samedi 25 juillet 2015

Fantasy, de l'Angleterre victorienne au Trône de fer

Au cours des mois de juin et de juillet, j'ai tant bien que mal suivi le MOOC Fantasy proposé par l'Université d'Artois.

Après Dino 101, The Horse Course et Les chansons des troubadours, je dois dire que mon sérieux et mon intérêt pour le concept du MOOC ont pas mal diminué et que j'ai suivi ce cours-ci comme j'aurais regardé un documentaire à la télé. C'est-à-dire que je n'ai même pas essayé de prendre des notes, alors que je l'avais fait très sérieusement pour les deux premiers et que j'avais commencé à le faire pour le troisième (avant de réaliser que le sujet ne s'y prêtait guère).


Mon "verdict" (si je puis dire) est le même ici que dans les autres cas: il ne s'agit vraiment aucunement d'une formation, mais "juste" d'un apport de connaissances de qualité sur un sujet. Précisément comme un documentaire. Mais bon, c'est déjà pas mal de recevoir gratuitement des connaissances de qualité, alors on ne va pas se plaindre!

Côté négatif, j'ai retenu ici le singulier manque de dynamisme de certaines intervenantes, une prononciation extrêmement douteuse de certains noms et mots anglais (désolée, ça n'est pas pertinent comme remarque mais j'ai vraiment rigolé!) et une certaine "légèreté" dans le traitement de certains œuvres. Évidemment, c'est un débat sans fin, chacun voudrait entendre parler de ce qu'il aime le plus et on ne peut pas mettre tout le monde d'accord; mais bon parler de vampires pendant deux heures en analysant finement des livres qui passeront certainement à la postérité comme Les vampires de San Francisco ou Vampire Academy et à peine citer Anne Rice en passant, ça m'a laissée pas mal sceptique.

Côté positif, et bien il y a évidemment la débauche d'idées de lecture, que je n'ai pas notées mais qui m'ont donné tellement, tellement envie de lire plus et même de lire tout le temps. "So many books, so little time", c'est juste dingue! C'était aussi une belle excursion dans des sous-genres différents, avec une ouverture finale sur les autres supports médiatiques, comme les jeux vidéos, que j'ai trouvée passionnante. J'ai adoré entendre parler de L'Histoire sans fin et de Conan, adoré les illustrations proposées, et bien sûr adhéré corps et âme à la présentation d'une vidéo complète sur les figures féminines. L'historique de début était aussi super intéressant.

Je ne sais pas trop ce qu'il me restera de ce MOOC dans un an, mais il est certain que je me suis sentie un peu plus cultivée en le suivant! :)

En revanche, l'investissement en temps que j'ai consacré à ces MOOC ayant été assez conséquent, j'ai décidé de ne pas suivre le cinquième et dernier cours auquel je suis inscrite, Fantasy and Science Fiction: The Human Mind, Our Modern World. J'ai besoin de souffler jusqu'à la rentrée de septembre, même si je passe à côté d'heures d'infos passionnantes. Une nouvelle session semble devoir être lancée en octobre, peut-être que la période sera plus propice!

mercredi 22 juillet 2015

Mont-Oriol (1887)

Chronique express!


Au détour de mes trouvailles chez Gibert, je continue de creuser la biographie de Maupassant, un de mes écrivains préférés. Je dois dire que je n'ai pas vraiment retrouvé le Maupassant que j'aime dans Mont-Oriol, avec son élégance typique du XIXe, son lyrisme et sa noirceur cosmique... Stylistiquement, ce roman m'a semblé vraiment en-dessous de ses autres œuvres. Mais il est très intéressant parce qu'il présente la construction d'une ville d'eau via un vaste et subtil enchaînement de magouilles et d'ententes à demi-mot. La source découverte sur les terres des Oriol n'est peut-être pas bien miraculeuse, mais qu'importe si l'on peut convaincre des médecins en vue d'en dire le plus grand bien? En parallèle, une intrigue amoureuse se noue entre deux personnages situés au cœur de la machination, un vrai amour absolu qui occupe nos héros corps et âme et dont on devine d'emblée qu'il est voué à l'échec (sinon ce ne serait pas du Maupassant). En bref, un roman intéressant, certes plaisant à lire car c'est tout de même très bien écrit, mais pas le chef d’œuvre de l'auteur.

Lisez plutôt...
Contes fantastiques (1875-1890)
Clair de lune (1883)
La Main gauche (1889)

mardi 7 juillet 2015

Jézabel (1936)

Au milieu des années trente, une femme d'une grande beauté est jugée pour meurtre: elle a froidement abattu son amant, un homme plus jeune qu'elle. Les témoins se succèdent, les faits ne font pas de doute et le verdict est prononcé. Les spectateurs quittent la salle et passent aussitôt à autre chose. La belle accusée est déjà de l'histoire ancienne.


Après une cinquantaine de pages sur le procès, Irène Némirovsky entre dans le vif du sujet en retraçant le parcours de Gladys Eysenach, depuis son entrée dans le monde aisé du début du XXe ("une enfant qui avait dansé pour la première fois à Londres, au bal des Melbourne, par un beau soir de juin depuis longtemps passé") jusqu'à ce moment fatidique où, bien plus tard, après une vie de mondaine marquée par le plaisir mais aussi par le malheur, elle a fait feu sur le jeune Bernard Martin. Comment une obsession superficielle, mais si compréhensible, peut-elle se mettre en place dans la vie d'une femme qui a tout pour elle? Comment l'angoisse peut-elle prendre le dessus de tout autre sentiment? La vie de Gladys a été marquée et écrite par sa beauté ("dont l'éclat effaçait la beauté de toutes les rivales") et la séduction que celle-ci lui offrait dans un monde insouciant dédié aux bals et aux flirts, où l'argent coule à flots et où les femmes n'ont qu'une chose à faire: précisément être belles et séduire. Mais cette beauté a un ennemi implacable: le temps. Si Gladys est horrifiée par la vieillesse des autres, elle est surtout paniquée à l'idée d'être un jour elle-même celle dont on dira qu'elle "a été belle"...

Jézabel n'égale pas Suite française du même auteur, mais est néanmoins un beau roman sur un personnage complexe, saisi avec une grande justesse par une plume simple et élégante, parfaitement adaptée. Outre la solitude et le vieillissement, qui sont les thèmes principaux, j'ai aussi cru y voir une critique voilée de la place de la femme (oisive) dans la (haute) société: Gladys est certes un cas extrême, mais dans son milieu les femmes n'ont de place que tant qu'elles sont jeunes et belles. Une fois passés les quarante ans, elle ne sont plus que "la mère de" et l'on parle d'elles au passé.

Cela m'a beaucoup fait penser à Gatsby le Magnifique de Fitzgerald et à Daisy, notamment quand elle souhaite à sa fille d'être une petite sotte car c'est ce qui peut arriver de mieux à une femme... Comme pour Daisy, d'ailleurs, j'ai un peu eu envie d'étrangler Gladys, mais il faut se resituer dans le contexte de l'époque et ne pas juger avec notre regard du XXIe, époque à laquelle nous avons malgré tout des horizons autrement plus larges.

En définitive, un beau et triste roman très bien écrit qui fait réfléchir sur le passage du temps. Je recommande.

Livres de l'auteur déjà chroniqués sur ce blog

samedi 4 juillet 2015

The Hobbit Location Guide

Chronique express!



Quel beau coup marketing! Les films de Peter Jackson ayant fait exploser le tourisme en Nouvelle-Zélande, pourquoi ne pas pousser le concept jusqu'au bout et proposer un guide de voyage présentant les lieux de tournage du Hobbit? Et bien c'est chose faite par Ian Brodie, qui avait apparemment déjà réalisé le même projet pour Le Seigneur des Anneaux. The Hobbit Location Guide est précisément un guide proposant de nombreuses visites de lieux utilisés dans Le Hobbit, que ce soit (évidemment) Hobbiton ou un champ, une rivière ou un bout de montagne à l’autre bout du pays. Avec de très belles photographies d’une nature sauvage et préservée, il fait vraiment rêver et donne vraiment envie de voyager (pas forcément aussi loin par manque de sous, mais au moins quelque part). On n’apprend pas grand-chose sur les films et le ton est parfois un peu béat, mais ce n’est pas bien grave… Je regretterais juste que l’accent ne soit jamais mis sur la randonnée équestre, qui est à peine citée deux ou trois fois alors qu’elle me semble une méthode de voyage incroyablement adaptée à la beauté des lieux. À lire pour rêver les yeux grands ouverts.




Allez donc voir ailleurs si ce photographe y est!

mercredi 1 juillet 2015

La gamelle de juin 2015

Le mois de juin a progressivement marqué le retour à un rythme professionnel normal. Je manque toujours de temps pour lire mais je ne travaille plus sept jours sur sept! :) C'est aussi le mois où j'ai découvert le yoga, ce qui m'a permis de sortir un mythique et très justifié "Je peux pas, j'ai yoga" à un pote qui organisait une soirée! \o/

Sur petit écran

Rien. ^^

Sur grand écran

À la poursuite de demain de Brad Bird (2015)
Un film de SF grand public très réussi et très positif avec une héroïne vraiment intelligente et débrouillarde qui ne vit pas d'histoire d'amour, n'est jamais mise en avant pour son physique – elle se balade en jean, en sweat informe et avec une casquette de baseball – et n'est même pas le seul personnage féminin du film puisqu'elle reçoit l'aide d'une petite fille, c'est assez rare pour être souligné. Ajoutez un message positif sur la prise de décision individuelle, la valorisation de l'intelligence et de la science, un peu d'humour et un sens de l'émerveillement vraiment démesuré... J'aime tellement Disney. ♥

Jurassic World de Colin Trevorow (2015)
LE film tant attendu et tant redouté!!! Au final, un bon moment de rigolade qui ne se prend pas excessivement au sérieux et qui se fait facilement pardonner sa démesure un peu ridicule. Avec autant de clins d'oeil au premier film, de toute façon, il me caressait vraiment dans le sens du poil... ^^ Comme tous les films d'action du moment, il est rempli d'incohérences, mais si on l'accepte en tant qu'amusement pur il est tout à fait efficace. Notons que le personnage de Bryce Dallas Howard est plus présent et utile que la bande-annonce ne le laissait craindre.

Spy de Paul Feig (2015)
Un film d'espionnage comique et parodique qui marche plutôt bien sur une discrète employée de la CIA en surpoids flagrant qui part pour la première fois sur le terrain, l'identité des autres agents étant compromise. Il y a des passages lourds et je me suis parfois demandée si le film n'était quand même pas, au fond, moqueur contre les gros, mais il n'empêche qu'on ne voit ni de gros héros ni de femmes espionnes tous les jours et que ce film a donc quelque chose de révolutionnaire! :D Il est en tout cas bien drôle et la performance de Jason Statham est hilarante.

Vice-Versa de Peter Docter (2015)
Encore une victoire de Pixar avec ce dessin animé plutôt fin et très amusant sur les différentes émotions qui occupent le cerveau d'une petite fille de onze ans. J'ai adoré Tristesse et Peur et évidemment hautement désapprouvé Joie. J'ai fondu en larmes au quart de tour lors de la scène que je ne citerai pour ne pas spoiler; l'émotion était telle que le lendemain j'ai dû aller m'isoler à l'imprimante car je me mettais à chialer sur l'ordi au boulot. En plus le film est plein de petites infos simplifiées mais réelles sur le cerveau, ce qui en fait aussi un truc intelligent pour éveiller les gosses au monde. Et en plus il y a une licorne arc-en-ciel. Bref, un film très réussi, qui a cependant pour moi un gros bémol: je n'aime pas du tout les graphismes...

Du côté des séries

Plein d'épisodes de la saison 5 d'Arabesque; un épisode de la saison 2 de l'Inspecteur Barnaby; deux ou trois épisodes de la saison 2 de Penny Dreadful.

Le reste

Bein j'ai lu mon Cheval Mag, comme tous les mois. ♥

dimanche 28 juin 2015

Hokusai (1987)

Chronique express!


Une lecture très instructive: voilà ce qu'il faudra retenir de Hokusai de Shōtarō Ishinomori. Déjà, c'est la première fois que je lis un manga et ce n'est pas rien. Mais évidemment le plus important est que je ne connaissais pas du tout Hokusai – à l'exception de son nom et de sa célèbre vague – et que cette biographie m'a fait découvrir plein de choses, notamment des œuvres très éloignées de l'idée que je me faisais de son art, comme le montrent les deux premières photos ci-dessus (La femme au poulpe et Cent histoires de fantômes). Par contre, je n'ai pas trop aimé notre artiste, un personnage assez déplaisant et égoïste, qui ne m'a même pas émue dans sa recherche éternelle et vaine de l’Œuvre qui serait vraiment son Œuvre... Et j'ai trouvé que l'apparition récurrente de poitrines féminines fort développées en disait plus long sur l'auteur du manga que sur son personnage principal (voir troisième photo)... ^^ Un manga à lire néanmoins, porté par de beaux graphismes en noir et blanc (voir quatrième photo pour la première page).







dimanche 14 juin 2015

Le Fantôme de l'Opéra (1910) (+ 1980 et 2002)

Grand classique de la littérature française et de l'imaginaire gothique/baroque, Le Fantôme de l'Opéra est typiquement le genre de livre que je connais bien de nom et dont je connais même quelques images – ici, le masque – mais dont je ne sais en réalité pas grand-chose. Au moment de l'acheter, j'ai même dû aller chercher une libraire car j'étais incapable de me souvenir du nom de l'auteur...

Au final, c'est une déception assez marquée, car ce roman de Gaston Leroux n'a pas très bien vieilli. Le style a failli m'arrêter après quelques pages et les transports amoureux des héros sont vraiment complètement désuets. Mais j'y ai néanmoins trouvé plein de bonnes choses, et ce sont ces points que je souhaite noter ici.


L'histoire est une sorte de jeu du chat et de la souris entre notre Fantôme, qui hante l'Opéra depuis des années, et la jeune chanteuse Christine Daaé qui entend en lui l'esprit de la musique et est complètement ensorcelée par la voix mélodieuse qui l'accueille dans sa loge. Le changement de direction de l'Opéra, la découverte d'un cadavre, un grave accident pendant une représentation et l'entrée en scène d'un jeune noble amoureux de Christine, forment les éléments déclencheurs d'une grande histoire d'amour tragique en triangle.

Le Fantôme de l'Opéra a un atout immense: l'histoire se passe dans l'Opéra Garnier. Rien que pour ça, la lecture vaut le coup d'être faite car c'est un décor absolument superbe, fascinant et propice à tous les mystères. Du toit aux souterrains oubliés, il y a bien des endroits où un Fantôme peut se cacher et où on peut trouver des pendus ou perdre un cheval... Et on ressent l'envie irrésistible de suivre la jeune chanteuse dans sa loge ou les fermeurs de portes dans des couloirs obscurs.

Autre atout: il y a un certain humour. C'est loin d'être majoritaire dans cette histoire largement composée de soupirs amoureux et de discours hachés par la peur, mais parfois on sent que Leroux se moque de ses personnages et c'est fort plaisant. C'est surtout le cas des personnages secondaires, comme les nouveaux directeurs qui refusent de se soumettre aux demandes financières de F. de l'O. ou de la petite employée qui, elle, est en excellents rapports avec ce dernier.

Mais l'atout principal est évidemment le Fantôme lui-même. Personnage plus grand que nature et plein de ressources, il hante l'Opéra dont il connaît le moindre recoin et secret et contrôle le moindre mécanisme. Au final, dans ce livre un peu mièvre, il est très dur et inquiétant, comme un autre personnage très connu qu'il m'a vite rappelé, le Capitaine Nemo. Et quand le Fantôme n'est pas content, on tremble à l'idée de ce dont il est capable. Les quelques bribes d'informations inquiétantes qu'on apprend sur son passé viennent compléter le portrait.

Grâce à ce personnage fort, tout le mystère qui l'entoure devient très crédible: la manière dont il enlève Christine de sa loge, l'ombre qui suit les deux amoureux partout, sa présence dans les murs. On oscille vraiment sur la frontière entre tour de passe-passe et fantastique et c'est très réussi...

... Même si, au final, le roman est quand même avant tout désuet et n'a même pas empêché la grande froussarde que je suis de dormir!

Le roman étant lu, j'ai pu revenir sur deux chansons qui en sont inspirées.

Phantom of the Opera de Nightwish (2002)
En réalité, cette chanson n'est pas inspirée du roman: c'est une reprise du morceau phare de la comédie musicale américaine qui en est tirée. Ce n'est pas mon titre préféré de Nightwish mais il est efficace et j'aime bien la contraste entre les voix de la chanteuse et du chanteur, la voix grave de ce dernier se prêtant bien à la rugosité du Fantôme. Les paroles sont bien adaptées au dialogue entre Christine et le Fantôme et la mélodie est plutôt réussie, avec un côté gothique très plaisant, donc bravo à Andrew Lloyd Webber qui l'a composée. La reprise de Nightwish se trouve sur l'album Century Child.


Phantom of the Opera de Iron Maiden (1980)
Je passe à cette chanson plus ancienne en deuxième car j'ai connu Iron Maiden bien après Nightwish et que je n'ai connu cette chanson-ci que plus tard encore, ma relation avec Iron Maiden ayant reposé exclusivement sur l'album Fear of the Dark pendant plus d'un an. Sans surprises, c'est beaucoup plus pêchu que Nightwish ou la comédie musicale et ça n'a rien de gothique ou d'aspirant gothique: on n'est pas dans l'amour maudit mais dans une vraie relation de domination et de harcèlement et les paroles me semblent plus dures (et plus adaptées au livre, dans lequel Christine est réellement terrorisée par le Fantôme).
L'intérêt principal réside cependant dans la vitesse du tempo et dans les nombreux changements de rythme et de mélodie qui font que la chanson en contient plusieurs, un procédé très commun chez ce groupe.
Phantom of the Opera est vraiment une des belles chansons des débuts de Maiden qui en ont fait le groupe qu'il est devenu, ces morceaux tellement prenants qu'il faut forcément s'arrêter de faire ce qu'on fait pour mettre la musique plus fort quand on les entend – et qui vous tiennent en haleine un bon bout de temps puisqu'il est le premier à dépasser les sept minutes.

(Tellement les meilleurs!!)

mercredi 10 juin 2015

Le 10 juin 2015...

.... Le jour le plus long.

Le jour que tu attends depuis dix ans. Le jour que tu redoutes depuis dix ans.

Tu sais que ça va être nul. Scénario absurde, Chris Pratt qui fait de la moto avec des raptors, fille qui promet de servir à rien, image de synthèse bâclée. Tu sais que la dégringolade qualitative des précédents opus va continuer et que le quatre ne servira qu'à une chose – rendre le trois qualitatif en comparaison.

Et pourtant c'est le jour le plus long.

Parce que j'ai tellement, tellement, tellement hâte d'être à la séance de ce soir...

dimanche 7 juin 2015

Le Soleil des Scorta (2004)

Chronique express!


Laurent Gaudé a réalisé dans Le Soleil des Scorta une fresque familiale très efficace. Dans un petit village des Pouilles écrasé de chaleur, il retrace le destin de plusieurs générations de Scorta, cette famille à part née du viol et de la vengeance, crainte et ostracisée par les autres habitants. Je dois dire que malgré quelques retenues (une certaine irritation face à l'égo démesuré de certains personnages ou le style parfois grandiloquent, notamment) j'ai complètement adhéré à cette lecture, qui a réussi à me captiver plusieurs heures d'affilée en cette période où je n'ai plus ni temps ni énergie pour lire... Et les passages de la fin m'ont beaucoup émue et fait réfléchir. Après Ouragan, ce roman me confirme que Laurent Gaudé est un écrivain talentueux sur lequel il est judicieux de garder un œil. C'est le premier prix Goncourt que je trouve réellement pertinent...

Allez donc voir ailleurs si ce Soleil y est!
L'avis de Grominou

lundi 1 juin 2015

La gamelle de mai 2015

Entre la programmation peu motivante de mon cinéma, la surcharge de travail et les jours fériés passés chez l'Homme, chez qui la télévision est toujours allumée, le mois de mai s'est transformé en débauche de films sur petit écran!

Sur petit écran

Men In Black II de Barry Sonnenfeld
Je n'ai gardé aucun souvenir ce de film regardé en somnolant, si ce n'est que c'est assez amusant et que j'aimerais bien revoir le premier.

Benjamin Gates et le Trésor des Templiers de Jon Turteltaub (2004)
Un film très inutile. Je l'ai regardé d'un œil en travaillant et en me demandant pourquoi Sean Bean et Diane Kruger avaient accepté d'y figurer.

Ghostbusters et Ghostbusters II d'Ivan Reitman (1984 et 1989)
Deux films très rigolos, même si le deuxième fait vraiment répétition à l'identique du premier. Je ne les regarde pas avec la vision nostalgique des gens dont ils ont marqué l'enfance (je les ai découverts tard et n'avais pas la cassette pour les regarder chez moi), mais ils se revoient toujours avec plaisir. Même le côté complètement dépassé des effets spéciaux passe bien car les films ne se prennent pas du tout au sérieux et sont toujours très drôles (à bon entendeur...). Ayant vu Men In Black II la veille, j'ai soudain réalisé que Barry Sonnenfeld avait essayé de se faire un Ghostbusters à la sauce alien avec ses hommes en noir.

Shutter Island de Martin Scorsese (2010)
Un revisionnage pour que l'Homme découvre un film que j'avais trouvé super. Cette fois-ci, cependant, j'y ai un peu moins cru, même si évidemment c'est facile vu que je connaissais la chute... L'atmosphère pesante et flippante a tout aussi bien fonctionné, par contre, car vraiment la folie est une des choses les plus inquiétantes qui soient. Cet asile glauque et détrempé, plein de gens plus dangereux les uns que les autres et tout à fait convaincus de ne pas du tout être malades, m'a donné des frissons. La toute fin, avec la terrible question de Di Caprio, reste forte, et c'est avec tristesse que je suis sortie du film. Sinon, j'ai cru y voir énormément de parallèles avec Inception, est-ce que quelqu'un d'autre a eu cette impression?

Là-haut de Pete Docter et Bob Peterson (2009)
Un Disney/Pixar très touchant et drôle. J'ai loupé le début, qui est le plus triste et le plus drôle à la fois, mais j'ai bien ri et bien pleuré néanmoins. Dommage que je n'aime pas du tout les graphismes, sinon ce serait vraiment un de mes dessins animés préférés...

Fatal de Mickaël Youn (2010)
J'adore ce film et je l'ai revu avec grand plaisir, toujours hilare devant cet humour débile et la manière ouverte et subtile à la fois qu'a Mickaël Youn de se moquer de l'univers de la télé-musique à deux balles. "Représente le hard-core des montagnes en direct de la Savoie..." En plus le rôle de Chris Prolls va comme un gant à Stéphane Rousseau. Dire que je ne voulais pas le voir quand il est sorti au cinéma HAHAHAHA.


L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux de Robert Redford (1998)
Un très beau film qui m'a tiré, encore une fois, pas mal de larmes. J'aime beaucoup les personnages fragiles (mais pas naïfs) et forts à la fois, leur volonté de bien faire et leurs erreurs... J'aime qu'Annie soit une femme décidée et énergique et ne tombe pas dans la mièvrerie. J'adore la manière dont Redford a filmé Pilgrim et a montré sa rage et sa peur. J'aime tous les acteurs: Redford qui représente la force tranquille et pourtant si fragile, Christin Scott Thomas glaciale et si chaleureuse en même temps, Scarlett Johansson en ado perdue et surtout Sam Neill qui est absolument parfait dans son rôle. Et même si l'histoire d'amour occupe le devant de la scène et s'éternise un peu, et que l'opposition entre le mode de vie de New York et celui du ranch est un peu simpliste, le charme opère et le parcours de Grace et Pilgrim me prend aux tripes à chaque fois.


Daredevil de Mark Steven Johnson (2003)
Houlàlàlà quel film dispensable. Je me suis beaucoup demandée ce que ces pauvres acteurs étaient allés faire dans cette galère...

Pacific Rim de Guillermo del Toro (2013)
J'adooooore ce film! J'adore la musique! J'adore les robots géants qui prennent des poses et bastonnent des reptiles géants à coups de bateau!! Kaiju groupie!!! Vivement le deuxième opus dans deux ans!!!


Sur grand écran

Avengers II de Joss Whedon (2015)
Un film de super-héros qui a toutes les qualités et tous les défauts du genre (mais qui part quand même un peu en vrille pour mes goûts, j'ai soupiré en voyant la Vision et le soulèvement de terrain de la fin). Je n'ai vraiment pas grand-chose d'autre à en dire si ce n'est "No Loki, no movie"!

Mad Max: Fury Road de George Miller (2015)
Il semblerait que je sois la seule blasée de la vie à ne pas avoir adoré ce film qui, s'il a beaucoup de bon, notamment le personnage de Furiosa, a aussi du moins bon, notamment le personnage du méchant, que j'ai trouvé plutôt pitoyable. À voir certainement, à revoir probablement, à apprécier à sa très juste valeur en cette époque de films d'actions ultra-formatés et phallocrates, mais pas de coup de foudre pour ma part.

San Andreas de Brad Peyton (2015)
Un film catastrophe pas désagréable, porté par un certain humour et un Rock hautement charismatique, pas aussi phallocrate que les premières minutes pouvaient le laisser craindre, mais néanmoins pas agréable non plus, la faute à trop de bons sentiments et d'absurdités.

Du côté des séries

Finie la saison 10 de L'Inspecteur Barnaby, l'Homme et moi avons emprunté et commencé la saison 4 (on avance dans le désordre par la force des choses). Nous regardons avec enthousiasme la saison 2 de Penny Dreadful sur Netflix et j'ai réussi à caser deux ou trois petits épisodes de la saison 5 d'Arabesque.

vendredi 29 mai 2015

Les chansons des troubadours

Après Dino 101 et The Horse Course, penchons-nous maintenant sur le MOOC de l'Université Bordeaux-Montaigne sur les chansons des troubadours au siècle d'Aliénor d'Aquitaine, un sujet historique très attractif que nous avons étudié pendant six semaines.


Bon, en fait, les choses étant fortement chaotiques dans ma vie depuis la mi-mars, j'ai complètement laissé traîner ce MOOC au profit de celui sur les chevaux. Trois semaines entre la première et la deuxième leçon, trois autres entre la deuxième et la troisième, puis les quatre autres en "seulement" un mois à cheval sur la clôture du cours: pas la meilleure façon de profiter des vidéos de Katy Bernard, la maître de conférences en occitan qui tenait les cours. J'ai vraiment eu du mal à suivre le fil et à me concentrer sur les vidéos.

Mais j'en ai néanmoins tiré quelques enseignements et surtout une fascination redoublée pour le XIIe siècle et la figure d'Aliénor d'Aquitaine, qui apparaissait en filigrane dans les vies des troubadours étudiés. Les vidéos étaient enregistrées dans des lieux différents chaque semaine, un petit plus vraiment sympa qui renforçait la "proximité" des évènements historiques cités, et on nous a proposé des adaptations musicales des chansons traitées (je n'ai pas du tout aimé ces adaptations mais c'était super intéressant). J'ai moins apprécié le fait que la présentatrice lise ses notes, ce qui manquait un peu de dynamisme...

Pas beaucoup de notes de ma part et pas d'attestation de complétion étant donné que je n'ai fait que la moitié des QCM dans les temps et que je n'ai pas du tout fait le devoir évalué par les pairs; c'est un peu dommage mais pas très grave dans la mesure où il s'agissait d'un intérêt personnel sans espoir de retombées professionnelles. (En même temps, j'ai travaillé toute la semaine dernière sur le XIIe siècle, donc on ne sait jamais en réalité...)

Maintenant, on passe à deux MOOC sur la fantasty, l'un en français et l'autre en anglais. J'espère que cette semaine marque le retour à une activité professionnelle normale et que je pourrai les suivre plus régulièrement!

lundi 25 mai 2015

Le Tour du monde en quatre-vingt jours (1872)

Chronique express!


Le plaisir de lecture à son maximum! Avec Le Tour du monde en quatre-vingt jours, Jules Verne a encore une fois composé une pépite d'humour et d'aventure qui n'a pas pris une ride. Bizarrement, ce roman, le seul de l'auteur que j'avais lu étant enfant et qui ne m'avait pas beaucoup branchée, me semble bien placé pour être mon préféré avec Vingt mille lieues sous les mers. (Il faut dire qu'on me l'avait offert en italien et que le fait de ne pas lire l'original m'avait un peu contrariée – je crois que c'est une de mes toutes premières prises de conscience de l'existence de la traduction, avec le fait que les personnages de La Belle et la Bête disaient "Bonjour!" alors qu'ils parlaient et chantaient en italien et que les Aristochats parlaient italien alors qu'ils vivaient à Paris – quelque chose clochait quelque part!) On suit donc les aventures de Phileas Fogg, flegmatique gentleman britannique qui accepter de relever le pari qu'on peut faire le tour du monde en quatre-vingt jours et qui quitte Londres sur le champ accompagné de son domestique français Passepartout. Direction la France, et de là, le monde!, avec le lecteur embarqué dans la valise... Un lecteur qui en redemande et qui exulte, même si la fin est un chouïa expéditive, que notre héros n'ait "rien gagné à faire ce tour du monde, si ce n'est le bonheur".


Livres de l'auteur déjà chroniqués sur ce blog

mercredi 20 mai 2015

Roche-Nuée (1988)

Chronique express!

Deuxième livre des éditions Scylla, Roche-Nuée est la réédition d'un livre des années quatre-vingt de l'écrivain britannique Garry Kilworth.


Physiquement, cette œuvre est aussi agréable que Il faudrait pour grandir oublier la frontière; psychiquement, j'ai été beaucoup plus emballée par ce récit de SF intemporelle où l'on découvre Roche-Nuée, un monde complètement refermé sur lui-même au milieu des Terres-Mortes. Deux peuples aux cultures similaires mais aux rythmes de vie opposés, la famille de la Nuit et celle du Jour, se partagent cet espace en vivant dans des yourtes ou des cavernes.

Le narrateur appartient à la deuxième famille, mais il y mène une existence en marge à cause de sa difformité physique. Il ne doit d'ailleurs sa propre survie qu'à un caprice de son frère car, comme tous les indésirés, il aurait dû être jeté du faut de la falaise juste après sa naissance. Et c'est justement son frère qui va faire basculer les choses en enfreignant un tabou ancestral...

J'ai beaucoup aimé cet univers très éloigné du nôtre et très mystérieux, avec des coutumes un peu sauvages à nos yeux d'Occidentaux du XXe siècle. L'auteur attend du lecteur de s'adapter et d'accepter la situation sans explications superflues et le charme opère. J'ai été moins enthousiasmée par l'intrigue à proprement parler, mais le contexte vaut vraiment le détour. Je regretterais cependant quelques incohérences dans l'enchaînement de certaines phrases, ou des retournements peu explicités qui donnent l'impression que le narrateur soutient tout de suite l'inverse de ce qu'il vient de dire, qui m'ont donné un peu de mal à reprendre le livre en main après une interruption. Mais mis à part ça, une belle lecture!

dimanche 17 mai 2015

À quoi bon et autres questions dans le vent

Dans quelle mesure faut-il s'investir? Dans quelle mesure essayer? Quand est-ce qu'on passe de l'investissement à l'exploitation et de la persévérance à l'obstination? Quand faudrait-il mieux s'arrêter pour ne pas finir dans un mur – parce qu'on s'applique à ne pas répéter les erreurs déjà commises mais qu'on arrive seulement à en commettre de nouvelles? Comment savoir et comment doser?

On ne peut pas construire un avenir si on ne veut pas faire d'efforts. C'est certain. Mais comment continuer les efforts sans aucune certitude qu'ils engendrent un avenir?

La question "Où vais-je?" ne se pose plus depuis longtemps. Je sais que je ne sais pas où je vais. Mais depuis quelques mois je me pose une question plus fondamentale: vais-je quelque part tout court? Malgré les avancées et les améliorations certaines de ces trois dernières années, malgré les pas de géant, je garde l'impression que tout est vain.

La veille de mes trente ans, veux-je que les trente prochaines années ressemblent aux trente écoulées?

Et pourtant, sous tout ceci, une certitude: les chevaux sont au cœur de ma vie. Certainement pas pour en faire mon métier, et à mon avis pas pour en avoir un à moi – il me semble peu probable que je gagne assez bien ma vie pour cela un jour –, mais pour donner du sens et justifier tout le reste. Je veux avancer et apprendre. Cela signifie-t-il accepter n'importe quoi pourvu de voir des chevaux?

Comment faut-il se positionner: suis-je une pauvre fille qui a raté sa vie et qui doit déjà être reconnaissante d'avoir un présent (car il faut dire que tous ces questionnements sur mon avenir découlent de mon présent – avant, je ne voyais même pas de présent dans lequel vivre), ou puis-je, en ayant conscience de mes défauts et faiblesses, faire néanmoins preuve d'une certaine exigence?

Pourquoi me semble-t-il systématiquement qu'une quelconque exigence sera immédiatement considérée comme un caprice et montrée du doigt?

Autant de questions dans le vent auxquelles les lecteurs de ce blog ne pourront répondre, mais qu'il est parfois utile de mettre par écrit...

samedi 16 mai 2015

Il faudrait pour grandir oublier la frontière (2015)

Le premier livre des éditions Scylla est aussi, pour moi, le résultat de mon tout premier financement participatif. J'ai en effet participé à la levée de fonds organisée cet hiver, qui a réussi avec succès et qui m'a permis de trouver ce joli livre, ainsi qu'un autre plus épais, dans ma boîte aux lettres le 2 mai dernier.


Si Il faudrait pour grandir oublier la frontière est tombé à pic pour me remettre à la lecture dans une période de surmenage et de fonte des neurones, il ne m'a pas énormément marquée. Le fait que je ne sois pas du tout au courant de l'actualité internationale des six dernières années y est sûrement pour quelque chose. Sébastien Juillard nous emmène en effet dans la bande de Gaza dans un futur relativement proche (2040 ou 2050 je suppose), où Tsahal, Hamas et ONU essayent de maintenir la paix mais sans y arriver ou en ayant, quand même, quelques objectifs plus douteux qu'on pressent au détour des pages.

Dans ce contexte explosif (littéralement), on suit les brides de vie de quelques personnes, notamment une soldatesse israélienne qui enseigne dans une école de Gaza. J'ai bien aimé que ce qui ressemble le plus à un personnage principal dans une zone en guerre soit une femme. Mais d'autres personnages masculins sont là aussi pour mettre encore plus de gris dans un enchevêtrement de rapports de force et de haine très confus. Au final, il ne semble y avoir ni bons ni méchants dans cette histoire, juste une sensation de gâchis vraiment terrible.

Au final, un bon livre que je suis très contente d'avoir découvert, mais qui me marquera plus en tant que première expérience de financement participatif qu'en tant que lecture. Je précise au passage que l'édition est très qualitative, avec un papier épais merveilleux, une reliure à rabat géniale et un marque-page spécifique. Que du bonheur!

Ce livre m'a donné envie de reprendre une série que l'Homme et moi avions commencée l'année dernière, The Honorable Woman. Et rendons hommage à son titre, qui est vraiment superbe.

Allez donc voir ailleurs si cette frontière y est!

dimanche 10 mai 2015

The Horse Course

Après Dino 101, il est temps de tirer le bilan de mon deuxième MOOC, The Horse Course, organisé par l'Université de Floride sur Coursera.

L'enthousiasme est un peu moindre. Bon, évidemment, l'effet de surprise du premier est passé, et malgré tout mon amour pour les chevaux il faut reconnaître qu'ils ne forcent pas autant l'admiration que les dinosaures! Mais surtout le présentateur était moins passionnant, avec un ton plus "ami-ami" qui ne me convenait pas tout à fait, et j'ai eu un mal fou à trouver le temps de suivre les cours. En ce moment, je bosse six jours sur sept, alors ce n'est pas facile de se concentrer sur quoi que ce soit le reste du temps.

Enfin, malgré tout ça, c'était un cours super intéressant: six semaines de vidéos sur les chevaux (et les équidés en général, on a aussi parlé des ânes, des mules et des zèbres ^^) et leur entretien, c'est quand même plutôt cool. Après les généralités d'usage, on a parlé de l'anatomie, des robes, du sabot, de l'alimentation, des maladies, des parasites externes et internes (charmantes bêtes qui ne seraient pas ridicules chez Lovecraft!) et enfin de la reproduction. Au total, entre une heure et demie et deux heures de vidéos par semaine, puis un QCM de dix questions pour recevoir une attestation de participation.

(Il était aussi possible de rédiger de petites rédactions et de corriger celles d'autres participants pour recevoir une attestation "with distinction" mais je n'ai pas essayé par manque de temps.)

Le cours étant en anglais, il avait pour moi une double utilité puisque j'ai noté pas mal de vocabulaire (imaginez que la fourchette s'appelle frog en anglais!!!) et qu'il pourrait me servir comme argument si je devais un jour convaincre un client de me confier des traductions sur le sujet. C'est une formation très modeste (comme pour Dino 101, il ne s'agit pas du tout d'une formation universitaire) mais ça reste quelque chose d'officiel et ça ne peut pas faire de mal dans un parcours professionnel...

Intérêt personnel et pertinence professionnelle, plus la petite victoire d'avoir fini pendant une période très chargée: au fond, le bilan est vachement positif même si on n'était pas au niveau de Dino 101. Je continue maintenant avec les troubadours de l'Université de Bordeaux Montaigne (le cours est fini mais les vidéos restent disponibles pour les retardataires) et je vais essayer de commencer à préparer les deux prochains MOOC prévus dans mon calendrier.

vendredi 1 mai 2015

La gamelle d'avril 2015

Un petit mois en demi-teinte: aucune envie de lire les rares fois où j'en ai le temps, beaucoup de stress de tous les côtés, beaucoup de travail et une grosse fleimme de me traîner au cinéma. Le temps est au renfermement sur soi et au cocooning. Heureusement, trois cours d'équitation très positifs d'affilée et une nette amélioration d'un problème de santé (non grave, mais pénible) en fin de mois me rassérènent pour la suite.

Sur petit écran

Mission: impossible 3 de J. J. Abrams (2006)
Petit film d'action pas mal foutu, bien que peut-être (déjà) un chouïa daté. Je me demande si les figures féminines hollywoodiennes n'ont pas connu une atroce dégringolade très récemment, car ici les deux femmes, si elles ont des rôles secondaires, ne servent tout de même pas de faire-valoir aux Mââââles (une réflexion que je me suis déjà faite dans Le Monde perdu: Jurassic Park). Ce n'est pas le meilleur rôle de Tom Cruise mais il remplit le cahier des charges et on y croit.

Sur grand écran

Diversion de Glenn Ficarra et John Requa (2015)
Un film sans grand intérêt si ce n'est mater les acteurs principaux (Will Smith, très élégant et séduisant, ou Margot Robbie pour les jeunes hommes en rut). Je suis très peu friande de ce genre de film (arnaque/vol) en général, mais là on attend vraiment que ça se mettre en place et on n'y croit pas beaucoup.

Furyo de Nagisa Oshima (1983)
Une séance UGC Culte chroniquée ici.

Indian Palace 2: Suite Royale de John Madden (2015)
Une suite dans la droite lignée du premier Best Exotic Marygold Hotel, même si, comme me l'a fait remarquer l'Homme, on a perdu le charme de la découverte de l'Inde et on s'intéresse surtout aux aventures amoureuses de nos héros. J'ai adoré. Tout est cousu de fil blanc et je suis consciente que la psychologie des personnages est assez basique, mais ce film me parle énormément et je me retrouve complètement dans les doutes et les peurs des persos; et l'évolution positive des intrigues me donne temporairement foi en la vie. C'est vraiment mon feel good movie.

Dark Places de Gilles Paquet Brenner (2015)
Un thriller plutôt prenant adapté d'un livre de Gillian Flynn, déjà auteure de Gone Girl. Charlize Theron campe une jeune femme qui accepte de se replonger dans son passé pour faire la lumière sur la nuit où sa mère et ses sœurs ont été massacrées. Un film posé et lucide, plutôt sombre, mais qui m'a laissée sur une note d'espoir. Je songe à lire les livres de cette Gillian Flynn car elle campe des personnages féminins vraiment pertinents: si ses héroïnes ont certains problèmes (et même peut-être une certaine sensibilité) caractéristiquement féminins (je pense ici à la figure de la mère célibataire), elles n'en sont pas moins intelligentes, décidées et braves, et surtout elles sont traitées exactement comme les personnages masculins.

En équilibre de Denis Dercourt (2015)
Un film français un peu gentillet sur un cascadeur équestre ayant perdu l'usage de ses jambes suite à un accident sur un tournage. Albert Dupontel est assez impressionnant, aussi bien en handicapé qu'en cascadeur, et Cécile de France, qui joue son assureuse, est tout à fait convaincante. Le cheval Othello est quant à lui superbe. Comme pratiquement toutes les histoires de chevaux, il s'agit d'une histoire de retour à la vie, au sens premier et métaphorique, mais il est un peu léger et ne m'a pas marquée comme Danse avec lui par exemple. Même pas une petite larme.


Good Kill d'Andrew Niccol (2015)
Un film intéressant, bien qu'un peu lent, sur un ancien pilote de chasse américain qui pilote désormais, depuis Las Vegas, des drones déployés en Afghanistan. Ethan Hawke est très crédible en mec taciturne et le film est assez lucide. Je l'ai cependant vu trop peu de temps après American Sniper et j'ai donc beaucoup fait le parallèle entre les deux films, qui parlent du même type de personnage, posent les mêmes questions et peuvent s'interpréter des même manières radicalement opposées. Notons qu'ici l'intervention de la CIA donne des envies de meurtre.

Du côté des séries

Plein d'épisodes de la saison 4 d'Arabesque, ma "feel good série" vraiment indispensable en ce moment pour gérer le stress. Trois épisodes de la saison 10 d'Inspecteur Barnaby, un vrai plaisir: les enquêtes du detective chief inspector m'avaient bien manqué. Le premier épisode de la deuxième saison de Penny Dreadful, enfin....

Le reste

Je vous le donne en mille: j'ai lu mon Cheval Mag! Et j'ajouterai qu'un des articles m'a bien fait rigoler.