'est quand même génial. Et glaçant. Parce qu'il suit le parcours de Jean-Claude Romand, le monsieur qui s'est fait passer pour médecin pendant dix-huit ans puis a tué l'ensemble de sa famille, et qu'une telle histoire ne peut pas laisser indifférents... À lire absolument!

(La vieille couverture de cet exemplaire acheté d'occasion me donne envie de voir le film avec Daniel Auteuil, acteur que j'ai, je dois l'avouer, totalement découvert dans Jappeloup!)

Emmanuel Carrère, L'adversaire
Éditions Folio, 5,95€, 219 pages

Allez donc voir ailleurs si cet adversaire y est!
L'avis de Grominou

jeudi 11 juillet 2013

Cheveux chéris

Pendant encore quelques jours, le Musée du quai d'Orsay Branly organise une exposition sur le thème des cheveux: Cheveux chéris.


L'exposition est intéressante parce qu'elle nous pousse à prendre conscience du rôle du cheveu et à découvrir les coiffures les plus originales et variées. Ce n'est pas forcément révolutionnaire ou hyper approfondi, mais elle mérite que vous vous y attardiez si vous visitez le musée (en revanche, je ne pense pas que ça vaille le coup de payer l'entrée juste pour ça si vous n'avez pas le temps de coupler les deux). J'en retiens une photo vraiment belle de la merveilleuse Ava Gardner, l'actrice qui symbolise à mes yeux toute la classe intemporelle de l'Hollywood des années cinquante, ainsi que les deux éléments suivants...

1: Une chevelure achetée par André Breton. Je sais, comme ça, ça ne vous dit rien. Mais quand on a mangé du Breton pendant des mois en vue du bac, on a tendance à sursauter dès qu'on voit son nom quelque part, puis à danser mentalement de joie parce qu'on n'a plus besoin de faire des disserts sur Nadja!



2: Une photo de la fille d'Émile Zola prise par Émile lui-même. Sur la fin de sa vie, Zola s'était acheté un appareil photo et expérimentait beaucoup. Je ne trouve pas ce cliché tellement formidable, et les cheveux de Denise me font peur tellement ils sont épais (ça, c'est un autre vieux traumatisme, dû celui-ci à La Chevelure de Maupassant; depuis que j'ai lu ce texte, les cheveux trop épais et volumineux me dégoûtent)... Mais bon c'est Made in Zola.



Pour tout savoir sur l'expo et décider si vous devez vous ruer au Musée du Quai Branly d'ici trois jours: la présentation sur le site du musée.

mardi 9 juillet 2013

Top Ten Tuesday (27)

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire de la blogosphère littéraire. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il a été repris en français par Iani.


Le thème de cette semaine
Les 10 meilleures et/ou pires adaptations cinématographiques de livres

Je vous ai déjà parlé de mes 10 (enfin, 13...) adaptations préférées au cours d'un autre TTT. Aujourd'hui, j'ai donc décidé de vous parler des 10 pires, en me disant que j'allais pouvoir sortir mon venin et faire un Top interminable... L'exercice s'étant révélé plus difficile que prévu, je me réserve le droit de mettre ce Top à jour en fonction des vôtres. :p 

1/ La Reine des Damnés de Michael Rymer (2002). En fait, je ne l'ai pas vu en entier. Mais ce que j'en ai vu m'a suffi. Une chanteuse de daubes heuh pardon de R n' B chez les vampires d'Anne Rice, non mais OH.

2/ Dracula de Francis Ford Coppola (1992). Je n'aime pas ce film en lui-même car je ne le trouve pas vraiment remarquable, même si je dois reconnaître qu'il y a du travail. Mais c'est surtout le fait d'être à mille lieues du livre de Stoker qui me chiffonne. Et aussi le fait qu'il ait mis dans la tête de tant de gens que Dracula est une histoire d'amour...

3/ La Bête humaine de Jean Renoir (1938). Parce que la fin est complètement différente que dans le livre... Jean Renoir a dû se dire que le public serait trop traumatisé par la vraie fin. :p 

4/ Les tribulations d'une caissière de Pierre Rambaldi (2011). Film tout public un peu culcul. C'est dommage que toute la réflexion sur le statut des caissières soit passée en second plan.

5/ Sherlock Holmes de Guy Ritchie (2009). Et la suite. Je hais ces adaptations, qui n'ont rien à voir avec les merveilleux livres de Conan Doyle...

6/ Le Hobbit de Peter Jackson (2012). Bon, celui-là je l'ai mis un peu pour faire du remplissage... Mais plus je pense à ce film et plus je pense que Peter s'est loupé. Et la bande-annonce de La Désolation de Smaug m'a envoyée en dépression tellement on est loin de Tolkien... :(

Et voilà. Pas inspirée du tout, comme vous le voyez... D'autant plus que certains de ses films ne sont pas si terribles que ça, juste éloignés du bouquin, et ne méritent pas forcément d'être négligés!

dimanche 7 juillet 2013

Tu verras (2012)

Chronique express!


J'ai lu Tu verras sans réaliser que j'avais déjà rencontré son auteur, Nicolas Fargues, l'année dernière, lorsque j'ai lu La Ligne de courtoisie pour le comité de lecture de ma médiathèque (vous pouvez lire ma chronique de l'époque pour en savoir plus).

Résultat: sans aucun a priori sur l'auteur, j'ai beaucoup apprécié cette lecture, qui nous plonge dans la tête d'un père un peu (beaucoup) "vieux con" qui vient de perdre son fils, tombé sous une rame de métro à l'âge de 12 ans. Pas de sentimentalisme niais ou de douleur insurmontable, juste les pensées et les faits qui suivent l'enterrement. Et une relation compliquée entre deux générations qui est présentée de manière crédible, avec une certaine justesse dans le personnage du jeune garçon. J'ai trouvé le tout très bien fichu.

En plus, pour une fois, notre auteur construit des phrases très longues et pleines de virgules placées au bon endroit, ce qui est assez rare pour être souligné!

Nicolas Fargues, Tu verras
Folio, 6€, 192 pages

samedi 6 juillet 2013

Émile Zola à l'usage des personnes pressées (2013)

Une petite surprise offerte par l'Homme après son passage dans une librairie BD. Ce petit volume tient de la BD, mais n'en est pas tout à fait une. Il se lit très vite et c'est très sympa pour se faire une culture sur Zola en deux temps trois mouvements! Et en plus, il vient de Suède, comme mon employeur...


Émile lui-même apparaît de page en page dans des dessins en noir et blanc assez rigolos, avec quelques mots qui nous en apprennent plus sur son parcours.


Certains de ses livres les plus connus sont résumés en trois ou quatre cases. Pratique pour faire le tour des grands thèmes récurrents de son oeuvre et suivre les destins de ces pauvres Rougon-Macquart. (Certains résumés sont quelque peu glaçants, mais passons...)


Beaucoup plus intéressant que Zola et le naturalisme, je le conseille vraiment à tout le monde, et je regarde avec envie vers les autres tomes de cette petite série: 90 livres cultes à l'usage des personnes pressées, 90 films cultes à l'usage des personnes pressées et 90 autres livres cultes à l'usage des personnes pressées...

Katarina et Henrik Lange, Émile Zola à l'usage des personnes pressées
Traduit du suédois par Fanny Törnberg
Éditions Ça et là, 9€, 161 pages

jeudi 4 juillet 2013

Élégie pour un Américain (2008)

Je suis tombée sous le charme de Siri Hustvedt en octobre 2011, lorsque j'ai lu Un été sans les hommes. Toutefois, dans la mesure où j'ai lu ce livre en français, je n'étais, en réalité, pas sûre d'être tombée sous le charme de l'auteure ou de sa traductrice, Christine Le Boeuf. Il était donc indispensable que je passe à la VO.


C'est chose faite et ça relève un peu du désastre, à mon grand désespoir...

J'ai trouvé cette Élégie pour un Américain très ennuyeuse et surtout remplie de stéréotypes: le riche psychanalyste new-yorkais divorcé qui vit dans une maison à trois étages "remplie de livres", sa sœur philosophe fragile veuve d'un écrivain à succès, sa nièce traumatisée par le 11-Septembre qui écrit des poèmes du haut de ses 18 ans... Des personnages destinés à créer un milieu très intello et littéraire qui ne m'a pas du tout intéressée.

Point de vue rédaction, je n'ai pas du tout retrouvé la justesse de ton qui faisait le charme de Un été sans les hommes. Je n'ai pas senti de style particulier ou de richesse de vocabulaire remarquable. Quant à l'intrigue, j'ai eu énormément de mal à comprendre dans quelle direction elle allait. Techniquement, notre héros revit la vie de son père décédé tandis que sa sœur doit affronter une journaliste qui semble détenir des secrets pas très propres sur feu son mari l'écrivain célèbre. Mais ça n'avance pas, notre narrateur se morfond du matin au soir, et la chute est toute molle... À l'aide!

mardi 2 juillet 2013

Billy le kit (2009)

Chronique express!

Un Billy sur une Billy...

Billy le kit aux éditions Albin Michel. Auteur: collectif. Offert par une collègue de boulot. L'histoire de la bibliothèque Billy et de IKEA en général, des années cinquante à nos jours, avec des photos des produits les plus connus et surtout les couvertures de tous les catalogues. Plus une BD et une petite nouvelle. Très sympa, mais plutôt à emprunter à bibliothèque: c'est un peu petit si on doit le payer 15€.


Avis aux amateurs de design: C'est le premier tome de la série Une petite histoire du design.