lundi 22 janvier 2024

Bilan 2023 - Cinéma

🎶🎶 Voici venu le temps 🎶🎶
🎶🎶 des beaux p'tit bilans, 🎶🎶
🎶🎶 Et comme tous les ans, 🎶🎶
🎶🎶 C'est d'abord le grand écran!! 
🎶🎶

🎶🎶

Tous les billets de 2023 étant sortis, il est temps de faire le bilan de l'année!

Numériquement, ça me va: je suis allée au cinéma quarante-et-une fois, ce qui est loin de mon rythme d'autrefois mais reste un vrai effort et – en toute modestie – pratiquement un accomplissement dans un quotidien bien rempli.

2017: 44 séances
2018: 41 séances
2019: 27 séances
2020: 21 séances
2021: 16 séances
2022: 40 séances
2023: 41 séances

En revanche, il n'y a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent qualitativement parlant. Parmi les films sortis cette année, ne me semblent destinés à me marquer durablement que:

Suzume (et encore...)
Les Trois MousquetairesD'Artagnan et Milady
Spider-Man: Across the spider-verse
Barbie
❤❤❤ La Pat' Patrouille 2: la Super-Patrouille ❤❤❤

Eh ouais, le nouvel opus des Transformers n'aura pas réussi à se hisser dans mon top. C'était quand même bien oubliable. Quelle tragédie. Rendez-nous Michael Bay! 💪💪

Si j'ai passé une belle année cinématographique, c'est essentiellement parce que je suis allée voir des films sortis plus ou moins longtemps avant cette année: du très récent Avatar 2, sorti en 2022, au merveilleux Titanic jusqu'à la lointaine Fièvre du samedi soir en passant par l'excellentissime Pirates des Caraïbes. Les séances UGC Culte constituent dix-sept séances sur quarante-et-un, soit plus de 40%! Comme les films ne sont diffusés qu'une fois, je fais l'effort d'y aller pour ne pas rater la séance, et je ne me retrouve pas à renvoyer indéfiniment comme dans bien d'autres cas.

2024 a commencé sur les chapeaux de roue, avec sept séances sur les trois premières semaines, mais la tendance à la vieillerie semble se maintenir: seule une de ces six séances est une nouveauté, les autres étant des films de 2023 que j'ai revus avec des amis ou rattrapés grâce aux Incontournables UGC, ou bien des UGC Culte. Voilà. 😄

mercredi 17 janvier 2024

Les BD du quatrième trimestre 2023

Comme d'habitude, retour sur les lectures graphiques des trois derniers mois.

Un poney à Paris de Claire Braud (2021)

Bien qu'il soit complètement anecdotique si vous avez plus de trois ans, ce joli album sur Richie, un poney qui prend le train pour aller visiter Paris, est une bonne manière de faire découvrir la capitale française à un enfant. Je l'ai lu suite à un échange de commentaires sur le voyage en train et en compagnie d'un âne et il est vrai que l'image du poney qui regarde par la fenêtre du train est irrésistible. 🤣
Éditeur: L'École des Loisirs

Tout savoir en BD sur les dinosaures de Bombom Story (scénario) et Choi Woo-Bin (dessin et couleur), traduit du coréen par Hoyeon Lee (2015; 2023 pour l'édition française)

Deux enfants et un scientifique voyagent dans le temps et se retrouvent à l'époque des premiers dinosaures. Cette bande dessinée retrace toute l'époque des dinosaures – le Mésozoïque – et présente de nombreuses espèces, mais elle est très médiocre. La rédaction française n'est pas soignée et comporte même des fautes (le ton est donné dès la quatrième de couverture: "une soudaine tempête de sable les envoient à l'ère mésozoïque"); le contenu est parfois très bizarre ("Un nombre important de dinosaures étaient carnivores, mais beaucoup d'entre eux ont abandonné ce mode de vie reptilien primitif et sont devenus herbivores" 😂😵); et enfin, les dessins ne sont pas extraordinaires, tandis que les quelques représentations en images de synthèse sont franchement dégueulasses – il y a même un dinosaure qui est privé d'une de ses pattes arrière. Je suppose que l'éditeur français a acheté ce titre parce que les dinosaures se vendent bien, mais je suis étonnée qu'il l'ait publié dans de telles conditions.
Éditeur: Jungle

La Maison Blanche de Hérvé Bourhis (2020)

Cette Histoire illustrée des présidents des USA de George Washington à Donald Trump est passionnante, drôle et bien faite et constitue, avec ses très courts chapitres allant d'une à trois doubles pages par président, une excellente et instructive lecture à placer dans ses toilettes.
Note pour moi-même: il y a eu deux président portant le nom de Roosevelt: Theodore et Franklin D., le deuxième étant le neveu par alliance du premier. Je crois que je les confondais vaguement en un seul homme. 🙈
Éditeur: Casterman

Le petit guide des chats baroudeurs de Juno, traduit du japonais par Studio Mankai (2022; 2023 pour l'édition française)

Un merveilleux petit manga sur des chats qui partent en vacances à droite et à gauche au Japon. Tout est d'une mignonerie indécente et j'ai fondu d'amour sur chaque page. En plus, il y a des pages présentant un mets emblématique par ville du Japon, alors ça donne faim en plus d'être mignon!
Ce manga est traduit du japonais par Studio Mankai, sur qui j'ai trouvé peu d'informations. J'espère que c'est rémunéré en droits d'auteur et pas une combine de type agence de traduction pour faire passer la traduction d'édition en honoraires... 😣
Éditeur: Soleil Manga

Chatons contre dinosaures de Davy Mourier (scénario), Stan Silas (dessin) et Valérie Sierro (couleurs) (2019) et Chatons contre licornes de Davy Mourier (scénario), Stan Silas (dessin) et Magali Paillat (couleurs) (2020)

 

Imaginez ma stupéfaction quand j'ai découvert que Chatons contre dinosaures, que j'ai lue il y a (déjà 😱) quatre ans, avait eu une suite et que mon libraire ne m'avait rien dit. Ensuite, imaginez mon indignation quand il a refusé de me la commander, au prétexte qu'il ne la vendrait jamais une fois que je l'aurais lue. Heureusement, les médiathécaires de mon réseau ont bon goût et avaient acheté les deux tomes (et en plusieurs exemplaires, même!), alors je les ai réservés et j'ai relu le premier pour enchaîner sur le deuxième. C'est très drôle et disjoncté. Il fallait quand même y croire, pour monter un projet avec des chatons ninchats qui aident une petite fille à lutter contre des adultes se transformant en dinosaures puis contre d'adorables poneys licornes, deux dangers qui cachent en réalité un méchant extraterrestre, le tout se passant à Saint-Malo (oui, oui) (c'est ce je continue de trouver le plus fou dans cette BD, ça se passe à Saint-Malo 😂). Et la deuxième intrigue se résout à grand coups de pets, en plus. Dingue. Bon, je ne suis pas sûre qu'on puisse réellement apprécier si on est plus âgé que la protagoniste et si on n'a pas un parti pris radical en faveur des chats, comme moi, mais qui sait. Essayez et vous me direz.
Éditeur: Jungle.

Erreurs de génies. Histoires d'inventeurs qui ont raté pour réussir d'Agnese Innocenti (illustrations) et de Max Temporelli et Barbara Gozzi (textes), traduit de l'anglais par Lise Capitan (2022)

Un petit livre illustré racontant le parcours de plusieurs inventeurs passés par un long processus d'essais et d'erreurs avant d'arriver à leur grand œuvre. Ainsi, Edison aurait fait deux mille essais d'ampoules avant de parvenir à un modèle fiable. Parfois, il s'agit plutôt de bien exploiter un hasard, par exemple pour le four à micro-ondes (dont l'origine remonte à une barre de chocolat ayant fondu à proximité d'un radar) et l'ours en peluche (qui est l'évolution de pelotes à aiguilles en forme d'animal ^^). Moralité: gardons toujours les yeux ouverts et continuons à essayer même si ça ne marche pas.
Éditeur: Hachette Enfants

vendredi 12 janvier 2024

La gamelle de décembre 2023

Comme d'habitude, retour sur les activités culturelles du mois écoulé. C'est la dernière gamelle de 2023. Il y aura encore un récap trimestriel sur les BD, puis on passera aux incontournables bilans annuels!

Sur petit écran

Pas de film.

Sur grand écran

Le garçon et le héron de Hayao Miyazaki (2023)

Je ne peux pas vous en dire grand-chose, car j'ai beaucoup dormi. Le peu que j'ai vu ne m'a pas emballée, mais bon, ça ne veut rien dire. (Je précise que ce n'est pas le film qui m'a endormie: je me suis traînée au cinéma un jour de grande fatigue où j'aurais mieux fait de rester chez moi.)

Les Trois mousquetaires. Milady de Martin Bourboulon (2023)

Un deuxième chapitre très réussi malgré quelques petits défauts et l'apparition récurrente des seins d'Eva Green, dont on se passerait volontiers, cette actrice valant mieux que ça. La musique accompagne bien le souffle épique, il y a quelques plans très réussis et le réalisateur a bien compris le potentiel esthétique et épique des chevaux au look baroque au galop, ce qui est bien. La phrase à retenir: "Ma vie a été la leur. Ma mort sera la mienne." 💪💪
Mon avis sur le premier film.

Aquaman et le Royaume perdu de James Wan (2023) 🍿🍿

Vu combien j'ai adoré le premier film, j'étais évidemment dans les starting-blocks pour accueillir Aquaman au cinéma lors de son retour. J'ai eu ce que je voulais (Jason Momoa) et plus encore: des créatures géniales dans le désert, de l'action, de l'humour et un sous-titrage français aux petits oignons ("Nous vous attendons de pince ferme!" Qui est le génie qui a fait ça? 🦀). Tout ceci est franchement idiot, hein, et DC persévère dans la production des images de synthèse les plus dégueulasses du marché (ils n'ont visiblement pas eu connaissance de l'existence d'Avatar 2, mais vraisemblablement même pas de celle d'Avatar, le premier). Mais j'aime les films d'action idiots, que voulez-vous, et même la bouillie numérique ne suffit pas à me dégoûter. À noter aussi: les nombreuses références (Lovecraft, Le Seigneur des Anneaux [selon moi], des Marvel 😂) et l'insertion intelligente du réchauffement climatique à travers la figure du méchant-pollueur. J'adhère.

Du côté des séries

J'avance tranquillement Dinosaures. J'ai terminé la saison 2.

Et le reste

J'ai lu le Bifrost sur Anne Rice (celui avec des seins en couverture et un édito qui me semble être un chef d'œuvre du passif-agressif). C'était cool de retrouver mon autrice fétiche, qu'on attendait chez eux depuis si longtemps. Je n'ai pas aimé les nouvelles, mais en même temps je ne les aime jamais, donc ce n'est guère étonnant.

Pour le reste, mon Cheval Magazine étant arrivé un peu tard, je n'ai pas pu le lire en décembre, mais j'ai attaqué une revue sur la traduction dont la lecture s'est étalée aussi sur le mois de janvier.

dimanche 7 janvier 2024

Le Roman de la Momie (1857)

Voici une découverte de boîte à livres amusante. Au sortir d'un brunch un peu copieux avec des amies qui se reconnaîtront, je tombe sur Le Roman de la Momie de Théophile Gautier, que je n'ai jamais lu.

Il s'avère que le livre a été à l'origine "Offert par Total". Dans quel contexte? Je pense aux opérations promotionnelles estivales, du genre "un cadeau à partir de X euros dépensés", mais je ne sais pas. Il s'avère aussi que le livre a vécu dans un CDI, plus précisément celui du collège Baudricourt à Paris. Comment est-il passé de la station service au collège? A-t-il été inséré dans le fonds par le/la bibliothécaire? Ou par un élève ou un parent d'élève qui en aurait fait don parce qu'il n'en avait pas/plus l'utilité?

Mystère.

Dernière anecdote: après avoir lu le prologue, qui ne se passe pas du tout à l'époque de la momie mais au XIXe siècle, je suis allée vérifier dans mon carnet de lectures et j'ai découvert que, en fait, j'ai déjà lu ce roman il y a dix ans. Lol.

Bon, passons au concret. Le Roman de la Momie se découpe en trois parties. Tout d'abord, le prologue en question, qui raconte comment le jeune et riche lord anglais Evandale et le gros égyptologue allemand Rumphius découvrent, grâce au Grec Argyropoulos, un tombeau égyptien spectaculaire et inviolé d'une richesse inouïe, au fond duquel attend une momie.

"Au delà du passage, la vallée, s'élargissant un peu, présentait le spectacle de la plus morne désolation.
De chaque côté s'élevaient en pentes escarpées des masses énormes de roches calcaires, rugueuses, lépreuses, effritées, fendillées, pulvérulentes, en pleine décomposition sous l'implacable soleil. Ces roches ressemblaient à des ossements de mort calcinés au bûcher, bâillaient l'ennui de l'éternité par leurs lézardes profondes, et imploraient par leurs mille gerçures la goutte d'eau qui ne tombe jamais. Leurs parois montaient presque verticalement à une grande hauteur et déchiraient leurs crêtes irrégulières d'un blanc grisâtre sur un fond de ciel indigo presque noir, comme les créneaux ébréchés d'une gigantesque forteresse en ruine."

Ladite momie est – stupéfaction! – celle d'une femme, et elle a été enterrée avec le récit de sa vie à la main. On passe alors à la traduction de ce document millénaire, le roman à proprement parler...

Au bord du Nil, la riche, belle et jeune Tahoser se languit d'amour pour un jeune homme qui ne la connaît même pas, Poëri, à tel point qu'elle fuit de chez elle, plantant là son palais et son luxe, pour se présenter chez lui en mendiante. La pauvre Tahoser ne sait pas, hélas, que Pharaon l'a aperçue lorsqu'il revenait victorieux en ville, à la tête d'un interminable défilé d'esclaves et de soldats, et a été pris du désir de la posséder. Ces événements, qui constituent un peu plus de la moitié de l'intrigue, ont été mes préférés. Le rythme n'est pas palpitant, et il y a des descriptions INTERMINABLES d'objets et d'éléments architecturaux; mais premièrement, c'est merveilleusement bien écrit (le XIXe, sérieux!) et deuxièmement, c'est une vision tellement magique de l'Égypte au fâite de sa puissance que ça fait juste rêver. Imaginez que les sandales et les tables de Pharaon représentent ses ennemis vaincus, les coudes liés dans le dos. Imaginez l'égo qu'on doit avoir en vivant dans un tel décor. C'est absolument fantastique.

(Nouvel objectif de vie: vaincre mes ennemis et me faire faire des sandales à leur effigie, pliés sous le joug de ma domination.)

Ensuite, l'histoire m'a un peu moins plu, car Poëri s'avère être un juif et qu'un certain Moshé, membre estimé de cette communauté, entre en scène pour guérir Tahoser malade. Vous l'aurez compris, il s'agit de Moïse, et l'histoire est donc connue: demandes répétées de laisser le peuple hébreu partir, refus de Pharaon, plaies d'Égypte, jusqu'à la fameuse traversée de la mer Rouge qui clot le roman. Évidemment, la langue reste spectaculaire, et les duels magiques avec les nombreux magiciens de Pharaon sont très sympathiques, mais j'ai été un peu déçue de retomber ainsi sur le mythe biblique. J'aurais préféré (re)découvrir une nouvelle histoire. Et bien sûr, Gautier implique quand même fortement que l'Éternel des Hébreux est plus puissant que les dieux égyptiens, donc, bon.

À part cette petite déception, ç'a été une bien belle lecture, un régal littéraire et une aventure tellement surannée qu'elle devient une vraie gourmandise. Sans surprise, la vision des femmes est assez stéréotypée et on n'arrête pas de parler de leurs formes enchanteresses, mais Tahoser est quand même du genre à traverser le Nil à la nage pour prendre en filature l'homme qu'elle aime, donc, bon, ce n'est pas non plus une petite nature. Il y a aussi des considérations raciales bien datées, avec le type égyptien qui est supérieur au type nègre, mais évidemment inférieur au type hébreu; et plus une femme a la peau pâle, plus elle est belle!

"Tahoser, il faut le dire, ne pensait guère à Nofré, sa suivante favorite, ni à l'inquiétude que devait causer son absence. Cette chère maîtresse avait tout à fait oublié sa belle maison de Thèbes, ses serviteurs et ses parures, chose bien difficile et bien incroyable pour une femme. 

La fille de Pétamounoph ne se doutait aucunement de l'amour du Pharaon ; elle n'avait pas remarqué l'oeillade chargée de volupté tombée sur elle du haut de cette majesté que rien sur terre ne pouvait émouvoir : l'eût-elle vue, elle eût déposé ce désir royal en offrande, avec toutes les fleurs de son âme, aux pieds de Poëri."

Décidément, Théophile Gautier me plaît beaucoup, et je regrette de ne pas avoir lu plus de ses œuvres à l'adolescence.

Autres livres de l'auteur déjà chroniqués sur ce blog
La Morte amoureuse (1836) + Une Nuit de Cléopâtre (1838)
Récits fantastiques (1831-1857)

mardi 2 janvier 2024

Mon Chirac. Une amitié singulière (2020)

Cette chronique est probablement une des plus étranges de ce blog. Car le livre dont je vous parle aujourd'hui a été écrit par Alain Juppé. Bring it on, 2024!

De base, j'ai beaucoup de mal à situer Alain Juppé. C'est un de ces vieux de la vieille politiques que je n'ai pas connus en fonction et que j'associe vaguement à la France des années quatre-vingt-dix et donc à la chiraquie, mais sans aucune notion précise.

Et puis un jour, comme pour Célestopol d'Emmanuel Chastelière, mon copain est rentré du boulot avec un bouquin de Juppé.

Un bouquin de Juppé sur Chirac.

Un bouquin de Juppé sur Chirac dédicacé.

Un bouquin de Juppé sur Chirac dédicacé POUR SA MÈRE (la mère de mon copain, pas celle de Juppé, qui est décédée).

Je.

Je.

J'ai rigolé pendant dix minutes.

C'est tellement une bonne idée. Elle est gaulliste et chiraquienne. ELLE VA TELLEMENT ADORER.

Pour voir, j'ai lu le prologue. Alain Juppé y évoque les obsèques de Jacques Chirac en 2019, en citant le prêtre qui a officié et la lecture qui a été faite (les Béatitudes, si vous voulez savoir). Ma belle-mère est catholique. ELLE VA TELLEMENT, TELLEMENT ADORER.

Quand j'ai retrouvé mon calme, j'ai décidé de lire le bouquin en entier et pas juste le prologue, histoire de savoir ce que Juppé raconte sur Chirac et si je devais recommencer à rigoler.

Bon, non, ce n'était pas très drôle. Très intéressant, mais pas très drôle.

Le livre est une sorte de longue lettre à Jacques Chirac. Juppé raconte son parcours vis-à-vis de lui et lui parle directement.

"On s'étonne souvent que je ne vous tutoie pas. Et réciproquement. Au bout de quarante-trois ans! Quand je vous ai adressé la parole pour la première fois, vous étiez Premier ministre en exercice. C'était en 1976. [...] Il était évidemment hors de question que, dans ce contexte, je vous tutoie. Nous avons, au fil du temps, gardé cette habitude."

(Ma belle-mère nous vouvoie, son gendre et moi. ELLE VA TELLEMENT, TELLEMENT ADORER.)

Le ton est assez lisse. Il n'y a pas de pique ou de rancœurs, à tel point que la célèbre trahison de Sarkozy en 1995 (quand celui-ci a soutenu la candidature de Balladur à la présidence de la République et non celle de Chirac) est à peine nommée (et même pas au moment où elle s'est produite!). J'ai été assez étonnée et je suppose qu'il y a là l'œuvre d'un professionnel de la politique et du langage – écrire deux cent trente pages sans froisser personne, c'est un art. En revanche, d'autres éléments ne sont pas cachés, même si c'est assez pudique: ainsi des grandes grèves de 1995, alors que Juppé était premier ministre, et de l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris (et moi qui croyais que ça concernait des gens payés à ne rien faire 😅 En fait, c'étaient des employés du RPR qui étaient payés par la mairie de Paris plutôt que par le RPR).

Ce qui ressort le plus, c'est le respect et l'admiration pour Chirac. Le vouvoiement y est pour quelque chose, mais je pense que c'était sincère, bien que parfois assez culcul. Ainsi à propos des attentats de 1995:

"Moments terribles de souffrance et de colère. Tout au long de ces mois tragiques, je pris exemple sur votre courage et votre force d'âme. L'épreuve nous soudait davantage encore."

(ELLE VA TELLEMENT, TELLEMENT ADORER.)

(Personnellement, j'ai un certain respect pour Jacques Chirac parce qu'il n'a pas engagé la France dans la guerre en Irak au moment où un certain Silvio Berlusconi y envoyait servilement l'Italie... 🤮)

Deuxième élément qui ressort le plus, c'est le retour, par-ci par-là, de tas de noms de la politique française qui sont toujours présents ou qui ont joué un rôle depuis, par exemple François Bayrou et Édouard Philippe (le premier faisait partie des "douze salopards" en 1989; le deuxième, je ne sais plus pourquoi il est cité). Et les vicissitudes des revers politiques font relativiser fortement le brouillon actuel. La politique, c'est toujours instable, toujours le bordel, en fait. (Dommage qu'il y ait, aujourd'hui, une catastrophe écologique et climatique encore plus urgente qu'à l'époque de Chirac, qui demanderait une volonté politique forte...)

Pour moi qui connais très mal la politique en général, et notamment les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix car j'étais trop jeune pour suivre l'actualité, ce livre a été très intéressant et un complément inattendu au film Bernadette sorti cette année. Je rédige ce billet une semaine après avoir fini ma lecture et j'ai déjà oublié quasiment tout ce que j'ai lu, mais je suis au moins sortie de mon erreur concernant les emplois fictifs de la mairie de Paris! C'est déjà quelque chose! Et puis, ça se lisait tout seul, donc ça en valait la peine (et notez que je dis ça sans moquerie aucune: écrire de manière fluide et simple sans être simpliste, c'est un art!).

jeudi 28 décembre 2023

Animal Farm (1945)

Tout comme 1984, La Ferme des animaux de George Orwell a marqué la littérature occidentale. Je l'ai abordé avec beaucoup de curiosité, mais aussi un léger malaise absolument absurde et des craintes.

Édition Penguin de 1982.

Un malaise parce que, quand j'étais en première, quelqu'un, probablement une certaine Audrey C., a dit devant moi qu'elle avait lu ce roman en anglais en seconde. Moi, je n'avais jamais lu de roman en anglais. J'en ai tiré une certaine honte. Cette fille connaissait un monde entier dont je ne savais rien. (Comme tous mes petits camarades depuis la primaire, de toute façon; ils avaient tous l'air de faire des trucs géniaux, que je ne comprenais qu'à moitié.) Durant les grandes vacances entre la première et la terminale, j'ai lu Le Seigneur des Anneaux en anglais. C'est, en toute objectivité, une entreprise nettement plus colossale et ardue que de lire La Ferme des Animaux en seconde. Mais comme je n'étalais pas ce genre d'exploit en public, ça n'a jamais tout à fait enlevé, à mes propres yeux, l'impression que Audrey C. avait fait un truc de fous. Les rares fois où j'ai effectivement dit que j'avais lu Le Seigneur des Anneaux en anglais, la personne en face de moi n'a pas réagi avec le quart de l'admiration que j'avais ressentie pour Audrey C. (et avec le recul, je me demande même si certains ne m'ont tout simplement pas crue). Du coup, La Ferme des animaux est toujours resté un peu le bouquin qu'on lisait en seconde et que je n'avais pas lu, ce qui prouvait que je n'avais pas de connaissances, pas d'aisance avec la langue, pas d'études, pas de culture gé.

Franchement, je m'autosaoule. Dans cette triste histoire, j'ai tout fait toute seule. Mais en même temps, j'ai beaucoup de peine pour cette gamine, puis cette ado, puis cette jeune femme, puis cette trentenaire, qui a toujours l'impression que les autres font plus et mieux. 😅

Par ailleurs, j'avais des craintes parce que ce roman a été adapté en bande dessinée récemment, dans Le Château des animaux de Xavier Dorison et Félix Delep, et que j'ai eu le malheur de voir ce qu'il arrive à l'oie. J'AI VU. JE SAIS. JE NE LIRAI JAMAIS CETTE BD.

Mais bon, malgré tout ça, j'ai évidemment acheté ce roman lorsque je l'ai trouvé d'occasion, car c'est un ouvrage célèbre, qui manquait à ma culture, et que j'ai adoré 1984 du même auteur. Et j'ai bien fait, bien sûr. Déjà, ça se lit tout seul et c'est même assez drôle. (Je comprends mieux que Audrey C. l'ait lu en version originale en seconde, du coup.) Il y a notamment un chat qui apparait de temps à autre et qui est sympathiquement fûté. 😼 Ensuite, parce qu'il donne à réfléchir sur la mise en place d'un système totalitaire avec toute l'innocence du monde (enfin, on peut douter de l'innocence des cochons, mais on ne peut nier qu'ils ne prennent jamais le pouvoir par la force. Ils sont les seuls à savoir lire. Il est LOGIQUE qu'ils s'occupent d'organiser le travail de la ferme après que les animaux ont délogé les humains). Aucune étape n'est décisive en elle-même, mais leur cumul mène les animaux à la catastrophe. Je suppose que c'est également un régal quand on connaît bien l'histoire de l'URSS, car la prise de pouvoir des animaux correspond totalement à la révolution du prolétariat, tantis que l'opposition entre Napoleon et Snowball est, je suppose, le reflet de celle entre Lénine et Trotski, ou plus probablement de celle entre Lénine et Staline.

Comme les animaux, à part les cochons et l'âne, sont plutôt dociles et ont la mémoire courte, tout se passe bien pour nos totalitaristes, ce qui constitue une bonne partie de la légèreté, et presque de l'humour, du roman. C'est seulement quand Boxer, le cheval de trait qui répond à tous les problèmes par la maxime "je travaillerai plus" (comme moi, tiens tiens), commence à avancer en âge que le roman tourne au tragique, avec quelques pages affreuses (le départ de Boxer et les animaux qui ne peuvent plus chanter "Beasts of England") et une fin qui laisse un goût amer en bouche.

Une très belle lecture, donc. Tout le monde devrait lire ce livre en seconde, en anglais ou pas. Mais si vous ne l'avez pas fait, n'hésitez pas! Il n'est pas trop tard!

samedi 23 décembre 2023

Mémoires d'un âne (1860)

Chronique express!

Quel bonheur que d'être tombée sur ce roman de la Comtesse de Ségur, dans lequel l'âne Cadichon raconte ses mémoires! En réalité, je l'avais déjà, et je l'avais déjà lu, mais cette édition est plus jolie que celle en ma possession et j'ai relu le roman avec, je crois, plus de plaisir que la première fois. J'ai récemment travaillé sur Pinocchio de Carlo Collodi et je vois beaucoup de parallèles entre ces deux romans pour enfants qui datent à peu près de la même époque (Pinocchio est sorti vingt ans plus tard, en 1880): élément légèrement magique du pantin ou de l'âne qui parle, nombreuses péripéties à chaque chapitre, ton délibérément moralisateur, mise en avant des valeurs du travail et de la bonne conduite, punition des méchants. Et bien qu'il y ait des méchants, justement, notamment des voleurs, et bien que Cadichon subisse nombre de mauvais traitements, l'univers semble figé dans une campagne adorable, où tout semblait plus simple et net, la société semblait stable, les criminels étaient des anomalies et des exceptions et il n'y avait pas de problèmes sociétaux. J'aimerais beaucoup aller vivre dans le monde de la Comtesse de Ségur, franchement.

Par ailleurs, Cadichon dit beaucoup de bien des ânes en général, et prouve, par son exemple, combien cet animal vilipendé est intelligent et sage. Et moi, j'adore les ânes, donc j'adhère. ❤

lundi 18 décembre 2023

Phèdre (1677)

Chronique express!

Le bonheur des boîtes à livres et autres espaces de récupération qui ont fleuri partout ces dernières années: tomber sur des trucs qui manquent à notre culture! Comme, pour moi, Phèdre de Racine. Je connaissais vaguement le pitch à cause de La Curée d'Émile Zola: une femme amoureuse du fils de son mari. Et je savais que Racine écrivait en vers. Mais lire la chose pour de vrai est évidemment bien différent. C'était du bonheur en barre. Les vers de Racine sont pratiquement tous sublimes; il est formidable de les lire dans sa tête et ça donne souvent envie de les lire à voix haute. Et la tragédie grecque a quelque chose de fascinant, avec tous ces personnages dont on sait d'emblée qu'ils ne survivront sans doute pas et qui prennent systématiquement la décision qui précipitera leur chute. (Comme le dit le chœur dans le merveilleux, l'excellent Antigone de Anouilh: "c'est cela qui est commode, dans la tragédie".) Purée, pourquoi n'ai-je pas lu ça quand j'étais au lycée, ça m'aurait sans doute ébouriffée!

Un vers ultracélèbre, dont je ne savais pas qu'il venait d'ici:

"C'est Vénus tout entière à sa proie attachée."

mercredi 13 décembre 2023

Célestopol (2019) 🌕🚀

J'avais envie de lire Célestopol d'Emmanuel Chastellière depuis longtemps, parce que tous les copains en disent du bien et que la ville homonyme est une ville russe, et que j'adore tout ce qui a trait à la Russie. Et un beau jour, mon copain est rentré du boulot avec Célestopol en main. J'ai cru à une vision, mais c'était bien vrai. Et ça n'avait rien à voir avec moi; il l'avait acheté pour lui. 😂

Célestopol est un recueil de nouvelles se déroulant sur la Lune, dans une ville sous cloche fondée à la fin du XIXe siècle par la Russie tsariste et dirigée par le duc Nikolaï. Les nouvelles sont indépendantes, mais certains personnages  reviennent plusieurs fois et certains événements s'influencent les unes des autres. Il y a un peu de tout: des automates, des maisons closes, des aristocrates, des gens du peuple, des scientifiques, des mercenaires, des policiers. Tous vaquent à leurs occupations quotidiennes, mais sont aussi influencés par le fait qu'ils habitent dans ce lieu si particulier, dont la puissance et le faste reposent sur l'exploitation du sélénium, étrange substance extraite des roches lunaires et dont on ne saura pas grand-chose.

Autant j'ai adoré ce contexte, comme je m'y attendais, autant j'ai été déçue par la rédaction, que j'ai trouvée faiblarde. Les incises dans les dialogues sont mal différenciées du dialogue et se contredisent parfois; l'usage des pronoms et la diversité des substantifs faisant référence à une même personne ("le jeune homme fit", "il alla", "le mécanicien était malheureux", "le dernier arrivé avait raté son train", et là je ne sais pas si on parle d'un seule et même homme qui est jeune, mécanicien et le dernier arrivé ou si on parle de trois hommes différents) m'a obligée à relire des paragraphes et des dialogues pour comprendre qui parlait à qui; et quelques éléments sont apportés si abruptement que je n'ai pas bien compris certaines nouvelles (notamment la première: le protagoniste se réveille avec une fille qui lui annonce qu'ils ont couché ensemble, et ça arrive si brutalement, sans aucun indice préalable, que je ne comprenais pas si c'était vrai ou si elle mentait).

Du coup, tristesse immense.

Et l'auteur a commenté tous les billets de blog que j'ai lus, alors il risque de lire mes critiques, c'est affreux. Et c'est un confrère traducteur, en plus. Ouin ouin.

Je pense quand même tenter Célestopol 1922 à l'occasion (mon copain rentrera peut-être du boulot avec un jour, comme pour le premier! 👀), parce que des Russes sur la Lune, c'est juste trop génial. Et aussi parce que malgré mes critiques, certains textes m'ont touchée, notamment celui avec le train et celui avec le chien. Et aussi parce qu'il y a un mec dans un corps d'ours. En fait, c'est vraiment un chouette voyage, et j'ai envie de le continuer!

Allez donc voir ailleurs si cette cité céleste y est!
L'avis de Baroona
L'avis du Chien critique
L'avis de Lorhkan
L'avis de TmbM
L'avis de Xapur

vendredi 8 décembre 2023

Lisière fantôme (2023)

Chronique express!

Un homme cherche son pull couleur mangue. L'objet étant introuvable, où que ce soit dans la maison, il part travailler sans. Il s'installe à la bibliothèque et entame ses recherches du jour afin d'écrire pour les autres: étudiants, diplomates, chercheurs, n'importe qui peut lui demander de rédiger un rapport sur les sujets les plus farfelus, que la personne fera passer pour sien. Mais quand notre homme rentre chez lui ce jour-là, le pull couleur mangue est à sa place, comme s'il avait toujours été là...

Ce pull qui change de place tout seul est le point de départ d'une histoire farfelue, mais passionnante, avec un protagoniste original, sa sœur qui est enseignante de surf, un fantôme, un chat, une bergère poétesse tuée dans un lointain passé, une bibliothécaire qui a des ennuis, un mafieux, un corbeau blessé, et sûrement des tas d'autres choses que j'ai oubliées, car j'ai tardé un peu trop à écrire ce billet. Je découvrais tant l'auteur, Jérôme Lafargue, que la maison d'édition, Quidam éditeur, et ça a été très agréable. Je dois quand même dire que j'ai un peu perdu le fil vers la fin et que je n'ai pas été 100% convaincue par les ramifications familiales, mais dans l'ensemble j'ai adoré et j'ai passé un super moment. C'est drôle même quand l'action n'est pas spécialement drôle, et ça se passe juste après le confinement alors ça a quelque chose de familier, et c'est humain en même temps. Une très sympathique lecture détente.

dimanche 3 décembre 2023

La gamelle de novembre 2023

Comme d'habitude, retour sur les activités culturelles du mois écoulé!

Sur petit écran

Pas de film.

Sur grand écran

Le Discours d'un roi de Tom Hooper (2010)

Quel plaisir de revoir ce film! Je l'avais adoré au moment de sa sortie et je l'ai aimé tout autant cette fois-ci. C'est le genre d'instant de grâce que le cinéma réussit parfois à mijoter: acteurs parfaits, mise en scène léchée, propos poignant, et un choix de musique qui me donne des frissons (c'est d'ailleurs pour la musique accompagnant la scène du discours que je voulais le revoir: un morceau de la septième symphonie de Beethoven). Il y a pléthore d'acteurs anglais et ça fait du bien de voir Geoffrey Rush et, surtout, Helena Bonham Carter non grimés (voire de plus en plus ridicules dans le cas de la deuxième!). ET IL Y A DES CORGIS!! DES CORGIS!! Aaaah! Oscar du meilleur film en 2011 amplement mérité.

Le Mépris de Jean-Luc Godard (1963)

J'avais vu ce film dans une autre vie, quand j'étais au lycée, et j'en gardais le souvenir de quelque chose de très chiant. Mon avis n'a pas changé en vingt ans: c'est très chiant. Par tous les dieux, qu'est-ce que c'est chiant. Ça dure moins de deux heures, mais vous les sentez passer. En revanche, je l'ai trouvé très intéressant sous plusieurs aspects. Déjà, la mise en scène très soignée, notamment dans la scène ultralongue dans l'appartement des deux protagonistes, qui vont et viennent dans les différentes pièces en tenant un dialogue haché, assez proche d'un véritable dialogue. Ensuite, la musique, ce thème extraordinaire de George Delerue qui parvient à rendre déchirants des plans absolument lumineux, genre Capri. Enfin, et surtout, pour voir Brigitte Bardot à l'apogée de sa jeunesse, de sa beauté, de son érotisme époustouflant et de sa gloire, et de là se demander tout au long du film si cette œuvre est un monument patriarcal et misogyne – notamment pour ces plans fesses ultralongs, qui semblent vraiment dire "allez-y les mecs, branlez-vous" – ou au contraire une dénonciation de la condition de la femme – on a quand même un producteur de cinéma qui rigole comme un ado attardé devant la vidéo d'une femme nue et qui renverse sa secrétaire devant lui, dans une pose tout à fait pertinente pour un rapport sexuel, pour écrire un chèque sur son dos (coucou, Valmont!). Probablement que, comme souvent, la situation n'est ni noire ni blanche et que le film est un peu des deux.

Les Triplettes de Belleville de Sylvain Chomet (2003)

S'il constitue un bon ajout à ma culture générale, ce dessin animé ne m'a pas du tout enthousiasmée; je n'ai pas aimé les dessins, j'ai trouvé le tout très lent et le côté caricatural m'a saoulée. Il faut toutefois reconnaître que les bruitages sont très réussis et portent parfaitement ce film quasiment dénué de dialogues! (Je découvre que le réalisateur a aussi réalisé L'Illusionniste, que j'ai en revanche adoré au moment de sa sortie.)

Napoléon de Ridley Scott (2023)

Le début a été difficile. Enfin, la première heure a été difficile. De la musique me semblant appartenir au XXe sur des scènes du XVIIIe, une Joséphine Beauharnais hyper sexualisée, un Napoléon qui n'articule pas, une bataille à Toulon à laquelle je n'ai rien compris... Gloups, gloups. Heureusement, ça s'est amélioré en cours de route, avec même quelques scènes franchement saisissantes pendant les célèbres batailles d'Austerlitz (le dernier couple cheval-cavalier à fuir sur le lac) et de Waterloo, avec des choix musicaux plus à mon goût et un contraste saisissant entre la lisibilité des manœuvres vues d'en haut et le chaos du corps à corps. Le film se conclut sur le décompte des morts des guerres napoléoniennes, ce que je trouve très bien, car ce personnage me semble être passé à la postérité sous un jour bien trop positif en France. Et comme toujours chez Ridley Scott, les chevaux sont superbes.

Du côté des séries

Lentement mais sûrement, j'avance dans la saison 2 de Dinosaures.

Et le reste

J'ai lu le hors-série de Mad Movies sur le cinéma de vampires. Après une première partie difficile, énumérant des tas de vieux films dont je n'ai jamais entendu parler, j'ai retrouvé mon enthousiasme habituel pour ce magazine de très haute qualité. Avoir le temps de replonger dans tous ces films et d'en découvrir d'autres, quel rêve ce serait. 🤩 (Comme souvent, Michael Bay en prend pour son grade au détour d'un article qui ne le concerne pas du tout. Je pense qu'ils ont vraiment une dent contre lui chez Mad Movies. 🤣)

En fin de mois, j'ai lu mon Cheval Magazine, comme d'habitude.

mardi 28 novembre 2023

Mitsou ou comment l'esprit vient aux filles (1919) + En camarades (1907)

J'ai beaucoup aimé ce que j'ai lu de Colette, alors je suis toujours heureuse quand le hasard me fait rencontrer un de ses livres. Cette fois, je suis tombée, dans l'entrée de mon immeuble, sur Mitsou, dont je n'avais jamais entendu parler.

Ce roman a peut-être été écrit pour le théâtre, car la première et la dernière partie sont présentées comme une pièce de théâtre, avec le nom du personnage qui prend la parole, des didascalies éventuelles puis la réplique du personnage. La partie centrale, par contre, se compose de lettres.

Au début, on est dans la loge de Mitsou, une actrice de music-hall, durant la Première Guerre mondiale. Arrive Petite-Chose, une autre actrice, qui cache deux soldats dans ladite loge afin qu'on ne découvre pas qu'elle reçoit des hommes. Mitsou les accueille avec une indifférence totale, mais l'un d'eux – le Bleu, ainsi nommé à cause de la couleur de sa tenue – lui tape dans l'œil, à tel point qu'elle demande son adresse à Petite-Chose quelques jours plus tard. S'ensuit une jolie correspondance très sympathique, puis leur rencontre lorsque le monsieur revient à Paris en permission.

Mitsou se lit absolument tout seul et m'a beaucoup plu. J'ai aimé cette rencontre qui n'en paraît pas une et la manière un peu timide dont les deux personnages s'écrivent et font connaissance à distance. Il y a toujours une langue particulière chez Colette, quelque chose d'enlevé et de piquant mais aussi de  très élégant. La fin, en revanche, est plutôt triste, ou en tout cas douce-amère...

Un détail qui m'a marquée: Mitsou doit son nom à son "ami", un homme plus âgé qui l'entretient.

"[...] c'est mon ami qui l'a inventé. C'est un nom fait avec des initiales. Pierre est administrateur de deux Sociétés, l'une qui s'appelle les Minoteries Italo-Tarbaises, et l'autre les Scieries Orléanaises Unifiées. Ça fait M.I.T.S.O.U. : Mitsou."

👀👀👀👀

Un homme qui donne à sa maîtresse un surnom composé des initiales de ses entreprises. Les mots me manquent. Et même si Mitsou ne trouve pas du tout ça étrange, j'ai tendance à penser que Colette avait conscience de la symbolique de la chose.

Dans cette édition du Livre de Poche de 1964, Mitsou est suivi d'une pièce de théâtre, En camarades, que j'ai trouvée plus oubliable. Il s'agit des flirts de deux couples: d'une part, un homme marié qui tourne autour d'une amie de son épouse; de l'autre, ladite épouse, qui se laisse très complaisamment draguer par un homme plus jeune. Ça se lit absolument tout seul, ici aussi, et j'ai trouvé la fin assez rigolote ([divulgâcheur] tous deux rendus jaloux par l'existence d'un ou d'une rivale, le mari et son épouse retournent joyeusement ensemble dans la vie mondaine parisienne [fin du divulgâcheur]), mais ce n'est pas mémorable et ça fait quand même un peu problèmes de riches nombrilistes.

Livres de l'autrice déjà chroniqués sur ce blog
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jeudi 23 novembre 2023

Roman américain (2014)

Il y a quelque temps, TmbM a chroniqué Ada d'Antoine Bello, un livre que j'ai adoré. Il l'a fait avec nettement moins d'enthousiasme que moi, pour être tout à fait transparente. Néanmoins, son billet m'a donné envie de continuer avec cet auteur (comme je l'avais dit à l'époque, il y seulement six ans, tralala). Et comme TmbM recommande Roman américain, que je manque d'argent en ce moment, que je redécouvre par conséquent les vertus des médiathèques et que ma médiathèque a Roman américain dans son catalogue, j'ai commencé par là.

Roman américain se compose de six parties, qui s'ouvrent toutes par un article de Vlad Eisinger dans The Wall Street Tribune, dans lequel le journaliste analyse le phénomène du life settlement, c'est-à-dire la revente de polices d'assurance-vie.

Avant tout, une précision: l'assurance-vie (life insurance) dont on parle ici n'est pas un compte en actions sur lequel vous placez de l'argent, qui (normalement) augmente au fil du temps et que vous pouvez soit débloquer pour récupérer votre mise et ses gains, soit laisser en place pour qu'un bénéficiaire empoche la somme lors de votre mort. Ici, vous payez une prime tous les mois en fonction de la somme que vous voulez que vos bénéficiaires touchent. Par exemple, pour qu'ils aient droit à un million d'euros, vous devrez payer plus cher, de votre vivant, que si vous voulez qu'ils touchent 500 000 euros. Bien sûr, votre état de santé et votre espérance de vie jouent un rôle majeur dans le calcul de vos paiements; vous pairez plus si vous êtes vieux et malade que si vous êtes jeune et en bonne santé.

Aux États-Unis, on peut revendre ce genre de police. C'est tout à fait fascinant. Vous avez besoin d'argent tout de suite? Un acheteur vous verse une partie du capital-décès tout de suite et prend en charge le paiement des primes jusqu'à votre mort. Mais quand vous mourrez, c'est lui qui empochera l'argent. Vous avez de l'argent en main tout de suite, et il a la perspective d'empocher davantage, plus tard.

Apparemment, c'est très lucratif, et il y a même des magouilles pour contourner la période d'incessibilité de deux ans en vigueur dans pas mal d'États des États-Unis. 👀 Il y a aussi eu une vague de cessions de polices de ce type par des malades du SIDA pendant les années quatre-vingt...

Donc. Au début de chaque partie, le journaliste Vlad Eisinger nous parle de cette pratique dans un article. Puis on lit ses échanges de mail avec son ancien camarade d'université Daniel Gsiver et des extraits du journal de celui-ci. Dan vit dans un lotissement de Floride dont de nombreux habitants vivent du marché des polices d'assurance-vie, donc les articles de Vlad remuent la communauté de fond en comble. On y découvre le revenu des uns, les combines des autres, le cynisme d'autres encore. Il y a beaucoup de personnages et j'ai eu du mal à tous les retenir, mais ils sont croqués avec une acidité jubilatoire. La plupart sont des gros cyniques, mais ils ont tous une vraie vie, un vrai relief.

J'ai tout simplement adoré ce roman. J'y ai retrouvé ce que j'avais adoré dans Ada, l'impression d'avoir affaire à un vulgarisateur de talent, qui me donne à comprendre des notions complexes sans que je n'aie à faire le moindre effort. Je vous jure que j'ai tout compris aux articles sur le life settlement et que c'est à peine si j'ai dû relire deux paragraphes pour bien cerner une information, alors que je suis, dans la vraie vie, au niveau zéro de la compréhension de la moindre notion économique ou financière. En parallèle, Vlad et Dan discutent de littérature et de style, le deuxième critiquant les articles du premier et certaines facilités de style ou de construction, ce qui me plaît évidemment beaucoup, et ils s'envoient des anagrammes de noms d'écrivains célèbres. Enfin, le journal de Dan est tout simplement drôle. Le gars est totalement désabusé face à ce qu'il voit. Et il a un projet de falsification d'une page Wikipédia qui interroge la notion même de vérité, ce que je trouve assez vertigineux.

Bref, une réussite. J'espère bien ne pas mettre sept ans à lire un autre roman du monsieur!

Allez donc voir ailleurs si ce roman y est!
L'avis de Baroona
L'avis de TmbM

samedi 18 novembre 2023

La Part de l'autre (2001)

En septembre dernier, lors d'un dîner avec une amie, j'ai évoqué deux œuvres pour illustrer ce qu'est l'uchronie: le comics Superman Red Son et La part de l'autre d'Eric-Emmanuel Schmitt. (Enfin, sur le coup, ça donnait plutôt: "un bouquin sur Hitler par ce gars, tu sais, qui fait de la littérature blanche, mais là son nom m'échappe..." 👀). J'ai lu Superman Red Son dans les jours suivants, et j'ai vite emprunté La Part de l'autre.

Dans ce roman, Eric-Emmanuel Schmitt suit en parallèle deux personnages: Adolf Hitler, jeune homme recalé par l'académie des beaux-arts de Vienne le 8 octobre 1908, et Adolf H., jeune homme reçu par l'académie des beaux-arts de Vienne le 8 octobre 1908. Le premier est le nôtre et suit le destin que l'on connaît, vraisemblablement romancé un minimum pour les besoins du roman (car je suppose que personne ne sait ce que Hitler a fait de la moindre de ses journées avant de devenir... euh, une célébrité?). Le deuxième est un Hitler de fiction qui se consacre à la peinture, se fait des amis à l'académie et connaît un tout autre destin: une correspondance avec la religieuse qui le soigne lorsqu'il est blessé durant la Première Guerre mondiale, une véritable, quoique difficile, carrière de peintre à Paris, des relations avec des femmes, une famille. Le jour J, ils sont identiques. Mais la réponse de l'académie, puis leur réaction à cette réponse et le comportement qu'ils adoptent de jour en jour, en fait deux personnes totalement différentes.

Le roman alterne entre les deux personnages dans des parties assez courtes, allant d'à peine une page parfois à, je pense, une dizaine maximum. J'ai vu dans cette brièveté la seule critique qu'on peut lui faire; le fait de changer de point de vue si vite facilite le propos et allège le bouquin, qui se lit plus rapidement que son épais volume – presque cinq cents pages au grand format – ne peut le laisser craindre. On peut aussi regretter une certaine sexualisation des personnages féminins (ou plutôt que les personnages masculins évoquent le corps des femmes), mais c'est assez léger, vous ne le remarquerez peut-être même pas si votre niveau de tolérance n'approche pas du zéro, comme le mien.

Pour le reste, c'est excellent, voire brillant, et j'en sors totalement convaincue. Les deux personnages sont parfaitement et très différemment caractérisés, et sont de plus en plus différents au fur et à mesure de leur évolution. Le vrai Hitler est peu aimable dès le début, mais il est passionnant, même quand on arrive à la partie vraiment sale de son existence, à partir de sa prise de pouvoir en Allemagne. (Car avant même la Seconde Guerre mondiale et l'extermination des juifs, les mots "abolition de la liberté de la presse" et "parti unique" forment déjà quelque chose de sale.) Le faux Hitler est sympathique, même si parfois un peu mou, et j'ai adoré tous les personnages secondaires de son parcours: ses amis peintres, dont un homosexuel qui fait un coming-out touchant, la jeune Onze Heures Trente qui l'aborde à Paris, et surtout la sœur Lucie, qui écrit une lettre très intelligente en fin d'ouvrage, dans laquelle elle [divulgâcheur] pointe du doigt la différence entre le salaud égoïste et le salaud altruiste, le deuxième étant encore plus dangereux que le premier parce qu'il est convaincu du bien-fondé de son action [divulgâcheur]. Je suis bien d'accord avec elle. Et, toujours, le libre arbitre en toile de fond.

À partir des années trente, quand Adolf H. peint tranquillement à Paris, l'évolution de son univers est aussi très intéressante, puisque, sans Troisième Reich, il n'y a pas de Seconde Guerre mondiale, et donc pas non plus ce qui en a suivi.

Bien entendu, dans la réalité de notre Adolf Hitler, les parallèles avec l'évolution du monde occidental depuis le début du XXe siècle sont nombreux.

"Le stagiaire assurait que son antisémitisme, tout récent, ne se fondait pas sur l'émotion, mais sur les faits ; du coup, il distinguait un antisémitisme affectif, qui conduit aux pogroms et autres violences inefficaces, et son antisémitisme à lui, l'antisémitisme "rationnel", qui visait à éradiquer les Juifs du territoire allemand. Avec lui, on se sentait autorisé à être antisémite, cela devenait une attitude objective, scientifique, moderne."

"Hitler, quoique sanguin, s'était très froidement observé. A travers ses expériences, il avait compris comment se déployait son charisme : gratter les rancœurs, enlever les croûtes, aviver les cicatrices, bien faire saigner pour ensuite proposer des solutions très élémentaires, la simplicité de la solution devant être proportionnelle à la douleur provoquée. Il ne fallait pas raffiner. Il fallait désigner. Montrer du doigt les boucs émissaires : le Juif, la France, la Grande-Bretagne, la république, le bolchévisme. On pouvait parfois assimiler les boucs émissaires afin d'obtenir plus d'effet: ainsi le Juif et le bolchevique, confondus en un judéo-bolchevique, assuraient une superbe acclamation finale, le bouquet étant obtenu par l'amalgame Juif-bolchevique-républicain."

Je suis assez admirative de l'entreprise d'Eric-Emmanuel Schmitt, car cela a dû lui demander un sérieux travail de recherche pour écrire sur le véritable Hitler et une rigueur tout aussi sérieuse pour faire diverger les deux parcours de manière très ténue au début, puis plus marquée. Et aussi parce que le sujet du nazisme est explosif. Si on a envie de chercher la polémique et qu'on a pas mal de mauvaise foi, on peut facilement faire semblant de croire que le roman cherche des excuses à Hitler parce qu'il a été recalé à l'Académie de Vienne, par exemple (et aussi à cause d'une histoire d'hypnose qui, d'après une rapide recherche Google, a peut-être un vague fond de vérité mais est complètement romancée ici). (Et au cas où: non, le roman ne cherche pas d'excuses. Au contraire, son message est l'existence du libre arbitre.) Je ne me serais pas attaquée à un tel sujet il y a vingt ans et, aujourd'hui, cela me semble totalement impossible, vu l'hystérie ambiante et que même les gens qui se revendiquent progressifs musellent la parole publique.

(Et puis, je suis aussi admirative parce qu'il faut avoir le cœur bien accroché pour s'occuper d'Hitler et de ses horreurs pendant tout le temps qu'exige un livre de cette taille. J'ai tendance à penser que je me roulerais en boule dans un coin au bout d'une semaine de travail et que j'abandonnerais le projet.)

Voilà, une sacrée découverte, et un écrivain qui remonte spectaculairement dans mon estime alors qu'il m'avait laissé un souvenir mièvre. Dingue.

Livre de l'auteur déjà chroniqué (très brièvement) sur ce blog
Odette toulemonde et autres histoires (2006)

lundi 13 novembre 2023

Les chats dans la pop culture (2021)

Chronique (ultra)express!

Une encyclopédie sur les chats dans la pop culture, c'est tellement une évidence pour moi que je suis étonnée qu'on ne m'ait offert ce bouquin qu'une fois. Écrit par Stéphanie Chaptal et Claire-France Thévenon, Les Chats dans la pop culture recense une multitude de films, séries et livres mettant en scène des chats, de Gros Minet à Alien en passant par des choses plus improbables, telles que Samourai Pizza Cats (oui, oui, ça a vraiment existé!). Il y a même un chapitre dédié à la science-fiction, avec une interview de L'Épaule d'Orion. J'ai adoré le lire, même si la rédaction pourrait être améliorée. Le seul problème avec ce genre de bouquin, au final, c'est que ça donne envie de regarder et de lire des tonnes de choses et que je n'ai pas le temps... 💔 J'ai toutefois ajouté une chanson des Ramones à ma playlist, ce qui était fort inattendu! 🎶

mercredi 8 novembre 2023

L'apiculture selon Samuel Beckett (2013)

Chronique express!

Martin Page m'étant revenu en mémoire récemment suite au billet de Baroona sur Je suis un dragon, j'ai emprunté le roman grâce auquel j'ai pour la première fois entendu parler de lui, il y a fort longtemps: L'Apiculture selon Samuel Beckett, sorti chez L'Olivier en 2013. À vrai dire, il s'agit plutôt d'une nouvelle que d'un roman, vu que l'ouvrage compte à peine quatre-vingts pages de texte, et assez aéré qui plus est.

Il s'agit du journal de l'assistant de Samuel Beckett, célèbre auteur de théâtre irlandais (mais qui a beaucoup vécu en France) et prix Nobel de littérature en 1969. Beckett recrute l'homme au pied levé pour l'aider à trier les archives qu'il envoie à diverses universités du monde entier, puis pour falsifier lesdites archives, par exemple en y insérant des billets de train achetés dans cet objectif unique et ne correspondant à aucun voyage réel. 👀 Le ton est assez amusant et Beckett a des répliques désabusées et rigolotes (à propos du fait qu'il ne prend pas de poids malgré ce qu'il mange: "L'angoisse, [...] c'est le secret d'une ligne impeccable" 🤣). Franchement, ce n'est pas marquant (à moins qu'on n'apprécie Beckett, j'imagine – moi, je savais juste qu'il a écrit En attendant Godot et je ne savais même pas qu'il était irlandais, donc on ne peut pas me compter parmi les amatrices), mais ça se lit tout seul et c'est un moment agréable. Et il y est effectivement question d'apiculture, Beckett ayant des ruches au cœur de Paris.

Autre livre de l'auteur déjà chroniqué sur le blog
Au-delà de la pénétration (2020)

vendredi 3 novembre 2023

La gamelle d'octobre 2023

Comme d'habitude, retour sur les activités culturelles du mois écoulé, qui ont été très limitées. Je ne sais pas où sont passés ces trente-et-un jours... 🤨

Sur petit écran

Pas de film.

Sur grand écran

La Pat' Patrouille: la Super Patrouille, le film de Cal Brunker (2023)

Trop génial!! J'ai adoré!! Oubliez Marvel, les films de super-héros c'est par ici!! J'ai versé ma larme ❤ Stella ❤❤ C'était merveilleux!!!

Bernadette de Léa Domenach (2023)

Un biopic frais et très amusant sur Bernadette Chirac et son parcours dans l'ombre de son président de mari. Le propos est clair: le cerveau, c'était elle! Bon, je ne pense pas que Jacques était un tel abruti incapable de réflexion, mais j'ai adoré en apprendre plus sur elle et revivre l'histoire de France de 1995 à 2007. En 1998, on entrevoit un magazine people pour ados qui parle des 2 Be 3 et des Worlds Apart. Vous vous rendez compte, si ça se trouve je l'ai acheté et lu, quoi!!

Du côté des séries

J'ai avancé Dinosaures, mais quatre fois moins vite que prévu, car j'ai été prise deux vendredis et j'ai laissé tomber un autre vendredi tellement j'étais sous l'eau. Et comme il y avait quatre vendredis en octobre, ça fait que je n'ai fait qu'une soirée séries et que je n'ai regardé que deux épisodes. Voilà. 🙈
(Regarder des séries un autre jour, me dites-vous? Impossible. Tous les soirs sont blindés.)

Et le reste

Un mois 100% cheval!! 🥳🥳 J'ai lu le Cheval Magazine d'octobre, qui était arrivé trop tard pour que je le lise le mois dernier, et celui de novembre, qui est au contraire arrivé très tôt, genre le 23 octobre. Et j'ai lu Horse and Rider du 13 juillet au 9 août (c'est quoi cette manière de dater un mensuel? 🤨), que j'ai acheté en vacances en Écosse. C'était intéressant en soi, et il est aussi intéressant de voir comment les conseils et les thématiques se recoupent, mais Cheval Mag est plus pointu. 👀