Comme d’habitude, retour sur les activités culturelles du mois écoulé, qui se sont caractérisées par une certaine musicalité.
Sur petit écran
Rien.
Sur grand écran
Bodyguard de Mick Jackson (1992) 🎶
Quel bonheur, que les cinémas UGC repassent de vieux films!
Redécouvrir Bodyguard, que je n’avais vu qu’une fois et il y a fort, fort
longtemps, a été un plaisir, et le cinéma était le lieu idéal; chez moi, avec
mon téléphone à portée de main, j’aurais probablement décroché à un moment
donné, du fait que l’intrigue amoureuse, centrale, n’est pas le type d’élément
scénaristique qui m’intéresse le plus. Dans le noir, au calme, j’ai pu en
profiter pleinement. J’ai trouvé que le film transmettait bien une certaine
tension dans les scènes en public, quand on comprend à quel point la foule et
l’agencement des lieux clos deviennent un enfer pour un garde du corps. On sent
qu’il est impossible de tout surveiller et que le danger peut surgir de
partout. Niveau acteurs, Kevin Costner n’est pas forcément super séduisant,
mais il dégage quelque chose d’assez hypnotique; quant à Whitney Houston, elle
est superbe ET dégage quelque chose d’assez hypnotique.
J’ai parfois l’impression que la mise en scène des
personnages féminins a régressé depuis les années quatre-vingt-dix. Ici, comme
d’autres fois, j’ai trouvé le personnage féminin très libre et indépendant.
Elle a un enfant dont on ne connaît pas le père (et on se fout éperdument de
savoir qui est le père, ce n’est même pas mentionné), elle dit en face au perso
de Kevin Costner "But I can’t fuck you?" quand il la quitte, elle flirte
avec un autre mec et le fout dehors quand elle décide de ne finalement pas
coucher avec lui… Et même quand elle présente les Oscars, on ne voit pas ses
seins. Je trouve que bien des actrices pourraient en prendre de la graine, car
les remises de prix c’est souvent un Grand Défilé de Nichons, quand même.
Enfin bon bref, un film certes pas inoubliable, mais qui a
ses bons côtés et qui ne manque pas de modernité. Et à la fin, vous inspirez un
bon coup et vous chantez "And IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
willlll aaaaaaaaaaalllllwaaaaaaayyyyyyyyyzzzzzzz looooooooooooooooooooovvve
youuuuuuuuuuuuuuuuuuu". 🤩🎶 Que demander de plus?
Elvis de Baz Luhrmann (2022) 🎶
Biopic musical longuet, ce film m’a beaucoup plus captivée
durant sa première partie, qui retrace l’ascension d’Elvis Presley, que durant
sa deuxième partie, qui montre la dégradation de ses relations avec son
imprésario et sa lente déchéance. La musique est plutôt prenante au début, y
compris dans des genres que je n’écoute pas (le blues? Je n’en sais rien…), et
j’aime beaucoup les rares chansons que de connais d’Elvis Presley (Heartbreak Hotel!!! 🤩), mais à la fin, j’avais
hâte que ça se termine, car je m’ennuyais. Disons que j’ai trouvé Baz Luhrmann
nettement plus inspiré dans Moulin Rouge!. 😄
Il est toutefois très intéressant de voir Tom Hanks dans un rôle de méchant,
lui qui me semble toujours jouer le type bien et chiant à mourir, et j'ignorais totalement qu'il y avait eu une composante raciale dans le scandale entourant les débuts d'Elvis. Et ouvrez
grand les yeux si vous voyez ce film, car vous pourriez bien apercevoir des
photos des personnages de Star Trek. 😍
Thor: Love and Thunder de Taika Waititi (2022) 🎶⚡
Un quatrième opus poussif, qui force le trait jusqu’à la
caricature – tout du long, je me suis cru dans un pastiche des côtés les plus
ridicules des films Thor et non dans un film Thor à proprement parler. Après
les bandes-son des années quatre-vingt destinées à faire "authentique" et "cool" dans les Gardiens de la
Galaxie, on dégaine maintenant les années quatre-vingt-dix... Et ça n'a pas l'air plus authentique, même ces bons vieux Guns 'n' Roses ne m'ont pas motivée. 😄 J’ai rigolé à certains trucs, j’ai été contente de
retrouver certains personnages, mais j’espère qu’ils réussiront à trouver un second
souffle pour la suite… Quant à Russel Crowe, je ne comprends pas qu’il soit
allé jouer un personnage si grossièrement ridicule, ça me dépasse. 😄
Du côté des séries
Toujours rien. 🤯
Et le reste
J’ai
eu beaucoup de mal à lire des livres, mais j’ai réussi à avancer considérablement
dans les revues. J’ai d’abord lu le Cheval Mag de juillet, que je n’avais pu
lire fin juin, puis un vieux numéro de Courrier International (numéro 1613, du 30
septembre au 6 octobre 2021) dont la une était consacrée à la rivalité entre la
Chine et les États-Unis. Quand je l’ai vu dans l’entrée de mon immeuble, sur le
comptoir où l’on peut déposer les livres à donner, je me suis dit que l’actualité
va bien vite et que la Russie a envoyé la Chine aux oubliettes pour bien des
gens… (Dont moi, hein.) En vacances, j’ai lu un hors-série de Première consacré
à Matrix, ce qui donne, bien entendu, fortement envie de replonger dans ce film
mythique et de (re)découvrir ses suites. Sur l’ensemble du mois, j’ai aussi lu
trois anciens numéros de Livres Hebdo. Je ne lis qu’une partie des nombreuses
chroniques de sorties, ce qui me permet de gagner beaucoup de temps, mais je
suis quand même heureuse d’en avoir sorti trois de la pile d’environ dix mille anciens
numéros que j’ai laissée s’accumuler. Et enfin, en fin de mois, j’ai lu le
Cheval Magazine d’août. 🤗
Et vous, mes petits lecteurs, comment ça se passe cet été?























